Coruscant

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Coruscant
Image illustrative de l'article Coruscant
La planète Coruscant
Astronomie
Localisation Galaxie
Secteur Mondes du Noyau
Genre Planète tellurique
Étoile 1
Satellites 4
Anneaux (après la guerre contre les Yuuzhan Vong)
Révolution 1 an
Rotation 24 heures
Dimensions 6120 km de rayon
Gravité Standard
Géographie
Atmosphère Respirable
Climat Tempéré et contrôlé
Paysages Ville, gratte-ciels
Surface immergée Aucune
Classe Terrestre
Sites remarquables Capitale, Temple Jedi, sénat galactique, bureau du Chancelier
Espèces intelligentes Toutes
Espèces animales Cthon, Duracrete slug, Gartro, Hawk-bat, Stratt, Thrantcill, Umrach
Langues Standard
Politique Capitale
Affiliation République galactique, Empire galactique, Nouvelle République, Alliance galactique
Batailles Bataille de Coruscant

Coruscant est une planète de l’univers de fiction Star Wars.

Création[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de Coruscant trouve de toute évidence son origine dans l'adjectif coruscant, relativement rare en français (mais qui existe sous une orthographe identique en anglais), et qui vient du latin coruscans signifiant « brillant, étincelant » (comme le français). La prononciation officielle en français est [koʁyskã] (Koruskan), dans les versions françaises des films on entend pourtant [koʁysã] (Korussan) ou encore [koʁysãt] (Korrussante).

Source d'inspiration[modifier | modifier le code]

Ce type d'organisation spatiale reléguant les classes sociales les plus pauvres en bas et accueillant les plus riches en haut est un poncif de la science-fiction (Voir La Machine à explorer le temps de Herbert George Wells en 1895), du film d'anticipation (voir Metropolis (1927) de Fritz Lang) et de la bande dessinée (voir L’Incal (1981-1988) d’Alejandro Jodorowsky). La planète capitale de l'Empire galactique de Star Wars a, très probablement, été en grande partie inspirée par une autre planète capitale, d'un autre Empire galactique, elle aussi intégralement urbanisée : Trantor, du cycle d'Isaac Asimov, Fondation. L'urbanisme de gratte-ciels, l'habitat vertical et la structure sociale très inégalitaire sont, selon Alain Musset, en grande partie inspirés par Les Monades urbaines, roman de SF de Robert Silverberg paru en 1974. Coruscant ressemble également au New York du XXIIIe siècle dépeint par Luc Besson dans son film Le Cinquième Élément (1997), lui-même inspiré de la série de Jodorowski, L’Incal.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette planète est une planète-cité. Elle est recouverte d'une gigantesque ville avec des milliers de gratte-ciel qui dépassent parfois les nuages. C'est la capitale de l'ancienne et de la nouvelle République ainsi que de l'Empire. Elle est située près du centre de la galaxie, en bordure du Noyau et fut la capitale de la République galactique, puis de l'Empire galactique et enfin de la Nouvelle République après la chute de l'Empire. Ce monde a de tout temps été le centre névralgique de la galaxie. La planète est cosmopolite et entièrement urbanisée, éclairée en permanence de jour comme de nuit. Les océans et les calottes polaires approvisionnent la planète en eau douce ont été asséchés depuis bien des millénaires, tandis que la quasi-totalité des denrées de la vie de tous les jours sont importées. Le climat est uniformément contrôlé et tempéré. La ville s'enfonce autant sous terre qu'elle s'élance vers les cieux. Les plus hauts gratte-ciel percent les nuages. Les bas-fonds de Coruscant (situés en deçà de la couche de brume perpétuelle qui stagne à quelques dizaines de mètres du sol) sont parmi les endroits les plus malfamés de la galaxie et sont peuplés de créatures méconnues et dangereuses même pour les Jedi. À l'inverse, l'ascension sociale est à mettre en parallèle avec l'ascension au sens le plus propre du terme, sur Coruscant. Il y a véritablement ségrégation sociale : les plus riches et les plus hauts fonctionnaires vivent dans les bâtiments les plus hauts où l'air est purifié et sain, les classes moyennes quelques étages en dessous. On y rencontre toutes les espèces de la galaxie. Encore quelques étages plus bas, c'est le territoire des criminels et autres pirates. Ici, il n'y a plus de système de purification de l'air et il est donc particulièrement toxique. Ce territoire est aussi dangereux car les plans sont mal connus sauf des habitants. Il y a quelques exceptions comme Dometown. Puis dans les sous-sols de Coruscant, vivent des créatures encore moins recommandables que les criminels telles que des rats de 3 mètres de long. Les deux chambres de l'Ancienne République, le dôme du Sénat galactique et l'imposante masse pyramidale du Temple Jedi coiffée de ses cinq tours élancées, se trouvent sur Coruscant, où s'édifie plus tard le titanesque palais de Palpatine.

