Grèzes (Haute-Loire)

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Grèzes
Grèzes (Haute-Loire)
La tour de la Clauze
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Intercommunalité Communauté de communes des Rives du Haut Allier
Maire
Mandat
Claude Ginhac
2020-2026
Code postal 43170
Code commune 43104
Démographie
Population
municipale
198 hab. (2018 en diminution de 3,88 % par rapport à 2013)
Densité 5,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 14″ nord, 3° 29′ 16″ est
Altitude Min. 1 017 m
Max. 1 484 m
Superficie 35,79 km2
Élections
Départementales Canton de Gorges de l'Allier-Gévaudan
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Grèzes

Grèzes est une commune française du département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud-ouest du département de la Haute-Loire, à sept kilomètres de la commune de Saugues. Elle est limitrophe de la Lozère.

Cette commune est un lieu de passage pour les pélerins des chemins de Compostelle venant du Puy-en-Velay, se dirigeant vers Chanaleilles.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

S'étendant sur presque 36 km², elle est constituée de plusieurs petits hameaux tels que:

  • Bugeac
  • la Bastide
  • la Borie
  • la Clauze
  • la Fageolle
  • la Grifoulière
  • le Mazel
  • le Ménial
  • le Mont

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Grèzes est située dans les monts de la Margeride. Grèzes se situe à 1 100 m d'altitude.

Le point culminant de la commune se trouve au "Truc de la Garde" à 1497 m d'altitude. Le sol de la Margeride est principalement composé de roche granitique et de tourbières.

Les paysages sont principalement partagés entre agriculture et de nombreuses forêts, notamment résineuses.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Seuge, affluent de l'Allier; et le Ruisseau de Galastre affluent de la Truyère, sous-affluent de la Garonne sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Grèzes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Grèzes signifie « endroits pierreux ». En effet, ancien prieuré de l’abbaye de Pébrac, son activité principale tenait principalement à la taille des pierres en granit qui a marqué les maisons du village (XVIe – xviie siècles).

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, la paroisse de Grèzes relève des barons de Mercœur. Sise dans le Gévaudan, elle tient la frontière septentrionale du Languedoc. Le sol granitique, fournit d'inépuisables carrières d'un granit gris bleuté d'une extrême dureté. Les blocs les plus estimés sont ceux qui se tirent des mamelons rocheux étagés au pied de la Margeride. Le prieuré Saint-Pierre de Grèzes, qui s’élève au centre du village, relève depuis 1299, de l’abbaye de Pébrac. Quant au château fort de la Clause, situé à deux lieues de Saugues, il se présente comme un verrou stratégique au sud de la paroisse. Comme la baronnie de Mercœur est en grande partie sise en Auvergne, Nicolas de Vaudemont fait des démarches auprès du Roi Henri II, pour détacher Grèzes du bailliage de Gévaudan, pour le faire rattacher au Parlement de Paris. Le Roi accepte. La châtellenie de Grèzes est ainsi rattachée d’un point de vue judiciaire au ressort du Parlement de Paris en 1554. A la fin du XVIe siècle, Grèzes, contrairement à Saugues qui est fortifiée, subit les ravages de plusieurs troupes de huguenots. Jean Grenier, habitant de Grèzes, et père de dix-sept enfants, s’en plaint aux États du Gévaudan. En 1590, le village passe à la Ligue. Entre 1764 et 1777, Grèzes appartient aux paroisses les plus éprouvées par les ravages de la bête du Gévaudan. Le 12 Janvier 1765, Jean Châteauneuf du Mazel, âgé de 14 ans, est dévoré par la bête féroce, et enterré le lendemain au cimetière de cette paroisse. Le 7 Avril 1765, Gabrielle Pélissier, âgée de 17 ans est également dévorée par la bête. Une complainte fut faite sur cette jeune fille : A l'abri d'une terre close, Sur le penchant d'un coteau, Une petite fille de la Clause Gardait ses vaches et ses veaux...En 1789, François Manson, qui habite la gentilhommière du village, proteste avec plusieurs autres notables, contre le rattachement artificiel du pays de Saugues à la Haute-Loire. Alors que le clergé du Gévaudan résiste courageusement à la constitution civile du clergé qui prive les paroissiens de la liberté de culte, l’abbé Régis, vicaire à Grèzes, prête serment. Il se rétracte toutefois et s’avoue coupable envers Dieu et l’Église d’avoir scandalisé ses paroissiens. Loyaux à la monarchie, une partie des habitants de Grèzes refuse d’être enrôlée dans les guerres qui ravagent l’Europe. La raison n’est pas uniquement politique : le pays est d’une grande pauvreté et la mobilisation de jeunes soldats pèse très durement sur les femmes restées seules au village. En 1794, les bois qui bordent les routes sont abattus afin que la circulation puisse y être sécurisée et l’enrôlement facilité. Afin d’intimider les contre-révolutionnaires du pays de Grèzes, les commissaires républicains qui espionnent le conseil municipal font envoyer 200 soldats dans le pays. 25 sont stationnés à Grèzes, où ils pèsent de façon considérable sur le village. Les troubles finissent néanmoins à partir du moment où la liberté de culte est rétablie. Le 12 janvier 1798, les villages du Mont et de Bugeac qui appartenaient à la commune de Saugues, sont réunis à celle de Grèzes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1796 François Manson    
1796 1800 Michel Mazel    
1800 1800 Jean Peibellier    
1800 1811 François Manson    
1811 1812 Jean Alle    
1812 1830 François de Labilherie    
1830 1835 François de Labilherie (fils)   Conseiller général
1835 1863 Joseph de Saint-Germain   conseiller général
1863 1869 François de Labilherie    
1869 1870 Jean-Claude Mazel    
1870 1890 Jules de Labilherie    
1890 1892 Alexandre Poudevigne    
1892 1896 Jean-François Cubizolle    
1896 1900 Joseph Saugues    
1900 1904 Louis Eymard    
1904 1912 Augustin de Labilherie    
1912 1926 Jean Pierre Nauton    
1926 1941 Baptiste Saugues    
1941 1944 Antoine Isidore Mazel    
1944 1945 Gustave Bouard    
1945 1947 Antoine Isidore Mazel    
1947 1959 Baptiste Regourd    
1959 1965 Pierre Gustave Martin    
1965 1973 Adrien Coston    
1973 1977 Antoine Nauton    
1977 1983 Jean Bompard    
1983 1989 Antoine Nauton    
1989 En cours Claude Ginhac[2] dvd  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2018, la commune comptait 198 habitants[Note 1], en diminution de 3,88 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,71 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750354695779692755745781827
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
780799813749746839874782801
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
808820809708666693631581532
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
511451391365316257225210197
2018 - - - - - - - -
198--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Grèzes possède une école sur le lieu-dit de La Bastide. Elle a compté de nombreux élèves, et est fermée depuis les années 1990 par manque d'effectif. Les élèves sont dorénavant dirigé vers les écoles publique et privée de Saugues.

