Loulou (film, 1980)

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Loulou est un film français réalisé par Maurice Pialat et sorti le 3 septembre 1980[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Nelly n'en peut plus de sa petite vie rangée auprès d'André, son mari. Ainsi, elle fait de Loulou son amant, dans le but de devenir heureuse. Pourtant, Nelly tombe enceinte et avorte.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Genèse du film[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Le scénario d'Arlette Langmann s'inspire fortement de sa liaison avec Maurice Pialat[2].

(Précision à la phrase di-dessus : Arlette (qui est la soeur de Claude Berri) n'a pas dit la vérité aux Cahiers du Cinéma quand elle raconta qu'elle s'était inspirée de sa relation avec M. Pialat. Alors qu'elle vivait effectivement avec Pialat, elle rencontra un soir dans le 15e arrondissement, au dancing Le Boléro, rue de la Croix-Nivert, un garçon du nom de Dédé Lafond. Elle en tomba follement amoureuse. Dédé devint son amant  durant des mois, c'était un petit malfrat qui passait son temps à entrer et sortir de prison. Alcoolique et drogué, très bagarreur quand il partait en bordée, ne travaillant pas, il mena la vie dure à Arlette. Elle présenta un soir Dédé à son frère qui lui demanda ce qu'il voulait faire dans la vie, question à laquelle il répondit : "Ne rien foutre et gagner beaucoup d'argent !" Réponse qui ne contribua pas à ce que Claude Berri ait une bonne impression du personnage ! Très amoureux d'Arlette, il rêvait de mariage et d'enfants. Elle tomba enceinte. Petite bourgeoise s'étant encanaillée avec un gigolo, elle ne voulut pas de cet enfant et avorta. Dédé ne savait pas qu'elle était enceinte et il ne se remit jamais de cet avortement. Arlette le quitta puis écrivit cette relation. Ce récit devint le scénario de Loulou, le film de Pialat. A noter aussi que le jeu de Depardieu, ses mimiques et son phrasé et même sa façon de s'habiller sont si proches du personnage de Lafond, que je suis presque certain qu'ils se sont rencontrés avant le tournage, je ne vois pas d'autre explication. Je sais tout vela par le détail car Dédé était un ami.)

Tournage[modifier | modifier le code]

Sur le tournage laisse la place à l'improvisation des acteurs et aux aléas du tournage. Par exemple, le fait que le lit s'écroule dans la scène d'amour entre Nelly et Loulou n'était pas prévu[3].

Maurice Pialat n'a pas pu tourner toutes les scènes qu'il souhaitait tourner. À la fin du tournage, Isabelle Huppert a dû partir aux États-Unis pour tourner La Porte du paradis de Michael Cimino et n'a pu tourner les raccords que quelques mois plus tard. Quant à Gérard Depardieu, il y a certains raccords qu'il n'a jamais pu tourner[4].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Le critique Maximilian Le Cain dit avoir été bouleversé par Loulou[5].

Le critique Olivier Nicklaus voit dans Loulou un grand film politique en ce qu'il montre le décalage entre les classes sociales[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiches du cinéma : Tous les films de 1980, L'Office catholique français du cinéma,‎ 1981, p. 289
  2. Arlette Langmann, « Loulou, c'était notre histoire », Cahiers du cinéma, no 576,‎ février 2003, p. 51
  3. Isabelle Huppert, « Ce qu'on avait tourné, on avait l'impression de l'avoir vécu », Cahiers du cinéma, no 576,‎ février 2003, p. 47-48
  4. Serge Kaganski, « L'Amour existe », Les Inrockuptibles,‎ 1er novembre 1995 (lire en ligne)
  5. (en) Fabien Bouly, Noël Herpe, Maximilian Le Cain et Glenn Norton, « Maurice Pialat (1925 – 2003) – A Tribute », Senses of cinema, no 25,‎ mars 2003 (lire en ligne)
  6. Olivier Nicklaus, « Loulou », Les Inrockuptibles,‎ 16 août 2006 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]