Prunus padus

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Le Cerisier à grappes (Prunus padus), parfois nommé merisier à grappes ou bois-puant, putier, putiet, putet ou pétafouère, est un arbre de la famille des Rosaceae.

Malgré son nom possible de « cerisier », ses fruits présentent peu d'intérêt : ils sont petits (6-8 mm de diamètre), de chair aigre et astringente et le noyau occupe environ 80 % du volume. Néanmoins leur macération dans l'alcool donne une liqueur encore produite dans les Alpes françaises à laquelle les anciens attribuaient des propriétés digestives. Ses fruits contiennent deux anthocyanines : la cyanidine-3-rutinoside (60%) et la cyanidins-3-glucoside (40%)[1].

Ce Prunus est d'ailleurs plus proche des lauriers-cerises (Prunus laurocerasus).

Description[modifier | modifier le code]

Aire de répartition[modifier | modifier le code]

Il est indigène en Europe et dans le nord de l'Asie, jusqu'au Japon.

Habitats[modifier | modifier le code]

Cerisier à grappes
Cerisier à grappes dans une haie

Il pousse dans les sols humides, surtout calcaires.

Il est en France typique de certains habitats, dont par exemple les « bois de Frênes et d'Aulnes des rivières médio-européennes à eaux lentes à cerisiers à grappes » [2].

Hôtes[modifier | modifier le code]

Il est notamment colonisé par un hémiptère, Rhopalosiphum padi L.[3], qui semble guidé par son odeur[4] et avec lequel il a coévolué[5].

Menaces[modifier | modifier le code]

Dans sa zone de distribution naturelle, cette espèce subit la concurrence du cerisier tardif, espèce américaine au comportement invasif.

Intérêt médicinal[modifier | modifier le code]

Cette espèce a fait l'objet d'études en phytothérapie ; elle a été notamment comparée au Prunus spinosa[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Hammatt N (1993) Micropropagation of fastigiate bird cherry (Prunus padus L.) and adventitious shoot formation from leaves. Journal of Horticultural Science, 68.
  • (en) Leather SR (1996) Prunus padus L. Journal of Ecology, 125-132 (résumé).
  • (en) Yoshinari K, Sashida Y, Mimaki Y & Shimomura H (1990) New polyacylated sucrose derivatives from the bark of Prunus padus Chemical and Pharmaceutical Bulletin, 38(2), 415-417 (résumé Inist-CNRS).
  • (en) 吉成清, 指田豊 & 下村裕子 (1989) Two new lignan xylosides from the barks of Prunus ssiori and Prunus padus. Chemical & Pharmaceutical Bulletin, 37(12), 3301-3303.


  1. (en) Kucharska AZ & Oszmiański J (2002) Anthocyanins in fruits of Prunus padus (bird cherry). Journal of the Science of Food and Agriculture, 82(13), 1483-1486.
  2. INPN, Carte des ZNIEFFs contenant des habitats de type « bois de Frênes et d'Aulnes des rivières médio-européennes à eaux lentes à cerisiers à grappes » (ref 44.331).
  3. Dedryver, C. A., GELLE, A., & TANGUY, S. (1983). Évolution des populations de Rhopalosiphum padi L. sur son hôte primaire, Prunus padus L., dans deux stations du nord et de l'ouest de la France. Agronomie, 3(1), 1-8.
  4. (en) Pettersson J (1970) Studies on Rhopalosiphum padi (L.). I. Laboratory studies on olfactometric responses to the winter host Prunus padus L. Uppsala Lantbrukshogsk Ann.
  5. Archetti M & R Leather S (2005) A test of the coevolution theory of autumn colours: colour preference of Rhopalosiphum padi on Prunus padus Oikos, 110(2), 339-343 (résumé).
  6. (en) Kumarasamy Y, Cox PJ, Jaspars M, Nahar L & Sarker SD (2004) Comparative studies on biological activities of Prunus padus and P. spinosa Fitoterapia, 75(1), 77-80.