Ettore Sottsass

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Ettore Sottsass
Présentation
Naissance 14 septembre 1917
Innsbruck, Autriche
Décès 31 décembre 2007
Nationalité Drapeau de l'Italie Italie
Activité(s) Architecte, designer
Formation École polytechnique de Turin
Œuvre
Agence Sottsass Associati
Entourage familial
Famille Fernanda Pivano
La machine à écrire Valentine (1969)

Ettore Sottsass Jr. (né le 14 septembre 1917 à Innsbruck et mort le 31 décembre 2007 à Milan) est un designer italien, l’un des plus importants du XXe siècle.

Son enfance et sa formation[modifier | modifier le code]

Ettore Sottsass est né en Autriche, pays d’origine de sa mère, mais il rejoint l’Italie en 1929 avec sa famille pour y étudier l’architecture comme son père, bien qu’il soit intéressé par la peinture.

Fils d'Ettore Sottsass Sr., figure majeure de l’architecture italienne d'avant-guerre et ancien élève d'Otto Wagner, Ettore Sottsass est diplômé de l'École polytechnique de Turin en 1939.

Durant ses études, il est aussi influencé par son ami peintre Luigi Spazzapan, qui lui apporte une formation différente de celle de son école. Il s’intéressait particulièrement à la couleur.

Il est appelé peu de temps après par l’armée italienne pour faire son service militaire dans les montagnes du Monténégro, et passe la majeure partie de la Seconde Guerre mondiale prisonnier dans un camp à Sarajevo.

Sa carrière[modifier | modifier le code]

Il travaille d'abord comme architecte avec son père. Il participe à la reconstruction de son pays, après la Seconde Guerre mondiale, en construisant notamment des logements sociaux, mais il est rapidement déçu par le métier d’architecte. Ne pouvant réaliser l’architecture dont il rêve, il préfère l’abandonner pour le monde du design.

Il s’installe à Milan et ouvre alors sa première agence de design en 1947. Il touche un peu à tous les domaines de création durant ses débuts : la céramique, la peinture, la sculpture, la photographie, les bijoux, les meubles, le graphisme, l’architecture, l’architecture d’intérieur… Il abandonnera définitivement la peinture et la sculpture en 1965.

En 1950, le peintre Enrico Baj lui propose de participer à un groupe antirationaliste appelé « Pour un Bauhaus imaginiste, contre un Bauhaus imaginaire ». Sottsass accepte mais il se rend compte qu’il n’est pas contre le rationalisme, il veut juste aller au-delà de celui-ci, le compléter.

Ses premières expériences à New York[modifier | modifier le code]

Il commence la céramique en 1956, à la demande de l’Américain Irving Richards, un inventeur dans le domaine du design. Etorre Sottsass se rend alors à New York, avec sa femme Fernanda Pivano, où Richards lui commande d’une série de céramiques. Irving Richards était persuadé qu’il fallait renouveler les formes et les objets dans le monde du design. Sottsass cherchait alors à réaliser des céramiques qui iraient au-delà de leur fonction décorative. Il voulait dessiner des objets qui « sollicitent la perception que chacun a, ou peut avoir, de sa propre aventure » [1] Ses céramiques ont des formes simples, très populaires, elles s’apparentent à de grands bols aux couleurs primaires et à des coupes antiques dans lesquelles on buvait de l’eau de source. Cette série de céramiques fut un échec. Richards les a emmenées à New York mais n’en a vendu aucune de l’année.

Ensuite, il travaille quelque temps au sein de l'agence de design de George Nelson à New York. Cette expérience le conforte dans l’idée de se concentrer sur le design industriel.

Sa collaboration avec Poltronova[modifier | modifier le code]

À son retour en Italie, dès 1957, il travaille en tant que directeur artistique, en collaboration avec l’éditeur de mobilier contemporain Poltronova. Contrairement à la société Olivetti dans laquelle il travaillera plus tard, celle de Poltronova a une production semi-artisanale, et où l’expérimentation compte beaucoup. C’est chez lui qu’il teste de nombreuses associations de matériaux et de couleurs pour ses meubles.

