Canneberge

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La canneberge, la grande airelle rouge d’Amérique du Nord, l’atoca ou l’ataca[1] (au Québec) ou encore souvent appelée par son nom anglais dans les produits industriels en Europe, cranberry, est un arbrisseau qui croît dans les tourbières des régions froides. Sa présence caractérise les sols à sphaignes, imbibés d'eau.

Description[modifier | modifier le code]

Vaccinium oxycoccos, Adolphus Ypey, Vervolg ob de Avbeeldingen der artseny-gewassen met derzelver Nederduitsche en Latynsche beschryvingen

La canneberge est une plante vivace qui pousse à l'état sauvage dans les tourbières acides. L'arbrisseau à feuilles persistantes ne dépasse pas 30 cm de haut. Bien cultivé, ce végétal peut vivre plus de cent ans.

Ses rameaux minces et rampants peuvent atteindre une taille de 80 cm.

Ses fleurs sont petites, ovales et roses. Contrairement à la majorité des espèces de Vaccinium, les corolles ne sont pas en forme de clochettes mais ouvertes. Quelques très rares bourdons ont été observés comme pollinisateurs.

Ses baies sont rouges.

Le jus de canneberge, peu consommé en France avant 2000, mais courant en Angleterre, en Amérique du Nord et en Russie, entre dans la composition de nombreux cocktails (dont le Cosmopolitan ou le Cointreaupolitan). Son goût acidulé, astringent et âpre le différencie des autres jus et nectars de fruits. Comme le vin rouge, il comporte une certaine densité de tanins qui renferment des composés antioxydants.

Dénominations[modifier | modifier le code]

Au Québec, on emploie principalement le terme canneberge, bien que l'on utilise parfois également « atoca » ou « ataca », noms empruntés aux langues iroquoises[2]. En abénaki (une langue algonquienne), on disait popokwa pour désigner cette plante[3].

En Acadie, on l'appelle souvent canneberge, parfois « pomme de pré ».

En France, on nomme cette plante également grande airelle rouge d’Amérique du Nord[4]. Cependant le terme anglais « cranberry » tend à s'imposer en France, parce que l'industrie agroalimentaire (principalement une société américaine) et l'industrie cosmétique privilégient pour leurs produits[5],[6] ce terme anglophone[Note 1].

Le nom anglais « Cranberry » vient du mot crane-berry ancien nom américain de la plante qui veut dire « baie de grue » parce que ses fleurs, au début de la floraison, poussent vers le sol et ressemblent à une tête de grue[7]. Il se peut aussi qu'une plante européenne (Vaccinium oxycoccos) ait eu ce nom, et que la canneberge d'Amérique (Vaccinium macrocarpon) se soit vu donner ce nom par sa ressemblance avec elle. Les Britanniques appelleraient Vaccinium oxycoccos plutôt « marshwhort » ou « fenberries »[3]. L'appellation « canneberge » viendrait de la ressemblance de la tige terminale supportant la fleur à une canne de berger.[réf. nécessaire]

Production[modifier | modifier le code]

Zones de production[modifier | modifier le code]

Carte d'implantation de la canneberge dans le monde.

La canneberge est une importante culture commerciale dans les États américains du Maine, Massachusetts, Michigan, Minnesota, New Jersey, Oregon, Washington, et Wisconsin, et également dans les provinces canadiennes de Colombie-Britannique, Nouveau-Brunswick, Ontario, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve et Québec. Selon le Economic Research Service du Ministère de l'Agriculture des États-Unis, le Wisconsin est le principal producteur de canneberge, avec plus de la moitié de la production des États-Unis. Le Massachusetts est le second producteur, avec 28 % de la production américaine. Celle-ci s'élève à 307 000 tonnes provenant de 15 600 hectares[8].

Le Canada produit 79 000 tonnes sur 3 950 hectares[9]. Le Québec et la Colombie-Britannique produisent chacun environ la moitié du total canadien. Actuellement, environ 70 % de la production du Québec est achetée et transformée par trois entreprises de la région du Centre-du-Québec[10] dont une qui porte un des noms de la canneberge Atoka. Le reste de la production est livré directement à des acheteurs américains lors de la récolte. Les fruits transformés au Québec sont commercialisés sous la forme de fruits frais, fruits entiers congelés, concentrés de jus, fruits déshydratés, coulis et fruits confits.

