Roger Borniche

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Roger Borniche

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maison natale de Roger Borniche à Vineuil-Saint-Firmin (Oise)

Activités Inspecteur de police, romancier
Naissance 7 juin 1919 (95 ans)
Vineuil-Saint-Firmin, Oise, Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français
Genres Roman policier

Roger Borniche, né le 7 juin 1919 à Vineuil-Saint-Firmin (Oise), est un inspecteur de police ayant participé à la répression du grand banditisme et un écrivain : à son actif, cinq cent soixante-sept arrestations et vingt-huit livres.

Inspirés par sa lutte contre le gang des Tractions Avant et en particulier Émile Buisson, un braqueur psychotique, Flic Story, Le Gang et L'indic ont été portés à l'écran (avec une adaptation d'Alphonse Boudard). L'Indic servit de base au scénario du film éponyme de Serge Leroy.

Après avoir quitté la Sûreté nationale, il obtient une autorisation du ministre de l'Intérieur pour exercer la profession d'agent privé de recherches et ouvre, à Paris, un cabinet d'enquêtes privées spécialisé dans les fraudes aux assurances (enquêteur d'assurances).

Roger Borniche vit aujourd'hui aux États-Unis. Son fils Christian qui a repris le Cabinet d'enquêtes privées est à l'origine de la création du diplôme professionnel d'enquêteur privé créé à l'Université Panthéon-Assas[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1973 : Flic Story : l'implacable duel entre un tueur impitoyable et un policier pas comme les autres, Paris, Fayard, coll. « Collection dirigée par Constantin Melnik »,‎ 1973, 384 p. (OCLC 462068948, notice BnF no FRBNF35321158), porté à l'écran par Jacques Deray en 1975 sous le titre Flic Story.
  • 1974 : René la Canne: la pathétique partie d'échecs entre un cerveau du banditisme et un policier plein d'imagination, Fayard, porté à l'écran par Francis Girod et Jacques Rouffio en 1977.
  • 1975 : Le Gang (l'histoire de Pierrot-le-Fou...), Fayard, porté à l'écran par Jacques Deray en 1977.
  • 1976 : Le Play-boy, Grasset.
  • 1977 : L'Indic (gestapistes en perdition, faux résistants, vrais truands et indics, la sanglante initiation du policier de Flic story dans les soubresauts de la Libération), Grasset, porté à l'écran par Serge Leroy en 1983.
  • 1978 : L'Archange (un empereur du crime à Caracas), Grasset.
  • 1979 : Le Ricain, Grasset.
  • 1980 : Le Gringo (Chasse à l'homme à Mexico), Grasset.
  • 1981 : Le Maltais (poursuite aux Caraïbes), Grasset.
  • 1982 : Le Tigre (flic-story à Hong-Kong), Grasset.
  • 1983 : Le Boss (flic story aux Caraïbes), Grasset.
  • 1985 : Vol d'un nid de bijoux, Grasset.
  • 1986 : L'Affaire de la môme Moineau, Grasset.
  • 1987 : Le Coréen, Grasset.
  • 1989 : La cible (chasse à l'homme en Thaïlande), Presses de la Cité.
  • 1990 : Kidnapping (31 octobre, Patricia, 10 ans, disparaît), Presses de la Cité.
  • 1991 : Frenchie (un Français au cœur de la filière californienne), Presses de la Cité.
  • 1993 : Homicide boulevard, Presses de la Cité.
  • 1996 : Le privé, Presses de la Cité.
  • 1999 : Dossiers très privés (nouvelles), Éd. n °1.

Les arrestations les plus célèbres[modifier | modifier le code]

  • Émile Buisson, ennemi public no 1, arrêté par Roger BORNICHE le 10 juin 1950 qui le ceintura pendant que son épouse[2] lui passait les menottes.

L'arrestation a donné lieu à plusieurs versions. Les recherches historiques effectuées permettent de retracer les faits, dignes des meilleurs polars, tels qu'ils se sont déroulés et les rôles des uns et des autres dans la traque de l'ennemi public no 1 de l'époque (cf. notice Émile Buisson)

C'est le 26 janvier 1951, place de l'Opéra à PARIS que Roger Borniche ceintura "René la Canne", pendant que son collègue, l'inspecteur Leclerc, lui passait les menottes. Borniche raconte l'histoire de René Girier dans un roman "René la Canne" qui lui est consacré et qui sera ensuite porté à l'écran. René Girier, lui aussi, racontera, dans ses mémoires en 1988, son arrestation par Roger Borniche[3]. Il est assez étonnant de constater que ce flic, dont le nombre d'arrestations et le succès littéraire et cinématographique suscitera tant de jalousies et de désinformations, fut apprécié par celui qu'il arrêta au point de nouer - lorsque le gangster décida de se réinsérer - des relations quasi-amicales que René Girier relate lui-même dans ses mémoires (cf. notice René la Canne).

  • Pierre Carrot dit "Pierrot le fou no 2"

Les hommages de la République[modifier | modifier le code]

Au cours du procès de Pierre Carrot, l'avocat général LINDON saluera le courage de l'inspecteur Borniche et relèvera qu'à cette date (juillet 1951) il avait déjà arrêté 500 malfaiteurs dont 100 individus armés[4].

Roger Borniche recevra, également, les remerciements de la République en étant décoré à deux reprises :

  • "acte de courage et de dévouement pour sa courageuse conduite" en 1950 pour le féliciter de l'arrestation d’Émile Buisson
  • Médaille d'honneur de la police nationale "en reconnaissance de ses services et du dévouement dont il a fait preuve dans l'exercice de ses fonctions" en 1951 pour l'arrestation de René la Canne cette médaille d'honneur étant décernée généralement décernée à titre posthume.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://cfp.u-paris2.fr/36608335/0/fiche___formation/&RH=FORM_AUTRES
  2. Martine, présentée dans ses romans comme "Marlyse"
  3. Les mémoires de René Girier, dit René la Canne ont été publiées en 1988 dans son livre "Tu peux pas savoir" (éditeurs Presses Pocket 1988 : ISBN 2-266-02921-5 et Londreys 1988 : ISBN 2-904-184-82-1). Certains prétendent que René Girier aurait nié - ce qui serait totalement incompréhensible - avoir été arrêté par Roger Borniche, ce qui est totalement contredit par ses propres écritures et les mémoires précises et détaillées qu'il rédigea en 1988 et qui permettent de confirmer la réalité historique des faits.
  4. Roger Borniche estime à 567 le nombre d'arrestations qu'il a réalisées au cours de sa carrière dans la police au moment de son départ en 1956. Le chiffre pourrait, peut être même, être sous-évalué compte tenu des statistiques révélées par la Justice au cours du procès de Pierrot le fou. Le Parisien Libéré, citant l'avocat général LINDON, notait que grâce aux efforts de Borniche et de ses collègues, le gangstérisme avait pratiquement disparu dans Paris.