Dès 1957, Ettore Sottsass expérimente une conception de meuble relié à l’architecture radicale, mais aussi fait des recherches sur la céramique, ainsi que sur la couleur et sur les matériaux.

Sa collaboration avec Olivetti[modifier | modifier le code]

En 1958, il devient consultant designer d’Olivetti, qui lui confie le nouveau secteur d’électronique. À ce titre, il participe à la création du premier ordinateur italien, Elea 9003, pour lequel il est récompensé du Prix Compasso d'Oro en 1959 ; de même qu’il dessine plusieurs machines à écrire électriques comme la Tekne 3 et la Praxis 48, caractérisées par leur sobriété et leurs lignes très abruptes (angles droits). C’est en 1969 qu'il conçoit, assisté par Perry A. King, la machine à écrire rouge Valentine, aujourd'hui considérée comme l’une des créations marquantes du design du XXe siècle[2]. Elle séduit un vaste public par son aspect très ludique, tout droit inspiré du pop art, elle est aussi l’une des premières machines qui soit légère et transportable dans une mallette.

Dans les années 1970, il met au point un système de mobilier de bureau reposant sur un principe modulaire, qu’il appelle Synthesis 45, le mobilier de bureau n’étant, selon lui, plus approprié aux besoins de son époque.

Le fils Roberto Olivetti succède à son père et propose à Sottsass un poste permanent au sein de l’entreprise mais il refuse, souhaitant garder son indépendance. On lui propose alors de devenir directeur artistique d’un nouveau bureau d’étude indépendant, créé à son attention, lui permettant de garder son autonomie. Ce bureau d’étude devient vite très important à l’échelle mondiale dans le domaine du design, grâce à l’entourage que Sottsass se crée. Il continuera sa collaboration avec Olivetti jusqu’en 1980, malgré son activité dans diverses sociétés. Il poursuivra notamment sa conception d’équipements de bureau.

Ses voyages[modifier | modifier le code]

Il effectue à cette même période deux voyages qui ont fortement influencé son travail par la suite.

Il voyage d’abord en Inde en 1961, par envie de découvrir une société très différente de la sienne, où il s’imprègne des couleurs, et de la culture hindoue. Il se rend à New Delhi, qui était encore en ruine à l’époque, la plupart des gens dormaient dehors, de nombreux cadavres circulaient sous ses yeux ; cependant, les rues étaient remplies de fleurs, de couleurs, de parfums, d’encens, et de belles choses. Il remet en question sa vision du monde suite à la découverte d’une nouvelle manière de considérer la mort. Il a perçu la mort, là-bas, comme une normalité.

Son second voyage est imposé par une grave maladie des reins peu connue, la néphrose, qu’il doit se faire soigner aux États-Unis, à l’hôpital de Palo Alto.

Il se rend à San Francisco, en Californie, où il s’installe un temps, et y découvre le Pop art, qui le pousse à s’interroger sur la société de consommation. Il fut très marqué par les débuts de la diffusion de l’image populaire dans les journaux américains. Il rencontre de nombreux poètes et écrivains, connus de sa femme, influents de la beat generation, l’incitant à réévaluer la place de l’homme dans le monde. Il a été fortement influencé par la culture beat et hippie américaine car il était fasciné par le pacifisme des luttes révolutionnaires des années 1960 aux États-Unis, contrairement à celles d’Europe, très violentes. Grâce à ces expériences, il va réévaluer sa production design du point de vue de l’aspect politique et social.

Sa maladie lui fait oublier son échec avec ses premières céramiques et, au retour de ces voyages, il réalise une série de céramiques appelées "les céramiques des ténèbres" en 1963, reflétant son état d’esprit lorsqu’il était atteint de sa maladie, et en 1964, une série de cent plats qu’il dédie à Shiva, dieu hindoue, représentant la source créatrice en sommeil.