On trouve une faible production en Argentine et au Chili, dans les Pays baltes et en Europe de l'Est.

Culture[modifier | modifier le code]

La culture de la canneberge est assez complexe. Elle nécessite d'énormes quantités d'eau pour protéger les bourgeons contre le gel au printemps et à l'automne, ainsi que les plants pendant l'hiver. En effet, la création d'une couche de gel autour des plants permet de les maintenir à 0 °C et donc de les protéger du grand froid et des vents asséchants. Au printemps, 4 cm de sable sont déposés sur la glace si bien que lorsque la glace fond, le sable tombe sur les plants, détruisant les insectes. La canneberge est cultivée dans des bassins sablonneux appelés cannebergières ou atocatières (au Québec). Elle donne ses premiers fruits à partir de la quatrième année.

Historiquement, les cannebergières étaient implantées dans les marais et tourbières. Actuellement les canneberges sont cultivées dans des bassins sablonneux peu profonds construits sur les terres hautes. La couche de terre superficielle est arasée pour former des digues autour des bassins. Du sable est apporté sur une couche de 10 à 20 cm. La surface est nivelée au laser avec une légère bosse au centre pour faciliter le drainage. En plus de maintenir l’eau, les digues permettent de supporter le matériel de culture pour éviter de rouler sur les plants. Le matériel d’irrigation sert à l’arrosage d’été et à la protection contre le gel à l’automne et au printemps.

Pour cultiver la canneberge, plusieurs éléments clés sont essentiels à la croissance. Ces conditions nécessaires se retrouvent dans les tourbières. La plante exige un pH acide de 4 à 5 et une grande quantité d’eau à cause de la morphologie de ses racines. Au mois d’octobre, la plantation devient flamboyante et les bassins sont inondés pour faire flotter le fruit, ce qui facilite la récolte.

Bien entretenus, les plants de canneberge peuvent produire pendant plus de cent ans.

Récolte[modifier | modifier le code]

Récolte des canneberges, New Jersey, États-Unis

Jadis cueillies à l'état sauvage par les Indiens d'Amérique du Nord, les canneberges sont cultivées de façon de plus en plus intensive. La récolte, souvent mécanisée, se déroule la plupart du temps de fin septembre à début octobre. Surnommées « batteurs à œufs », d'énormes machines servent à les ramasser selon une technique industrielle dite « wet » (humide). Les engins brassent l'eau qui recouvre les arbustes plantés dans les marais. Détachés, les fruits mûrs remontent à la surface. Il faut alors les amener vers un bord de la tourbière. Les agriculteurs, dans l'eau jusqu'aux genoux, emprisonnent les fruits dans un boudin flottant. La récolte terminée, les baies seront séchées et nettoyées puis, par un système de tapis roulants, chargées à bord des camions. La récolte doit rejoindre le plus rapidement possible les entrepôts de stockage où elle sera calibrée et congelée.

Créée en 1930, la coopérative Ocean Spray[11] est aujourd'hui la principale société productrice de canneberges aux États-Unis. Elle regroupe 650 producteurs, dont une centaine au Canada[12], et assure le transport des récoltes, le conditionnement des fruits et la vente sur les marchés américains, canadiens et dans le monde entier. On estime qu'environ 75 % des ventes mondiales de produits de canneberges sont faites sous la marque « Ocean Spray ».

Utilisation[modifier | modifier le code]

Présentations des produits[modifier | modifier le code]

La canneberge est commercialisée fraîche depuis la période de récolte (septembre) jusqu'à la fin de l'année, le fruit se conservant bien naturellement. Elle est aussi vendue sous forme de jus pur ou en mélange, et de fruit séché, dans les magasins de produits diététiques et bio, ainsi que sous forme de complément alimentaire (gélules, comprimés, sachets, etc.) en pharmacie.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Seules ou mélangées à des pommes, du raisin, de la framboise ou d'autres baies, les canneberges servent à la fabrication de plus de dix millions de litres de jus de fruit par an. L'exportation se développe, surtout vers la Grande-Bretagne. Ils sont également utilisés pour faire des confitures[13], des shampooings ou/et d'autres cosmétiques.

La dinde aux canneberges est un plat traditionnel américain servi à l'occasion de l'Action de grâce (Thanksgiving). En Suède, une variété d'airelles appelée lingon entre aussi dans la composition de nombreux plats traditionnels comme le Köttbullar, recette de boulettes de viande.

