Étang de Saint-Paul

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Étang de Saint-Paul
Vue de l'étang de Saint-Paul depuis le pont des Anglais.
Vue de l'étang de Saint-Paul depuis le pont des Anglais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Commune Saint-Paul de La Réunion
Géographie
Coordonnées 21° 00′ 00″ sud, 55° 17′ 30″ est
Type Étang côtier
Superficie 4,15 km2

Géolocalisation sur la carte : La Réunion

(Voir situation sur carte : La Réunion)
Étang de Saint-Paul

L'étang de Saint-Paul est un étang côtier de l'île de La Réunion, et précisément le plus vaste plan d'eau de ce département d'outre-mer français dans l'océan Indien devant le Grand Étang. Situé sur le territoire communal de Saint-Paul, il se trouve à proximité immédiate du centre-ville, dont il est séparé par la chaussée Royale, et qui le sépare par ailleurs de la baie de Saint-Paul.

Géographie naturelle[modifier | modifier le code]

Vue de l'étang de Saint-Paul depuis le pont des Anglais.

D'après la préfecture de La Réunion, l'étang de Saint-Paul constitue une zone humide « unique » car il s'agit de la plus vaste et de la mieux préservée de l'île de La Réunion et de l'archipel des Mascareignes. À ce titre, il s'agit d'un site majeur présentant un intérêt exceptionnel sur les plans floristique et faunistique et clairement nécessaire au maintien des équilibres biologiques originaux[1].

Dans ce contexte, la réserve naturelle nationale de l'étang de Saint-Paul a été créée par un décret du Premier ministre français François Fillon daté du , « après 8 années de profonde concertation locale et nationale ». Ce classement en réserve naturelle nationale protègera l'étang de l'extension urbaine davantage que son statut de zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique déjà acquis[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'étang de Saint-Paul est un site historique important car connu des premiers visiteurs et habitants de l'île. C'est par exemple à proximité de cet étang que furent débarqués de L'Ours des opposants au chef de la colonie malgache de Fort-Dauphin Étienne de Flacourt le .

L'étang accueillait autrefois des coques d'une certaine taille, en tout cas jusqu'à l'ordonnance émise par le gouverneur de Bourbon Henri de Justamond le . De fait, celle-ci interdit d'y entretenir des embarcations ayant une quille et donc susceptibles d'être mises à la voile, ce que l'historien Prosper Ève interprète comme une mesure en vue d'entraver les tentatives de fuite des esclaves maltraités par la mer, fréquentes à l'époque[2]. Quoi qu'il en soit, cela laisse entendre que l'étang recevait jusqu'alors de telles embarcations.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Il est possible d'effectuer le tour de l'étang pour atteindre un site pittoresque appelé Tour des Roches, où l'on trouve aujourd'hui un ancien moulin à eau. L'excursion est cependant rendue de plus en plus hasardeuse par l'effondrement des berges, signe de l'expansion du plan d'eau.

Une autre activité prisée des touristes est l'excursion en barque au milieu des plantes aquatiques. L'embouchure de l'étang est le seul site où se pratique régulièrement le ski nautique sur l'île. Les responsables sont parfois accusés de favoriser l'érosion des berges à proximité des habitations en créant des vagues artificielles qui les rongent.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Réserve naturelle de l'étang de Saint-Paul », communiqué de presse de la préfecture de La Réunion, .
  2. Les Esclaves de Bourbon : La Mer et la montagne, Prosper Ève, Karthala, Paris, (ISBN 978-2845864566).

Annexes[modifier | modifier le code]

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