Oberhausbergen

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Oberhausbergen
La mairie d'Oberhausbergen.
La mairie d'Oberhausbergen.
Blason de Oberhausbergen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Strasbourg-Campagne
Canton Mundolsheim
Intercommunalité Communauté urbaine de Strasbourg
Maire
Mandat
Théo Klumpp
2014-2020
Code postal 67205
Code commune 67343
Démographie
Gentilé Oberhausbergeois, Supradomimontains[1]
Population
municipale
4 735 hab. (2011)
Densité 1 249 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 26″ N 7° 41′ 10″ E / 48.60722, 7.68611 ()48° 36′ 26″ Nord 7° 41′ 10″ Est / 48.60722, 7.68611 ()  
Altitude Min. 143 m – Max. 187 m
Superficie 3,79 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.oberhausbergen.com/

Oberhausbergen est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Oberhausbergen se trouve au nord-ouest de Strasbourg sur les collines de Hausbergen et fait partie de la Communauté Urbaine de Strasbourg (CUS). La commune est un des lieux de captage de l'eau potable de Strasbourg et son agglomération. Non loin passent l'autoroute A351 et la RN4 qui relient Strasbourg à Nancy et Paris. L'itinéraire cyclable franco-allemand de la piste des forts, qui épouse l'ancienne ceinture de la place fortifiée de Strasbourg sur 85 kilomètres, chemine sur les hauteurs d'Oberhausbergen.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Oberhausbergen
Dingsheim Mittelhausbergen
Oberhausbergen
Wolfisheim Eckbolsheim

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation des terres dans la région de Strasbourg date d'environ 600 000 ans. Au regard des éléments archéologiques et du produit des fouilles, on peut penser que les hauteurs d'Oberhausbergen ont elles aussi été, si ce n'est des lieux d'habitations, des lieux d'activités humaines comme la chasse ou la cueillette. Des éléments tangibles laissent croire à l'occupation des sols par l'homme de Néanderthal (90 000 à 40 000 avant J.-C.). Puis vers 5 000 avant J.-C., des groupes humains s'installent autour de Strasbourg apportant avec eux l'agriculture et l'élevage, entrant ainsi dans l'ère néolithique. L'emplacement actuel du Valparc a été occupé par des habitations aux alentours de 725 à 450 avant J.-C..

Le site d'Oberhausbergen a vraisemblablement été occupé durant l'Antiquité. L'aqueduc gallo-romain allant de Kuttolsheim à Strasbourg et passant par Oberhausbergen, la Bataille d'Argentoratum vers 357, les nombreuses pièces de monnaies romaines retrouvées dans les champs sont des preuves de l'occupation du site. La chute de l'Empire romain en 406, l'invasion des peuples germaniques puis des Huns n'ont laissé que peu de traces archéologiques même s'il s'agissait sans doute d'une période sombre pour l'Alsace. Cependant, quelques découvertes archéologiques laissent penser que le site était occupé également à l'époque mérovingienne.

C'est vers 763 qu'apparaît la première dénomination du village sous le nom de Hugesperg (la colline de Hugues) ancien bien des Ducs d'Alsace. Au Xe siècle le Haut et le Bas-Hugesbergen sont cédés à Saint-Thomas par l'évêque RICHWIN.

Le 8 mars 1262, Oberhausbergen a été le théâtre d'une bataille historique entre les troupes de Walter de GEROLDSECK évêque et seigneur de Strasbourg et les Strasbourgeois qui souhaitaient se soustraire à l'autorité de l'évêque. La cavalerie de l'évêque fut vaincue par les fantassins strasbourgeois, libérant la ville du joug de son seigneur.

Après cet épisode, ce n'est que vers 1360 que l'on reparle d'Oberhausbergen en tant que bien d'Empire. Puis du début du XVe siècle jusqu'à la Révolution, Oberhausbergen sera le fief de la famille ZORN de PLOBSHEIM.

Durant la Réforme, Oberhausbergen, mais plus généralement l'Alsace, a été chahutée par des guerres entre catholiques et protestants. La commune sera incendiée en mai 1646, deux ans avant la fin de la Guerre de Trente ans, mais les circonstances de cet incendie ne sont pas précises.

