Watto

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Watto
Personnage de fiction apparaissant dans
Star Wars

Origine Toydaria
Décès 17 av. BY
Sexe Masculin
Espèce Toydarien[1]
Yeux Orange
Activité(s) Ferrailleur
Taille 1, 37 m[2],[1]
Affiliation Aucune[1]
Entourage Shmi et Anakin Skywalker (esclaves)

Créé par George Lucas
Interprété par Andy Secombe
Voix Éric Métayer pour la version française
Film(s) La Menace fantôme
L'Attaque des clones
Première apparition La Menace fantôme (film)
Dernière apparition Dark Maul (bande dessinée)
Éditeur(s) Lucasfilm
Site officiel Fiche du personnage

Watto est un personnage de la saga cinématographique Star Wars.

Il apparaît dans les épisodes I et II.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant La Menace fantôme[modifier | modifier le code]

Natif de la planète Toydaria, Watto s'engage très jeune dans une milice. Il participe à plusieurs guerres puis décide de quitter sa planète pour s'installer sur Tatooine[2]. Le toydarien choisit pour s'établir la ville de Mos Espa où il apprend le métiers de ferrailleur auprès des autochtones Jawas. Empruntant ensuite de l'argent, Watto fait construire une brocante spécialisée dans la ferraille et l'électronique. Ses affaires sont rapidement florissantes et en une année il rembourse son emprunt. Malheureusement, Watto développe également une addiction pour les jeux d'argent et les courses de modules[1].

La Menace fantôme[modifier | modifier le code]

Watto est un marchand Toydarien de pièces détachées habitant sur Tatooine. Il est alors propriétaire d'Anakin Skywalker et de sa mère Shmi Skywalker, qui sont ses esclaves. Lorsque Qui-Gon Jinn, Jar Jar Binks et Padmé arrivent à Mos Espa, en quête d'un générateur hyperdrive T-14, prévoyant de visiter plusieurs boutiques afin d'en trouver un, ils se dirigent vers celle de Watto, où ils font la connaissance d'Anakin, alors âgé d'une dizaine d'années. Watto apprend à Qui-Gon qu'il est le seul de la ville à avoir ce qu'il cherche, et qu'il ne le lui cédera que contre de l'argent ayant cours sur Tatooine, refusant les crédits républicains dont dispose Qui-Gon. En tant que Toydarien, il est insensible à la persuasion Jedi de Qui-Gon et ne se prive pas de le lui faire savoir.

Devant l'intraitabilité de Watto, et sur suggestion d'Anakin, Qui-Gon décide de parier sur la course de la Boonta avec Watto. Si Anakin gagne, Watto gardera les gains et livrera à Qui-Gon les pièces dont ce dernier a besoin. Si Anakin perd, le vaisseau de Qui-Gon (qui ne lui appartient pas et qu'il a parié sans en référer à quiconque) deviendra la propriété de Watto.

L'Attaque des clones[modifier | modifier le code]

Il reverra son ancien esclave dans l'épisode II, quand celui-ci reviendra chercher sa mère. Il semble alors en pleine déchéance.

Après L'Attaque des clones[modifier | modifier le code]

En 17 av. BY, Watto reçoit la visite de l'ancien apprenti Sith Dark Maul. Ce dernier est depuis quelques années à la recherche du maître Jedi Obi-Wan Kenobi et des enfants cachés d'Anakin Skywalker. Menacé par son visiteur, le marchand donne l'adresse de la ferme de Cliegg Lars près de la ville de Mos Esley. Satisfait, Dark Maul met fin à l'interrogatoire en décapitant Watto. Un peu plus tard, alors que l'ancien Sith retrouve Kenobi, il lui dit[3],[4] :

« Un vieux brocanteur de Mos Espa m'a craché un nom avant que je ne le débarrasse à jamais de sa cupidité. »

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Ses créateurs du département artistique de Lucasfilm et d'Industrial Light & Magic décrive Watto comme un avare grincheux, un escroc, et un vendeur malhonnête à forte personnalité. Il a l'aspect d'un alien bleu grassouillet avec un museau éléphantesque et des ailes de colibri[5].

Watto n'a que deux centres d'intérêts : l'argent et les jeux de hasard[5]. C'est pour cela qu'il ne se sépare jamais de son databloc et de son pipé[1].

Concept et création[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prélogie.

La première trilogie Star Wars (1977-1983) a comme grand méchant le célèbre Dark Vador. Pour sa nouvelle trilogie, George Lucas décide de raconter les jeunes années de ce dernier alors qu'il arbore encore le nom d'Anakin Skywalker. Watto est créé en 1994 alors que Lucas écrit le scénario du film La Menace fantôme qui aborde l'enfance d'Anakin sur la planète Tatooine[6].

Le directeur artistique de Lucasfilm Doug Chiang déclare que « George savait exactement ce qu'il voulait pour ce personnage ». Cependant, il laisse au département artistique une grande liberté pour créer les premières ébauches. Les artistes Terryl Whitlatch et Iain McCaig ont ainsi développé plusieurs concepts. Whitlatch dessine alors Watto en perroquet grassouillet avec de grandes ailes. McCaig en fait lui une bête avec quatre gros bras et fumant le cigare[5].

En 2001, l'auteur Olivier Maltret rapproche l'apparence de Watto à celle des Shingouz, des personnages apparus en 1975 dans L'Ambassadeur des Ombres, une bande dessinée de la série Valérian et Laureline[7].

