Artonne

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Artonne
Artonne
Mairie.
Blason de Artonne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Intercommunalité Communauté de communes Plaine Limagne
Maire
Mandat
Stéphane Houssier
2020-2026
Code postal 63460
Code commune 63012
Démographie
Gentilé Artonnois[1]
Population
municipale
906 hab. (2018 en augmentation de 7,22 % par rapport à 2013)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 15″ nord, 3° 08′ 41″ est
Altitude Min. 334 m
Max. 532 m
Superficie 17,48 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Clermont-Ferrand
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aigueperse
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Artonne

Artonne (Artona en occitan) est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Artonne est située au nord du département du Puy-de-Dôme.

Huit communes sont limitrophes d'Artonne, en incluant le quadripoint avec la commune nouvelle de Chambaron-sur-Morge (ancienne commune de La Moutade)[2] :

Transports[modifier | modifier le code]

La route départementale 985 en direction d'Aigueperse.

Le territoire communal est traversé par les routes départementales 985 (ancienne route nationale 685 reliant Aigueperse à Saint-Myon, prolongée par la route départementale 223 vers Combronde et l'autoroute A71), 15 (en direction de Jozerand au nord-ouest) et 22 (reliant Saint-Agoulin au nord à Aubiat au sud-est)[2].

La ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac passe à l'est de la commune. Les gares les plus proches, à Aigueperse et à Aubiat, assurent exclusivement une desserte régionale (TER Auvergne-Rhône-Alpes) entre Gannat, Riom et Clermont-Ferrand.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Artonne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (71,1 %), zones agricoles hétérogènes (16,6 %), prairies (8,2 %), zones urbanisées (4 %), forêts (0,1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Arthona au VIe siècle, du gaulois artonos (« ours »). On trouve plusieurs mentions du nom chez Grégoire de Tours, notamment dans le récit de la visite de saint Martin au tombeau de Vitaline d'Artonne[10], où le lieu est qualifié de vicus : Arthona Arvernensis vicus, vicus Arcthonensis.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention d'Artonne est faite dans La Vie des Pères de Grégoire de Tours[11] : le roi franc Thierry, qui guerroyait en Auvergne, campe dans des paries situées au-dessous du bourg[12].

Artonne est à l'époque médiévale un centre important du nord de la Basse-Auvergne[13]. Elle fait partie du comté d'Auvergne puis de la principauté de Montpensier qui s'est extirpé du duché d'Auvergne. Avec l'acquisition du territoire auvergnat par les Bourbons, l'actuelle commune passe entre 1531 et 1789, sous l'administration du duché de Bourbon qui a relié à son territoire celui des ducs de Bourbon-Montpensier[14].

Artonne a été chef-lieu de canton de 1793 à 1801. Son canton a depuis été rattaché à celui d'Aigueperse[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune d'Artonne est membre de la communauté de communes Plaine Limagne[16], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Aigueperse. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[17].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Riom, à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[16].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Aigueperse pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[16], et de la deuxième circonscription du Puy-de-Dôme pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[18].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal d'Artonne, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[19] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[20]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 15. Sur les trente candidats en lice[21], quinze ont été élus au premier tour, le , avec un taux de participation de 71,54 %[22].

Chronologie des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Vincent Pradon   Notaire
Francisque Rouher    
Quintien Ducher    
Sébastien Nony   Notaire
Olivier Roux   Homme de loi
Léopold Blanche    
Docteur Louis Rouher   Médecin
Guy Deblois    
Pierre Murat    
Jean Roger   Attaché de direction
Roméo Franceschi   Enseignant
Jean-Claude Molinier[23]   Employé de banque
En cours
(au )
Stéphane Houssier[24]   Directeur technique régie des eaux[25]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].

En 2018, la commune comptait 906 habitants[Note 3], en augmentation de 7,22 % par rapport à 2013 (Puy-de-Dôme : +2,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5071 6591 6911 7791 8921 8951 9001 8951 861
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8521 7381 7931 8041 7411 6491 6411 4801 414
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3461 2701 2151 009972894835713690
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
721714685753779762771772773
2013 2018 - - - - - - -
845906-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Artonne dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

Dans l'enseignement public, les élèves commencent leur scolarité à l'école élémentaire publique[29]. Ils la poursuivent au collège Diderot d'Aigueperse[30] puis à Riom, au lycée Virlogeux pour les filières générales et STMG ou au lycée Pierre-Joël-Bonté pour la filière STI2D[31].

Il existe aussi une école élémentaire privée (Sainte-Hélène)[29].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une partie de l'église Saint-Martin.

