Leidrade

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Manécanterie attenante à la cathédrale Saint-Jean de Lyon. Construit par Leidrade, cet édifice était originellement la demeure des chanoines de Saint-Jean.

Leidrade (en latin Laidradus ou Leidradus, ou, selon son autographe, Leidrat), né vers 743-745 dans la région de Nuremberg, dans l'ancien Norique, et mort un 28 décembre, en 821 ou peu après, à l'abbaye Saint-Médard de Soissons. Il est un lettré et homme d'Église du temps de Charlemagne, essentiellement connu pour avoir été évêque de Lyon (de 798/799 à 816).

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, formation et débuts dans la carrière ecclésiastique[modifier | modifier le code]

Leidrade naît dans l'ancien Norique, ou plus exactement en Bavière, dans la région de Nuremberg, à une date mal connue, vraisemblablement vers 743 ou 745. Il est certainement issu d'une famille aristocratique. Sa formation intellectuelle s'effectue à l'école épiscopale de Freising, à l'époque où un scriptorium appelé à un ample développement se constitue en ce lieu[1]. Le jeune Leidrade devient diacre de cette église de Freising vers la fin des années 760 ou au début des années 770[2]. À une date indéterminée, probablement aux alentours de 780, il est appelé à la cour de Charlemagne et figure dès lors parmi les lettrés dont le roi aime à s'entourer. Il est attaché après 782 à l'école du Palais, où il devient le disciple préféré d'Alcuin et peut-être le bibliothécaire de Charlemagne[3]. Sa désignation comme doyen du chapitre de Zurich et son séjour dans cette ville pendant 11 ans, relèvent d'une tradition dépourvue d'autorité[4].

Son activité de missus dominicus (797-799)[modifier | modifier le code]

En 797-798, Leidrade est envoyé par Charlemagne comme missus dominicus en compagnie de Théodulf d'abord en Septimanie, puis en Espagne, pour citer l'évêque Félix d'Urgell, alors accusé d'adoptianisme. Il entre alors en rapport avec Benoît d'Aniane et avec Nimfridius, abbé de Lagrasse et futur archevêque de Narbonne[5]. Leidrade s'acquitte de sa mission avec zèle et acquiert ainsi une stature éminente : il envoie en effet Félix s'expliquer au concile d'Aix-la-Chapelle en 799 (et non 800), et il s'occupe lui-même, dans l'évêché d'Urgel, de corriger les fautes du pasteur incriminé. Durant cette seconde phase de sa mission (automne 799), Leidrade ne parvient pas à faire céder Élipand de Tolède, l'autre évêque adoptianiste, mais il réussit en revanche, selon le témoignage d'une lettre d'Alcuin[6], à ramener à l'orthodoxie vingt mille ouailles de Félix.

Son épiscopat lyonnais (798/799-816)[modifier | modifier le code]

À la même époque, en 798, Adon, évêque de Lyon, meurt. Charlemagne nomme alors à sa succession Leidrade, qui est bientôt élu à l'unanimité par le clergé et le peuple. Le Bavarois ne prendra véritablement les rênes de l'évêché de Lyon qu'après sa mission en Septimanie et peut-être même après son retour d'Espagne seulement, c'est-à-dire à la fin de l'an 799[7].

Dès son arrivée dans le diocèse de Lyon, le nouvel évêque institue des écoles de lecteurs et des écoles de chantres (conformément à l'admonitio generalis). Il fonde également un foyer d'études bibliques où l'exégèse origénienne est à l'honneur et que fréquente l'Espagnol Claude, futur évêque de Turin, auquel Leidrade gardera son estime toute sa vie, malgré les prises de position controversées de son ancien disciple relativement au culte des images[8]. En outre, Leidrade veille à l'uniformisation et la réforme des pratiques religieuses aux dépens des traditions locales (aidé notamment par un chanoine messin, disciple de Chrodegang). Simultanément, il contribue à la diffusion de textes sûrs, en formant à la copie manuscrite une équipe de clercs comprenant des Hispani (immigrés venus d'Espagne après la seconde mission antiadoptianiste de 799) ; ce groupe constitue sous sa direction un scriptorium actif[9]. Pour s'aider dans sa tâche pastorale, il crée la fonction de chorévêque (chorepiscopus), tenue par deux personnes qui représentent son autorité dans les campagnes du diocèse[10].

Leidrade se lance également dans un ambitieux programme de restauration des divers établissements religieux de Lyon (et des environs comme à l'Île Barbe et Saint-Rambert-en-Bugey)[11]. Il rebâtit les églises de Saint-Nizier, Sainte-Marie[12], Saint-Paul, Saint-Georges et l'abbaye de Saint-Pierre-les-Nonnains de Lyon recevant des moniales. Le complexe épiscopal est l'objet de sa plus grande sollicitude[13]. Il fait remettre à neuf Saint-Jean-Baptiste, répare le toit de Saint-Étienne, restaure les maisons épiscopales, construit un cloître pour les clercs.

