Ronsenac
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. |
| Ronsenac | ||
La Fontaine légendaire |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Poitou-Charentes | |
| Département | Charente | |
| Arrondissement | Angoulême | |
| Canton | Villebois-Lavalette | |
| Intercommunalité | Communauté de communes d'Horte et Lavalette | |
| Maire Mandat |
Jean-Paul Guillon 2009-2014 |
|
| Code postal | 16320 | |
| Code commune | 16283 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Ronsenacois | |
| Population municipale |
576 hab. (2010[1]) | |
| Densité | 22 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 80 m — Max. 204 m | |
| Superficie | 26,73 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | ronsenac.free.fr | |
| modifier |
||
Ronsenac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation et accès [modifier]
Ronsenac est une commune située à 20 km au sud d'Angoulême et à 2,5 km à l'ouest de Villebois-Lavalette.
Le bourg est aussi à 13 km au nord-est de Montmoreau, 17 km à l'est de Blanzac, 24 km au nord d'Aubeterre[2].
La commune est traversée par les routes départementales D.16, route de Villebois à Montmoreau et la D.81, route de Gurat à Angoulême par Torsac, qui passent dans le bourg. Elle est aussi traversée à l'est par la D.17, route de Villebois à Saint-Séverin et Aubeterre, et à l'ouest par la D.19 qui passe sur la ligne de crête.
La D.5, route de Villebois à Blanzac, Châteauneuf et Barbezieux passe au nord de la commune. La D.674, route d'Angoulême à Libourne, passe à 7 km à l'ouest, et la D.939, route d'Angoulême à Périgueux, passe à 6 km au nord-est[3].
Hameaux et lieux-dits [modifier]
La commune compte surtout plus de nombreuses fermes que de véritables hameaux. On peut cependant citer Charbonnier, la Michelie, Périchou et l'Étang au sud, la Barre, les Bordes et chez le Faure près du bourg, etc[3].
Communes limitrophes [modifier]
Géologie et relief [modifier]
Géologiquement, la commune de Ronsenac est dans le calcaire crétacé du Bassin aquitain.
On trouve le Coniacien à l'est de la vallée du Ronsenac, puis le Santonien à l'ouest et sur une petite zone en limite de Villebois. Le sud-ouest de la commune est occupé par le Campanien, et une cuesta par paliers faisant face au nord-est marque un dénivelé sensible. On peut suivre cet escarpement dans tout le sud de la Charente, entre Gurat et le sud de Cognac, par Juillaguet, Jurignac et Bouteville.
La crête à l'ouest de la commune est recouverte de de dépôts du Tertiaire (Lutétien), composé de galets, grès et argiles. Ces dépôts ont été altérés lors du Quaternaire, ainsi que le calcaire sur les flancs (sables bruns, zones aussi boisées)[4],[5],[6].
Sur la ligne de crête boisée à l'ouest de la commune se trouve son point culminant (204 m). Le point le plus bas est à 80 m, situé en limite sud au bord du Ronsenac. Le bourg est à 105 m d'altitude[3].
Hydrographie [modifier]
Située non loin de la ligne de partage des eaux avec la Charente, la commune de Ronsenac est dans le bassin versant de la Gironde.
Le Ronsenac, ruisseau qui prend sa source au bourg à la Fontaine légendaire, est un affluent de la Lizonne, sous-affluent de la Dronne, et se dirige vers le sud. De petits ruisseaux y affluent, comme le ruisseau de Font Longue en limite sud.
La Tude, qui prend sa source à Juillaguet, limite la commune au sud-ouest.
La commune compte aussi de nombreuses petites retenues d'eau servant à l'irrigation[3].
Climat [modifier]
Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.
Limite dialectale [modifier]
La commune marque la limite entre la langue d'oïl à l'ouest et le domaine occitan à l'est[7].
Histoire [modifier]
Le dolmen de chez Vinaigre près du hameau de Périchou daterait de 6 000 ans.
La voie romaine de Saintes à Périgueux, appelée en Charente le chemin Boisné, passait au nord-est de la commune[8]. Les archéologues pensent localiser sur cette voie et pas loin de la commune la mansion (village-étape romain) de Sarrum qui figure sur la table de Peutinger, même si aucune trace décisive n'a encore été trouvée à ce jour[9].
