Les Nuits de la pleine lune

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Les Nuits de la pleine lune

Réalisation Éric Rohmer
Scénario Éric Rohmer
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films du Losange
Les Films Ariane
Compagnie Éric Rohmer
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Sortie 1984
Durée 105 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Nuits de la pleine lune est un film français réalisé par Éric Rohmer, sorti le 29 août 1984. C'est le quatrième volet de la série Comédies et Proverbes. Il illustre le proverbe de la province de Champagne (en réalité inventé de toute pièce par Rohmer lui-même) : « Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison ».

Synopsis[modifier | modifier le code]

Louise, qui se détache peu à peu de Rémi, décide de louer un studio pour éprouver sa nouvelle liberté. Pendant tout le film, Louise joue dangereusement avec les sentiments de ceux qu'elle séduit. Son compagnon est le premier à en souffrir. Elle sera prise à son propre jeu, le jour où Rémi en découvrira la « Clé »...

L'action se déroule entre Lognes (ville nouvelle de Marne-la-Vallée, alors en plein développement urbain) et Paris.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

« Louise, c’est une jeune actrice au charme fou qui vient d’avoir 25 ans : Pascale Ogier. Que serait ce film sans toi, Pascale, sans ton charme fou et cette chanson d’Elli et Jacno sur laquelle tu danses, une nuit de la pleine lune ? Rohmer a saisi la grâce de cette beauté qui ne faisait que passer. »

— Luc Arbona, Les Inrocks[1]

« ce film est un chant polyphonique pour deux voix, enchanteresses. La première est celle d'une jeune femme pour qui l'ascension des années 80 est une perspective grisante. Hélas disparue juste après la sortie du film, Pascale Ogier tranche avec les héroïnes habituelles d'Eric Rohmer, romantiques et désuètes.[...]
À sa voix diaphane se mêle celle de Fabrice Luchini, à peine sorti de la chrysalide. L'acteur joue un dandy brimé, pauvre confident dont la gent féminine n'attend rien d'autre qu'une amitié respectueuse. Fonctionnelle jusqu'au paroxysme, superbement filmée, la ville sert de caisse de résonance à leurs refrains, qui finissent par s'unir. Ce film continue d'émerveiller par sa justesse prémonitoire et sa beauté fragile. »

— Marine Landrot, Télérama, 12 août 2000[2]

Analyse[modifier | modifier le code]

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L'appartement où vit l'ami de Louise est un clin d'œil à Mondrian ; en effet, l'appartement est une mise en forme de ses idées plastiques en architecture d'intérieur qui n'est pas sans rappeler la façon dont l'artiste avait lui-même organisé son appartement. On retrouve l'utilisation des couleurs primaire (jusqu'aux fleurs qui sont rouges et bleues), et la référence par l'accrochage de reproduction d’œuvres de Mondrian sur les murs, de plus Louise travaille dans les arts décoratifs et fabrique des lampes inspirées du néoplasticisme. Il s'agit d'un des principes majeurs du mouvement De Stijl : l'application des principes découverts en peinture à tous les domaines de la vie et de la création[3].

La scène cruciale du film se passe aux 120 Nuits, une discothèque parisienne éphémère qui avait été choisie par Pascale Ogier comme représentative de l'esprit de fête et d'insouciance de l'époque.

Autour du film[modifier | modifier le code]

L'actrice principale, Pascale Ogier, est décédée deux mois après la sortie du film d'une crise cardiaque[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Site des Inrocks, consulté le 23 septembre 2013
  2. Cf. site de Télérama, consulté le 23 septembre 2013
  3. Serge Lemoine, Mondrian et De Stijl
  4. Martin Barnier et Pierre Beylot, Analyse d'une œuvre : Conte d'été, Éric Rohmer, 1996, Vrin,‎ 2011, p. 27

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]