Limas

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Limas
Vue d'ensemble au début du XXe siècle.
Vue d'ensemble au début du XXe siècle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Gleizé
Intercommunalité Villefranche-Beaujolais-Saône
Maire
Mandat
Michel Thien
2014-2020
Code postal 69400
Code commune 69115
Démographie
Gentilé Limassiens et les Limassiennes
Population
municipale
4 708 hab. (2015 en augmentation de 6,16 % par rapport à 2010)
Densité 853 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 35″ nord, 4° 42′ 22″ est
Altitude Min. 168 m
Max. 332 m
Superficie 5,52 km2
Localisation

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Liens
Site web limas.fr
Eglise Limas Sud.jpg

Limas est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Limas est une commune moyenne adjacente à Villefranche-sur-Saône située à 30 km au nord de Lyon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gleizé Villefranche-sur-Saône Rose des vents
N Villefranche-sur-Saône
O    Limas    E
S
Pommiers Anse

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Villefranche-Beaujolais-Saône.


Étymologie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la commune est soit lima (boue, limon) ou mas, mans (petit enclos). Sur des cartes anciennes le nom de la commune est Lymans ou Limanz[1].

En ce qui concerne Lymanz ou Lymans, l’étude du nom permet de le faire remonter avant l’époque gallo-romaine. En effet, Ly-Manz, Le-Mans, Le-Mansus signifie en langue celte (issue du grec) « petit domaine qui constitue une unité agricole ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque Romaine[modifier | modifier le code]

Sur le site de Limas, il existait déjà un village de nom celte. De nombreux soldats romains retraités s'y installèrent ensuite. Ils construisirent des villas qui devinrent de nombreux villages aux noms à consonance latine.

Une carte de 838 précise cette implantation romaine : Lymans était située en pagus lugdunensis (Pays de Lyon), dans l’ager de Buissanta (territoire occupé par plusieurs familles).

Lorsque la région fût convertie au christianisme, les limites des pagus devinrent celles des diocèses, les agers devinrent des paroisses.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

En 900, dans l’ager de Buissanta sont citées la villa de Buissanta et celle de Lymanz. En 940, dans le cartulaire de Savigny, Unfred de Beaujeu fait don de biens situés dans le diocèse de Lyon, dans l’ager d’Anse, dans une villa appelée Lymans. En 950, celle ci devient le siège d’une seigneurie ecclésiastique dépendante de l’abbaye de Cluny (Lymans est doyenné) et d’un seigneur vassal de Beaujeu, Guichard de Lymans. En 976, le nom apparaît dans une charte de l’Abbaye de Savigny.

En 1080, Humbert II de Beaujeu achète la mouvance de Lymans.

Vers 1280, après accord de Cluny, Beaujeu installe un prévôt, pour percevoir les redevances et faire fonction de basse justice. À cette époque, Lymans dépend à la fois d’un seigneur laïc (le seigneur de Lymans) et d’un seigneur ecclésiastique (le doyen de Lymans nommé par Cluny).

Vers le début du 12e siècle, le seigneur de Beaujeu décide la création de Villefranche-sur-Saône, à partir de terres appartenant à la seigneurie de Limas.

En 1310, le fief de Lymans fut dit « prieuré, seigneurie ecclésiastique, prévôté ».

En 1500 Pierre de Bourbon décide de transférer la prévoté à Villefranche. En 1562, la région fut dévastée par le baron des Adrets, chef du parti protestant de cette époque. Le château, abandonné par les moines réfugiés à Cluny, est mis à sac. L'abbaye de Cluny s'en sépare en 1575.

La révolution[2][modifier | modifier le code]

Il n’y eut pas de victimes à LIMAS, les nobles habitant Villefranche sur Saône depuis de nombreuses années.

Seule l’Eglise possédait des biens importants sur la commune. Ils furent saisis et revendus comme biens nationaux. Ce fut le cas du presbytère et de tous les terrains appartenant aux sœurs de l’hôpital de Villefranche sur Saône. Ces ventes accentuèrent le morcellement des domaines. L’église de Limas fut conservée comme bien communal dans le but de servir de salle de réunions.

Après la révolution[2][modifier | modifier le code]

Les citoyens de la commune durent effectuer de nombreuses dépenses pour :

  • la remise en état et l’agrandissement de l’église
  • la construction d’une école communale (maison mairie-école)
  • la transformation des chemins de terre en routes empierrées.

Le château de Belleroche aujourd’hui disparu.