Il luttera aussi beaucoup contre les spoliations des biens de l'Église par les laïcs, sans grands résultats[14].

Appelé à Aix-la-Chapelle en 811, il est, au début de cette même année, l'un des trente témoins (11 évêques, 4 abbés et 15 comtes) signataires du testament de Charlemagne[15].

Sa retraite et sa mort[modifier | modifier le code]

En 813, alors que ses ennuis de santé s'aggravent, Leidrade fait d'Agobard[16] (qu'il a remarqué et qu'il a ordonné prêtre en 804) son coadjuteur. Bientôt, il va renoncer définitivement à ses fonctions épiscopales. En effet, peu après la mort de l'empereur (survenue le 28 janvier 814), Leidrade, fatigué, décide de se démettre de sa charge et de se retirer au monastère de Saint-Médard de Soissons. Au mépris de la législation canonique, qui ne permettait pas qu'un évêque fût désigné du vivant de son prédécesseur, il choisit pour lui succéder son fidèle chorévêque Agobard, qu'il semble bien avoir fait alors consacrer par trois évêques, dont probablement Barnard de Vienne. Cette procédure irrégulière souleva des protestations, et il s'ensuivit une longue crise qui aboutit, pour trancher la question, à la tenue d'un synode à Aix-la-Chapelle en août 816 : les évêques présents, sans doute encouragés dans ce sens par le nouvel empereur Louis le Pieux, ratifièrent la désignation d'Agobard, lequel se fit aussitôt introniser dans son siège lyonnais[17]. Leidrade put enfin jouir d'un repos bien mérité à l'abbaye de Saint-Médard de Soissons, où il mourut un 28 décembre, non pas 816 ou 817, comme on le lit souvent, mais 821 au plus tôt, date d'une lettre de l'abbé Théodemir (Theutmirus) de Psalmodi à Claude de Turin qui le donne pour encore vivant cette année-là[18].

Ses écrits[modifier | modifier le code]