Avant la Révolution Française, Oberhausbergen comptait 290 habitants. L'Alsace se prépare à cette époque à participer à ses premiers États Généraux et le cahier de doléances rédigé pour l'occasion à Oberhausbergen est l'un des rares conservé à ce jour pour la Basse-Alsace. On y apprend notamment que la commune est écrasée par les taxes et impôts divers. Fin 1789, l'Assemblée constituante réorganise l'administration municipale et met en place des « agents municipaux » que l'on nommera bien plus tard des maires. Le premier à tenir cette fonction à Oberhausbergen serait Michel LOBSTEIN. À la suite de cette réorganisation, Oberhausbergen devient chef-lieu de canton jusqu'en 1835.

En 1815, Oberhausbergen est le théâtre d'une bataille qui opposa les troupes autrichiennes à l'armée napoléonienne. Les troupes autrichiennes avaient dressé leur quartier général « au château » (propriété actuelle de la famille DIEBOLT). Les troupes françaises prirent par surprise les Autrichiens au saut du lit, mais cela ne suffit pas à les rendre victorieux et elles durent se replier vers Strasbourg. Cet affrontement est reconnu comme étant le dernier grand combat du Premier Empire.

La guerre de 1870-71, s'achève avec la cession de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine à l'Allemagne. Guillaume Ier décide donc de fortifier Strasbourg, capitale de ce nouveau Reichsland, en construisant 14 forts ceinturant la ville. Le site d'Oberhausbergen est très vite retenu en raison des avantages que propose la colline. La construction du fort V débutera en 1872, nécessitant 240 000 m3 de terrassement et 160 000 m3 de maçonnerie. Après avoir été expropriés, les paysans de la commune participent aux travaux de terrassement. Des milliers d'ouvriers français et étrangers participent à la construction de cet ouvrage militaire qui doit pouvoir accueillir 900 hommes en temps de guerre. Le fort Frère ne sera jamais le théâtre de bataille. Il a été tour à tour aux mains des Allemands et de Français qui l'ont réaménagé, en fonction des époques et des évolutions techniques. Le fort sera laissé à l'abandon à l'issue de la Seconde Guerre mondiale.

Durant la Première Guerre mondiale le village vit au ralenti et les témoignages sont rares. C'est entre les deux guerres mondiales que Oberhausbergen se modernise, enrichissant et diversifiant ses activités agricoles et bénéficiant de lignes de transport en commun importantes.

À partir de 1920, l'augmentation du nombre de véhicules particuliers entraîne la modification des grands axes. La commune, poussée par l'augmentation du trafic entreprend des travaux de voirie et l'assèchement du centre village qui porte encore les traces (dans sa toponymie) des eaux stagnantes empêchant le développement des voies de circulation. L'arrivée progressive de l'éclairage électrique public et la construction du réservoir d'eau sur la colline, sont autant d'avancées techniques qui transforment peu à peu le village juste avant la Seconde Guerre mondiale.

Après ce deuxième épisode guerrier, Oberhausbergen se reconstruit. En 1956, une nouvelle école primaire voit le jour, puis en 1967, c'est la maison Béthel qui est inaugurée, la tour hertzienne se dresse sur la colline en 1973, puis la commune se dote d'un centre sportif inauguré en 1981 et en 1991, c'est l'école maternelle Sarah-Banzet qui est achevée. Plus tard en 1997, l'école primaire Josué-Hoffet fait l'objet de travaux d'agrandissement. La physionomie d'Oberhausbergen a considérablement évoluée dès les années 1980 avec la création de plusieurs lotissements et la diversification de l'habitat. La population de la commune n'a cessé de croître jusqu'en 1999 atteignant 4 518 habitants.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Oberhausbergen

Les armes d'Oberhausbergen se blasonnent ainsi :
« D'azur aux trois coquilles d'or. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Jean-Richard Diebolt[3] DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 735 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300 329 327 399 414 438 444 479 515
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
508 529 550 578 627 609 682 954 973
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
973 998 1 014 762 829 889 969 1 039 1 110
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 291 1 818 2 103 2 014 3 020 4 518 4 397 4 735 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le fort Frère, le prototype des forts « von Biehler »[6].
  • L'église protestante[7].
  • Le château[8].
  • La tour hertzienne
  • Bethel.
  • L'ilot.
  • PréO.
  • Centre sportif.
  • Valparc.
  • Église catholique
  • L'école

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]