Pébrac

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Pébrac
Image illustrative de l'article Pébrac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Arrondissement de Brioude
Canton Gorges de l'Allier-Gévaudan
Intercommunalité Communauté de communes des Rives du Haut Allier
Maire
Mandat
Alain Cussac
2014-2020
Code postal 43300
Code commune 43149
Démographie
Gentilé Pipéraçois(es)
Population
municipale
119 hab. (2014)
Densité 6,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 57″ nord, 3° 30′ 36″ est
Altitude Min. 560 m – Max. 1 071 m
Superficie 17,85 km2
Localisation

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Pébrac est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune de Pébrac s’étend de la vallée de Desges au plateau de la Margeride. À la fin du Moyen Âge, vers 1340, la compagnie du capitaine Louis d’Anjony tente d’investir le village mais les habitants le repoussent. Néanmoins, les mercenaires brûlent les alentours du village et le château de Ganillon. Plus tard, l’arrêt des relations entre l’abbaye et ses prieurés entraîne le déclin du village. En 1438, Armand de Flaghac permet d’enrayer la crise et reconstruit l’église et les bâtiments abbatiaux, il instaure les foires et transforme le village en fortifiant le quartier haut. Le village retrouve ainsi une certaine prospérité. Au XVIIIe siècle, le village, saturé, s’étend le long d’une callade empierrée. Enfin, la révolution industrielle du XIXe siècle ouvre de nouveaux horizons. Le niveau de vie s’élève grâce à l’offre d’un travail rémunéré lié à l’exploitation du charbon, de l’antimoine puis du spath. Les maisons se transforment et arborent fièrement des linteaux de porte sculptés. En 1860, après l’arrivée du chemin de fer, la commune compte cinq écoles et de nombreux commerçants. La guerre de 1914-1918 emporte plus d’une quarantaine de jeunes adultes, ce qui porte un coup fatal à cet enthousiasme.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 675 mètres d'altitude, la commune bénéficie d'un climat tempéré, chaud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2008 en cours
(au 28 août 2014)
Alain Cussac[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 119 habitants, en diminution de -4,8 % par rapport à 2009 (Haute-Loire : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
834 599 729 651 721 663 639 754 1 097
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 092 1 010 982 986 994 979 897 873 813
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
781 769 749 660 603 526 478 444 381
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
300 263 233 201 178 136 125 124 119
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Abbaye de Pébrac.

Abbaye Notre-Dame de Pébrac, romane, dominant la vallée de la Desges : monastère fondé en 1062 par saint Pierre de Chavanon, archiprêtre de Langeac. C'est le pape Urbain II, en visite à Brioude, qui a « érigé » ce monastère en abbaye en 1097[6]. L'abbaye a été agrandie aux XIVe et XVe siècles. Chœur de deux travées, chapelles, clocher armorié, façade avec balcon en bois du XVIe siècle, chapiteaux sculptés ; trésor : chape de soie brodée (XIIe), croix (XVe), calice (XVIIe), lutrin (XVIIe), etc.

Vestiges des bâtiments conventuels : portail d'entrée et caves voûtés ; escalier avec boiseries et deux trumeaux de porte peints ; cuisine avec cheminée et évier sculpté, grande salle avec plafond à la française et salle à manger avec décor de stucs ; salon lambrissé avec cheminée à pilastres ; 3 chambres à alcôve (avec pilastres, avec volutes et avec damiers). L'ensemble de l'abbaye a été classé au titre des monuments historiques le [7]. Ces bâtiments conventuels ne sont pas ouverts au public.

Le jardin du prieuré est maintenant un jardin botanique ouvert au public toute l'année.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Pierre de Chavanon : né à Langeac vers 1003, Pierre de Chavanon s'orienta tout jeune vers le sacerdoce. Il se retira dans la solitude à Pébrac, où l'évêque de Clermont l'engagea à fonder en 1077 l'abbaye de Saint-Amable, un monastère de Chanoines Réguliers qui connut un grand rayonnement, le seul vestige visible aujourd'hui de ce monastère est l'église abbatiale connue sous le nom de basilique Saint-Amable de Riom (63). Il mourut un 8 septembre vers 1080.
  • Jean-Jacques Olier de Verneuil, fondateur de l'ordre de Saint-Sulpice, fut abbé commendataire cette abbaye de Pébrac au XVIIe siècle.
  • Félix Vialart de Herse, évêque-comte de Châlons-sur-Marne, pair de France, succède à Jean-Jacques Olier comme abbé commendataire de Pébrac, de 1646 à 1649 il introduit la réforme dans l'abbaye et la réunit à la Congrégation de France[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 28 août 2014).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Hugues Du Tems, Le clergé de France, ou tableau historique et chronologique des archevêques, évêques, abbés, abbesses, & chefs des chapitres principaux du royaume, depuis la fondation des églises jusqu'à nos jours, tome 3, p. 275-280, chez Brunet, Paris, 1775 (lire en ligne)
  7. « Ancienne abbaye de Pébrac », notice no PA00092725, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Cahiers de la Haute-Loire", 2009 Site de la revue.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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