Essentiellement homme d'action et pasteur diligent, Leidrade écrivit peu, comme il le reconnaît lui-même dans une épître dédicatoire où il remercie Charlemagne, qui lui a commandé un traité sur le baptême, de l'avoir ainsi « tiré de sa torpeur intellectuelle »[19]. Il nous reste de lui deux lettres (si l'on ne compte pas les deux épîtres dédicatoires), l'une à l'empereur, l'autre à sa propre sœur, et deux traités, ayant l'un et l'autre Charlemagne pour commanditaire et pour destinataire. La première lettre, adressée à l'empereur entre 809 et 812 selon les uns, en 813 ou 814 selon Dümmler, est une sorte de compte rendu, ou de bilan, de son activité épiscopale ; elle comporte de précieux renseignements sur l'Église de Lyon, son organisation et ses édifices en ce début du IXe siècle[20]. La seconde lettre est une épître consolatoire adressée à sa sœur qui vient de perdre successivement son fils et son frère ; de date incertaine (entre 798 et 816 selon Dümmler), elle exploite la topique de la consolatio latine chrétienne mais n'en est pas moins touchante par ses accents de sincérité[21]. Les deux traités rédigés par Leidrade pour Charlemagne portent sur le baptême[22]. Le plus long (divisé en onze chapitres) s'intitule De sacramento baptismi[23]: il explique la signification du baptême, en donne la typologie scripturaire et fait l'exégèse de ses rites. On y reconnaît d'importants emprunts au De baptismo de Tertullien. Le second traité, plus bref et divisé en vingt-six paragraphes, s'intitule De abrenuntiatione diaboli[24]: il complète le premier pour répondre à la curiosité de l'empereur touchant le rite baptismal du renoncement au diable et à sa « pompe ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Péricaud, Notices sur Leidrade, Agobard et Amolon, archevêques de Lyon. Lyon, s.d. (1825), p. 3-7.
  • H. Favier, Essai historique sur Leidrade, archevêque de Lyon (740?-816/7). Thèse de doctorat. Faculté Catholique de Théologie de Lyon. Lyon, 1898 (à utiliser avec précaution).
  • Joseph Pourrat, L'antique école de Leidrade. XIe centenaire de sa fondation. Lyon, E. Vitte, 1899.
  • Alfred Coville, Recherches sur l'histoire de Lyon du Ve au IXe siècle (450-800). Paris, A. Picard, 1928.
  • Paul Viard, article « Leidrade », dans Dictionnaire de spiritualité, 9 (1976), col. 557-559.
  • Jacques Gadille, René Fédou, Henri Hours & Bernard de Vregille (s.J.), Le diocèse de Lyon, tome 16 de l'Histoire des diocèses de France. Paris, Beauchesne, 1983.
  • Martina Stratmann, « Schriftlichkeit in der Verwaltung von Bistümern und Klöstern zur Zeit Karls des Grossen », in Paul L. Butzer, Max Kerner & Walter Oberschelp (éd.), Karl der Grosse und sein Nachwirkung. 1200 Jahre Kultur und Wissenschaft in Europa. Band I : Wissen und Weltbild. Turnhout, Brepols, 1997, p. 251-275, spéc. 257-259.
  • Pascal Boulhol, Claude de Turin. Un évêque iconoclaste dans l'Occident carolingien. Paris, Institut d'Études Augustiniennes (= Collection des Études Augustiniennes. Série Moyen Âge et Temps Modernes, 38), 2002, p. 18-19, 33-34, 54-55 et n. 27, et passim.
  • Michel Rubellin, Église et société chrétienne d'Agobard à Valdès. Lyon, Presses universitaires de Lyon (= Collection d'histoire et d'archéologie médiévales, 10), 2003.
  • Paolo Radiciotti, « Romania e Germania a confronto : un codice di Leidrat e le origini medievali della minuscola carolina », in Scripta. An international journal of codicology and palaeography, 1 (2008), p. 121-144, spéc. 128-131.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La formation bavaroise de Leidrade a été éclairée par Bernhard Bischoff, Die südostdeutschen Schreibschulen und Bibliotheken in der Karolingerzeit, I. Die bayerischen Diözesen (= Sammlung bibliothekswissenschaftlicher Arbeiten, 49). Leipzig, 1940, p. 60, 64 et 83-85 (avec références).
  2. Voir Josef Semmler, « Zu den bayrisch-westfränkischen Beziehungen in karolingischer Zeit », in Zeitschrift für bayerische Landesgeschichte, 29 (1966), p. 334-424, spéc. 391-392 et 402-403.
  3. Le titre de bibliothécaire n'existait pas auparavant ; on a donc mis en doute cette fonction de Leidrade, qu'aucune source connue n'a pu confirmer pleinement.
  4. A. Coville, Recherches (1928), p. 294 et n. 5
  5. Sur Nimfridius (et non Nébridius), voir P. Boulhol, Claude de Turin (2002), p. 18-19, 21 et 54-55 et n. 26.
  6. Alcuin, Epist. 208 (à Arn de Salzbourg), éd. E. Dümmler, p. 346, 14-18. Sur cette mission, voir : Émile Amann, « L'adoptianisme espagnol du VIIIe siècle », in Revue des sciences religieuses, 16 (1936), p. 281-317, spéc. 316-317 ; Ramón D'Abadal i De Vinyals, La batalla del Adopcionismo en la desintegración de la Iglesia visígoda. Madrid, 1949, p. 157-162 ; Wilhelm Heil, « Der Adoptianismus, Alkuin und Spanien », in W. Braunfels (éd.), Karl der Grosse. Lebenswerk und Nachleben. Düsseldorf, 1965, tome II, p. 95-155 ; John C. Cavadini, The last christology of the West : Adoptionism in Spain and Gaul, 785-820. Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 1993, spéc. (concernant Leidrade) p. 82, 185, n. 10 et 189, n. 50.
  7. L'administration intérimaire du diocèse est alors assurée par Eldoinus.