On a retrouvé récemment une tombe gallo-romaine dans un champ à l'Étang.
On a aussi retrouvé des vestiges de l'époque mérovingienne près du cimetière (sarcophages).
La commune est située à la limite entre les diocèses d'Angoulême et de Périgueux.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 576 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
Économie [modifier]
Équipements, services et vie locale [modifier]
Enseignement [modifier]
L'école est un RPI entre Charmant et Ronsenac. Ronsenac accueille l'école primaire, et Charmant l'école élémentaire. L'école de Ronsenac accueille deux classes de maternelle et une classe d'élémentaire. Le secteur du collège est Villebois-Lavalette[14].
Lieux et monuments [modifier]
- Le prieuré Saint-Jean-Baptiste. La fondation de ce monastère se situe entre 1081 et 1101 suite à la donation de l'église de Ronsenac par l'évêque de Périgueux à Hugues, abbé de Cluny. Situé à quelques centaines de mètres hors du diocèse d'Angoulême, il sera l'un des seuls prieurés clunisiens en Périgord avec celui de La Rochebeaucourt. Pendant la guerre de Cent Ans, la région est très éprouvée. En 1684 le prieuré est donné aux bénédictins anglais chassés de leur pays. Vendu comme bien national après la Révolution, il est séparé de l'église qui devient paroissiale[15]. Il sert alors de ferme et sort de l'abandon en 1987. Il est rapidement classé monument historique depuis 1990[16].
- L'église Saint-Jean-Baptiste, adossée au prieuré, a remplacé son ancienne église dont le chœur s'est effondré au XVIe siècle. Depuis la Révolution, l'église est paroissiale, suite à l'abandon du prieuré[15]. De l'église prieurale, il ne reste que la nef et les chapiteaux décorés[17].
- En bas du bourg, on peut trouver la Fontaine légendaire, source dont l'eau limpide et fraîche est fort bienvenue en été. C'est la source du Ronsenac, affluent de la Lizonne près de Gurat.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Le général Nicolas-Prosper Gellibert des Seguins (1788-1861), député de la Charente sous Napoléon III, est né à Ronsenac, où sa famille possédait le domaine de Brégedu depuis le milieu du XVIIIe siècle.
- Étienne Gellibert des Seguins (1852-1906), petit-fils du précédent, député et conseiller général, fut maire de Ronsenac.
- Olympe Dupas, né le 13 janvier 1876 à Ronsenac, violoniste, professeur de musique, chef d'orchestre. Il épousa Louise Parat qui lui survivra.
Olympe Dupas a été le directeur des sociétés musicales de Gourdon en Quercy (Lot) de 1900 à 1927.
Son souvenir y demeure particulièrement vif en tant que musicien émérite et chef de l’Union musicale gourdonnaise.
Olympe Dupas consacra son long séjour à Gourdon à une mission persévérante d’éducation artistique et sociale, en offrant un enseignement musical gratuit aux jeunes Gourdonnais de 7 à 15 ans, et en fondant la Société lyrique qui réunit soixante musiciennes amatrices, de tous âges et de toutes origines.
Enfin, Olympe Dupas participa éminemment à la mise en œuvre du projet municipal d’édifier le kiosque à musique de Gourdon en 1927. Le 3 mai 2007, le conseil municipal de Gourdon a conféré au jardin du kiosque municipal le nom de jardin musical Olympe-Dupas.
Olympe Dupas mourut le 3 janvier 1932 à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron).
Notes et références [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- Populations légales 2010 de la commune : Ronsenac sur le site de l'Insee
- Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
- Carte IGN sous Géoportail
- Visualisateur Infoterre, site du BRGM
- Carte du BRGM sous Géoportail
- [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre, 1982. Consulté le 2 décembre 2011
- Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 55
- Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 163
- Jacques Dassié, « Mediolanum Santonum - Vesunna ». Consulté le 29 octobre 2009
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Evolution et structure de la population à Ronsenac en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
- Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
- Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles ». Consulté le 16 juillet 2012
- Site de la commune de Ronsenac, « L'Histoire de Ronsenac », Free, 2009. Consulté le 29 octobre 2009
- Prieuré Saint-Jean-Baptiste, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 316
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Catillus Carol, « Ronsenac », 2003. Consulté le 16 juillet 2012
