Pébrac

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Pébrac
Pébrac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Arrondissement de Brioude
Canton Gorges de l'Allier-Gévaudan
Intercommunalité Communauté de communes des Rives du Haut Allier
Maire
Mandat
Alain Cussac
2014-2020
Code postal 43300
Code commune 43149
Démographie
Gentilé Pipéraçois(es)
Population
municipale
115 hab. (2016 en diminution de 6,5 % par rapport à 2011)
Densité 6,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 57″ nord, 3° 30′ 36″ est
Altitude Min. 560 m
Max. 1 071 m
Superficie 17,85 km2
Localisation

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Pébrac est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune de Pébrac s’étend de la vallée de Desges au plateau de la Margeride. À la fin du Moyen Âge, vers 1340, la compagnie du capitaine Louis d’Anjony tente d’investir le village mais les habitants le repoussent. Néanmoins, les mercenaires brûlent les alentours du village et le château de Ganillon. Plus tard, l’arrêt des relations entre l’abbaye et ses prieurés entraîne le déclin du village. En 1438, Armand de Flaghac permet d’enrayer la crise et reconstruit l’église et les bâtiments abbatiaux, il instaure les foires et transforme le village en fortifiant le quartier haut. Le village retrouve ainsi une certaine prospérité. Au XVIIIe siècle, le village, saturé, s’étend le long d’une callade empierrée. Enfin, la révolution industrielle du XIXe siècle ouvre de nouveaux horizons. Le niveau de vie s’élève grâce à l’offre d’un travail rémunéré lié à l’exploitation du charbon, de l’antimoine puis du spath. Les maisons se transforment et arborent fièrement des linteaux de porte sculptés. En 1860, après l’arrivée du chemin de fer, la commune compte cinq écoles et de nombreux commerçants. La guerre de 1914-1918 emporte plus d’une quarantaine de jeunes adultes, ce qui porte un coup fatal à cet enthousiasme.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté en Piperaco en 1072.

D'après Albert Dauzat et Charles Rostaing, ce toponyme provient du nom d'homme Latin Piper et du suffixe latin -iacum, comme Pibrac et Poivres[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 675 mètres d'altitude, la commune bénéficie d'un climat tempéré.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du village de PEBRAC est très liée à l'histoire de son abbaye Une première communauté religieuse est créée en 1062 part Pierre de CHAVANON Cette communauté prend le statut d'abbaye en 1097 sur décision du Pape URBAIN II Pendant la guerre de cent ans l'abbaye est en grande partie sous la menace des routiers que l'on appelle encore anglais ou écorcheurs. Ce sont d'anciens mercenaires qui , sans solde depuis le traité de Brétigny en 1360 entre la France et l'Angleterre, se livrent au pillage. A la fin de la guerre, les FLAGHAC vont remettre l'abbaye sur pied mais en 1525 l'abbaye tombe en commende. Les abbés sont nommés par le Roi. Ils ne résident pas sur place mais tirent d'importants revenus des terres de PEBRAC et des prieurés qui y sont rattachées. Au 17ème siècle l'abbé Jean Jacques OLIER, fils d'un important conseiller du Roi de France, va ainsi accroître sa fortune déjà grande grâce aux revenus de l'abbaye et et de ses nombreux prieurés. Mais il aime l'endroit et y séjourne souvent. Il rêve aussi de mettre sa fortune au service d'une grande cause. Un échevin de la ville de LA FLECHE, Jérôme le ROYER de la DAUVERSIERE,va le convaincre de créer au nouveau Monde une cité qui soit un exemple d'humanité. Ensemble ils créent une société qui permettra à un brillant officier Paul de CHOMEDEY de MAISONNEUVE de débarquer sur une île du fleuve Saint Laurent le 17 mai 1642. Il y fonde VILLE MARIE qui prendra plus tard le nom de MONTREAL. Ce comptoir deviendra l'importante et dynamique métropole du Québec que nous connaissons aujourd'hui

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2008 En cours
(au 28 août 2014)
Alain Cussac[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2016, la commune comptait 115 habitants[Note 1], en diminution de 6,5 % par rapport à 2011 (Haute-Loire : +1,08 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8345997296517216636397541 097
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0921 010982986994979897873813
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
781769749660603526478444381
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
300263233201178136125124116
2016 - - - - - - - -
115--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Pébrac.
Abbaye de Pébrac.

Abbaye Notre-Dame de Pébrac, romane, dominant la vallée de la Desges : monastère fondé en 1062 par saint Pierre de Chavanon, archiprêtre de Langeac.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Pierre de Chavanon : né à Langeac vers 1003, Pierre de Chavanon s'orienta tout jeune vers le sacerdoce. Il se retira dans la solitude à Pébrac, où l'évêque de Clermont l'engagea à fonder en 1077 l'abbaye de Saint-Amable, un monastère de Chanoines Réguliers qui connut un grand rayonnement, le seul vestige visible aujourd'hui de ce monastère est l'église abbatiale connue sous le nom de basilique Saint-Amable de Riom (63). Il mourut un 8 septembre vers 1080.
  • Jean-Jacques Olier de Verneuil, fondateur de l'ordre de Saint-Sulpice, fut abbé commendataire cette abbaye de Pébrac au XVIIe siècle.
  • Félix Vialart de Herse, évêque-comte de Châlons-sur-Marne, pair de France, succède à Jean-Jacques Olier comme abbé commendataire de Pébrac, de 1646 à 1649 il introduit la réforme dans l'abbaye et la réunit à la Congrégation de France[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Reuillard et Jean-Paul Gallard, L’abbaye de Pébrac, dossier architectural, plans et relevés des bâtiments conventuels et du logis abbatial (XVe siècle - XVIIIe siècle) : in Cahiers de la Haute-Loire 1977, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 521
  2. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 28 août 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. Cahiers de la Haute-Loire", 2009 Site de la revue.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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