Artonne possède quatre édifices protégés au titre des monuments historiques :

  • l'église Saint-Martin d'Artonne (XIIe siècle), classée en 1886[32] ;
  • les fontaines du XIIe siècle, situées place Montjoly et Grande-Rue, toutes deux inscrites en 1926[33],[34] ;
  • le château du Verger (XVIIe et XVIIIe siècles), inscrit en 2010[35].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sainte Vitaline : Vitaline vivait au IVe siècle à Artonne, où ses reliques sont toujours conservées. Cette pieuse vierge commit un petit péché de vanité, qui lui valut un passage au purgatoire : le jour du Vendredi Saint, elle se trouva belle. Grâce à la prière de saint Martin, venu se recueillir sur son tombeau, elle entra au paradis. Elle manifesta souvent par la suite sa protection miraculeuse aux Artonnois qui l'honorent désormais le dimanche suivant le 27 mai, jour de sa fête.
  • Saint Paterne (VIe siècle) : fêté le 16 avril, souvent confondu avec Patern de Vannes, premier évêque de Vannes. Vers l'an 900, ses reliques furent transférées à Artonne, pour les soustraire aux raids des Normands. Sa châsse se trouve encore dans l'église Saint-Martin. L'itinéraire suivi pour la translation est marqué par un certain nombre de traces : l'ancienne commune de Saint-Paterne dans la Sarthe ; Saint-Paterne-Racan en Indre-et-Loire ; église Saint-Paterne d'Orléans ; faubourg Saint-Paterne d'Issoudun[36].
  • La famille Rouher, famille notable d'Artonne au XVIIIe siècle, dont descend Eugène Rouher, ministre de Napoléon III ; son grand-père, Louis Rouher (1735-1812), était notaire royal à Artonne et bailli d'Artonne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Blancher, Artonne. Petit précis d'histoire locale, Artonne, Les amis d'Artonne, 1994, 72 p., ill.
  • Ernest Monpied, Artonne et la Révolution, vol. 2 : L'administration municipale du canton d'Artonne, Syndicat d'initiative et d'expansion touristique Brayauds et Combrailles, .
  • Annecy Rouher Vaucheret, « Les maires d'Artonne de 1789 à 2008 », Limagne nord, Association Initiative et Idées, no 27,‎ .
  • Annecy Rouher Vaucheret, « La vie municipale d'Artonne depuis 1789 », Limagne nord, Association Initiative et Idées, no 28,‎ .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Artonne (63460) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le ).
  2. a et b Carte d'Artonne sur le site Géoportail de l'IGN.
  3. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Clermont-Ferrand », sur insee.fr (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Liber de gloria beatorum confessorum, 5 (en ligne).
  11. Farges, Artonne, son histoire, le Gonfanon no 67, Argha
  12. Grégoire de Tours, la Vie des Pères, Saint-Pourçain Abbé (Chapitre V, page 42 paragraphe 2). Texte disponible à la Bibliothèque Universitaire de Clermont-Ferrand sous le code 132 309
  13. Démians d'Archimbaud Gabrielle, « Le peuplement rural en Basse-Auvergne durant le Haut Moyen Age - Compte-rendu de l'ouvrage de Gabriel Fournier », Annales - Histoire et sciences sociales,‎ (ISSN 1953-8146, lire en ligne).
  14. Didier Robert de Vaugondy (cartographe) et Elisabeth Haussard (graveur), Gouvernemens généraux de la Marche, du Limousin, et de l'Auvergne (carte), Paris, Robert de Vaugondy fils, (lire en ligne).
  15. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. a b et c « Commune d'Artonne (63012) », sur insee.fr (consulté le ).
  17. « CC Plaine Limagne (No SIREN : 200071199) », sur la base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  18. « Découpage électoral du Puy-de-Dôme », sur Politiquemania (consulté le ).
  19. Article L. 252 du Code électoral.
  20. « Municipales : le mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants », sur vie-publique.fr, .
  21. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », Candidatures du 1er tour, sur interieur.gouv.fr, Ministère de l'Intérieur (consulté le ).
  22. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », Résultats du 1er tour, sur interieur.gouv.fr, Ministère de l'Intérieur (consulté le ).
  23. Liste des maires 2014 [PDF], site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 2 juin 2014).
  24. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme », sur amr63.asso.fr, Association des maires ruraux du Puy-de-Dôme (consulté le ).
  25. Supplément « Annuaire des maires Puy-de-Dôme », La Montagne, , p. 22 (édition du Puy-de-Dôme).
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  29. a et b Annuaire des établissements scolaires d'Artonne sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  30. « Sectorisation », sur puy-de-dome.fr, Conseil départemental du Puy-de-Dôme (consulté le ).
  31. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le ).
  32. « Eglise Saint-Martin », notice no PA00091870, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Fontaine du XIIe siècle », notice no PA00091872, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Fontaine du XIIe siècle », notice no PA00091871, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Château du Verger », notice no PA63000098, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. Jacques Baudoin, Grand livre des saints : culte et iconographie en Occident, Éd. Créer, 2006, notice no 434, p. 385 : « Saint Paterne » (en ligne).