Orchestre national de Lyon

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Orchestre national de Lyon
Ville de résidence Lyon, Rhône
Drapeau de la France France
Années d'activité Depuis 1903
Type de formation Orchestre symphonique
Genre Musique symphonique
Style Répertoire classique
à contemporain
Direction Leonard Slatkin
Fondateur Georges Martin Witkowski
Structure de rattachement Auditorium Maurice-Ravel
Effectif 103 musiciens
Site internet Orchestre national de Lyon

L'Orchestre national de Lyon (ONL) est un orchestre symphonique français établi à Lyon.

Lyon est l'unique ville de province française à accueillir deux orchestres symphoniques. L'un, dont traite cet article, est chargé du répertoire symphonique, tandis que l'Orchestre de l'Opéra national de Lyon dirige la saison lyrique.

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, Lyon ne possède pas d'orchestre symphonique permanent malgré quelques tentatives éphémères depuis 1860.

En 1903, Georges Martin Witkowski, avec l'appui de Charles Bordes fonde le Schola Cantorum de Lyon dont le premier concert, le 29 avril 1903, réunit 200 chanteurs. G.M. Witkowski dirigera la Schola jusqu'en 1923, puis cèdera cette fonction à son fils Jean jusqu'à la mort de ce dernier en 1953. Elle prendra alors le nom de Schola Witkowski.

Après avoir créé un chœur, G.M. Witkowski dépose en janvier 1905 son projet de fondation de la Société des grands concerts de Lyon qui deviendra le futur orchestre national. Il dirige le premier concert le 28 novembre 1905 avec au programme[1] la symphonie espagnole d'Édouard Lalo et le violoniste Eugène Ysaye en soliste.

Il ne restait plus qu'à construire une salle de concert. Ce sera chose faite le 8 novembre 1908 avec l'inauguration de la salle Rameau, équipée en arrière-scène d'une galerie pour chœur et d'un orgue construit par Charles Mutin.

En décembre 1938, la Société des Grands Concerts fusionne avec une autre société musicale le Trigintuor et prend le nom de Association philharmonique. À la mort de Georges Martin en 1943, son fils, Jean Witkowski lui succède à la tête de l'orchestre. En 1953, le décès de Jean met fin à 50 ans de direction de la dynastie Witkowski[2].

L'après Witkowski[modifier | modifier le code]

Robert Proton de la Chapelle (1894-1982) est musicien amateur. Il assure la direction artistique et fait appel systématiquement à des chefs invités[3]. Il crée en octobre la revue Résonances, organe de la connaissance des Arts et des Lettres à Lyon. En 1965, l'ORTF supprime l'orchestre de la Radio lyonnaise. Proton de la Chapelle convainc le maire Louis Pradel d'intégrer la plupart des musiciens à ce qui est devenu entre temps l'Orchestre de la Société Philharmonique de Lyon, faisant passer cette phalange de 49 à 76 musiciens[4].

En 1966 Marcel Landowski est nommé directeur au Ministère de la Culture d' André Malraux et lance son plan Musique. Les subventions sont débloquées et le 22 décembre 1968 l'orchestre prend une vocation régionale (Orchestre Philharmonique Rhône-Alpes) et passe à 95 musiciens. Louis Frémaux en devient le chef permanent. Cette vocation lui impose quelques représentations déconcentrées (Grenoble, Annecy, Bourg-en-Bresse…).

Serge Baudo lui succède et l'année suivante (1972) l'Orchestre obtient un statut national et devient l'Orchestre national de Lyon - ONL. C'est le début des grandes tournées à l'étranger (Europe, Chine, Corée, Amérique, et plus tard plusieurs tournées au Japon) et des premières productions discographiques de l'Orchestre. En 1979, Baudo fonde le festival Berlioz en associant sa formation à La Côte-Saint-André, ville natale du compositeur. En 1987, Emmanuel Krivine, déjà premier chef invité depuis 1983, lui succède. D'un caractère intransigeant, il obtiendra une réfection complète de l'auditorium Maurice-Ravel à l'acoustique très critiquée depuis sa mise en service[5].

En septembre 2000, l'américain David Robertson devient le premier chef permanent étranger. Il sera suivi par l'allemand Jun Märkl, et l'américain Leonard Slatkin. Depuis l'automne 2004, il existe un jumelage musical avec le Birmingham Symphony Orchestra et le Radio-Sinfonie-Orchester de Francfort[6].

Depuis 1975, l'orchestre s'est installé dans l'Auditorium Maurice-Ravel [7], construit dans le quartier de La Part-Dieu.

