Charmant

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Charmant
Arrivée à Charmant par la D 123
Arrivée à Charmant par la D 123
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Villebois-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes d'Horte et Lavalette
Maire
Mandat
Jacques Varaillon-Laborie
2014-2020
Code postal 16320
Code commune 16082
Démographie
Population
municipale
331 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 50″ N 0° 11′ 05″ E / 45.4972, 0.184745° 29′ 50″ Nord 0° 11′ 05″ Est / 45.4972, 0.1847  
Altitude Min. 89 m – Max. 203 m
Superficie 17,15 km2
Localisation

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Charmant est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Charmant est une commune située à 17 km au sud d'Angoulême et 11 km au nord de Montmoreau-Saint-Cybard, à l'est de la D 674 d'Angoulême à Libourne.

Charmant est aussi à 8 km de Mouthiers-sur-Boëme et de Villebois-Lavalette, 12 km de Blanzac[1].

La D 674 limite la commune à l'ouest, à 2 km du bourg. La D 5 de La Rochebeaucourt à Barbezieux par Villebois-Lavalette et Blanzac passe au pied du bourg et traverse la commune d'est en ouest. La D 39 relie le bourg à cette route.

Le tunnel de Livernant est celui de la voie ferrée Paris-Bordeaux lorsqu'elle franchit la ligne de partage des eaux Gironde-Charente. Ce tunnel fait 1,2 km de long et se trouve entièrement sur la commune[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques petits hameaux, comme la Gare de Charmant à l'ouest, près de la voie ferrée, la Côte, à l'ouest du bourg, mais surtout de nombreuses fermes : la Grèse, les Tiers, chez Jeanmay, Livernant, le Maine Joubert, le Maine Bardon, Ligeasson, Bonnauron, le Maine Groyer, le Palnard, etc[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Charmant
Fouquebrune
Chadurie Charmant Juillaguet
Aignes-et-Puypéroux Chavenat Ronsenac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune de Charmant est dans la zone calcaire du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur, comme toute la moitié sud de la Charente.

On trouve le Coniacien et le Santonien sur la partie au nord du bourg inclus. Le sud de la commune est occupé par le Campanien, et une cuesta assez creusée et par paliers faisant face au nord marque un dénivelé sensible. On peut suivre cet escarpement d'est en ouest dans tout le sud de la Charente, entre Gurat et le sud de Cognac, par Jurignac et Bouteville.

Deux failles perpendiculaires traversent la commune.

Les crêtes boisées en limite orientale (limite de Juillaguet) et au sud-ouest de la commune (hauteurs de Livernant) sont recouvertes de dépôts du Tertiaire (Lutétien), composé de galets, grès et argiles. Ces dépôts ont été altérés lors du Quaternaire. On trouve aussi des colluvions du Pléistocène (sables calcaires) par endroits sur les flancs (le Maine Bardon, gare de Charmant)[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 203 m, situé au sud-est en limite avec Juillaguet, mais les hauteurs de tout le sud de la commune approximent souvent les 200 m. Le point le plus bas est à 89 m, situé en limite nord au pont des Tempes. Le bourg, construit sur une hauteur adossée sur la cuesta et dominant la vallée est à 140 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Fontaine au pied du bourg

Une des sources de la Boëme se trouve au pied de la colline sur laquelle se trouve le bourg de Charmant; la Boëme est un affluent de la Charente qui passe à Mouthiers et La Couronne.

Le ruisseau des Tempes, autre petit affluent qui rassemble des ruisseaux temporaires drainant la vaste plaine au nord-est de la commune fait la limite nord. Un autre affluent prend sa source non loin de la gare de Charmant.

La ligne de partage des eaux entre Gironde et Charente traverse le sud de la commune, et la Tude, affluent de la Dronne dans le bassin versant de la Dordogne, passe en limite sud de commune. Elle prend sa source dans la commune voisine de Juillaguet. Deux petits affluents prenant naissance dans la commune rejoignent la Tude : l'Eau Morte, ruisseau à sec en été longeant la voie ferrée, et un court ruisseau descendant de chez Jeanmay[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Carmento en 1060-1075, Carment, Charmentis en 1117, Charment, Charmenz en 1110[6], Charmens en 1405[7].

Selon Dottin, *Caromantia signifie « la hauteur amie ». Caro- (ami) et manti- (grandeur) sont des termes de noms gaulois[8]; comparer avec Carantona, « la rivière amie », la Charente. En effet, Charmant est sur une hauteur[9].