Bataille de Coruscant[modifier | modifier le code]

Trois ans après la bataille de Géonosis, elle est la dernière bataille d'envergure de la guerre des clones avant la bataille d'Utapau qui vit mourir le Général Grievous tué de la main d'Obi-Wan Kenobi. De par son emplacement, sur le monde-capitale Coruscant, et la quantité de moyens employés des deux côtés, elle fut l'une des plus meurtrières en termes de pertes civiles comme militaires.

Les raisons de l'attaque de Coruscant[modifier | modifier le code]

L'une des batailles les plus meurtrières de toute la guerre des Clones est aussi celle aux objectifs les plus complexes et secrets, à plusieurs niveaux. Les défenseurs républicains comprirent vite que l'objectif des membres de la Confédération des systèmes indépendants n'était pas la conquête du monde-capitale Coruscant, mais l'enlèvement du Chancelier Suprême Palpatine. L'attaque ne fut qu'une grande opération de diversion pour une opération commando encore plus osée, en direction du 500 Républica (quartier huppé de Coruscant où se trouve la plupart des organes de gouvernement de la République galactique, notamment le Sénat ou la Chancellerie).

Mais les Républicains comme les Séparatistes furent abusés par la même personne, Palpatine, à la fois chef de la République en tant que chancelier suprême, et de la CSI en tant que seigneur noir des Sith. Il réussit à jouer sur les différents tableaux, et tous ses objectifs seraient atteints avant la fin de la bataille :

  • la CSI devait être saignée à blanc dans une attaque inutile, perdant en outre son meilleur élément politique, le comte Dooku
  • le chancelier suprême verrait encore augmenter ses pouvoirs, arguant de la dangerosité de la CSI
  • l'armée clone pourrait encore être étoffée devant la dangerosité présumée de l'armée de la Confédération
  • Dark Sidious serait débarrassé d'un apprenti désormais inutile, alors que la guerre devait arriver à son terme
  • Anakin Skywalker s'approcherait encore un peu plus du Côté Obscur, par l'exécution de Dark Tyrannus (Dark Sidious formerait ainsi progressivement celui qui allait devenir Dark Vador, son nouvel apprenti)

La préparation de la bataille[modifier | modifier le code]

L'attaque de Coruscant, un des mondes les mieux protégés de la Galaxie, était certes un challenge plus qu'alléchant pour Grievous mais nécessitait une préparation sans faille. Tout d'abord, il fallait dégarnir des défenses planétaires déjà faibles par rapport à l'importance de ce monde : le généralissime de la Confédération des systèmes indépendants lança simultanément différentes petites attaques sur des points éloignés de la Galaxie, magistrale opération de diversion alors même qu'il réunissait les forces séparatistes en vue de l'assaut.

Mais il restait encore un problème : il fallait pouvoir promptement éliminer les défenseurs encore présents sur la planète même ; ils auraient tôt fait d'appeler des renforts à la rescousse. Or il était théoriquement impossible de pouvoir s'approcher suffisamment du monde-capitale de manière à mener cette partie du plan à bien. En effet toutes les voies hyperspatiales menant vers Coruscant étaient soit gardées, soit très sérieusement minées. Les défenses extérieures apparaissent dès lors comme impénétrables (ou plus exactement il semblait impossible de s'en débarrasser sans que l'alarme ne sonne), remettant en cause toute l'opération.