Qualités thérapeutiques[modifier | modifier le code]

Des canneberges fraîches. Au premier plan quelques fruits coupés permettent de voir les alvéoles du fruit et les petites graines

Le fruit de la canneberge (cranberry) (Vaccinium macrocarpon) est reconnu pour ses qualités thérapeutiques, en premier lieu en tant qu'antioxydant, qualité mesurée par exemple par la méthode ORAC (Oxygen radical absorbance capacity)[14] utilisée par l'USDA (United States Department of Agriculture) pour évaluer les aliments ayant un fort pouvoir antioxydant. La méthode était complexe dans le détail et donnait plutôt une fourchette de valeurs. L'USDA ne considère plus les valeurs ORAC comme ayant une valeur scientifique[15].

Antioxydants[modifier | modifier le code]

La canneberge est riche en vitamine C et en antioxydants, en particulier des flavonoïdes. Bien que cela ne soit pas démontré scientifiquement, certains courants de médecine alternative affirment que les antioxydants permettent de neutraliser les radicaux libres du corps et, ainsi, de prévenir l'apparition de certains cancers, de maladies cardiovasculaires, et de diverses maladies liées au vieillissement.

Infection urinaire (cystites)[modifier | modifier le code]

Ce fruit contient un élément particulier, la proanthocyanidine de type A (PAC A). Ce composé empêcherait certaines bactéries Escherichia coli responsables des cystites d'adhérer à la vessie et de causer l'infection. Ne bénéficiant pas de point d'ancrage, ces bactéries sont alors naturellement éliminées par les voies naturelles[16].

Prévention des infections urinaires : boire de 250 ml à 500 ml par jour de cocktail de canneberge (ce qui équivaut à 80 ml à 160 ml de jus pur), ou prendre, deux fois par jour, l'équivalent de 300 mg à 400 mg d'extrait solide sous la forme de capsules ou de comprimés. On peut également consommer les fruits frais ou congelés à raison de 125 ml à 250 ml par jour.

La canneberge d’Europe (Vaccinium oxycoccos) n'est pas validée pour l'usage dans la prévention des infections urinaires.

Débat sur les qualités thérapeutiques de la canneberge:
Des études divergentes concernent l'effet du jus de canneberge sur les infections urinaires. Selon certaines études, il n'y a pas d'effet sur les infections urinaires, même sur certaines sous-populations[17],[18]. Une étude retient l'intérêt de la canneberge en comparaison au traitement aux antibiotiques, à cause des effets secondaires moindres et de l'inconvénient de la sélection des souches résistantes avec les antibiotiques[19]. Selon d'autres auteurs, la canneberge contient une substance particulière, la proanthocyanidine de type A (PAC A), un polyphénol qui contribue à diminuer la fixation, sur les parois des voies urinaires, de certaines bactéries coliformes (Escherichia coli) souvent responsables d'infections urinaires. Ces études[20] qui mettent en avant un effet protecteur et non curatif ont été validées par plusieurs avis de l'administration française[21],[22],[23].

L'EFSA, dans le cadre de la révision de toutes les allégations de santé (Règlement 1924/2006), a jugé que les études fournies n'étaient pas suffisantes pour étayer les allégations de santé concernant les infections urinaires[24],[25].

L'actualisation des revues systématiques des publications scientifiques par la Collaboration Cochrane ne permet pas de recommander le jus de canneberge pour la prévention des infections urinaires à répétition[26].

Soins dentaires[modifier | modifier le code]

La canneberge pourrait aussi être efficace pour soigner ou prévenir la gingivite et la parodontite (inflammation des gencives)[27].

La proanthocyanidine, dont les effets antiadhésifs sur certaines bactéries responsables des infections urinaires sont probables (voir plus haut), permettrait également d'éliminer certaines bactéries dentaires en créant une sorte de film protecteur.

Il est important de noter que les jus commerciaux offerts sur le marché ont une teneur élevée en sucre et une forte acidité. Ils ne sont donc pas bienfaisants en ce qui concerne l’hygiène buccale.

Autres[modifier | modifier le code]

D'autres effets ont été mis en évidence, comme l'amélioration de l'état général de la prostate[28].