L'Orchestre national de Lyon est subventionné par la ville de Lyon, le Ministère de la Culture et le Conseil régional de Rhône-Alpes.

Direction musicale[modifier | modifier le code]

Musiciens[modifier | modifier le code]

Pupitre Musiciens (°: solistes, chefs d'attaque ; °°: supersolistes)
Violons solos supersolistes Jennifer Gilbert°°, Giovanni Radivo°°
Premiers violons Florent Kowalski°, Jacques-Yves Rousseau°, Yves Chalamon, Pascal Chiari, Constantin Corfu, Andréane Détienne, Annabel Faurite, Sandrine Haffner, Yaël Lalande, Ludovic Lantner, Philip Lumbus, Amélie Chaussade, Anne Rouch, Roman Zgorzalek
Seconds violons Catherine Menneson°, Tamiko Kobayashi°, Julie Friez, Audrey Besse, Bernard Boulfroy, Sébastien Plays, Sylvie Diou, Eliad Florea, Véronique Gourmanel, Jean-Baptiste Jourdin, Kaé Kitamaki, Marie-Claire Moissette, Mireille Monin, Haruyo Tsurusaki
Altos Corinne Contardo°, Jean-Pascal Oswald°, Fabrice Lamarre°, Catherine Bernold, Corentin Bordelot, Vincent Dedreuil-Monet, Marie Gaudin, Vincent Hugon, Valérie Jacquart, Seungeun Lee, Frank Lombard, Carole Millet, Manuelle Renaud
Violoncelles Nicolas Hartmann°, Édouard Sapey-Triomphe°, Philippe Silvestre de Sacy°, Mathieu Chastagnol, Dominique Denni, Stephen Eliason, Vincent Falque, Maurice Favre, Jean-Marie Mellon, Jérôme Portanier, Jean-Étienne Tempo
Contrebasses Botond Kostyák°, Marie Clément°, Daniel Billon, Gérard Frey, Eva Janssens, Vincent Menneson, Benoist Nicolas, Marie-Noëlle Vial
Flûtes Jocelyn Aubrun°, Emmanuelle Réville°, Benoît Le Touzé, France Verrot
Hautbois Jérôme Guichard°, Guy Laroche°, Philippe Cairey-Remonay, Pascal Zamora
Clarinettes Robert Bianciotto°, François Sauzeau°, Michel Bontoux, Thierry Mussotte
Bassons Olivier Massot°, Louis-Hervé Maton°, François Apap, Stéphane Cornard
Cors Alexis Crouzil°, Guillaume Tétu°, Jean-Olivier Beydon, Joël Nicod, Patrick Rouch, Paul Tanguy, Yves Stocker
Trompettes Sylvain Ketels°, Christian Léger°, Arnaud Geffray, Michel Haffner
Trombones Philippe Cauchy°, Fabien Lafarge°, Frédéric Boulan, Jean Gotthold
Tuba Guillaume Dionnet°
Timbales Benoît Cambreling°
Percussions Thierry Huteau°, Stéphane Pelegri°, Michel Visse°, Guillaume Itier
Claviers Élisabeth Rigollet°
Harpe Éléonore Euler-Cabantous°

Compositeurs en résidence[modifier | modifier le code]

Michael Jarrell (1958-)

  • Résidence  : 1991-1993
  • Commandes de l'Orchestre national de Lyon :
    • Trois Études de Debussy (orchestrations), nos 1 et 2 : Étude pour les notes répétées et Étude pour les sonorités opposées - Création mondiale : Auditorium de Lyon, 26/03/1992, Orchestre national de Lyon, Muhai Tang (direction)
    • Des nuages et des brouillards - Création mondiale : Auditorium de Lyon, 22/10/1992, Orchestre national de Lyon, Emmanuel Krivine, (direction)

Pascal Dusapin (né en 1955)

  • Résidence  : 1993-1995
  • Commandes de l'Orchestre national de Lyon :
    • Extenso, pour orchestre - Création mondiale : Auditorium de Lyon, 13/10/1994, Orchestre national de Lyon, Emmanuel Krivine (direction)
    • Apex, pour orchestre - Création mondiale : Auditorium de Lyon, 12/01/1996, Orchestre national de Lyon, Emmanuel Krivine (direction)

Jean-Louis Florentz (1947-2004)

