Artonne

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Artonne
Mairie.
Mairie.
Blason de Artonne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Aigueperse
Intercommunalité Communauté de communes Plaine Limagne
Maire
Mandat
Jean-Claude Molinier
2014-2020
Code postal 63460
Code commune 63012
Démographie
Population
municipale
866 hab. (2014)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 15″ nord, 3° 08′ 41″ est
Altitude Min. 334 m – Max. 532 m
Superficie 17,48 km2
Localisation

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Artonne est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Artonne est située au nord du département du Puy-de-Dôme.

Huit communes sont limitrophes d'Artonne, en incluant le quadripoint avec la commune nouvelle de Chambaron-sur-Morge (ancienne commune de La Moutade)[1] :

Communes limitrophes d’Artonne
Jozerand Saint-Agoulin,
Chaptuzat
Aigueperse
Artonne
Combronde,
Saint-Myon
Chambaron-sur-Morge
(La Moutade, quadripoint)
Aubiat

Transports[modifier | modifier le code]

La route départementale 985 en direction d'Aigueperse.

Le territoire communal est traversé par les routes départementales 985 (ancienne route nationale 685 reliant Aigueperse à Saint-Myon, prolongée par la route départementale 223 vers Combronde et l'autoroute A71), 15 (en direction de Jozerand au nord-ouest) et 22 (reliant Saint-Agoulin au nord à Aubiat au sud-est)[1].

La ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac passe à l'est de la commune. Les gares les plus proches, à Aigueperse et à Aubiat, assurent exclusivement une desserte régionale entre Gannat, Riom et Clermont-Ferrand.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Arthona au VIe siècle, du gaulois artonos (« ours »). On trouve plusieurs mentions du nom chez Grégoire de Tours, notamment dans le récit de la visite de saint Martin au tombeau de Vitaline d'Artonne[2], où le lieu est qualifié de vicus : Arthona Arvernensis vicus, vicus Arcthonensis.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention d'Artonne est faite dans La Vie des Pères de Grégoire de Tours : le roi Thierry, qui guerroyait en Auvergne, campe dans des paries situées au-dessous du bourg[3].

Avant 1789, bien que située dans le département du Puy-de-Dôme, la commune faisait partie de l'ancienne province du Bourbonnais[4].

Artonne a été chef-lieu de canton de 1793 à 1801. Son canton a depuis été rattaché à celui d'Aigueperse[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1862 septembre 1870 Vincent Pradon   Notaire
septembre 1870 juin 1871 Francisque Rouher    
juin 1871 janvier 1872 Quintien Ducher    
avril 1889 novembre 1898 Sébastien Nony   Notaire
mai 1900 novembre 1923 Olivier Roux   Homme de loi
novembre 1923 mai 1925 Léopold Blanche    
mai 1925 novembre 1942 Docteur Louis Rouher   Médecin
novembre 1942 mai 1953 Guy Deblois    
mai 1953 mars 1965 Pierre Murat    
mars 1965 mars 1983 Jean Roger   Attaché de direction
mars 1983 mars 2008 Roméo Franceschi   Enseignant
mars 2008 en cours Jean-Claude Molinier[6]   Employé de banque

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 866 habitants, en augmentation de 11,74 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 507 1 659 1 691 1 779 1 892 1 895 1 900 1 895 1 861
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 852 1 738 1 793 1 804 1 741 1 649 1 641 1 480 1 414
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 346 1 270 1 215 1 009 972 894 835 713 690
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
721 714 685 753 779 762 773 845 866
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Artonne dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

Dans l'enseignement public, les élèves commencent leur scolarité à l'école élémentaire publique[10]. Ils la poursuivent au collège d'Aigueperse[11] puis à Riom, au lycée Virlogeux pour les filières générales et STMG ou au lycée Pierre-Joël-Bonté pour la filière STI2D[12].

La commune possède aussi une école élémentaire privée (Sainte-Hélène)[10].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une partie de l'église Saint-Martin.

Artonne possède quatre édifices protégés au titre des monuments historiques :

  • l'église Saint-Martin d'Artonne (XIIe siècle), classée en 1886[13] ;
  • les fontaines du XIIe siècle, situées place Montjoly et Grande-Rue, toutes deux inscrites en 1926[14],[15] ;
  • le château du Verger (XVIIe et XVIIIe siècles), inscrit en 2010[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sainte Vitaline : Vitaline vivait au IVe siècle à Artonne, où ses reliques sont toujours conservées. Cette pieuse vierge commit un petit péché de vanité, qui lui valut un passage au purgatoire : le jour du Vendredi Saint, elle se trouva belle. Grâce à la prière de saint Martin, venu se recueillir sur son tombeau, elle entra au paradis. Elle manifesta souvent par la suite sa protection miraculeuse aux Artonnois qui l'honorent désormais le dimanche suivant le 27 mai, jour de sa fête.
  • Saint Paterne (VIe siècle) : fêté le 16 avril, souvent confondu avec Patern de Vannes, premier évêque de Vannes. Vers l'an 900, ses reliques furent transférées à Artonne, pour les soustraire aux raids des Normands. Sa châsse se trouve encore dans l'église Saint-Martin. L'itinéraire suivi pour la translation est marqué par un certain nombre de traces : l'ancienne commune de Saint-Paterne dans la Sarthe ; Saint-Paterne-Racan en Indre-et-Loire ; église Saint-Paterne d'Orléans ; faubourg Saint-Paterne d'Issoudun[17].
  • La famille Rouher, famille notable d'Artonne au XVIIIe siècle, dont descend Eugène Rouher, ministre de Napoléon III ; son grand-père, Louis Rouher (1735-1812), était notaire royal à Artonne et bailli d'Artonne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Blancher, Artonne. Petit précis d'histoire locale, Artonne, Les amis d'Artonne, 1994, 72 p., ill.
  • Ernest Monpied, Artonne et la Révolution, vol. 2 : L'administration municipale du canton d'Artonne, Syndicat d'initiative et d'expansion touristique Brayauds et Combrailles, .
  • Annecy Rouher Vaucheret, « Les maires d'Artonne de 1789 à 2008 », Limagne nord, Association Initiative et Idées, no 27,‎ .
  • Annecy Rouher Vaucheret, « La vie municipale d'Artonne depuis 1789 », Limagne nord, Association Initiative et Idées, no 28,‎ .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte d'Artonne sur le site Géoportail de l'IGN.
  2. Liber de gloria beatorum confessorum, 5 (en ligne).
  3. Grégoire de Tours, la Vie des Pères, Saint-Pourçain Abbé (Chapitre V, page 42 paragraphe 2). Texte disponible à la Bibliothèque Universitaire de Clermont-Ferrand sous le code 132 309
  4. Gouvernemens généraux de la Marche, du Limousin, et de l'Auvergne, Robert de Vaugondy, 1753.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Liste des maires 2014 [PDF], site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 2 juin 2014).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. a et b Annuaire des établissements scolaires d'Artonne sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  11. « SECTORISATION - DEPARTEMENT du PUY-DE-DÔME » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 11 mai 2016).
  12. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 11 mai 2016).
  13. « Eglise Saint-Martin », notice no PA00091870, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Fontaine du XIIe siècle », notice no PA00091872, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Fontaine du XIIe siècle », notice no PA00091871, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Château du Verger », notice no PA63000098, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Jacques Baudoin, Grand livre des saints : culte et iconographie en Occident, Éd. Créer, 2006, notice no 434, p. 385 : « Saint Paterne » (en ligne).