Jurignac

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Jurignac
La mairie
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Charente-Sud
Intercommunalité Communauté de communes du Blanzacais
Maire
Mandat
Guy Decelle
2014-2020
Code postal 16250
Code commune 16175
Démographie
Gentilé Jurignacais
Population
municipale
583 hab. (2012)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 04″ N 0° 02′ 12″ O / 45.5344, -0.036745° 32′ 04″ Nord 0° 02′ 12″ Ouest / 45.5344, -0.0367  
Altitude Min. 51 m – Max. 141 m
Superficie 16,00 km2
Localisation

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Jurignac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Jurignacais et les Jurignacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Croisement de la D10 et de la D107, non loin du bourg

Jurignac est une commune située à 20 km au sud-ouest d'Angoulême.

Le bourg de Jurignac est aussi à 7 km au sud de Châteauneuf, 9 km au nord-ouest de Blanzac, le chef-lieu de son canton, 9 km au sud-ouest de Roullet, et 11 km au nord-est de Barbezieux[2].

Jurignac est située sur la N. 10 entre Angoulême et Bordeaux, qui a été déviée deux fois et passe maintenant à 0,7 km au nord-ouest du bourg et est aménagée en voie express. L'ancienne route par Pétignac, connue des routiers par sa côte, est encore en 2011 une route nationale et s'appelle la N 2010.

La D 10, route de Cognac à Aubeterre-sur-Dronne par Châteauneuf et Blanzac traverse la commune et passe près du bourg. Elle coupe la N 10 par un échangeur. La D 107, route des crêtes appelée chemin de la Faye, dessert le bourg[3].

La gare la plus proche est celle de Châteauneuf, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Cognac, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Jurignac compte quelques hameaux importants, comme chez Chotard au nord, Pétignac au nord du bourg sur l'ancien tracé de la route nationale[Note 1], ainsi que des hameaux de moindre importance : chez Beillard, le Plantis, le Landry, Maison Neuve, et des fermes[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Jurignac
Birac Roullet-Saint-Estèphe
Nonaville Jurignac Étriac
Ladiville Péreuil Aubeville

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe un plateau calcaire datant du Crétacé, qui s'étage entre le Coniacien au nord et le Campanien au sud, en passant par le Santonien qui occupe le centre de la commune.

La commune est traversée par une cuesta située dans le Campanien, très marquée, qui passe à Pétignac et regarde vers le nord-est, et qui va vers l'ouest en direction de Bouteville et Segonzac, et vers l'est en direction de Plassac-Rouffiac et Villebois-Lavalette. Au nord, au pied de cette cuesta, on trouve un palier occupé par le Santonien et le Coniacien. La moitié sud de la commune est occupée par le Campanien, calcaire plus crayeux, qui occupe une grande partie du Sud Charente[4],[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Un épaulement secondaire lui aussi assez haut se détache de cette crête et se dirige vers le sud. Le point culminant de la commune est à une altitude de 141 m, situé sur cet épaulement près de chez Beillard. Le point le plus bas est à 51 m, situé sur la limite sud le long de l'Écly. Le bourg, situé sur la crête, est à 130 m d'altitude. Le relief de la commune est moins prononcé au nord de Pétignac qu'au sud[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Écly, affluent du et sous-affluent de la Charente, limite la commune au sud. Aucun autre cours d'eau ne traverse la commune, à part un petit affluent intermittent qui naît à la Font Bertin, se dirige vers l'Écly et fait la limite de la commune au sud-est[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Jurnaco en 1110[8], Jurniaco en 1291, Jornaco en 1312, Jorniaco, Jurnhaco, Jurnhiaco, Juriniaco vers le XIIIe siècle[9].

L'origine du nom de Jurignac remonterait à un nom de personne gallo-romain Jurinius ou Jornius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Juriniacum, « domaine de Jurinius »[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre était un des 13 archiprêtrés de l'Angoumois[11].

Entre le Xe et XVIIIe siècles, Jurignac était aussi le siège d'une viguerie, qui rendait la justice localement. Au nombre de six sous les Carolingiens, le comté d'Angoulême comptera une vingtaine de vigueries après son extension au XIe siècle[12].

En 1548, le mouvement insurrectionnel de la gabelle qui s'était étendu en Guyenne serait parti du bourg de Jurignac.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, Pétignac était un relais de poste important.

Jusqu'à récemment (début du XXe siècle), un marché avait lieu le 21 de chaque mois[13].

Administration[modifier | modifier le code]

Jurignac, après avoir fait partie du canton de Roullet appartient depuis 1801 à celui de Blanzac devenu Blanzac-Porcheresse en 1973.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1999 2008 Maryse Moureau    
2008 en cours Guy Decelle SE Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 583 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
497 679 649 685 811 796 803 854 802
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
878 886 850 820 745 659 625 642 619
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
591 650 594 554 540 541 538 557 545
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2012
523 552 499 539 501 518 517 526 583
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Jurignac en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
7,2 
75 à 89 ans
10,2 
13,6 
60 à 74 ans
15,4 
24,6 
45 à 59 ans
26,8 
23,1 
30 à 44 ans
17,7 
14,8 
15 à 29 ans
12,2 
16,7 
0 à 14 ans
17,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Jurignac et Péreuil. Jurignac accueille l'école primaire et Péreuil l'école élémentaire. L'école de Jurignac est située au bourg et comporte trois classes, dont une de maternelle. Le secteur du collège est Blanzac[18].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre est d'origine romane (nef) mais a été remaniée au XVe siècle (clocher).

Le logis de Champourry, sur l'ancienne route nationale, date de la fin du XVIe siècle. Il a appartenu au XVIIIe siècle au chevalier d'Anqueville[13].

La distillerie de cognac André Duclos, bâtiment de la fin du XIXe siècle abrite maintenant le Domaine musical de Pétignac où des instruments de musique sont fabriqués[19],[Note 4].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La « côte de Pétignac » était bien connue des gens qui circulaient sur cette route le siècle dernier.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. C'est en 2015 le seul bâtiment de la commune mentionné sur la base Mérimée des bâtiments répertoriés, inscrits ou classés

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ (consulté le 1 janvier 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre (consulté le 20 novembre 2011)
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Barbezieux », sur Infoterre,‎ (consulté le 30 novembre 2011)
  8. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 124
  9. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 48,232,277
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ , 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 372
  11. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ , 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 5
  12. André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 88
  13. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 206-207
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  16. « Evolution et structure de la population à Jurignac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  18. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 30 juin 2012)
  19. « Distillerie », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]