C'est là où Dark Sidious intervint, en donnant au généralissime les coordonnés de voies hyperspatiales secrètes passant par le Noyau profond (extrêmement risqué à traverser, si l'on n'est pas doté de données extrêmement précises ...). Cela permit au général cyborg de contourner les défenses extérieures sans être vu et d'arriver dès lors en orbite de Coruscant, à la stupeur de défenseurs complètement dépassés.

Quant au bouclier planétaire, il ne se déclencha pas d'une part à l'arrivée des Séparatistes, et d'autre part ne le put très vite plus (c'était fort logiquement une des cibles prioritaires).

La bataille sur terre, dans les airs et dans l'espace[modifier | modifier le code]

Arrivée en orbite de Coruscant, la flotte de la Confédération des systèmes indépendants déversa un flot quasi continu de vaisseaux de transports contenant tout ce que la Confédération possède de matériel terrestre et d'infanterie, soutenus au sol par un bombardement orbital. Si les dégâts sont très importants, la résistance républicaine, complètement dépassée et effarée au début de la septième bataille de Coruscant, va vite s'organiser. Appuyées par de nombreux Jedi parmi les meilleurs de l'Ordre, les forces républicaines purent ralentir puis contenir l'assaut séparatiste au prix de grandes destructions (de nombreux ponts furent ainsi détruits afin d'empêcher l'avance de la soldatesque mécanique); la Confédération, au moins en apparence, n'était ainsi pas passée bien loin de la conquête du monde-capitale, mais avait tout de même été défaite.

Pendant ce temps-là, en orbite du monde-capitale, la flotte séparatiste fut progressivement rejointe par des vaisseaux républicains appelés de toute part à la rescousse par leurs frères d'armes assiégés. Si les forces républicaines présentes au début de la bataille furent promptement massacrées, elles eurent tout de même le temps d'appeler à l'aide. Dès lors les forces de la CSI au sol ne purent être soutenus par les vaisseaux séparatistes qui durent retourner leurs tourelles turbo-laser contre les nouveaux arrivants.

L'enlèvement du chancelier et la fin de la bataille[modifier | modifier le code]

Grievous et ses nouveaux gardes IG-100 fraîchement manufacturés —aussi appelés Magnagardes— se frayèrent leur chemin pour capturer le Chancelier Palpatine. Pour atteindre Palpatine, Grievous se livra à une chasse dans les rues de Coruscant, le Chancelier étant protégé par trois Jedi, dont une que Grievous avait déjà affrontée (Shaak Ti) et de deux autres : Foul Moudama et Roron Corobb. C'est aussi à ce moment que furent révélées les deux paires de bras du cyborg. Après s'être débarrassé de deux chevaliers, Grievous neutralisa facilement Shaak Ti qu'il emprisonne dans des fils électriques. Il s'apprêtait à monter à bord de sa navette avec Palpatine quand le Maître Jedi Mace Windu apparut. Le Jedi eut juste le temps de comprimer la poitrine de Grievous à l'aide de la Force avant que la porte du vaisseau se ferme. À partir de ce moment, la puissance de Grievous fut diminuée, n'étant plus aussi agile. Une toux asthmatique lui coupait la respiration à chaque fois qu'il terminait de parler, ou lorsqu'il effectuait des mouvements trop brusques. Il réussit néanmoins à s'enfuir avec le chancelier en otage.

Une fois la Main Invisible revenue dans l'espace, la situation dans l'orbite du monde-capitale avait considérablement changé par rapport à l'arrivée des séparatistes seulement quelques heures plus tôt ; il faudrait se battre et subir d'importantes pertes pour que le vaisseau puisse s'échapper avec son précieux otage à bord. Malheureusement pour Dooku et Grievous, leur maitre Dark Sidious avait d'autres projets : suite à la mission du commando Jedi formé par Obi-Wan Kenobi et Anakin Skywalker envoyé sur le pont de la Main Invisible pour libérer le chancelier suprême, l'apprenti Sith trouva la mort alors que le général cyborg dû sacrifier son vaisseau avec tout l'équipage à bord : il envoya d'un coup dans l'espace toutes les capsules de sauvetage).

Bibliographie[modifier | modifier le code]