Selon Dauzat, l'origine du nom de Charmant remonterait à un nom de personne gallo-romain Carmentus (comme la déesse Carmentis)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le chemin Boisné, ancienne voie romaine de Saintes à Périgueux, passe au pied du village dans la vallée. C'est à peu près l'actuelle route de Villebois-Lavalette. Certains historiens ont longtemps soupçonné Charmant d'être la localisation de Sarrum de la Table de Peutinger[11].

Au XIIIe siècle, Charmant était le siège d'une commanderie de Templiers, dont les bâtiments occupaient une grande partie de la crête, et dont l'église actuelle faisait partie. Il n'en reste que peu de vestiges. L'ancien château ou logis, près de l'église, date de la fin du XVIe siècle et a appartenu à la famille de Fédic[12] (orthographié aussi de Feydicq). Ce château a aussi été désigné au XVIIIe siècle sous le nom de « maison noble de la Vergne »[13].

Le logis de Livernan, situé au-dessus de l'entrée du tunnel, était une maison noble qui a appartenu au XVIIIe siècle à la famille Guy de Ferrière, de Champniers, qui possédait aussi Pontlevin à Champmillon[12],[13].

La paroisse de Charmant dépendait autrefois de l'archiprêtré de Pérignac[14].

La commune possédait aussi une gare sur la ligne Paris-Bordeaux, et les trains entre Angoulême et Bordeaux s'y arrêtaient entre 1852 et la seconde moitié du XXe siècle. Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était aussi desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant de Blanzac à Villebois-Lavalette[12]. Il y avait un arrêt à la gare et une halte facultative au pied du bourg.

Au début du XXe siècle, la seule industrie sur la commune était le petit moulin Bâtraud, sur la Tude, qui ne travaillait que pour les fermiers des environs[12].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Charmant
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1971 Albert Galteau    
1971 1989 Jean Micheau DVD Commerçant
1989 2006
(décès)
Bernard Dissard DVD Agriculteur
2006 2014 Jean-Jacques Moreau SE Employé de banque
2014 en cours Jacques Varaillon-Laborie[15]   Retraité de la fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 331 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
619 593 610 619 676 686 824 635 642
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
553 619 539 550 539 476 459 485 450
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
433 417 436 427 418 402 428 405 382
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
307 270 265 323 327 319 317 331 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Charmant en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
0,7 
6,0 
75 à 89 ans
6,7 
13,1 
60 à 74 ans
12,8 
28,0 
45 à 59 ans
25,5 
19,6 
30 à 44 ans
20,8 
14,3 
15 à 29 ans
14,1 
18,5 
0 à 14 ans
19,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école communale

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) entre Charmant et Ronsenac. Ronsenac accueille l'école primaire, et Charmant l'école élémentaire, Albert- Galteau, située près du bourg[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

De la commanderie des Templiers construite sur une hauteur il reste l'église romane Notre-Dame de la fin du XIe siècle qui comporte un clocher remarquable, en pyramide octogonale. Ce clocher, détruit par un orage, fut reconstruit en 1843. À l'intérieur subsistent quelques belles peintures murales, dont une de l'Assomption. Elle a été classée monument historique en 1846[21],[22].

Derrière l'église on accède à un magnifique petit jardin de curé.

Le château forme un bâtiment avec deux niveaux de galeries, avec une tourelle d'angle en encorbellement et un escalier intérieur remarquable. Il présente aussi une façade nord ajourée d'une galerie à arcades. Il est classé monument historique depuis 1925[23],[Note 3],[13].

Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur l'église paroissiale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Il y a sans doute une erreur dans la base Mérimée qui présente ce logis comme un ancien prieuré.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre,‎ 1982 (consulté le 2 décembre 2011)
  6. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ 1899 (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 56,119,135
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 223
  8. Georges Dottin, La langue gauloise,‎ 1918, 381 p. (lire en ligne)
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 175
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 162
  12. a, b, c et d Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 116
  13. a, b et c Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre,‎ 1993 (réimpr. 2005), 893 p., p. 210
  14. Alcide Gauguié, La Charente communale illustrée, t. I (arrondissement d'Angoulême), Bruno Sépulchre (Paris, 1982),‎ 1865, 411 p., p. 393-394
  15. http://www.sudouest.fr/2014/02/19/jacques-varaillon-conduit-la-liste-agir-ensemble-1466345-866.php
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  18. « Evolution et structure de la population à Charmant en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  20. Site de l'inspection académique de la Charente
  21. « Église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Abbayes, prieurés et commanderies de l'ancienne France, Poitou Charentes Vendée, François Semur, 1984
  23. « Château de Charmant », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]