  • Résidence  : 1995-1997
  • Commandes de l'Orchestre national de Lyon :
    • Les Jardins d'Amènta, conte symphonique pour orchestre op. 13 - Création mondiale : Lyon, 29/05/1997, Orchestre national de Lyon, Emmanuel Krivine (direction)
    • L'Anneau de Salomon, danse symphonique pour orchestre op. 14 - Création mondiale : Paris, Théâtre des Champs-Élysées, 01/04/1999, Orchestre national de Lyon, Emmanuel Krivine (direction)

Philippe Hersant (né en 1948)

  • Résidence  : 1998-2000
  • Commandes de l'Orchestre national de Lyon :

Thierry Escaich (né en 1965)

  • Résidence  : 2007 - 2010
  • Commandes de l'Orchestre national de Lyon :
    • Les Nuits hallucinées, pour mezzo-soprano et orchestre - Création mondiale : Auditorium de Lyon, 24/06/2008, Nora Gubisch (mezzo-soprano), Orchestre national de Lyon, Jun Märkl (direction)
    • Ground III, pour quatre violoncelles - Création mondiale : Auditorium de Lyon, 14/12/2008, Heinrich Schiff, Nicolas Hartmann, Edouard Sapey-Triomphe, Philippe Silvestre de Sacy (violoncelle)
    • Erinnerung, pour orchestre à cordes, d'après le quatuor à cordes Après l'aurore - Création mondiale : Auditorium de Lyon, 11/06/2009, Orchestre national de Lyon, Josep Pons (direction)

Edith Canat de Chizy (née en 1950)

  • Résidence  : depuis septembre 2010
  • Commandes de l'Orchestre national de Lyon :
    • Pierre d'éclair, pour orchestre symphonique - Création : Auditorium de Lyon, 31/03/2011, Orchestre National de Lyon, Ilan Volkov (direction)

Formations associées[modifier | modifier le code]

Chœurs et Solistes de Lyon-Bernard Têtu[modifier | modifier le code]

Le statut national de l'Orchestre rend nécessaire l'indépendance de la Schola Witkowski qui s'organise en association en 1974. Pour les concerts avec chœurs, l'ONL fait appel aux chœurs de l'Opéra de Lyon ou à de bonnes chorales amateurs.

Dans le cadre de la création du festival Berlioz, Serge Baudo fait appel à Bernard Têtu, qui avait déjà collaboré avec l'ONL pour certains enregistrements. Au terme de la saison 1978/79, Têtu crée le Chœur de l'Orchestre national de Lyon. En 1993, la production propre de la formation s'est diversifiée, et celle-ci prend le nom de Chœurs et Solistes de Lyon-Bernard Têtu.

Ensemble de Cuivres et Percussions de l'ONL[modifier | modifier le code]

Cette formation a été créée par le tubiste Christian Delange et onze membres de l'Orchestre national de Lyon. Il se produit à l'étranger et a assuré quelques créations dans un registre assez étroit.

Discographie[modifier | modifier le code]

Quelques références de compositeurs[8]:

En 2005, un double CD pour l'Édition du centenaire reprend des enregistrements des trois chefs successifs: Baudo, Krivine et Robertson.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le programme comportait également l' Ouverture de Léonore de Ludwig van Beethoven, le Concerto pour violon en mi majeur de Johann Sebastian Bach, La Jeunesse d'Hercule de Camille Saint-Saëns, et l' Ouverture des Maîtres Chanteurs de Richard Wagner - Affiche originale de la salle des Folies-Bergère de Lyon
  2. Quelques rares chefs extérieurs ont pu diriger l'orchestre, et notamment Vincent d'Indy et Joseph-Guy Ropartz
  3. Parmi les plus assidus : Roberto Benzi, Louis Bertholon, André Cluytens, Jean Fournet, Louis Frémaux, Jacques Houtmann, Louis Martin, Jean Martinon, Paul Paray, Gianfranco Rivoli, Georges Tzipine.
  4. Article :De l'orchestre associatif à l'orchestre municipal par Régis Neyret, dans Centenaire de l'Orchestre de Lyon - l'Orchestre dans la cité
  5. Article: Les chefs d'orchestre de Philippe Andriot, dans Centenaire de l'orchestre de Lyon - l'Orchestre dans la cité
  6. Orchestre national de Lyon
  7. Inaugurée le 14 février 1975, la salle comporte 2 090 places - http://www.evene.fr/culture/lieux/auditorium-orchestre-national-de-lyon-2592.php
  8. « Discographie de l'Orchestre », sur http://www.auditorium-lyon.com

Liens externes[modifier | modifier le code]