Blow-Up

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Blow-Up

Titre original Blowup
Réalisation Michelangelo Antonioni
Scénario Michelangelo Antonioni
Tonino Guerra
Edward Bond
d'après Julio Cortázar
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 1967
Durée 112 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Blow-Up est un film britanno-italo-américain de Michelangelo Antonioni, sorti en 1966 et inspiré d'une nouvelle Las babas del diablo (Les fils de la Vierge)[1] de Julio Cortázar.

Le film obtient la Palme d'or au festival de Cannes en 1967.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Maryon Park, l'endroit du meurtre

À Londres, dans les années 1960 : Thomas, photographe de mode, après un reportage photo sur les sans-abris, passe la matinée dans un parc, et attiré par la lumière, prend des clichés. L'endroit est presque désert, sauf un couple qui s'embrasse, que Thomas photographie de loin. La femme, Jane, s'aperçoit finalement de sa présence, et très contrariée, lui réclame les négatifs ; mais Thomas s'esquive. Jane le retrouve dans l'après-midi, et va jusqu'à s'offrir à lui : Thomas lui donne une pellicule, mais qui n'est pas la bonne. Il développe les photographies du parc, et réalise par agrandissements successifs (blow-up signifie « agrandissement » [ou bien « explosion »] en anglais) qu'il a en fait été le témoin d'un meurtre. Il se rend de nuit sur les lieux et découvre le cadavre que ses photographies lui ont révélé. De retour chez lui, il trouve son atelier vide : tous ses clichés et négatifs ont été volés. Désemparé, il cherche conseil auprès de son éditeur et ami, mais en vain. Au petit matin, il retourne au parc, pour découvrir que le corps a lui aussi disparu.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Scénario et personnages[modifier | modifier le code]

Le personnage de Thomas est inspiré à Antonioni par le photographe David Bailey. Les personnages de Thomas (David Hemmings) et de Jane (Vanessa Redgrave, personnage inspiré de la compagne de David Bailey, le mannequin Jean Shrimpton[2]) ne sont jamais appelés par leurs noms de tout le film, mais uniquement dans le scénario. Antonioni aime que les personnages soient les plus anonymes possibles.

Tournage[modifier | modifier le code]

Antonioni, réalisant un film à Londres, avait tenu à amener là-bas toute une équipe technique italienne, engendrant des frais de production considérables. Au bout du temps de tournage imparti, il s'entretient avec son producteur (et ami) Carlo Ponti, et lui fait valoir qu'il a besoin d'une rallonge de crédit pour terminer son film : il n'a pas encore tourné la scène centrale notamment, celle du meurtre. Commune à tous les cinéastes « à dépassement », l’habitude d'Antonioni est de ne jamais tourner au début les scènes importantes afin de faire pression sur le producteur le moment venu : cette fois, Carlo Ponti ne cède pas. Antonioni doit rentrer en Italie, et envisager le montage du film sans certaines des scènes essentielles à la compréhension du spectateur.

Les différentes scènes de parc sont principalement tournées à Maryon Park dans le quartier de Charlton Village, sud-est de Londres[3]. Afin que la pelouse du parc où se promène le personnage de David Hemmings ressorte bien à l'image, Antonioni la fit recouvrir d'une couche de peinture verte. Dans la scène du club où Michael Palin des Monty Python fait une apparition, se produisent The Yardbirds : Antonioni avait d'abord pensé aux Who et au Velvet Underground.

Le photographe de mode britannique John Cowan est l'auteur des photographies et le peintre anglais Ian Stephenson est celui des peintures abstraites aperçues au début du film, dans le quartier de Notting Hill Gate[4]. La peinture abstraite du studio de Thomas est du peintre anglais Alan Davie (1920-2014). Elle aurait disparu après le tournage du film.

Réception[modifier | modifier le code]

Le film fait scandale à sa sortie en Grande-Bretagne : c'es la première fois qu'on montre dans un film britannique un corps féminin entièrement dénudé (en l'occurrence, celui de Jane Birkin). Cinq minutes en furent d'ailleurs coupées par le comité de censure de la dictature de la Révolution argentine.

Influences et parodies[modifier | modifier le code]

En hommage à Blow-Up Brian De Palma réalisa Blow Out en 1981. La scène de poses avec Veruschka est parodiée au début d'Austin Powers 2 : L'Espion qui m'a tirée.

Bande originale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Blow-Up (Herbie Hancock).

Récompenses[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Dvd icon.svg zone 2 : Blow-Up, Warner Home Video, 2004, (EAN 7-321950-651351), L'édition contient en supplément un commentaire audio de Peter Brunette et l'option piste audio musicale seule.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. En espagnol (littéralement : "la bave du Diable") comme en français, cette expression désigne les petits filaments où se condense, au matin, la rosée, révélant une sorte de tissage entre les brins d'herbe, les plantes, etc.
  2. (en) « Jean Shrimpton in Melbourne », sur milesago.com (consulté le 30 novembre 2013).
  3. Les lieux du tournage aujourd'hui
  4. Garner & Mellor (2011), supra.