  8. Voir à ce sujet P. Boulhol, op. cit. (2002), p. 21 et n. 41 ; 54-55 et n. 27-28.
  9. Sur le scriptorium de Lyon à l'époque de Leidrade, on consultera : Elias Avery Lowe, Codices Lugdunenses antiquissimi. Le scriptorium de Lyon, la plus ancienne école calligraphique de France, in Documents paléographiques, typographiques, iconographiques de la Bibliothèque de Lyon, fasc. 3-4. Lyon, 1924 (52 p.) ; Bernhard Bischoff, « Frühkarolingische Handschriften und ihre Heimat », in Scriptorium, 23 (1968), p. 306-314, spéc. p. 309, 311 et 312 ; Jean Vezin, « Manuscrits présentant des traces de l'activité en Gaule de Théodulphe d'Orléans, Claude de Turin, Agobard de Lyon et Prudence de Troyes », in Coloquio sobra circulación de códices y escritos entre Europa y la Península en los siglos VIII-XIII... (1982). Santiago de Compostela, 1988, p. 157-171 ; Louis Holtz, « L'évêque, le diacre et le manuscrit. Un grand moment de l'histoire du livre à Lyon : la bibliothèque épiscopale du IXe siècle », in Gryphe. Revue de la Bibliothèque de Lyon, 2e semestre 2002, n° 5, p. 28-34 ; P. Radiciotti, « "Roma et Germania a confronto » (2008).
  10. Voir M. Rubellin, Église et société chrétienne (2003), p. 188-189.
  11. Ces diverses réalisations sont rapportées par l'évêque lui-même dans la première (circa 810-811) des deux lettres à Charlemagne que nous avons conservées ; le texte latin en a été édité dans la Patrologie Latine (PL), tome 99, col. 871-873, et l'on en trouve la traduction et l'analyse chez M. Rubellin, op. cit. (2003), p. 148-151.
  12. Cette basilique Sainte-Marie, que connaissait déjà Grégoire de Tours (In gloria confessorum, 64 ; MGH, SRM, I/2, p. 335, 28) et que restaura donc Leidrade, pourrait être identifiée soit à Notre-Dame-de-la-Platière, soit à Notre-Dame-de-la-Saunerie : Jean-François Reynaud, Lugdunum christianum. Lyon du IVe au VIIIe siècle : topographie, nécropoles et édifices religieux. Paris, Ėditions de la Maison des Sciences de l'Homme, 1998, p. 198.
  13. Voir J. Gadille & alii, op. cit. (1983), p. 54.
  14. Voir J. Gadille & alii, op. cit. (1983), p. 56.
  15. Eginhard, Vita Karoli, éd. L. Halphen. 6e tirage, Paris, Les Belles Lettres, 2007, p. 100.
  16. Sur Agobard, voir James Allen Cabaniss, Agobard of Lyons, churchman and critic. Syracusa (USA, New York), 1953, et surtout Egon Boshof, Erzbischof Agobard von Lyon. Leben und Werk. Köln & Wien, Böhlau, 1969 (= Kölner historische Abhandlungen, 17), qui remplacent l'ouvrage vieilli de Mgr Adrien Bressolles, Saint Agobard évêque de Lyon (760-840). Paris, 1949 (= L'Église et l'État au Moyen Âge, 9) ; voir aussi M. Rubellin, op. cit.. (2003)
  17. Voir M. Rubellin, op. cit. (2003), p. 189-190, même si l'auteur a tort de conclure que Leidrade, au moment du synode, était « à peu près certainement décédé ».
  18. Voir l'édition de la lettre de Théodemir par Ernst Dümmler, dans Monumenta Germaniae historica (= MHG), Epistolae, tome IV (= Epistolae aevi Karolini, tome II), 1895, p. 605, 18-23. Si l'année précise de la mort de Leidrade n'est pas connue, le jour l'est en revanche grâce au Nécrologe de Saint-Jean de Lyon, qui signale son décès au cinquième jour des calendes de janvier, c.a.d. au 28 décembre. Voir Marie-Claude Guigue, Obituarium Lugdunense. Lyon, 1864, p. 169 ; Georges Guigue et Jacques Laurent, Recueil des historiens de la France. Obituaires de la province de Lyon. Tome I (diocèse de Lyon, première partie). Paris, Imprimerie Nationale, 1951, p. 137 : V kal. obierunt Leidradus episcopus et Adaladis anachorita (...).
  19. Texte édité par E. Dümmler, op. cit., n° 28, p. 540 : ... maximas uobis referimus gratias ... quia nos pia uestra sollicitudine tamquam dormientes excitatis et torporem mentis nostrae excutitis et ad sanctum exercitium prouocatis (etc.).
  20. Texte latin édité dans la PL, tome 99, col. 871A-873B ; meilleure édition chez Ernst Dümmler, op. cit., p. 542-544, n° 30. Une traduction française, tirée de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France de François Guizot, est disponible sur Internet dans le site de Philippe Remacle, « L'Antiquité grecque et latine au Moyen Ãge », http://remacle.org/. Ce document a été souvent commenté : Pourrat, L'antique école de Leidrade (1899), p. 97-105 ; Coville, op. cit. (1928), p. 283-287 ; Jean-Pierre Brunterc'h, Archives de la France. Tome I : Le Moyen Âge (Ve – XIe siècle). Paris, Fayard, 1994, p. 219-226 ; M. Rubellin dans l'ouvrage mentionné supra, note 10.
  21. Texte latin en PL, 99, col. 884C-886C, sous la dénomination Epistola III ; meilleure édition chez E. Dümmler, op. cit., p. 544-546, n° 31.
  22. Un bon aperçu du contenu de ces deux textes se lit chez P. Viard, « Leidrade » (1976).
  23. Texte latin édité par Jean Mabillon, Vetera Analecta, III (1682), p. 28-46 ; reproduit en PL, 99, col. 853B-872A. La lettre dédicatoire à Charlemagne se lit aussi chez E. Dümmler, op. cit., p. 539-540, n° 28.
  24. Texte latin édité (avec la lettre dédicatoire à Charlemagne) en PL, 99, col. 873B-884C. L'épître dédicatoire a été également (et mieux) éditée par E. Dümmler, op. cit., p. 540-541, n° 29.