Sottsass commence le travail de la céramique au milieu des années 1950, qu’il continue régulièrement jusqu’à la fin des années 1970. De la fin des années 1960 au début des années 1970, il participe à des expositions, environ une fois par an : « Menhir, Ziggurat, Stupas, Hydrants et Gas Pumps », « Miljo for en ny Planet », « Ceramiche Tantriche », Ceramiche di Fumo », «  Yantra di Terracotta », « Indian Memory ». Il déclare lors d’une interview : « Pour moi, la céramique a toujours été une grande zone d’expérimentation, et l’est aujourd’hui encore. » [3]

Les céramiques des ténèbres[modifier | modifier le code]

Les céramiques des ténèbres étaient une sorte d’adieu à toute sa famille et ses proches. Il eut l’idée de ces céramiques l’année où il était malade. Mais finalement il accordait peu d’importance à ces céramiques car il était plutôt de nature positive. Elles reflétaient plus le moral de ses proches (pleurs, désespoir, tristesse, fatigue…) que le sien. Pendant toute la période où il était à l’hôpital, les conversations tournaient autour de la mort. C’est pendant la nuit, lorsqu’il était pris d’insomnie à cause des médicaments, qu’il pensait aux céramiques qu’il allait faire après son rétablissement. Elles s’appellent « céramiques des ténèbres » car elles reflètent le mauvais traitement des malades dans cet hôpital, sa peur et celle de ses proches, et la lumière violette de la nuit lorsqu’il n’arrivait pas à dormir.

La plupart de ses céramiques sont noires car pour lui quand on est mort, on voit noir pour toujours. Ces céramiques prennent les couleurs des ténèbres selon sa propre interprétation. Le rouge orangé serait la couleur de l’angoisse, le blanc, celui des yeux fixes qui vous hypnotisent. C’est d’ailleurs en Inde qu’il verra plein de cadavres avec ces yeux blancs fixes, ouverts. Les « ténèbres du temps » seraient représentées par la lune tournante, et sa couleur argent.

Il essaie de définir les ténèbres, et de savoir comment y arrive. Finalement, il se demande si les ténèbres ne sont pas blanches plutôt que noires.

Ces céramiques ont la forme de cylindres plus ou moins larges, sur lesquels il alterne les surfaces lisses, mates, brillantes ou rugueuses. Il y peint ou graves des formes géométriques, en particulier des cercles, en utilisant les couleurs des ténèbres.

L'Antidesign[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1960, un groupe contestataire d’architectes et de designers florentins et turinois suit le mouvement de l'Antidesign. En réaction à la société consumériste, ils remettent en question l’architecture et le design, en partie responsables du consumérisme. Ettore Sottsass participe activement à ce mouvement, en créant notamment, avec sa femme, la revue Pianeta fresco, publiant les débats et les réflexions de ce groupe.

En 1972, une exposition organisée par Emilio Ambasz, dédiée au design italien, a lieu au MOMA à New York, sous le nom de The New Domestic Lanscape. Elle présente les productions des artistes italiens quant à la réflexion d’un nouveau mode de vie, d’une nouvelle manière d’habiter, pour une nouvelle société. Sottsass expose ses meubles containers, chaque activité de la maison est contenue dans l’un de ces meubles. Il présente des containers contenant un four, un réfrigérateur, une douche, des toilettes, une armoire à vêtements, un espace de lecture, un juke-box, une bibliothèque. Ces meubles sont sur roulettes. Il propose ces mobiliers bon marché et peu esthétiques dans le but de suggérer une nouvelle façon d’habiter, celle de combiner des éléments modulaires. « L’idée est que les meubles peuvent se rapprocher ou s’éloigner entre eux. Ainsi, celui qui vit au milieu de ses meubles doit pouvoir s’en approcher ou s’en éloigner, comme de ses amis ou de ses parents, s’il lui vient l’envie de le faire […] J’ai imaginé que, grâce aux technologies avancées ou du moins aux technologies dont on parle tant, on pourrait éliminer, dans la construction des maisons, une série de structures rigides, avant tout celles des équipements, et ainsi chacun pourrait avoir son propre dépôt de liquides, de chaleur, d’air, de détritus et les emporter avec soi où cela lui plaît et quand cela lui plaît » [4]. Il veut trouver le moyen de pouvoir se manifester avec les meubles. C’est une manière de proposer un mode de vie utopique.