En 2006, Andy Secombe l’interprète de Watto, déclare lors d’un entretien que son personnage n’est pas inspiré du vieux juif Fagin du roman Oliver Twist. Selon lui, Watto a des intonations et un caractère plutôt italien[8].

Adaptations[modifier | modifier le code]

En plus des novélisations en bande dessinée, en jeu vidéo, en roman et en roman jeunesse des films La Menace fantôme et L'Attaque des clones, Watto apparait dans plusieurs produits dérivés de la saga Star Wars.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Figurines[modifier | modifier le code]

En 1999, la société Applause commercialise plusieurs peluches des personnages de La Menace fantôme. Watto fait partie du lot[9]. La même année Hasbro commercialise une poupée[10] et deux figurines du ferrailleur. La première est vendue seule avec comme accessoire un databloc[11] et la seconde dans la boite Watto's box en compagnie des figurines de Graxol Kelvyyn et de Shakka, ses voisins de siège lors de la scène de course de module[12]. En 2002 pour la sortie du film L'Attaque des clones, une nouvelle figurine est éditée par Hasbro. Cette fois Watto arbore un chapeau et a ses ailes déployées[13]. En 2012, c'est la société Gentle Giant qui produit un mini buste de Watto regardant son dé pipé[14].

Des figurines de Watto ont également été créés par Lego pour la collection Lego Star Wars. La première en 2001 pour la boite numéro 7186 Watto's Junkyard[15] et la seconde en 2011 pour la boite numéro 7962 Anakin Skywalker and Sebulba's Podracers[16].

Réception[modifier | modifier le code]

Une caricature de 1873 d'un homme juif stéréotypé.

Le film Star Wars, épisode I : La Menace fantôme sort dans les salles de cinéma aux États-Unis le et en France le . Dès juillet 1999, le bimestriel Lucasfilm Magazine change le nom de sa section des produits dérivés en Boutique de Watto[17].

En mai/juin 1999, certains critiques décrivent Watto comme étant un personnage offensant car il ressemble à l'image stéréotypée du juif. Bruce Gottlieb du magazine Slate trouve que Watto à un accent yiddish. Et, comme il possède des esclaves, il conclut que même dans la galaxie lointaine de Star Wars la race juive est assimilée au commerce des esclaves[18]. Patricia J. Williams du journal hebdomadaire The Nation indique que Watto a également été décrit comme un stéréotype des Arabes, mais qu'il est plus vraisemblablement un personnage anti-arabe et anti-juif. Elle a ajouté que Watto lui rappel la « caricature antisémite publié à Vienne au tournant du XXe siècle »[19].

En 2008, dans le livre The Holy Family and Its Legacy, l’auteur Albrecht Koschorke traite de la présence symbolique de la Sainte Famille dans le film Star Wars, épisode I : La Menace fantôme. Il déclare que s’il n’est pas un « tuteur soucieux de veiller le Saint Enfant et sa mère », Watto agit dans une position similaire à celle d'un « homme qui possède des pouvoirs patriarcaux sans être le père »[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Allanson et Al. 2002-2004., p. Wat1 et Wat2 : Watto.
  2. a et b (en) Daniel Wallace et Al., The New Essential Guide to Characters, New York, Del Rey,‎ 2002.
  3. Ron Marz et Al., Dark Maul, Paris, Delcourt,‎ 2005.
  4. (en) Daniel Wallace, Star Wars: The Comics Companion, Milwaukie, Dark Horse Comics,‎ 2006.
  5. a, b et c (en) « Inside the Holocron – Watto’s Character Development » sur le site BackwardSandBeyond.com
  6. Lucasfilm Magazine hors série numéro 1 : Le Guide officiel du film, Paris, Courleciel,‎ automne 1999.
  7. Olivier Maltret, DBD, « Jean-Claude Mézières » dans Les dossiers de DBD, BFB éditions, Paris, 2001.
  8. (en) Interview d'Andy Secombe sur le site StarwarsInterviews :

    « There’s a story on the internet that it was based on Alec Guinness role as Fagin in Oliver Twist. No, he isn’t Jewish ! Watto is an Italian….Toydarian ! No way he was based on that character. »

  9. Lucasfilm Magazine numéro 19, Paris, Courleciel,‎ septembre/octobre 1999.
  10. Fantasia-Team 2005, p. 421.
  11. Fantasia-Team 2005, p. 205.
  12. Fantasia-Team 2005, p. 229.
  13. Fantasia-Team 2005, p. 282.
  14. (es)« Gentle Giant: Watto Mini-Busto » sur le site RebelsCum.com
  15. (en) « LEGO Watto’s Junkyard » sur le site BrickGalaxy.com
  16. (en) « 7962-1: Anakin Skywalker and Sebulba's Podracers » sur le site BrickSet.com
  17. Lucasfilm Magazine numéro 18, Paris, Courleciel,‎ juillet/août 1999.
  18. (en) « The Merchant of Menace » sur le site Slate.com :

    « Even in a galaxy far away, the Jews are apparently behind the slave trade. »

  19. (en) « Racial Ventriloquism » sur le site Web.Archive.org
  20. (en) Albrecht Koschorke, The Holy Family and Its Legacy: Religious Imagination from the Gospels to Star Wars, New York, Columbia University Press,‎ 2008.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]