Bioaccumulation, radioactivité[modifier | modifier le code]

Depuis la catastrophe de Tchernobyl, en Ukraine notamment, des baies telles que canneberges, airelles et myrtilles se sont montrées capables d'accumuler certains radionucléides[29],[30],[31],[32],[33] ; avec toutefois de fortes variations intraspécifiques, comme, de 2-3 à 555 Bq/kg pour l'activité du Sr-90 dans les myrtilles récoltées dans certaines pinèdes[33],[34]. Dans les zones contaminées, des mesures effectuées en juillet ont montré que 31 % de l'activité radioactive due au Cs-137 était concentrée dans les feuilles, 26 % dans le fruit, 25 % dans les pétioles, et 18 % dans les racines[32].

Des contaminations plus élevées, atteignant 1 028 Bq/kg de Cs-137 ont été signalées chez les canneberges[35],[36], avec des taux plus élevés dans les racines.
C'est un motif de préoccupation pour les toxicologues[37], car les canneberges, airelles et myrtilles sont une source traditionnelle et importante dans l'alimentation des pays de l'Est et d'Europe centrale ou du nord, dans des régions fortement touchées par les retombées de Tchernobyl. Ceci préoccupe aussi les écotoxicologues et écologues car de nombreux animaux sauvages ou d'élevage (comme les rennes) s'en nourrissent, pouvant contribuer à une contamination de la chaîne alimentaire (réseau trophique) et du gibier de ces régions, avec des conséquences encore mal cernées.

Divers[modifier | modifier le code]

Le groupe de musique irlandais The Cranberries tire son nom de ce fruit.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nom déjà connu par une petite partie du public français à cause du groupe irlandais de musique populaire qui l'avait choisi comme nom (The Cranberries)

Références[modifier | modifier le code]

