Journal intime (film, 1993)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir journal intime (homonymie).

Journal intime

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Le quartier de Garbatella sur lequel s'ouvre le film.

Titre original Caro Diario
Réalisation Nanni Moretti
Scénario Nanni Moretti
Acteurs principaux
Sociétés de production Sacher Film
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie, Drapeau de la France France
Sortie 1993
Durée 100 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Journal intime (Caro diario) est un film italien écrit, réalisé, produit et interprété par Nanni Moretti, sorti en 1993. Le film a obtenu le prix de la mise en scène du Festival de Cannes 1994.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Journal intime est composé de trois épisodes dans lesquels Nanni Moretti joue son propre rôle dans une sorte de dialogue avec son journal intime comme le suggère le titre.

En Vespa[modifier | modifier le code]

Le premier épisode, En Vespa, montre l'acteur dans sa promenade en Vespa à travers les quartiers d'une Rome estivale et à moitié déserte, interrogeant des passants. La photographie des beautés du paysage architectural et monumental accompagne les réflexions du réalisateur qui passent de la critique cinématographique en général et du cinéma hollywoodien en particulier, à la sociologie et à la complexité urbanistique de tous ces quartiers périphériques de la capitale. Sa plus grande joie, danser dans un bal populaire. Parfois, il s'arrête pour voir un film dans un bar. L'épisode s'ouvre à Garbatella et se termine à Ostie, sur le lieu où fut assassiné Pier Paolo Pasolini, où se trouve un monument érigé à sa mémoire et où Moretti se rend, accompagné d'une musique de Keith Jarrett. L'une des scènes les plus caractéristiques de cet épisode est celle de la visite à Spinaceto, un quartier du sud de la capitale, dont Moretti parcourt les rues après en avoir entendu parler de manière négative : « Alors, allons voir Spinaceto »[1].

Les îles[modifier | modifier le code]

Dans le second épisode, Les îles, Moretti est en voyage dans les îles éoliennes, fuyant la frénésie de la vie citadine. En visite sur l'île de Lipari chez son ami Gerardo où il s'est retiré pour étudier, il ne réussit cependant pas à trouver la tranquillité tant convoitée dans la confusion touristique. Les deux amis se rendent alors sur l'île de Salina, où ils sont accueillis chez un couple d'amis de Gerardo, lesquels se débattent avec l'éducation problématique de leur fils, un enfant gâté et télédépendant. Gerardo, depuis toujours allergique à la télévision se découvre étonnamment séduit, en particulier par les soap opera. Sur l'île de Stromboli, le maire mégalomane voudrait les entraîner dans des projets extravagants. En visitant le volcan, Gerardo réussit à demander à des touristes américains de lui révéler en avant-première les événements du soap opera Amour, Gloire et Beauté, pas encore diffusé en Italie, mais tous les types de programmes télévisuels l'attirent désormais, trouvant dans chacun d'eux différents mobiles intellectuels. Les deux hommes décident d'aller vers Panarea mais ce choix se révèle également malheureux, car ils tombent sur deux animatrices d'événements mondains et repartent à la course vers l'hydroglisseur. Découragé par cet nième échec, Moretti décide de se rendre sur l'île d'Alicudi, la plus « sauvage » de l'archipel, dépourvue d'eau courante et d'électricité. Ils semblent finalement satisfaits quant l'ami Gerardo s'enfuit de l'île, désespéré, se rendant compte que, alors qu'il n'en ressentait pas le manque, il allait être privé de télévision.

Les médecins[modifier | modifier le code]

Le dernier épisode, Les Médecins, raconte son odyssée, autobiographique et en partie filmée depuis la vie réelle, aux prises avec un lymphome de Hodgkin (tumeur du système lymphatique au pronostic plus favorable en regard du lymphome non Hodgkin), dont il ne s'est rendu compte qu'après une série d'avis discordants, consultations imprécises, soins inutiles et dispendieux. À partir du symptôme d'un prurit en évolution au point de perturber son sommeil, de transpiration et d'amaigrissement, il s'adresse en vain à plusieurs « lumières » de la dermatologie, obtenant seulement de continuelles prescriptions pharmaceutiques, de différents types de shampoings et enfin d'une cure dans une localité balnéaire. Après avoir risqué un choc anaphylactique à cause d'un vaccin qui se révélera inutile, il se tourne vers la médecine orientale. Un médecin acupuncteur lui conseille des contrôles radiographiques ; le scanner semble indiquer la présence d'un sarcome pulmonaire incurable ; l'intervention chirurgicale met cette fois en évidence un lymphome de Hodgkin pour lequel le réalisateur commence des séances de chimiothérapie, qui se déroulent et qu'il filme dans son appartement. En consultant une encyclopédie médicale, Moretti trouve la confirmation de ce que les symptômes de cette maladie sont bien ceux dont il a souffert et dont il a toujours fait état en anamnèse. Déçu (« les médecins savent parler mais pas écouter », l'épisode, raconté à la table d'un bar remplie des produits achetés, se conclut par un amer et sarcastique brindisi avec un verre d'eau avalé l'estomac vide (« ils disent que ça fait du bien »).

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Ce film arrive à être à la fois très égocentrique et très généreux. Nanni Moretti ne parle dans ces trois chapitres de son Journal intime que d'une seule chose : lui-même. Mais en parlant de lui seul, il nous renvoie à nos propres réalités, limites, désirs.[réf. nécessaire]

Caméo[modifier | modifier le code]

Dans l'épisode En Vespa, se trouve un caméo de l'actrice Jennifer Beals, dont Moretti chante les louanges : elle apparaît lors d'une promenade le long des murs de la Porta Metronia en compagnie du réalisateur Alexander Rockwell (en), son mari de l'époque. Autre caméo, celui du réalisateur Carlo Mazzacurati, dans le rôle d'un critique cinématographique qui pleure et se désespère en entendant une recension flatteuse du film Henry, portrait d'un serial killer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Caro diario » (voir la liste des auteurs)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]