Ronsenac

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45° 28′ 38″ N 0° 15′ 03″ E / 45.4772, 0.2508

Ronsenac
La Fontaine légendaire
La Fontaine légendaire
Administration
Pays France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Villebois-Lavalette
Code commune 16283
Code postal 16320
Maire
Mandat en cours
Jean-Paul Guillon
2009-2014
Intercommunalité Communauté de communes d'Horte et Lavalette
Site web http://ronsenac.free.fr
Démographie
Population 548 hab. (2007)
Densité 21 hab./km2
Gentilé Ronsenacois
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 38″ Nord
       0° 15′ 03″ Est
/ 45.4772, 0.2508
Altitudes mini. 80 m — maxi. 204 m
Superficie 26,73 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Ronsenac est une commune française, située dans le département de la Charente et la région Poitou-Charentes.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Localisation et accès

Ronsenac est une commune située à 20 km au sud d'Angoulême et à 2,5 km à l'ouest de Villebois-Lavalette.

Le bourg est aussi à 13 km au nord-est de Montmoreau, 17 km à l'est de Blanzac, 24 km au nord d'Aubeterre[1].

La commune est traversée par les routes départementales D.16, route de Villebois à Montmoreau et la D.81, route de Gurat à Angoulême par Torsac, qui passent dans le bourg. Elle est aussi traversée à l'est par la D.17, route de Villebois à Saint-Séverin et Aubeterre, et à l'ouest par la D.19 qui passe sur la ligne de crête.

La D.5, route de Villebois à Blanzac, Châteauneuf et Barbezieux passe au nord de la commune. La D.674, route d'Angoulême à Libourne, passe à 7 km à l'ouest, et la D.939, route d'Angoulême à Périgueux, passe à 6 km au nord-est[2].

[modifier] Communes limitrophes

Communes limitrophes de Ronsenac
Juillaguet Magnac-Lavalette-Villars
Charmant Ronsenac Villebois-Lavalette
Chavenat Gurat

[modifier] Géologie et relief

Géologiquement, la commune de Ronsenac est dans le calcaire crétacé du Bassin aquitain.

On trouve le Coniacien à l'est de la vallée du Ronsenac, puis le Santonien à l'ouest et sur une petite zone en limite de Villebois. Le sud-ouest de la commune est occupé par le Campanien, et une cuesta par paliers faisant face au nord-est marque un dénivelé sensible. On peut suivre cet escarpement dans tout le sud de la Charente, entre Gurat et le sud de Cognac, par Juillaguet, Jurignac et Bouteville.

La crête à l'ouest de la commune est recouverte de de dépôts du Tertiaire (Lutétien), composé de galets, grès et argiles. Ces dépôts ont été altérés lors du Quaternaire, ainsi que le calcaire sur les flancs (sables bruns, zones aussi boisées)[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Sur la ligne de crête boisée à l'ouest de la commune se trouve son point culminant (204 m). Le point le plus bas est à 80 m, situé en limite sud au bord du Ronsenac. Le bourg est à 105 m d'altitude[2].

[modifier] Hydrographie

Située non loin de la ligne de partage des eaux avec la Charente, la commune de Ronsenac est dans le bassin versant de la Gironde.

Le Ronsenac, ruisseau qui prend sa source au bourg à la Fontaine légendaire, est un affluent de la Lizonne, sous-affluent de la Dronne, et se dirige vers le sud. De petits ruisseaux y affluent, comme le ruisseau de Font Longue en limite sud.

La Tude, qui prend sa source à Juillaguet, limite la commune au sud-ouest.

La commune compte aussi de nombreuses petites retenues d'eau servant à l'irrigation[2].

[modifier] Limite dialectale

La commune marque la limite entre la langue d'oïl à l'ouest et le domaine occitan à l'est[6].

Article connexe : Langues de la Charente.

[modifier] Histoire

Dolmen de chez Vinaigre

Le dolmen de chez Vinaigre près du hameau de Périchou daterait de 6 000 ans.

La voie romaine de Saintes à Périgueux, appelée en Charente le chemin Boisné, passait au nord-est de la commune[7]. Les archéologues pensent localiser sur cette voie et pas loin de la commune la mansion (village-étape romain) de Sarrum qui figure sur la table de Peutinger, même si aucune trace décisive n'a encore été trouvée à ce jour[8].

On a retrouvé récemment une tombe gallo-romaine dans un champ à l'Étang.

On a aussi retrouvé des vestiges de l'époque mérovingienne près du cimetière (sarcophages).

La commune est située à la limite entre les diocèses d'Angoulême et de Périgueux.

