Arandon

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Arandon
La mairie d'Arandon en 2015.
La mairie d'Arandon en 2015.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton de Morestel
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Couleurs
Maire
Mandat
Alain Veyret
2014-2020
Code postal 38510
Code commune 38014
Démographie
Gentilé Arandonnais[1]
Population
municipale
601 hab. (2013)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 42″ Nord 5° 25′ 48″ Est / 45.7116666667, 5.43
Altitude Min. 212 m – Max. 292 m
Superficie 12,22 km2
Localisation

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Arandon

Arandon est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Arandonnais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Ancienne gare d'Arandon.

Le village compte plusieurs hameaux : Concharbin, Bologne, Olonne

Les communes les plus proches d'Arandon : Courtenay (38510), Sermérieu (38510), Morestel (38510), Creys Mépieu (38510)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du mot gaulois Randa (« limite, frontiére ») avec le préfixe are- (« près de »).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1914, on note une première implantation des cimenteries Montalieu et Vicat sur le site de l'étang de Serre. En 1920, après la Première Guerre mondiale, la société Barron-Vialle implantée à Lyon s'installe sur une propriété de 100ha en bordure des étangs de Serre. Fondée par Antoine Vialle, elle fabrique des camions, des autocars et des automobiles de luxe. Le "pont à couple conique" qui a remplacé la transmission par chaîne sur les camions fut inventé dans la fonderie Vialle à Arandon. L'activité cesse en 1937[2],[3].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de la ville subirent un épisode du régime de Vichy. En effet, en février 1939, Mr Vialle, maire, accepta de louer les locaux de son usine inactive pour accueillir à partir du 12 juillet 1300 républicains espagnols, principalement des familles, dans un premier temps. Il devint en octobre 39 un centre de rassemblement des étrangers pour les internés juifs. Il s'agissait d'un Camp de concentration français selon la terminologie de l'administration de Vichy[4]. Le camp aurait fermé ses portes vers février 1940 semble -t-il par l'envoi vers le camp de Loriol des derniers occupants, soit 90 juifs le 11mars[5].

L'usine a retrouvé sa vocation en 1946 avec la SOFAL (fonderie d'aluminium)jusqu'à sa cessation d'activité en 1967, avec cession de l'usine à la société Pierre Calignon (fonderie de fonte). Celle ci dépose le bilan en 1987 pour être reprise par les fonderies G-H Bouyer qui ferment le site définitivement en 1993. Le site sert ensuite de stockage de pneu puis de matieres chlorées jusqu'à sa dépollution[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Alain Veyret   Réélu pour le mandat 2008-2014[7]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 601 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
409 394 390 418 514 559 538 576 583
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
543 531 505 500 466 529 485 473 465
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
481 437 443 510 419 382 340 400 457
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
422 388 426 391 398 405 523 549 564
2013 - - - - - - - -
601 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale est caractérisée par :

  • production de fromage de chèvre
  • fonderie d'aluminium
  • chambres d'hôtes
  • passage (récent) de la Via-Rhôna qui devrait alimenter le tourisme [10]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Cyprien d'Arandon.
  • Église Saint-Cyprien, XVIIIe et XIXe siècles.
  • Ancien prieuré
  • Les étangs de la Save et de Serre
  • Fours à pain (principalement à Concharbin)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Delattre et al., L'Isère - les 533 communes. Grandvilliers : Éditions Delattre, 2008. (ISBN 2-915907-40-4) EAN 9782915907407.
  2. « Fiche documentaire | BERLIET », sur www.memoires-industrielles.fr (consulté le 8 juin 2016)
  3. « Barron-Vialle, entre luxe et autocar », sur Gazoline (consulté le 8 juin 2016)
  4. « La feuille Charbinoise  » Le camp d’internement d’Arandon en 1939/45 », sur www.lafeuillecharbinoise.com (consulté le 8 juin 2016)
  5. Badia et Co., Les Barbelés de l’exil – Études sur l’émigration allemande et autrichienne (1938-1940), PUG,
  6. « BASOL - Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie », sur basol.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 8 juin 2016)
  7. « Arandon », sur du Conseil général (consulté le 7 janvier 2009)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  10. « 5: ViaRhôna de Groslée à La Balme-les-Grottes — ViaRhôna », sur www.viarhona.com (consulté le 8 juin 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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