Prades (Haute-Loire)

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Prades
Prades (Haute-Loire)
La roche Servière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Intercommunalité Communauté de communes des Rives du Haut Allier
Maire
Mandat
André François Auguste Dorier
2020-2026
Code postal 43300
Code commune 43155
Démographie
Population
municipale
63 hab. (2018 en diminution de 5,97 % par rapport à 2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 42″ nord, 3° 35′ 37″ est
Altitude Min. 535 m
Max. 880 m
Superficie 4,82 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gorges de l'Allier-Gévaudan
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Prades
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Prades

Prades est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur Prades depuis la Roche Servière.
Vue sur Prades depuis la Roche Servière.
Autour de Prades en Haute-Loire.
Autour de Prades en Haute-Loire.

Prades se situe à 560 mètres d'altitude. La ville longe une partie de la rivière de l'Allier.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Prades est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (63,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (22,9 %), zones urbanisées (5,9 %), prairies (5,1 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 132, alors qu'il était de 140 en 2013 et de 136 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 29 % étaient des résidences principales, 67,2 % des résidences secondaires et 3,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Prades en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (67,2 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 97,4 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (91,9 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Prades en 2018.
Typologie Prades[I 1] Haute-Loire[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 29 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 67,2 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 3,8 12,4 8,2

Histoire[modifier | modifier le code]

Prades est un village dont les origines remontent au milieu du Ve siècle. Quelques vestiges encore plus anciens sont des grottes préhistoriques. Un sarcophage de l'ère mérovingienne avec épaulement et coussinet se situait sur une petite colline dominant le village actuel. Connu dès le Xe siècle pour ses sources de la vallée de la Besque et du Quayre, ruisseau descendant du Gévaudan. Prades est un village frontière entre les Gabales et les Vellaves tribus gauloises alliées des Arvernes. Cette plaine proche de l'Allier a toujours été le verger frontalier du Gévaudan et du Velay, alors certains pensent y voir le passage de la route gauloise appelée la "Boléne". Il existe une pile au milieu de l'Allier, rivière traversant le village, d'un pont dit « romain » qui fut détruit au XVe siècle lors de grandes inondations.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 ? Michel Boireau    
mars 2001 2014 Aline Michel    
2014 En cours
(au 28 août 2014)
André Dorier[8]    

Le premier maire de Prades connu est Guillaume Cour en 1801

en 1810 Jean Baptiste Jammes
en 1822 François Marie Michel
en 1825 François Favier
en 1827 Jacques Cour
en 1830 Pierre Augustin Cour
en 1831 Jean Pierre Prades
en 1843 Guillaume Cour
en 1873 Pierre Prades
en 1889 Jean Tourette
en 1896 Pierre Prades

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2018, la commune comptait 63 habitants[Note 2], en diminution de 5,97 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
292268407345358379383408404
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
428446446419421410416397387
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
361378369293252250225202162
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
131116841135762606066
2017 2018 - - - - - - -
6463-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Prades a atteint sa population maximale au milieu du XIXe siècle avec environ 650 habitants.

À cette époque l'on construisait la voie ferrée qui devait, pendant plus d'un siècle, relier Paris à Nîmes par le Massif Central

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La roche servière : rocher basaltique de 92 mètres de haut.
  • Le sarcophage : vers l'ancienne école des garçons.
  • L'église Saint-André du XIIe siècle avec des peintures murales représentant un Christ en majesté et une crucifixion.
  • Les restes du château féodal.
  • Les sources.
  • La pile du pont « romain ».
  • Les mines d'arsenic.
  • La papeterie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Édouard Eymard, peintre, ancien élève des beaux arts de Saint-Étienne, a exposé à New York et à Paris.
  • Claude Bruaire (1932-1986), philosophe, métaphysicien, auteur d'une œuvre philosophique inspirée par sa foi chrétienne. Entre autres ouvrages, : L'affirmation de Dieu, l’Être et l'Esprit'. Il enseigna à l'Université de Tours et à la Sorbonne. Originaire de Prades, il en fut aussi maire-adjoint.
  • Violette Nozière (1915-1966). Elle séjourna à Prades, berceau de la famille Nozière, au printemps 1933.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 28 août 2014).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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