Henry Auvray

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Henry Auvray
Baron Henry Auvray.jpg
Fonctions
Vice-président
Société archéologique de Touraine
-
Président
Ligue du Centre de football
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Tours
Nom de naissance
Henry Eugène Marie Auvray
Nationalité
Domicile
Hôtel Auvray (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Parentèle
Louis René Auvray (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de

La baron Henry Auvray, né à Tours le et mort dans cette même ville le , est un archéologue, entomologiste, dirigeant sportif et poète français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henry Auvray naît le à Tours. Son titre de baron lui vient de son arrière-grand-père le général Louis-Marie Auvray, baron d'Empire en 1809 et préfet de la Sarthe[1]. Il est également le petit-fils du maire de Tours Louis René Auvray.

Impliqué dans le monde du sport, il fonde le Cercle Montesquiou à Tours en 1913 et préside notamment la Société de golf de Tours, la ligue du Football Association ou bien le Rugby Club, sports qu'il ne peut pratiquer lui-même pour des raisons de santé[2]

Très tôt attiré par l'archéologie et l'histoire antiques, il devient membre de la Société archéologique de Touraine en 1913. Il en est vice-président de 1941 à sa mort en 1947[3]. En janvier 1944, il est élu membre correspondant de la Société nationale des antiquaires de France[4]. À Tours, il fouille la salle capitulaire de l'abbaye Saint-Julien, reprend les études sur l'amphithéâtre antique et l'enceinte gallo-romaine[5] ; il profite de tous les travaux d'urbanisation dans la ville pour se livrer à des observations sur les vestiges antiques mis au jour[1]. C'est également lui qui étudie l'agglomération antique de Mougon, à Crouzilles[6].

C'est également un poète qui publie deux recueils de ses poésies et un entomologiste passionné par les Coléoptères dont il constitue une importante collection[1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il met à profit sa bonne connaissance des caves et souterrains de Tours en participant activement à l'organisation de la défense passive[1].

Il meurt à Tours le [2].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Publications scientifiques :
    • « Les établissements romains de Mougon », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XXVI,‎ , p. 301-315 (lire en ligne).
    • « La Touraine gallo-romaine ; l'enceinte gallo-romaine », Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, t. XXVII,‎ , p. 179-204 (lire en ligne).
    • « La Touraine gallo-romaine ; l'amphithéâtre », Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, t. XXVII,‎ 1938-1939, p. 235-250 (lire en ligne).
  • Recueils de poésie :
    • Les Harpes d'ivoire, Paris, Éditions des hommes nouveaux, , 74 p.
    • La Flûte d'ébène, Tours, Arrault, , 96 p.

Pour en savoir plus[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Audin 2007.
  2. a et b Ranjard 1947, p. 269.
  3. Monique Zollinger, « Les présidents et officiers de la SAT (1840-2016) : table pour une étude prosopographique », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. LXII,‎ , p. 157.
  4. « Vie de la société », Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France,‎ 1943-1944, p. 30 (lire en ligne).
  5. François Deshoulières, « Tours gallo-romain », Bulletin Monumental, t. C, nos 3-4,‎ , p. 316 (lire en ligne).
  6. Ranjard 1947, p. 270.