Bataille de Tolentino

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Bataille de Tolentino
La bataille de Tolentino de Vincenzo Milizia
La bataille de Tolentino de Vincenzo Milizia
Informations générales
Date 2 et
Lieu Proximité de Tolentino
Issue Victoire autrichienne décisive
Belligérants
Flag of the Kingdom of Naples (1811).svg Royaume de Naples Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Commandants
Joachim Murat Frédéric Bianchi
Forces en présence
15 678 hommes
dont 3 425 cavaliers
48 canons
11 938 hommes
dont 1 166 cavaliers
28 canons
Pertes
1 120 morts 700 morts
Campagne d'Italie (1814-1815)
Guerre napolitaine
Batailles
Guerre de Vendée et Chouannerie de 1815

Les Échaubrognes — L'Aiguillon — Aizenay — Sainte-Anne-d'Auray — Cossé — Saint-Gilles-sur-Vie — Redon — Les Mathes — Muzillac — Rocheservière — Thouars — Auray — Châteauneuf-du-Faou — Guérande — Fort-la-Latte


Campagne de Belgique de 1815
Ligny — Quatre-Bras — Wavre — Waterloo — La Souffel — Rocquencourt


Guerre napolitaine
Panaro — Ferrare — Occhiobello — Carpi — Casaglia — Ronco — Cesenatico — Pesaro — Scapezzano — Tolentino — Ancône — Castel di Sangro — San Germano — Gaète

Coordonnées 43° 12′ 49″ N 13° 17′ 28″ E / 43.21361111, 13.29111111 ()43° 12′ 49″ Nord 13° 17′ 28″ Est / 43.21361111, 13.29111111 ()  

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Tolentino.

La bataille de Tolentino eut lieu les 2 et entre des forces autrichiennes commandées par le maréchal Bianchi et une armée italienne menée par Joachim Murat, roi de Naples, durant la Guerre napolitaine. Une armée autrichienne, commandée par Neipperg, joua un rôle décisif sans combattre.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Avec l’abdication de Napoléon à Fontainebleau, à l’approche du congrès de Vienne, Murat commence à comprendre que l’Autriche ne respectera pas la convention de Naples (11 janvier 1814), et qu’en somme il ne conservera pas son royaume de Naples. Contenu en Italie du Nord avec son armée, il n'est pas autorisé à traverser les territoires autrichiens. Aussi, le , quand Napoléon débarque à Golfe-Juan, décide-t-il de conquérir l’Italie pour son propre compte.

Campagne précédant la bataille[modifier | modifier le code]

Un premier combat a lieu le 27 mars. Le 30, Joachim Murat publie la proclamation de Rimini, où il appelle les Italiens à se soulever contre le joug autrichien. Cette proclamation est considérée comme fondatrice du Risorgimento, le mouvement de renouveau italien qui mène à l’unité en 1861.

Il continue par la prise de Bologne le 3 avril, puis Cento et Ferrare, avant d’échouer devant Occhiobello. Une de ses armées, qui occupait la Toscane, est vaincue. Murat recule donc, arrive à Ancône le 29 avril. Obligé de combattre, il s’établit à Tolentino, au milieu des Apennins : la situation est en effet favorable pour maintenir les deux armées autrichiennes de Neipperg et Bianchi séparées.

Cependant, le 29 avril, des hussards hongrois enlèvent la place de Tolentino.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Le 1er mai, les Autrichiens de Bianchi s’établissent à proximité de Tolentino. Murat délègue un détachement pour empêcher Neipperg de rallier Bianchi, puis attaque celui-ci, en espérant le vaincre rapidement avant de se retourner sur Neipperg. Bianchi, au contraire, lutte pied à pied pour tenir le plus longtemps possible.

Le 2 mai, la bataille commence dès l’aube. Les premiers engagements permettent la capture du maréchal Bianchi, aussitôt libéré par une charge de hussards. L’armée napolitaine réussit à avancer quelque peu, mais sans gain significatif. Le château de la Rancia, avant-poste autrichien, est pris et repris jusqu’à une heure du matin (3 heures actuellement).