[modifier] Administration

Mairie de Ronsenac
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2009 Bernard Gaudou SE Directeur commercial
2009 en cours Jean-Paul Guillon    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

[modifier] Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Ronsenac depuis cette date :

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 154 1 201 1 192 1 242 1 156 - 1 219 1 214 1 174
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 165 1 120 1 101 1 065 1 100 966 927 834 830
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
740 762 747 666 647 627 609 619 583
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
534 506 470 515 526 548 548 548 -
Sources - Nombre retenu jusque 1962 : base Cassini de l'EHESS[9] et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[10],[11]


[modifier] Pyramide des âges

Pyramide des âges à Ronsenac en 2007 en pourcentage[12].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
8,9 
75 à 89 ans
9,3 
15,4 
60 à 74 ans
14,6 
26,1 
45 à 59 ans
27,2 
19,6 
30 à 44 ans
20,9 
15,7 
15 à 29 ans
11,9 
14,3 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

[modifier] Économie

[modifier] Équipements, services et vie locale

[modifier] Enseignement

L'école est un RPI entre Charmant et Ronsenac. Ronsenac accueille l'école primaire, et Charmant l'école élémentaire[14].

[modifier] Lieux et monuments

  • Le prieuré Saint-Jean-Baptiste. La fondation de ce monastère se situe entre 1081 et 1101 suite à la donation de l'église de Ronsenac par l'évêque de Périgueux à Hugues, abbé de Cluny. Situé à quelques centaines de mètres hors du diocèse d'Angoulême, il sera l'un des seuls prieurés clunisiens en Périgord avec celui de La Rochebeaucourt. Pendant la guerre de Cent Ans, la région est très éprouvée. En 1684 le prieuré est donné aux bénédictins anglais chassés de leur pays. Vendu comme bien national après la Révolution, il est séparé de l'église qui devient paroissiale[15]. Il sert alors de ferme et sort de l'abandon en 1987. Il est rapidement classé monument historique depuis 1990[16].
L'ancien prieuré
  • L'église Saint-Jean-Baptiste, adossée au prieuré, a remplacé son ancienne église dont le chœur s'est effondré au XVIe siècle. Depuis la Révolution, l'église est paroissiale, suite à l'abandon du prieuré[15]. De l'église prieurale, il ne reste que la nef et les chapiteaux décorés[17].
L'église
  • En bas du bourg, on peut trouver la Fontaine légendaire, source dont l'eau limpide et fraîche est fort bienvenue en été. C'est la source du Ronsenac, affluent de la Lizonne près de Gurat.
La fontaine
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[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Le général Nicolas-Prosper Gellibert des Seguins (1788-1861), député de la Charente sous Napoléon III, est né à Ronsenac, où sa famille possédait le domaine de Brégedu depuis le milieu du XVIIIe siècle.
  • Étienne Gellibert des Seguins (1852-1906), petit-fils du précédent, député et conseiller général, fut maire de Ronsenac.
  • Olympe Dupas, né le 13 janvier 1876 à Ronsenac, violoniste, professeur de musique, chef d'orchestre. Il épousa Louise Parat qui lui survivra.

Olympe Dupas a été le directeur des sociétés musicales de Gourdon en Quercy (Lot) de 1900 à 1927.

Son souvenir y demeure particulièrement vif en tant que musicien émérite et chef de l’Union musicale gourdonnaise.

Olympe Dupas consacra son long séjour à Gourdon à une mission persévérante d’éducation artistique et sociale, en offrant un enseignement musical gratuit aux jeunes Gourdonnais de 7 à 15 ans, et en fondant la Société lyrique qui réunit soixante musiciennes amatrices, de tous âges et de toutes origines.

Enfin, Olympe Dupas participa éminemment à la mise en œuvre du projet municipal d’édifier le kiosque à musique de Gourdon en 1927. Le 3 mai 2007, le conseil municipal de Gourdon a conféré au jardin du kiosque municipal le nom de jardin musical Olympe-Dupas.

Olympe Dupas mourut le 3 janvier 1932 à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron).

[modifier] Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Notes et références

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau » sur Infoterre, 1982. Consulté le 2 décembre 2011
  6. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 55 
  7. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 163 
  8. Jacques Dassié, « Mediolanum Santonum - Vesunna ». Consulté le 29 octobre 2009
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 1er août 2010
  10. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 1er août 2010
  11. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 1er août 2010
  12. Evolution et structure de la population à Ronsenac en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
  13. Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
  14. Site de l'inspection académique
  15. a et b Site de la commune de Ronsenac, « L’Histoire de Ronsenac », Free, 2009. Consulté le 29 octobre 2009
  16. Prieuré Saint-Jean-Baptiste, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  17. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 316 

[modifier] Liens externes

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