Les domaines agricoles[2][modifier | modifier le code]

En 1700, LIMANS comptait 12 domaines et 25 petits propriétaires.

En 1720, sont imposés 10 domaines et 5 vignes.

En 1740, sont imposés 8 domaines et 7 vignes.

En 1760, sont imposés 7 vignes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Limas Blason Parti: au 1er d’argent à la tour senestrée d’un avant-mur du même, maçonnée de sable et surmontée d’un écu tiercé en pal d’azur, d’argent et de gueules, au 2e d’argent à la grappe de raisin de gueules tigées et feuillées de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
12.10.1902  31.12.1903   Joseph CLAIRET    
31.12.1903  17.12.1917   Joseph CHATILLON    
17.12.1917  15.11.1940   Humbert CHATILLON    
15.11.1940  09.08.1942   Pierre DUPUY    
09.08.1942  20.03.1961   Jean BAUDRY    
20.03.1961  17.03.1973   Fernand GAYOT    
17.03.1973  17.03.1997   Hubert BOULAUD    
17.03.1997 en cours jusqu'en 2020 Michel Thien UMP Conseiller général
2020         
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2015, la commune comptait 4 708 habitants[Note 1], en augmentation de 6,16 % par rapport à 2010 (Rhône : -73,84 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
353 202 465 546 678 1 000 1 782 1 217 1 419
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
528 555 555 641 580 612 602 628 660
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
701 697 708 939 996 1 090 1 129 1 162 1 310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 520 1 770 3 216 3 463 3 652 4 151 4 394 4 467 4 708
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville compte :

  • une école maternelle ;
  • une école primaire ;
  • le collège Maurice-Utrillo.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Commune de Limas est régulièrement animée par la Fête des Conscrits

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Un site d'escalade près du lieu-dit Notre Dame de Buisante (sur la commune de Pommiers) est aménagé dans une ancienne carrière[7].

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Données climatiques[modifier | modifier le code]

Données climatiques à Limas.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,7 0 2,7 5,4 9,1 12,5 14,7 14 11,4 7,3 3,4 0,4 86
Température moyenne (°C) 2,4 3,8 7,7 10,7 14,6 18,1 20,5 19,8 16,8 11,8 6,8 3,2 122
Température maximale moyenne (°C) 5,6 7,6 12,7 16 20,1 23,8 26,4 25,7 22,2 16,3 10,2 6,1 157
Précipitations (mm) 49 47 51 55 78 79 57 76 78 69 66 51 0
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Blace de 2001 à 2017[8].


Transports[modifier | modifier le code]

Réseau Libellule[modifier | modifier le code]

La ligne 1 Libellule dessert Limas.

Depuis 2010[modifier | modifier le code]

Depuis le , le réseau Libellule a remplacé le STAV. La commune est desservie par les lignes 1, 2, 4, 6, 7. Le TAD STAV est devenu Libellule à la demande.

Depuis 2015[modifier | modifier le code]

À partir du , le SYTRAL devient l'unique autorité organisatrice des transports urbains et interurbains sur l'ensemble du territoire de la métropole de Lyon et du département du Rhône. Le SYTRAL pilote :


Article détaillé : Réseau Libellule.

Réseau SNCF[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche de Limas se trouve à Villefranche-sur-Saône (1.51 kilomètres), Anse (3.38 kilomètres), Saint-Georges-de-Reneins (9.81 kilomètres), Quincieux (9.28 kilomètres), Marcilly-d'Azergues (11.34 kilomètres). Le temps moyen de transport pour se rendre à Lyon est de l'ordre de 30 à à 35 minutes. En 2017, le prix moyen d'un billet de train est de 7€.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le manoir du Martelet[modifier | modifier le code]

Le manoir du Martelet.

L'église de Limas[modifier | modifier le code]


la Vierge de Buisante[modifier | modifier le code]

A noter qu'à la sortie par le Sud de Limas, domine Notre Dame de Buisante (sur la commune de Pommiers)

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La commune est citée par Philippe Noiret dans "L'Horloger de Saint-Paul".

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Autriche Mieming (Autriche) (Mieming) depuis 1999.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. historique détaillé
  2. a, b et c « Ville de Limas », sur www.limas.fr (consulté le 28 décembre 2017)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. FFME, Escalade autour de Lyon, (ISBN 2908330377)
  8. « Climatologie mensuelle à Blacé », sur le site de infoclimat.org (consulté le 29 décembre 2017)
  9. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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