Ettore Sottsass réalise l’année suivante une série de dessins portant sur l’invention d’une société utopique qu’il appellera Il pianeta come festival.

Une période de remise en question[modifier | modifier le code]

Considéré comme l’un des précurseurs de l’architecture radicale en Italie, il arrêta l’architecture en tant que telle de 1966 à 1978, pour se consacrer à l’écriture et au dessin, mais il réalise aussi des photographies, des projets conceptuels et des installations. Dès les années 1970, il se consacre au dessin ainsi qu’à l’écriture.

C'est à cette époque qu’Ettore Sottsass mène son travail sur la remise en question du langage de l’architecture et mène une réflexion sur l’environnement, avec des réalisations photographiques telles que L’invenzione del Palo (1971-1972), série de 12 photographies mettant en scène un poteau déclinant ses multiples fonctionnalités. Il les exposera d’ailleurs à la Biennale de Venise de 1976 à l’occasion de l’exposition Etorre Sottsass : un designer italiano.

En 1970, il rencontre Eulilia Grau, une jeune artiste de Barcelone, avec laquelle il va voyager en Espagne et dans les Pyrénées. Il souhaitait fuir et s’isoler dans les montagnes ou dans des lieux déserts. Pendant six ans, il jonglera avec sa vie au bureau à Milan et sa vie nomade en Espagne accompagné d’Eulilia. C’est de ces périples que naissent les premières photographies qu’il appellera plus tard Métaphores. Il commence à faire des constructions très primaires dans le paysage, avec des branches, des cailloux, de la ficelle, des bandes de tissus, des boîtes en carton… Ces constructions qu’il photographiera sont une réflexion sur le langage architectural, sur l’homme, sur la vie et sur le sens de « construire ».

Entre 1972 et 1978, il réalisa trois groupes de photographies : Dessins pour les destins de l’homme Dessins pour les droits de l’homme et Dessin pour les nécessités des animaux. Elles ont été prises à la fin de la période de l’architecture radicale.

Etorre Sottsass sera invité en 1974 à participer à l’exposition d’ouverture du Cooper-Hewitt à New York prévue pour 1976. Il accepte l’invitation et y expose ses trois groupes de photographies.

Ettore Sottsass collabore avec la revue Casabella, dirigée par Alessandro Mendini de 1972 à 1976, qui fut le support de diffusion des idées et de l’architecture le plus important en Europe.

C'est en 1973 Ettore Sottsass fonde, près de Florence, Global Tools, une contre-école d’architecture et de design avec plusieurs acolytes de la discipline, notamment Archizoom et Superstudio, mais elle prit fin presque immédiatement.

Sa collaboration avec Alchimia[modifier | modifier le code]

Il rejoint le studio Alchimia en 1979, groupe de designers de meubles avant-gardistes, fondé à Milan en 1976 par Alessandro Mendini et Adriana Guerriero, qui propose une vision décalée du design, avec une volonté de renouveler les objets du quotidien.

