Limas

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Limas
Limas
L'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Intercommunalité Villefranche-Beaujolais-Saône
Maire
Mandat
Michel Thien
2020-2026
Code postal 69400
Code commune 69115
Démographie
Gentilé Limassiens et les Limassiennes
Population
municipale
4 843 hab. (2018 en augmentation de 4,92 % par rapport à 2013)
Densité 877 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 35″ nord, 4° 42′ 22″ est
Altitude Min. 168 m
Max. 332 m
Superficie 5,52 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Gleizé
Localisation
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Liens
Site web limas.fr

Limas est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Limas est une commune moyenne adjacente à Villefranche-sur-Saône située à 30 km au nord de Lyon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gleizé Villefranche-sur-Saône Rose des vents
N Villefranche-sur-Saône
O    Limas    E
S
Pommiers Anse

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Villefranche-Beaujolais-Saône.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la commune est soit lima (boue, limon) ou mas, mans (petit enclos). Sur des cartes anciennes le nom de la commune est Lymans ou Limanz[1].

En ce qui concerne Lymanz ou Lymans, l’étude du nom permet de le faire remonter avant l’époque gallo-romaine. En effet, Ly-Manz, Le-Mans, Le-Mansus signifie en langue celte (issue du grec) « petit domaine qui constitue une unité agricole ».

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Limas est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[5] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (55,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (50,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (38,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17 %), zones agricoles hétérogènes (13,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,1 %), terres arables (6,8 %), cultures permanentes (5,7 %), prairies (5,1 %), eaux continentales[Note 3] (0,3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque Romaine[modifier | modifier le code]

Sur le site de Limas, il existait déjà un village de nom celte. De nombreux soldats romains retraités s'y installèrent ensuite. Ils construisirent des villas qui devinrent de nombreux villages aux noms à consonance latine.

Une carte de 838 précise cette implantation romaine : Lymans était située en pagus lugdunensis (Pays de Lyon), dans l’ager de Buissanta (territoire occupé par plusieurs familles).

Lorsque la région fût convertie au christianisme, les limites des pagus devinrent celles des diocèses, les agers devinrent des paroisses.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

En 900, dans l’ager de Buissanta sont citées la villa de Buissanta et celle de Lymanz. En 940, dans le cartulaire de Savigny, Unfred de Beaujeu fait don de biens situés dans le diocèse de Lyon, dans l’ager d’Anse, dans une villa appelée Lymans. En 950, celle ci devient le siège d’une seigneurie ecclésiastique dépendante de l’abbaye de Cluny (Lymans est doyenné) et d’un seigneur vassal de Beaujeu, Guichard de Lymans. En 976, le nom apparaît dans une charte de l’Abbaye de Savigny.

En 1080, Humbert II de Beaujeu achète la mouvance de Lymans.

Vers 1280, après accord de Cluny, Beaujeu installe un prévôt, pour percevoir les redevances et faire fonction de basse justice. À cette époque, Lymans dépend à la fois d’un seigneur laïc (le seigneur de Lymans) et d’un seigneur ecclésiastique (le doyen de Lymans nommé par Cluny).

Vers le début du 12e siècle, le seigneur de Beaujeu décide la création de Villefranche-sur-Saône, à partir de terres appartenant à la seigneurie de Limas.

En 1310, le fief de Lymans fut dit « prieuré, seigneurie ecclésiastique, prévôté ».

En 1500 Pierre de Bourbon décide de transférer la prévoté à Villefranche. En 1562, la région fut dévastée par le baron des Adrets, chef du parti protestant de cette époque. Le château, abandonné par les moines réfugiés à Cluny, est mis à sac. L'abbaye de Cluny s'en sépare en 1575.

La révolution[12][modifier | modifier le code]

Il n’y eut pas de victimes à LIMAS, les nobles habitant Villefranche sur Saône depuis de nombreuses années.

Seule l’Eglise possédait des biens importants sur la commune. Ils furent saisis et revendus comme biens nationaux. Ce fut le cas du presbytère et de tous les terrains appartenant aux sœurs de l’hôpital de Villefranche sur Saône. Ces ventes accentuèrent le morcellement des domaines. L’église de Limas fut conservée comme bien communal dans le but de servir de salle de réunions.

Après la révolution[12][modifier | modifier le code]

Les citoyens de la commune durent effectuer de nombreuses dépenses pour :

  • la remise en état et l’agrandissement de l’église
  • la construction d’une école communale (maison mairie-école)
  • la transformation des chemins de terre en routes empierrées.