Associations[modifier | modifier le code]

La commune de Grèzes abrite plusieurs associations :

Comité des Fêtes de Grèzes[modifier | modifier le code]

Le Comité des Fêtes de Grèzes[7] est une association à but non lucratif, créé depuis l'année 1983 par les habitants de Grèzes notamment. Les membres de cette association proposent annuellement :

  • En mars : un concours de belote
  • En mai : une fête de printemps avec bals et repas
  • Fin juillet/début août : un vide-greniers, des tripes, un concours de pétanque, bals musette et disco, et cochon à la broche
  • Début septembre : une fête patronale avec animations variées (hypnotiseur, spectacle équestre, saut à l'élastique, spectacles de majorettes, jeux intervillages...)

ACCA de Grèzes[modifier | modifier le code]

D'autre part, l'association de chasse (ACCA) de Grèzes est également fortement active sur le territoire, et permet de réguler les populations de cerfs, chevreuils, sangliers et gibier en tout genre grâce aux chasseurs en faisant partie.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Château de la Bilherie[modifier | modifier le code]

Grande gentilhommière campagnarde comportant une partie de façade du XVIIe siècle, en granit appareillé et une autre du XVIIIe siècle en moellons et pierre de taille. L'accès présente un portail à fronton tronqué appuyé sur deux pilastres. Une pointe de diamant lie pilastres et fronton. La base de chaque pilastre est décorée d'un losange. Cette porte pourrait dater du début du XVIIe siècle. La construction s'ouvre en façade sud avec cinq travées et trois niveaux. La porte principale est à linteau délardé en arc segmentaire. Un bossage continu anime linteau et piedroits. Une corniche protège la porte à double battant. Cette façade est datable de la fin du XVIIIe siècle par ses fenêtres à linteau cintré. La façade et la toiture ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 28 mai 1979. Cette gentilhommière doit son nom à la famille de la Bilherie, qui était originaire de la ville de Serverette. Le 16 janvier 1622, Gilbert de la Bilherie épousa Lucrèce de Vivian. Leur fils Jean-François fut consul de Serverette. En 1750, François de La Bilherie, qui habitait à la Panouse, épousa Marie Manson de Folins, fille de Jean-François Manson de Folins, avocat au Parlement de Paris. Le témoin du marié fut François Bertrand, oncle du marié et avocat au Parlement. François de La Bilherie devint juge de paix à la Panouse. Le 22 octobre 1801, il hérita de son beau père, de la gentilhommière de Grèzes avec ses moulins et ses bois. Les La Bilherie furent maires de Grèzes au XIXe siècle. La propriété est actuellement passée à une branche cousine de la famille, descendante des barons de Mercoeur. Elle est privée et ne se visite pas.

La tour de la Clauze[modifier | modifier le code]

Elle qui se situe à quelques kilomètres de Grèzes. C'est un donjon octogonal ayant appartenu à un château du XIIIe siècle, démantelé au XIXe siècle. Au sommet de la tour, nous pouvons voir une couronne de mâchicoulis. La donjon était indépendant du château et l'accès se faisait par un pont mobile. La forme octogonale permettait de dissimuler les angles morts que l'on avait sur des ouvrages rectangulaires ou carrés.

Le calvaire de Roche Montru[modifier | modifier le code]

Le Truc de la Garde[modifier | modifier le code]

Le point culminant de la commune se trouve au "Truc de la Garde" à 1 497 m d'altitude, laissant place à une large vue sur la Haute-Loire et la Lozère.

Église[modifier | modifier le code]

Datant des XII-XVIe, l'église de la commune de Grèzes est classée aux monuments historiques.

Maison d’Assemblée à La Clauze[modifier | modifier le code]

Avec ses fenêtres à meneaux et linteaux de portes sculptés, elle est classée aux monuments historiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marie-Jean-Pierre Nauton (1895-1981), né à Bugeac, soldat de 1918 à 1919, notamment sur le front d'Orient. Puis agriculteur, poète, chanteur, musicien. Il crée durant ces années un syndicat de battage agricole et milite activement à la Caisse de Mutualité Agricole. [8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]