Catacombe de Priscille

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41° 55′ 47″ N 12° 30′ 31″ E / 41.9297, 12.5087 ()

La catacombe de Priscille.
Fresque du bon pasteur.

La catacombe de Priscille est l'une des plus anciennes et des plus vastes catacombes de Rome. Elle est située sur la Via Salaria, dans le quartier de Trieste.

Historique[modifier | modifier le code]

Développée vers le milieu du Ve siècle[1], il ne s’agissait, à l'origine, que d’une carrière qui fut utilisée par les chrétiens pour leurs sépultures On y trouve les sépultures de nombreux Chrétiens dont des dizaines de martyrs ainsi que quelques papes.

La noble dame Priscille, qui appartenait à la famille sénatoriale des Acilii, doit avoir été la fondatrice du cimetière, ou bien la donatrice de l'aire sur laquelle il fut construit. Ainsi qu'en témoigne une inscription dans la catacombe : "Priscilla clarissima"[2].

Liste des 7 papes inhumés[modifier | modifier le code]

Voici la liste des sept souverains pontifes qui ont été enterrés à l'origine dans la catacombe de Saint-Calixte[3]:

  1. Marcellin (29e pape de 296 à 304)
  2. Marcel Ier (30e pape de 308 à 309)
  3. Sylvestre Ier (33e pape de 314 à 335)
  4. Libère (36e pape de 352 à 366)
  5. Sirice (38e pape de 384 à 399)
  6. Célestin Ier (43e pape de 422 à 432)
  7. Vigile (59e pape de 537 à 555)

Éléments artistiques[modifier | modifier le code]

Du fait de l'importance des inhumations chrétiennes dans la catacombe de Priscille, le décor de la catacombe est marquée par de nombreuses images chrétiennes datées du IIIe siècle.

Ainsi, dans le cubiculum de la Velatio ("la prise de voile"), on trouve la représentation de la défunte, au centre de la voute et vêtue d'une tunique ample et d'un voile, accompagnée de colombes, de la figure du Bon Pasteur, de l'épisode du sacrifice d'Abraham, des Trois Hébreux dans la fournaise et de Jonas et le monstre marin. Dans l'iconographie chrétienne, les colombes, qui apparaissent souvent dans l'Ancien et le Nouveau Testament, sont le symbole des anges ou de l'Esprit Saint. L'association des différentes scènes constitue un programme cohérent. En effet, l'épisode du sacrifice d'Isaac, à gauche de la défunte, est une préfiguration du sacrifice du Christ, fils de Dieu livré en sacrifice aux hommes. De même, l'épisode de Jonas, avalé puis recraché par un monstre marin, évoque la résurrection et la renaissance du Christ. Enfin, l'épisode des trois Hébreux dans la fournaise est un paradigme de Salut. Toutes ces scènes sont dessinées au trait et colorées de grands aplats de couleurs. Elles sont réduites aux seuls éléments permettant la compréhension immédiate de la scène, ce qui est une caractéristique de l'art paléochrétien.

On peut également observer ces caractéristiques dans la chapelle grecque de la catacombe, où on retrouve une représentation de l'épisode de Suzanne et les vieillards, qui est également un paradigme de Salut.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le catacombe di Priscillia », sur www.catacombepriscilla.com (consulté le 15 décembre 2010)
  2. « les catacombes romaines », sur www.Clio.fr (consulté le 15 décembre 2010)
  3. « visiter les catacombes », sur vatican.va (consulté le 15 décembre 2010)