Sainte Monique

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Ary Scheffer, Saint Augustin et Sainte Monique, Musée de la Vie romantique

Monique[1],[2],[3], appelée sainte Monique, née en 331 ou en 332 à Thagaste (actuelle Souk Ahras, Algérie) et morte en 387 à Ostie (Italie), berbère[2],[4] chrétienne, est la mère d'Augustin d'Hippone, reconnue sainte par l'Église catholique romaine et l'Église orthodoxe. Elle est fêtée le 27 août[5].

Elle avait dû se marier très jeune à un païen du nom de Patrice qu'Augustin, qui a beaucoup écrit sur ses parents ensuite, décrivait comme un homme autoritaire et porté à l'adultère.

Monique n'aurait cessé toute sa vie de prier pour la conversion aussi bien de son fils que de celle de son mari. Ce dernier attendit l'année précédant sa mort pour exaucer ses vœux ; pour sa part, Augustin s'était converti lorsqu'il reçut la catéchèse de saint Ambroise, à Milan.

L'évêque avait consolé Monique en lui disant : « Le fils de tant de larmes ne saurait être perdu »[6]

Les fouilles du XIXe siècle à Ostie ont retrouvé la plaque de marbre commémorative de Monique.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Sainte Monique, église Saint-Augustin

Les représentations iconographiques de sainte Monique n'apparaissent qu'au XVe siècle, et sont surtout diffusées par les couvents d'augustins et d'augustines. Elle est figurée en robe de veuve, avec ceinture, voile et guimpe. On la trouve entourée de douze moines augustins, dans l'église du Saint Esprit à Florence (Fra Filippo Lippi).

Patronage[modifier | modifier le code]

  • Sainte Monique est invoquée pour favoriser le bon déroulement d'un accouchement.
  • Elle est la protectrice des mères et des veuves.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La racine Monn- est une des plus célèbres parmi les noms berbères, étant donné que la mère de saint Augustin a porté le nom de Monnica », Hans-Georg Pflaum, Scripta varia, Éditions L'Harmattan, v.2, 1978, p.98
  2. a et b « Monnica est le diminutif de Monna, un nom indigène lui-même bien attesté qui est aussi celui d'une divinité locale dont le culte est mentionné sur une inscription de Thignica », Serge Lancel, Saint-Augustin, Fayard, 1999, p.20
  3. « Monnica, est l'un des nombreux noms libyques formés sur la racine Monn- comme Monna, Monnata, Monnina, Monnula et Monnosa », Nacéra Benseddik, Thagaste, Souk Ahras, Patrie de saint Augustin, Inas, 2004, p. 25
  4. « Berbères : […] Les plus connus d'entre eux étaient l'auteur Romain Apulée, l'empereur romain Septime Sévère, et saint Augustin, dont la mère était berbère (The best known of them were the Roman author Apuleius, the Roman emperor Septimius Severus, and St. Augustine, whose mother was a Berber) », Article Berbères dans Encyclopedia Americana, Scholastic Library Publishing, 2005, v.3, p.569
  5. Voir Sainte Monique sur Nominis.
  6. St Augustin, Confessions, Livre III, chap. XII

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Cristiani, Sainte Monique (331-387), Apostolat, 1959.
  • Vincent Serralda, André Huard, Le Berbère… Lumière de l'Occident, Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1990, p.70, (ISBN 978-2-7233-0239-5)
  • Nacéra Benseddik, Thagaste-Souk Ahras, ville natale de saint Augustin, Ed. Inas, Alger, 2005.