Le 3 mai, le brouillard retarde la reprise des combats jusqu’à 7 heures. Les collines du Cantagallo sont prises par les Napolitains, ainsi que le château de la Rancia, qui donne un point de départ pour de nouvelles avancées après de durs combats d’infanterie.

Cependant, la situation était encore indécise, lorsque Murat reçoit plusieurs messages :

  • l’armée du comte de Neipperg serait en train d’avancer, le général Carrascosa ayant refusé le combat à Cesano ;
  • une autre armée autrichienne arrivait dans le sud de l’Italie, ce qui menace la retraite de Murat.

Il sonne donc la retraite, ce qui provoque sa défaite.

Suites[modifier | modifier le code]

Murat est obligé de s’enfuir : le 18 mai il arrive à Naples, qu’il quitte aussitôt pour Cannes (25 mai). Il y apprend qu’il est déchu de son titre de roi, arrive en Corse le 25 août, avant de revenir à Naples, où s’achève la guerre napolitaine.

Ordres de bataille[modifier | modifier le code]

Ordre de bataille autrichien[modifier | modifier le code]

  • Commandant en chef : Maréchal Frédéric Bianchi, baron ;
  • 1re division (général Mohr) :
    • 1re brigade (général Starhemberg) :
soit : 2 147 hommes - 540 chevaux - 6 canons
    • IIe brigade - (général Senitzer)
      • régiment d’infanterie (2 bataillons) 1 971 hommes
      • régiment d’infanterie (2 bataillons) 1 848 hommes
      • régiment d’infanterie (1 bataillon) 969 hommes
      • artillerie : 132 hommes- 8 canons - 70 chevaux
soit : 4 920 hommes - 70 chevaux - 8 canons
    • IIIe brigade - (général Ekhardt)
      • régiment d’infanterie (3 bataillons) 2 426 hommes
      • régiment d’infanterie (2 bataillons) 1 490 hommes
      • artillerie : 132 hommes - 8 canons - 70 chevaux
soit : 4 048 hommes - 70 chevaux - 8 canons
    • IVe brigade - (général Taxis)
      • régiment de dragons de Toscane : 726 hommes
      • artillerie : 97 hommes - 6 canons - 46 chevaux
soit : 823 hommes - 772 chevaux - 6 canons

Total : 11 938 hommes - 1 452 chevaux - 28 canons

Ordre de bataille napolitain[modifier | modifier le code]

soit : 4 044 hommes - 250 chevaux - 10 canons
    • division de cavalerie de la Garde (général Livron) :
soit : 1 576 hommes - 1 894 chevaux - 8 canons
soit : 8 229 hommes - 210 chevaux - 10 canons
soit : 1 849 hommes - 1716 chevaux

Total : 15 678 hommes - 4 070 chevaux - 28 canons

Armée de Carrascosa[modifier | modifier le code]

  • Effectifs de l’armée de Carrascosa, qui ne put empêcher l’avancée de Neipperg.
    • Ire division d’infanterie de ligne (général Carrascosa)
      • 2e régiment d’infanterie légère : 2 170 hommes
      • 1er régiment d’infanterie de ligne : 2 160 hommes
      • 3e régiment d’infanterie de ligne : 1 826 hommes
      • 5e régiment d’infanterie de ligne : 1 747 hommes
      • artillerie : 211 hommes
      • Train : 142 hommes
soit : 8 256 hommes - 240 chevaux - 10 canons
    • IIIe division d’infanterie de ligne (général Lechi)
      • 1er régiment d’infanterie légère : 2 060 hommes
      • 4e régiment d’infanterie de ligne : 2 045 hommes
      • 7e régiment d’infanterie de ligne : 1 843 hommes
      • 8e régiment d’infanterie de ligne : 2 062 hommes
      • artillerie : 205 hommes
      • Train : 140 hommes
soit : 8 010 hommes - 220 chevaux - 10 canons
    • IVe division d’infanterie de ligne (général Pignatelli Cerchiara)
      • 4e régiment d’infanterie légère : 800 hommes
      • 10e, 11e et 12e régiments d’infanterie de ligne : 1 100 hommes
soit : 1 900 hommes - 500 chevaux


Total : 18 166 hommes, 1 160 chevaux, 20 canons

Liens externes[modifier | modifier le code]