  1. On utilise aussi atoka, mais ataca est plus usité au Québec (Entrée « atoca » dans le dictionnaire Franqus). Version provisoire. Consulté le 17 janvier 2009.
  2. Document de l'Université Laval sur l'étymologie du nom
  3. a et b Étymologie de « cranberry » sur Online Etymology Dictionnary
  4. [PDF]Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires bactériennes communautaires chez l'adulte, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, juin 2008, p. 27-28
  5. Voir par exemple la dénomination de ce shampooing.
  6. La société américaine Ocean Spray, principal importateur en France impose également le terme de « Cranberry »
  7. Ernest Small, Paul M. Catling, Les cultures médicinales canadiennes, NRC Research Press, 2000, p. 195
  8. (en) Données de 2006 sur le site www.uscranberries.com
  9. Profil de la culture de la canneberge au Canada
  10. La Canneberge au Québec, MAPAQ
  11. (en) Site d'Ocean Spray US
  12. (fr) Site d'Ocean Spray Canada
  13. Recette de la confiture de canneberge
  14. (en) Article sur les teneurs en ORAC de plusieurs fruits sur le site (en) http://www.wilblueberries.com
  15. (en) Note sur les valeurs ORAC, sur le site de l'USDA
  16. La canneberge d’Amérique, propriétés et indications (B. Arnal, L. Bureau and R. Le Jeune)
  17. (en) Cranberry juice fails to prevent recurrent urinary tract infection
  18. (en) Oxford Journals. Age and Ageing. Recurrent urinary tract infections in older people: the role of cranberry products
  19. (en) Oxford Journals. Journal of Antimicrobial Chemotherapy. Cranberry or trimethoprim for the prevention of recurrent urinary tract infections? A randomized controlled trial in older women
  20. (en) Randomised trial of cranberry-lingonberry juice and Lactobacillus GG drink for the prevention of urinary tract infections in women, Tero Kontiokari, Kaj Sundqvist, M Nuutinen, T Pokka, M Koskela, M Uhari, BMJ 2001;322:1571
  21. AFSSA avis 2003-SA-352
  22. AFSSA avis 2004-SA-214
  23. AFSSA avis 2006-SA-256
  24. (en) EFSA Journal - Ocean Spray Cranberry Products® and urinary tract infection in women
  25. (en) EFSA Journal - Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to proanthocyanidins from cranberry
  26. (en) Jepson RG, Williams G, Craig JC., « Cranberries for preventing urinary tract infections », Cochrane Database Syst Rev., no 10,‎ 2012, CD001321 (PMID 23076891, DOI 10.1002/14651858.CD001321.pub5)
  27. (fr) [PDF]Effet d’une fraction de haut poids moléculaire isolée de la canneberge sur l’adhérence, la croissance et la formation du biofilm chez Porphyromonas gingivalis, par la Faculté de Médecine Dentaire, Université Laval, Québec, Canada, étude publiée le 20 février 2006
  28. (en) The effectiveness of dried cranberries ( Vaccinium macrocarpon) in men with lower urinary tract symptoms
  29. (ru) « [Accumulation of technogenic radionuclides by wild forest berries and medicinal plants] » Chernobyl Digest 1998–2000, 6 (Minsk) (//www.biobel.bas-net.by/igc /ChD/ChD_r.htm) (in Russian)
  30. (uk) Orlov, A. A. & Krasnov, V. P. (1997) « [Cs-137 accumulation intensity under soil cover in quercus and pinequercus forests sugrudoks of Ukrainian Poles’e] » in: Problems of Forest Ecology and Forestry in Ukrainian Poles’e. Collection of Scientific Papers (Poles’e Forest Station, Zhytomir) 4: p. 25–30 (in Ukrainian).
  31. (ru) Orlov, A. A., Kalish, A. B., Korotkova, E. Z. & Kubers, T. V. (1998) « [Quantitative estimation of soil characters and intensity of Cs-137 migration in “soil–plant” and “soil–mushroom” chains based on a phytoecological approach] » in: Agrochemistry and Pedology (Collection of Papers, Kharkov) 4: p. 169–176 (in Russian).
  32. a et b (ru) Orlov, A. A., Krasnov, V. P., Grodzinsky, D. M., Khomlyak, M. N. & Korotkova, E. Z. (1999) « [Radioecological aspects of using wild medicinal plants: Cs-137 transition from raw materials to watersoluble drugs] » in: Problems of Forest and Forestry Ecology in Ukrainian Poles’e (Collection of Scientific Papers, Poles’e Forest Station, Volyn) 6: p. 51–61 (in Russian)
  33. a et b (uk) Orlov, A. A., Krasnov, V. P., Irklienko, S. P. & Turko, V. N. (1996) « [Investigation of radioactive contaminationof medicinal plants of Ukrainian Poles’e forests] » in: Problems of Forest and Forestry Ecology in UkrainianPoles’e. Collection of Papers (Polessk Forest Station,Zhytomir) 3: p. 55–64 (in Ukrainian).
  34. (en) Grodzinsky, D. M. (1999) « General situation of the radiologicalconsequences of the Chernobyl accident in Ukraine » in: Imanaka, T. (Ed.), Recent Research Activities on the Chernobyl NPP Accident in Belarus, Ukraine and Russia, KURRI-KR-7 (Kyoto University, Kyoto): p. 18–28
  35. (uk) Orlov, A. A. & Krasnov, V. P. (1997) « [Cs-137 accumulation intensity under soil cover in quercus and pinequercus forests sugrudoks of Ukrainian Poles’e] » in: Problems of Forest Ecology and Forestry in Ukrainian Poles’e. Collection of Scientific Papers (Poles’e Forest Station, Zhytomir) 4: p. 25–30 (in Ukrainian).
  36. (ru) Krasnov, V. P. & Orlov, A. A. (2006) « [Actual problems of rehabilitation of radioactively contaminated forests] » International Scientific Conference. Twenty Years after Chernobyl Accident: Future Outlook. April 24–26, 2006, Kiev, Ukraine (Contributed Papers, Kiev) 3: p. 321–327 (in Russian).
  37. (en) Nesterenko & Nesterenko: Protective Measures for Activities, Chap 14.2. Radiation Protection Measures for Forestry, Hunting, and Fisheries, p. 313 in Alexei Yablokov, Vassili et Alexei Nesterenko ; Chernobyl ; Consequences of the Catastrophe for People and the Environment ; Annals of the New york Academy of sciences ; Vol. 1181, Consulting editor J.D. sherman-Nevinger ; en anglais, ISSN:0077-8923 [impression]; ISSN: 1749-6632 [en ligne], 349 pages, [PDF] 4,3 Mo) et Index des mots clé (39 pages, 165 Ko)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacquemart, A.-L. 1997. Biological Flora of the British Isles: Vaccinium oxycoccos L. (Oxycoccus palustris Pers.) and Vaccinium microcarpum (Turcz. ex Rupr.) Schmalh. (Oxycoccus microcarpus Turcz. ex Rupr). Journal of Ecology, 85: 381-396.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]