Arandon

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Arandon
La mairie d'Arandon en 2015.
La mairie d'Arandon en 2015.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton de Morestel
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Statut Commune déléguée
Maire délégué Alain Veyret
2017-2020
Code postal 38510
Code commune 38014
Démographie
Gentilé Arandonnais[1]
Population 612 hab. (2014 en augmentation de 9,87 % par rapport à 2009)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 42″ nord, 5° 25′ 48″ est
Altitude Min. 212 m
Max. 292 m
Superficie 12,22 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Arandon-Passins
Localisation

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Arandon est une ancienne commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes, devenue, le 1er janvier 2017, une commune déléguée de la commune nouvelle d' Arandon-Passins.

Ses habitants sont appelés les Arandonnais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Ancienne gare d'Arandon.

Le village compte plusieurs hameaux : Concharbin, Bologne, Lonne.

Les communes les plus proches d'Arandon : Courtenay (38510), Sermérieu (38510), Morestel (38510), Creys-Mépieu (38510) Passins (38510) Autrefois, la gare d'Arandon faisait partie du réseau ferroviaire du Chemin de fer de l'Est de Lyon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du mot gaulois Randa (« limite, frontière ») avec le préfixe are- (« près de »).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1914, on note une première implantation des cimenteries Montalieu et Vicat sur le site de l'étang de Serre. En 1920, après la Première Guerre mondiale, la société Barron-Vialle implantée à Lyon s'installe sur une propriété de 100 ha en bordure des étangs de Serre. Fondée par Antoine Vialle, elle fabrique des camions, des autocars et des automobiles de luxe. Le « pont à couple conique » qui a remplacé la transmission par chaîne sur les camions fut inventé dans la fonderie Vialle à Arandon. L'activité cesse en 1937[2],[3].

Entre janvier 1939 et mars 1940, les habitants de la ville vécurent un épisode peu connu. Après la chute de Barcelone tombée aux mains des Franquistes le 26 janvier 1939, de nombreux réfugiés espagnols arrivent à Grenoble, où ils sont très mal hébergés. A la demande des autorités, en février 1939, M. Vialle, maire, accepta de louer les locaux de son usine inactive ; y furent accueillis, à partir du 12 juillet, 1300 républicains espagnols, principalement des familles[4] de réfugiés qui restèrent là jusqu'en octobre. 2 jours après la déclaration de guerre du 3 septembre 1939, le gouvernement de la IIIe République prescrivit l’internement des hommes « ressortissants des puissances ennemies », considérés comme suspects. Ce furent presque exclusivement des antinazis, hommes, pour la plupart des réfugiés juifs d'Allemagne et d'Autriche, qui furent internés à partir d'octobre 1939 dans des conditions particulièrement dures[4],[5],[6]. Le camp aurait fermé ses portes vers février 1940, semble-t-il, par l'envoi vers le camp de Loriol des derniers occupants, soit 90 juifs le 11 mars[pas clair][7]. L'activité de ce centre cessa alors, quelques mois avant la mise en place du régime de Vichy, le 7 juillet 1940. M. Vialle fut par la suite révoqué de ses fonctions de maire par le régime de Vichy.

L'usine a retrouvé sa vocation en 1946 avec la SOFAL (fonderie d'aluminium)jusqu'à sa cessation d'activité en 1967, avec cession de l'usine à la société Pierre Calignon (fonderie de fonte). Celle ci dépose le bilan en 1987 pour être reprise par les fonderies G-H Bouyer qui ferment le site définitivement en 1993. Le site sert ensuite de stockage de pneu puis de matieres chlorées jusqu'à sa dépollution[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Alain Veyret SE Retraité
Réélu pour le mandat 2008-2014[9]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2014, la commune comptait 612 habitants[Note 1], en augmentation de 9,87 % par rapport à 2009 (Isère : +3,89 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
409 394 390 418 514 559 538 576 583
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
543 531 505 500 466 529 485 473 465
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
481 437 443 510 419 382 340 400 457
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
422 388 426 391 398 405 523 564 612
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale est caractérisée par :

  • production de fromage de chèvre
  • fonderie d'aluminium
  • chambres d'hôtes
  • passage (récent) de la Via-Rhôna qui devrait alimenter le tourisme [14]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Cyprien d'Arandon.
  • Église Saint-Cyprien, XVIIIe et XIXe siècles.
  • Ancien prieuré
  • Les étangs de la Save et de Serre
  • Fours à pain (principalement à Concharbin)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Delattre et al., L'Isère - les 533 communes. Grandvilliers : Éditions Delattre, 2008. (ISBN 2-915907-40-4) EAN 9782915907407.
  2. « Fiche documentaire | BERLIET », sur www.memoires-industrielles.fr (consulté le 8 juin 2016)
  3. « Barron-Vialle, entre luxe et autocar », sur Gazoline (consulté le 8 juin 2016)
  4. a et b « Wikiwix's cache », sur archive.wikiwix.com (consulté le 9 décembre 2017)
  5. « Le camp d’internement d’Arandon en 1939/45 », sur La feuille Charbinoise (consulté le 8 juin 2016)
  6. Lilach Nethanel, « « Wווייכערט מיט : A propos du roman inédit de David Vogel en yiddish » », Yod – Revue des études hébraïques et juives Inalco,‎ 11|2011, p. 61-81 (ISSN ISSN électronique 2261-0200[à vérifier : ISSN invalide], lire en ligne)
  7. Badia et Co., Les Barbelés de l’exil – Études sur l’émigration allemande et autrichienne (1938-1940), PUG,
  8. « BASOL - Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie », sur basol.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 8 juin 2016)
  9. « Arandon », sur du Conseil général (consulté le 7 janvier 2009)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  14. « 5: ViaRhôna de Groslée à La Balme-les-Grottes — ViaRhôna », sur www.viarhona.com (consulté le 8 juin 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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