Le Groupe de Memphis[modifier | modifier le code]

Il fonde en 1981 le Groupe de Memphis (nommé d'après une chanson de Bob Dylan) avec d'autres créateurs dans le domaine du néo design. Il s’entoure de jeunes designers comme Aldo Cibic, Matteo Thun, George Sowden, Nathalie du Pasquier et Michele De Lucchi, et obtient l’appui financier d’Ernesto Gismondi, patron d’Artémide. Pour Sottsass, Memphis est l’expérience de la maturité : « À force de marcher dans des zones d’incertitude, à force de dialoguer avec la métaphore et l’utopie, à force de rester à part, nous avons accumulé aujourd’hui une certaine expérience. Nous sommes devenus de bons explorateurs. » [5] Toujours dans l’idée de ne pas tomber dans une véritable production industrielle, ils sont produits en séries limitées. Leur production se caractérise par des formes innovantes, des couleurs vives, des matériaux bon marché et une association de matériaux inhabituelle. Ils dessinent principalement de l’ameublement domestique (meubles, tapis, lampes, tissus, horloges…).

Parmi les réalisations les plus connues, on trouve le meuble de rangement Beverly (1981), la bibliothèque Carlton (1981) ou le meuble totem Casablanca (1981). La médiatisation de Memphis diffuse le mouvement du nouveau design dans le monde entier.

En 1986, il dessine pour Memphis une série d’objets en verre, dont des vases rappelant les caractéristiques du totem (vase Saffo, 1986).

Sottsass Associati[modifier | modifier le code]

En 1985, Sottsass quitte Memphis pour se concentrer sur sa propre agence d’architecture, de graphisme et de design, Sottsass Associati, où il travaille avec les anciens membres du groupe de Memphis et les plus jeunes collaborateurs, ainsi qu’avec l’architecte Johanna Grawunder et le designer industriel James Irvine. Il travaille pour de grandes entreprises telles que Apple, Phillips, Siemens, Zanotta, Fiat, Alessi… On lui confie aussi l’aménagement intérieur de tous les magasins de la marque Esprit (Esprit Holdings).

Il réalise une série de maisons privées, dont celle du designer industriel David Kelley à Palo Alto, la maison Wolf dans le Colorado entre 1987 et 1989, la maison Cei en Florence, entre 1989 et 1992 et la maison Yuko à Tokyo en 1992 ; et quelques projets publics dont l'aménagement intérieur de l'aéroport de Milan Malpensa en 2000.

En 1987, il crée une collection de bijoux qu’il appellera « bijoux d’architecte » pour une maison d’édition italienne. Il commence à faire des bijoux à partir des années1960 et continuera toute sa vie.

Lauréat de nombreux prix (il reçut quatre fois le prix italien Compasso d'Oro), présent dans les collections des plus grands musées (MoMA, New York ; Centre Pompidou, Paris), Sottsass ne cessa de développer une pratique au croisement de l’art, de l’architecture et du design.

Il est notamment célèbre pour une phrase qui incarne très bien l'esprit qui anime bon nombre de designers : « Le designer est une éponge, certes, mais une éponge cosmique. »

Réalisations marquantes[modifier | modifier le code]

  • Machine à écrire Valentine (1969), Olivetti
  • L’invenzione del Palo (1971 - 72),
  • Service huile, vinaigre, sel, poivre 5070 (1978), Alessi
  • Bibliothèque Claustra Carlton (1981), Memphis
  • Bibliothèque Casablanca (1981), Memphis
  • Lampe à poser (1981), Memphis
  • La collection Faituttotu (2008) (présentée après la mort d'Ettore Sottsass)

Réalisations en design industriel[modifier | modifier le code]

