Sigismond Malatesta

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Sigismondo Malatesta, seigneur de Rimini, par Piero della Francesca.
Sigismond Malatesta priant saint Sigismond
fresque de Piero della Francesca au Temple Malatesta de Rimini

Sigismond Malatesta, en italien, Sigismondo Pandolfo Malatesta (Brescia, 19 juin 1417Rimini, 7 octobre 1468), surnommé « le Loup de Rimini » (il lupo di Rimini) seigneur de Rimini, Fano et Cesena (1432-1468) fut un célèbre condottiere italien. Il était membre de la Maison de Malatesta, seigneurs de Rimini de 1295 à 1500. Sigismond Malatesta est un personnage historique fameux pour ses trahisons et sa provocation envers les mœurs de l'époque. Il était considéré par ses contemporains comme l'un des plus redoutables chefs militaires de son temps.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était le fils de Pandolfo III Malatesta et de Antonia de Barignano.

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Il fut marié à Ginevra d'Este en février 1434, puis Polyxène Sforza le 29 avril 1442 qui lui donna deux enfants Galèotto en 1442 et Jeanne (1444-1511) qui fut mariée à Jules César de Verano ; en troisièmes noces Iseult des Actes, en 1456, et eurent quatre enfants Robert (1447), Salluste, Victoire et Robert (1440-1482).

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Il prit notamment la tête en 1465 des forces vénitiennes lors de la campagne contre l'Empire ottoman. Ses idées techniques furent mises en forme par Roberto Valturio dans son célèbre traité De re militari.

Mécénat[modifier | modifier le code]

Il protégea également les arts, employant Agostino di Duccio, Leone Battista Alberti et Piero della Francesca comme au Temple Malatesta qui contient les tombeaux des membres de la famille, dont celle d'Isotta degli Atti, sa troisième et dernière femme, dans la deuxième chapelle ; y figurent les armoiries des Malatesta : la Rose (amour des lettres et des arts), et l'Éléphant (férocité). En outre, il va rassembler une série de copistes qu'il paye grassement afin de former une bibliothèque à Rimini : Bibliotheca Malatestiana. Elle permet également à Sigismond d'étaler ses richesses et ainsi accroître son prestige.

Postérité[modifier | modifier le code]

Le jugement des historiens est contrasté. On reconnaît qu'il se complaisait dans « le viol, l'adultère et l'inceste »[1]. Ses abus sexuels s'étendaient à ses propres enfants dont il viola certains. Le grand biographe de la Renaissance italienne, Guichardin, le décrit comme un « ennemi de la paix et du bien-être ». Sigismondo était pleinement conscient de ses péchés et s'en vanta même dans une série de sonnets érotiques dédiés à son épouse Isotta.

Littérature[modifier | modifier le code]

Une pièce de Montherlant, Malatesta décrit ses aventures, ainsi qu'un poème de José-Maria de Hérédia : Médaille.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sardi, Erotic Love through the ages, sur le site antiqbook.nl p. 119.