Gellibert des Seguins

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le patronyme Gellibert des Seguins appartient à une famille française établie depuis le milieu du XVIIIe siècle à Ronsenac (département de la Charente)[1].
Au XIXe siècle, quatre de ses membres furent députés de la Charente à la Chambre basse du Parlement français.

Membres notables[modifier | modifier le code]

Alexis Gellibert (1785-1859)[modifier | modifier le code]

Né le 6 décembre 1785 à Juignac, Alexis est le fils de Jean Paul Gellibert et de Marie Cadiot. Médecin à Angoulême, Alexis Gellibert fut élu député en tant que candidat des libéraux angoumoisins lors du scrutin de 1827.
Siégeant au centre-gauche, il fut l'un des signataires de l'adresse des 221 (1830). Réélu en 1830, il adhéra à la Monarchie de Juillet et conserva son siège jusqu'en 1834. Il fut ensuite nommé maire d'Angoulême de 1835 à 1837.

Sa fille Gabrielle, qu'il eut avec Sophie Bourrut-Lacouture, épousa un cousin, Ernest (cf. infra), le 14 novembre 1848 à Ronsenac.

Alexis mourut à Roussines le 15 juillet 1859.

Nicolas-Prosper Gellibert des Seguins (1788-1861)[modifier | modifier le code]

Né le 7 juillet 1788 à Ronsenac,fils de Nicolas Gellibert des Seguins, avocat en Parlement et de Marie Joubert, Nicolas-Prosper est le cousin d'Alexis.

Polytechnicien, Nicolas-Prosper intégra l'artillerie et s'illustra pendant la campagne d'Espagne. Il prit part aux sièges de Tortose, Tarragone, Sagonte et Valence. Blessé lors du second siège de Tarragone, en juin 1813, il fut nommé capitaine et reçut la Légion d'honneur. L'année suivante, il participa à la défense de Paris.
Resté dans l'armée après 1815, Nicolas-Prosper Gellibert des Seguins fut nommé chef d'escadron en 1830 et servit pendant la conquête de l'Algérie : lors de la prise de Constantine, il assura le commandement l'artillerie, ce qui lui valut le grade de lieutenant-colonel.
Nommé colonel en 1840 puis général de brigade en 1847, il commanda l'école d’artillerie de Toulouse jusqu'à sa retraite en 1850.
Officier de la Légion d'honneur depuis 1842, il fut promu commandeur en 1850.

Retiré dans sa propriété de Grosbot à Charras, il fut élu député au Corps législatif lors des élections de 1852. Membre de la majorité bonapartiste, il fut réélu comme candidat officiel en 1857. Il annonça cependant sa démission à la fin de l'année suivante.

Le général Gellibert des Seguins mourut à Toulouse le 11 décembre 1861.

Ernest Gellibert des Seguins (1825-1868)[modifier | modifier le code]

Ernest Gellibert des Seguins

Fils de Nicolas-Prosper Gellibert des Seguins et de Marie-Félicie de Labroquère (descendante d'une maison de la noblesse de robe toulousaine), Guillaume-Ernest-Marie-Félix Gellibert des Seguins est né à Toulouse le 27 février 1825. En 1848, il épousa une cousine, Gabrielle Gellibert, fille d'Alexis.

Avocat au barreau d'Angoulême, Ernest fut élu député au Corps législatif en janvier 1859 après la démission de son père.
Membre de la majorité bonapartiste et candidat officiel, il fut réélu en 1863.

Passionné par l'histoire de son département et de l'Angoumois, il fut l'auteur de plusieurs articles et ouvrages ainsi que le président de la Société archéologique et historique de la Charente. Il présida également (à partir de 1863) la Société d'agriculture du département.
Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1863, il fut élu la même année conseiller général dans le canton de Montmoreau-Saint-Cybard.

Il mourut le 2 octobre 1868 en son château de Champrose (commune de Saint-Laurent-de-Belzagot, près de Montmoreau-Saint-Cybard), qu'il avait acquis sous la Deuxième République.

Étienne Gellibert des Seguins (1852-1906)[modifier | modifier le code]

Étienne Gellibert des Seguins

Fils d'Ernest, Étienne est né le 14 septembre 1852 à Saint-Laurent-de-Belzagot.

Il fut élu député de la Charente en 1888 face au républicain Lazare Weiller, le boulangiste Paul Déroulède ayant retiré sa candidature après le premier tour de ce scrutin complémentaire. Siégeant à droite, Gellibert des Seguins ne se représenta pas aux élections de septembre 1889 pour permettre à Déroulède d'être élu à sa place. Réélu en 1893 après la démission du fondateur de la Ligue des patriotes, il ne se représenta pas en 1898.
En tant que bonapartiste, Étienne Gellibert des Seguins était partisan de l'élection du président de la république au suffrage universel direct.

Étienne Gellibert des Seguins était également maire de Ronsenac et conseiller général du canton de Villebois-Lavalette.
Atteint d'une maladie, il mourut à l'âge de 54 ans au château de Champrose, le 24 novembre 1906.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le 29 mai 1752, le domaine de Brégedu (anciennement Brégeduilh) fut acquis par un membre de la famille Gellibert des Seguins auprès du tuteur de Philippe Cadiot, écuyer, chevalier de Saint-Paul. Cf. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, p. 793.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 4e série, t. VI (deuxième partie), années 1868-1869, Angoulême, 1870, p. 769-824.
  • Revue illustrée du Tout Sud-Ouest, n°12, décembre 1906, p. 582-583.

Liens externes[modifier | modifier le code]