Sujud

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Fidèles musulmans se prosternant à la Grande Mosquée des Omeyyades à Damas.

Le sujud ou soujoud (arabe : سُجود, sujūd), aussi appelé sajda ou sajdah (arabe : سجدة), est, en islam, la prosternation devant Allah faisant partie de la prière rituelle, la salat. Cette prosternation se fait vers la qibla, c'est-à-dire en direction du sanctuaire de la Kaaba à La Mecque. Le nombre de prosternations varie avec le nombre d'unités (ou rak'ah) de chaque prière. Cette prosternation doit se faire « sur sept membres », c'est-à-dire avec le front, le nez, les deux paumes, les deux genoux et les pieds qui touchent le sol[1].

Autres types de prosternations[modifier | modifier le code]

On trouve également dans l'islam d'autres types de prosternation.

  • La prosternation de la récitation (sujūd at-tilāwa) est une prosternation qui s'effectue lorsqu'on lit le Coran. On trouve en effet, dispersés dans le texte, quinze versets qui mentionnent explicitement une prosternation devant Dieu[2]. On a par exemple en 7:206, « Ceux qui demeurent auprès de ton Seigneur / ne se considèrent pas trop grands por l'adorer. / Ils le glorifient / et ils se prosternent devant lui [italiques ajoutées]. » A ces quinze endroits, le lecteur trouve le mot "prosternation (sajda)" mentionné dans la marge, tandis que dans le texte lui-même, à la fin de ces versets, figure un dessin (۩[3]) symbolisant un mihrab.
  • La prosternation de la gratitude (sujūd aš-šukr) peut être effectuée par le fidèle lorsqu'il reçoit une bonne nouvelle ou que s'éloigne de lui un malheur[4].
  • La prosternation de l'oubli (sujūd as-sahw) est réservée à celles et ceux qui ont fait preuve d'inadvertance dans la prière canonique, lorsqu'il y a eu ajout (ziyāda), omission (nuqsān) ou doute (šakk). Elle se pratique avant ou après les deux salutations finales (taslîm), sans tashahhud (une bénédiction et salutation du prophète Mahomet)[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Chelhod, « Les attitudes et les gestes de la prière rituelle dans l'Islam », Revue de l'histoire des religions, vol. 156, no 2,‎ , p. 171 (DOI 10.3406/rhr.1959.8967).
  2. Amr ibn al-As a rapporté que Mahomet lui fit lire quinze endroits de prosternation dans le Coran : trois dans les (sourates) détaillées et deux dans la sourate du pèlerinage, (entre autres). Hadith rapporté par Abu Dawoud, Ibn Maja, Hakim et Dâr Qutni (jugé bon par Al-Mundhirî et An-Nawawî). Liste des sourates et des versets où il faut se prosterner : 7:206, 13:15, 16:49, 17:107, 19:58, 22:18, 22:77, 25:60, 27:25, 32:15, 38:24, 41:37, 53:62, 84:21 et 96:19.
  3. On peut le reproduire informatiquement au moyen du code U+06E9.
  4. Hadith rapporté par Abu Dawoud, At-Tirmidhi et Ibn Maja selon Abu Bakr.
  5. Jurisprudence simplifiée, page 76.

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