Cornouiller sanguin

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Le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) est un arbuste à feuilles caduques de la famille des cornacées. Il est parfois appelé bois puant, bois punais, cornouiller femelle, olivier de Normandie, puègne blanche, sanguin ou sanguine.

Description[modifier | modifier le code]

Le cornouiller sanguin est une plante dont l'écorce présente un aspect décoratif, visible en hiver après la chute des feuilles.

C. sanguinea est un arbuste mesurant de 1 à 5 m. Il doit son nom à la teinte rouge sang de ses feuilles à la fin de l'été. Les jeunes branches exposées à la lumière du soleil prennent également une couleur rouge brillant. Ce phénomène est dû à la présence d'un pigment de la famille des anthocyanes. Les bourgeons sont opposés.

Monoïque, l'arbuste est pollinisé par entomogamie, c'est-à-dire à l'aide d'insectes pollinisateurs[1]. Les fleurs blanches forment un corymbe. Le fruit est une drupe pourpre foncé, de forme globuleuse, contenant un noyau. Elle n'est pas comestible, contrairement au fruit du cornouiller mâle, rouge foncé et de forme plus allongée.

Répartition et écologie[modifier | modifier le code]

C'est l'un des arbustes parfois dominants des haies ou des broussailles sur sol calcaire, dans toute l'Europe tempérée.

Utilisation[modifier | modifier le code]

C. sanguinea est utilisé en phytothérapie et plus particulièrement en gemmothérapie pour ce qui concerne ses bourgeons. On utilise aussi ses branches rouges pour leurs propriétés ornementales. Les tiges de l'année, autrefois employées couramment en vannerie[2], le sont encore dans certaines régions (Perche, Bourgogne, Alsace).

Le cornouiller sanguin.
Graines de cornouiller sanguin.

Toxicité[modifier | modifier le code]

Les fruits et les feuilles contiennent de l'aucubine et des tanins qui, suite à leur ingestion en grande quantité, peuvent causer des gastro-entérites[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cornus sanguinea subsp. sanguinea, Association TELA BOTANICA, http://www.tela-botanica.org/eflore/BDNFF/*/nn/18960 (Page consultée le 12 mars 2011)
  2. Traité de sylviculture, P. Mouillefert, Alcan 1904, Vol. 2, page 243
  3. Wink, M., Van Wyk, B.-E., Mind-Altering and Poisonous Plants of the World, Timber Press, Portland, 2008, 464 p. (ISBN 978-0-88192-952-2)

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Liens externes[modifier | modifier le code]