Le château de Belleroche aujourd’hui disparu.

Les domaines agricoles[12][modifier | modifier le code]

En 1700, LIMANS comptait 12 domaines et 25 petits propriétaires.

En 1720, sont imposés 10 domaines et 5 vignes.

En 1740, sont imposés 8 domaines et 7 vignes.

En 1760, sont imposés 7 vignes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Limas Blason
Parti: au 1er d’argent à la tour senestrée d’un avant-mur du même, maçonnée de sable et surmontée d’un écu tiercé en pal d’azur, d’argent et de gueules, au 2e d’argent à la grappe de raisin de gueules tigées et feuillées de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1902  décembre 1903  Joseph Clairet    
décembre 1903  décembre 1917  Joseph Chatillon    
décembre 1917  novembre 1940  Humbert Chatillon    
novembre 1940  août 1942  Pierre Dupuy    
août 1942  mars 1961  Jean Baudry    
mars 1961 mars 1973  Fernand Gayot    
mars 1977  mars 2001  Hubert Boulaud    
mars 2001 En cours Michel Thien UMP Chef d'entreprise retraité
Conseiller général (2005 → 2015) puis départemental du canton de Gleizé (2015 → )
5e vice-président du conseil départemental du Rhône (2015 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2018, la commune comptait 4 843 habitants[Note 4], en augmentation de 4,92 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3532024655466781 0001 7821 2171 419
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
528555555641580612602628660
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7016977089399961 0901 1291 1621 310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 5201 7703 2163 4633 6524 1514 3944 4674 754
2018 - - - - - - - -
4 843--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville compte :

  • une école maternelle ;
  • une école primaire ;
  • le collège Maurice-Utrillo.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Commune de Limas est régulièrement animée par la Fête des Conscrits

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Un site d'escalade près du lieu-dit Notre Dame de Buisante (sur la commune de Pommiers) est aménagé dans une ancienne carrière[17].

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Données climatiques[modifier | modifier le code]

Données climatiques à Limas.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,7 0 2,7 5,4 9,1 12,5 14,7 14 11,4 7,3 3,4 0,4 86
Température moyenne (°C) 2,4 3,8 7,7 10,7 14,6 18,1 20,5 19,8 16,8 11,8 6,8 3,2 122
Température maximale moyenne (°C) 5,6 7,6 12,7 16 20,1 23,8 26,4 25,7 22,2 16,3 10,2 6,1 157
Précipitations (mm) 49 47 51 55 78 79 57 76 78 69 66 51 0
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Blacé de 2001 à 2017[18].


Transports[modifier | modifier le code]

Réseau Libellule[modifier | modifier le code]

La ligne 1 Libellule dessert Limas.

Depuis 2010[modifier | modifier le code]

Depuis le , le réseau Libellule a remplacé le STAV. La commune est desservie par les lignes 1, 2, 4, 6, 7. Le TAD STAV est devenu Libellule à la demande.

Depuis 2015[modifier | modifier le code]

À partir du , le SYTRAL devient l'unique autorité organisatrice des transports urbains et interurbains sur l'ensemble du territoire de la métropole de Lyon et du département du Rhône. Le SYTRAL pilote :

Réseau SNCF[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche de Limas se trouve à Villefranche-sur-Saône (1.51 kilomètres), Anse (3.38 kilomètres), Saint-Georges-de-Reneins (9.81 kilomètres), Quincieux (9.28 kilomètres), Marcilly-d'Azergues (11.34 kilomètres). Le temps moyen de transport pour se rendre à Lyon est de l'ordre de 30 à 35 minutes. En 2017, le prix moyen d'un billet de train est de 7€.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le manoir du Martelet[modifier | modifier le code]

Le manoir du Martelet.

L'église de Limas[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La commune est citée par Philippe Noiret dans "L'Horloger de Saint-Paul".

Le journaliste présentateur de BFMTV Loïc Besson est originaire de Limas[20] où il a suivi sa scolarité maternelle et primaire.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Autriche Mieming (Autriche) depuis 1999

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. historique détaillé
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. a b et c « Ville de Limas », sur www.limas.fr (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. FFME, Escalade autour de Lyon, (ISBN 2908330377).
  18. « Climatologie mensuelle à Blacé », sur le site de infoclimat.org (consulté le ).
  19. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le ).
  20. « Ce présentateur de BFMTV est originaire de Limas », Le Progrès,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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