Claude Bébéar

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Claude Bébéar, né le 29 juillet 1935 à Issac en Dordogne, est un homme d'affaires et essayiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et etudes[modifier | modifier le code]

Il fait ses études au Lycée Gay-Lussac de Limoges.

Entré à l'École polytechnique (Promotion X 1955), et après son service militaire en Algérie[1], il entre au Groupe des Anciennes Mutuelles d'Assurances.

En 1958, il passe le diplôme de l'institut des actuaires de Paris.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1975, il est nommé Directeur Général des Anciennes Mutuelles qui deviendront par la suite les Mutuelles Unies[réf. à confirmer][2].

En 1982, il prend la présidence du Groupe Drouot.

En 1985, il crée Axa qui, de fusions en fusions, finit par absorber l'UAP et devient le premier groupe français d'assurance. Parallèlement, l'internationalisation du groupe se poursuit.

En 1999, Claude Bébéar prend le contrôle de la treizième société d'assurance-vie japonaise, la Nippon Dantaï.

En mai 2000, il confie les rênes de la présidence du directoire d'Axa à Henri de Castries et devient président du conseil de surveillance d'Axa. Par ailleurs, il crée avec Alain Mérieux et Henri Lachmann l'Institut Montaigne qu'il préside, un groupe de réflexion politique[3]. Il est également membre du comité de soutien de l'Institut Turgot, un think tank libéral[4].

En 2002, Claude Bébéar est considéré comme l'un principaux acteurs de la chute du PDG de Vivendi Universal, Jean-Marie Messier [5]. Un épisode du prêt d'un avion privé de Vivendi, équipé d'une douche, aurait déclenché la décision de Claude Bébéar qui aurait dit "il représente un danger pour la place de Paris, ... il faut avoir sa peau".[6]

Mécénat[modifier | modifier le code]

En 1986, il crée et préside jusqu'en juillet 2012 l'Institut de mécénat de solidarité, devenu aujourd'hui IMS-Entreprendre pour la Cité, qui héberge le secrétariat général de la Charte de la diversité.

En 1997, George Bush lui remet le Point of Light Award, un prix destiné à récompenser l'entreprise "la plus en pointe dans le domaine du mécénat humanitaire". Pour la première fois ce prix est remis à une entreprise non américaine.

D'après Le Canard enchaîné, Claude Bébéar financerait de façon importante La Manif pour tous, mouvement opposé au mariage pour tous[7].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Le 13 juin 2001, il est mis en examen avec Henri de Castries pour "blanchiment de capitaux aggravé" dans l’affaire Paneurolife, ce qui lui vaut de passer une nuit en cellule. Cette affaire s'est soldée par un non-lieu général[8].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Claude Bébéar est marié et père de cinq enfants.

Clubs[modifier | modifier le code]

Il est membre de l'Académie des sports ainsi que du club Le Siècle.

Mandats sociaux[modifier | modifier le code]

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Patrimoine et revenus[modifier | modifier le code]

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D'après sa déclaration suite à sa nomination au conseil des sages mis en place par le Medef[9] :

  • retraite Axa 438 000 € ;
  • jetons de présence Mutuelles Axa, BNP-Paribas, Schneider et Vivendi 360 000 € ;
  • 3 340 000 stocks options Axa ;
  • son patrimoine s’élève à 106 millions d’euros[10]. Mais selon le Canard Enchainé qui l'écrit dans l'article "le grand chef des goinfres", sa fortune pourrait s'élever à un milliard d'euros.[11] [12]

Distinctions[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie sur le site d'Axa
  2. Cette nomination fut un peu le fruit du hasard : André Sahut d'Izarn (1905-1972), qui cherchait un successeur, l'avait recruté sur recommandation de son fils, Philippe Sahut d'Izarn, qui était son camarade de la promotion 1955 de Polytechnique ; la principale référence de Claude Bébéar était d'avoir été "caissier" de sa promotion de Polytechnique, fonction difficile et très formatrice [réf. nécessaire], qui constituait un gage de sérieux aux yeux du polytechnicien André Sahut d'Izarn.
  3. Institut Montaigne
  4. Institut Turgot
  5. http://www.lemonde.fr/economie/article/2002/07/01/jean-marie-messier-les-six-mois-de-chute_283093_3234.html
  6. http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/le-journal-de-la-chute_497620.html
  7. Hervé Liffran, « La manif fourre-tout était cousue d’or », [Le Canard enchaîné],‎ 16 janvier 2013, p. 4
  8. http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/03/08/non-lieu-general-dans-l-affaire-paneurolife_1316136_3224.html
  9. http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/bebear-publie-sa-richesse-avant-de-superviser-les-remunerations-des-patrons_1376628.html
  10. http://lemaitre.blog.lemonde.fr/2009/05/05/bebear-un-riche-sage/
  11. http://lci.tf1.fr/economie/entreprise/2009-05/deja-attaque-bebear-publie-son-patrimoine-4879758.html
  12. http://avif.pyxel.info/infos/infocanard060509.html


Liens externes[modifier | modifier le code]