Étienne Maurice Falconet

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Falconet par Marie-Anne Collot
L’Amour menaçant de Falconet (Paris, musée du Louvre).
Biscuit à partir de L’Amour menaçant, à la manufacture nationale de Sèvres.

Étienne Maurice Falconet, né le 1er décembre 1716 à Paris où il est mort le 24 janvier 1791, est un sculpteur académicien français.

Influencé par l’école baroque dont il peut être considéré comme un maître, Falconet reste, sous certains aspects, un sculpteur néoclassique. Ses œuvres les plus célèbres sont L'Amour menaçant (Paris, musée du Louvre) et la statue équestre de Pierre le Grand, dite le Cavalier de bronze à Saint-Pétersbourg, en Russie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille parisienne modeste issue du Bugey, il apprend tout d’abord la charpente, mais les sculptures sur bois qu’il crée attirent l’attention du sculpteur Jean-Baptiste Lemoyne qui le prend sous son aile. Falconet peut ainsi développer ses dons et il est remarqué par la marquise de Pompadour, grande mécène des arts et favorite de Louis XV, qui lui commande plusieurs œuvres.

Grâce à son Milon de Crotone, il est nommé en 1754 membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture.

Les diverses sculptures qu’il présente aux Salons de 1755 et 1757 le propulsent comme le sculpteur le plus en vue de l’époque. De 1757 à 1766, il occupe la fonction de directeur des ateliers de sculpture à la manufacture royale de porcelaine de Sèvres où il participe activement au succès du « biscuit de Sèvres », appellation qui désigne les sculptures de Sèvres (rondes-bosses, bas-reliefs), volontairement et généralement laissées en biscuit, c’est-à-dire sans émail et sans décor. Falconet est aussi un théoricien, qui réfléchit et écrit sur son art. Diderot lui confie ainsi la rédaction de l’article « sculpture » de l’Encyclopédie.

En 1766, sur la recommandation de Melchior Grimm et de Diderot, il est appelé à Saint-Pétersbourg par Catherine II de Russie pour travailler à la Statue équestre de Pierre le Grand de Russie, ouvrage gigantesque qui coûta douze années de travail à l'artiste.

À son retour en France, il fut nommé recteur de l’Académie royale de peinture et de sculpture et exécuta de nouveaux chefs-d’œuvre : Moïse et David, pour l’église Saint-Roch, à Paris, Pygmalion, Alexandre, l’Hiver, la Mélancolie et l’Amour menaçant, l'une de ses réalisations les plus célèbres, déclinée en biscuit par la manufacture de Sèvres et l'un des meilleures exemples du style rocaille finissant. Il est remplacé en 1780 par Charles-Antoine Bridan comme professeur de sculpture à l'École nationale des beaux-arts de Paris[1]

Il a publié des Réflexions sur la sculpture, 1761, et quelques autres écrits qui tous ont été réunis en 6 volumes in-8, Lausanne, 1781.

Il fut le maître et le beau-père du sculpteur Marie-Anne Collot, qui a sculpté son portrait, aujourd’hui conservé au musée des Beaux-Arts de Nancy.

Œuvres célèbres[modifier | modifier le code]

  • Milon de Crotone, 1754, Paris, musée du Louvre.
  • L’Annonciation 1756 groupe colossal en marbre blanc, exécuté pour la façade de l’église Saint-Roch à Paris (cette œuvre a disparu à la Révolution française).
  • Le Christ au Mont des Oliviers, 1757, Paris, église Saint-Roch.
  • L’Amour menaçant, présenté au salon de 1757, marbre (Paris, musée du Louvre ; un autre exemplaire au Rijksmuseum, Amsterdam et au musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg).
  • Pygmalion et Galatée, 1761, marbre, 83,5 x 48 x 38 cm, Paris, musée du Louvre[2].
  • La statue équestre monumentale de Pierre Ier , appelée le Cavalier de bronze, Saint-Pétersbourg : cette statue équestre est une commande de Catherine II de Russie à laquelle Falconet travailla durant douze ans, en collaboration avec sa future bru Marie-Anne Collot. Elle est érigée sur un énorme monolithe de granit.
  • Tombeau de l'abbé Terray (1780), dans la chapelle Sainte-Marguerite de l'église de La Motte-Tilly (Aube).

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

  • Le musée du Louvre présente plusieurs de ses œuvres, des rondes-bosses comme des biscuits de Sèvres

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Source partielle[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Étienne Maurice Falconet » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, Professeurs à l'École des beaux-arts (1794-1873), dans Romantisme, 1996, n°93. pp. 95-101.
  2. Connue aussi sous le nom Pygmalion au pied d'une statue qui s'anime. Il est possible que cette sculpture ait été présentée au Salon de 1763, mais une interrogation subsite (source : Marie-Catherine Sahut, Une visite au Louvre avec Diderot comme guide in Grande Galerie - Le Journal du Louvre"). mars/avril/mai 2013, n °23).