  • Machine à écrire "Lettera 36"
  • Ordinateur électronique "Elea 9003", pour Olivetti (1959)
  • Machine à écrire "Tekne 3", pour Olivetti (1964)
  • Machine à écrire "Praxis 48", pour Olivetti (1964)
  • Armoires "Superbox", pour Poltronova (1966)
  • Machine à écrire portative "Valentine", pour Olivetti (1969) (Prix Compas d’or 1970)
  • Calculatrice "Summa 19", pour Olivetti (1970)
  • Miroir "Ultrafragola", pour Poltronova (1970)
  • Les meubles "Mobili Grigi", pour Poltronova (1970)
  • Calculatrice à rouleau "A 5", pour Olivetti (1974)
  • La télévision "Memphis", pour Brionvega (1980)
  • Elément d'angle "Canton", pour Zanotta (1981)
  • Bibliothèque murale "Suvretta", pour Memphis (1981)
  • Lampe de table "Ashoka", pour Memphis (1981))
  • Meubles de salon "Casablanca", pour Memphis (1981)
  • Bibliothèque "Carlton", pour Memphis (1981)
  • Lampe de table "Tahiti", pour Memphis (1981)
  • Meubles de salon "Beverly", pour Memphis (1981)
  • Table "Mandarin", pour Memphis (1981)
  • Vase en verre "Mizar", pour Memphis (1982)
  • Vase "Altair", pour Memphis (1982)
  • Meubles de salon "Malabar" pour Memphis (1982)
  • Coupe en verre "Deneb" pour Memphis (1982)
  • Corbeille à fruit "Murmansk", pour Memphis (1982)
  • Pot de fleur "Sirio", pour Memphis (1982)
  • Corbeille à fruit en verre soufflé "Sol" (1982)
  • Table basse "Palm Springs", pour Memphis (1982)
  • Table basse "Park Lane", pour Memphis (1983)
  • Vase en porcelaine "Tigris", pour Memphis (1983)
  • Lampe de table "Bay", pour Memphis (1983)
  • La table "City", pour Memphis (1983)
  • Vase en verre soufflé "Alioth", pour Memphis (1983)
  • Bol en verre soufflé "Aldebaran", pour Memphis (1983)
  • Vase en porcelaine "Euphrates", pour Memphis (1983)
  • Vase en porcelaine "Nilo", pour Memphis (1983)
  • Vase en verre soufflé "Alcor", pour Memphis (1983)
  • "Central Park Square Table 3471", pour Knoll (1983)
  • Les ordinateurs personnels "M 24", Olivetti (1984)
  • Machine à café "Cream", pour Memphis (1984)
  • Miroir en plastique stratifié "Diva", pour Memphis (1984)
  • Table basse "Holebid", pour Memphis (1984)
  • Table "Hyatt", pour Memphis (1984)
  • Machine à café "Mimosa", pour Memphis (1984)
  • Table "Ivory", pour Memphis (1985)
  • Buffet "Freemont", pour Memphis (1985)
  • Console "Tartare" à Memphis (1985)
  • Assiette en céramique "Rucola", pour Memphis (1985)
  • "Bridge Chair with Arms with Arms", pour Knoll (1986)
  • Vase "Pasifila", pour Memphis (1986)
  • Vase "Agelada", pour Memphis (1986)
  • Vase "Amaltea", pour Memphis (1986)
  • Vase "Ananke", pour Memphis (1986)
  • Vase "Astidamia", pour Memphis (1986)
  • Vase "Astimelusa", pour Memphis (1986)
  • Vase "Atamante", pour Memphis (1986)
  • Vase "Clesiteria", pour Memphis (1986)
  • Vase "Erinna", pour Memphis (1986)
  • Panier "Manhattan", pour Memphis (1986)
  • Vase souches "Neobule", pour Memphis (1986)
  • Structure en bois "Max", pour Memphis (1987)
  • Collection "Bharata", pour Design Gallery Milano (1988)
  • Bar mobile "Nairobi", pour Zanotta (1989)
  • Commode "Mombasa", pour Zanotta (1989)
  • Desserte "Lipari", pour Zanotta Lipari (1992)
  • Collection "Ruins", pour Design Gallery Milano (1992)
  • Collection "Twenty-seven Woods for a Chinese Artificial Flower", pour Design Gallery Milano (1995)
  • Miroir suspendu et tapis en laine "A Shiro", pour Memphis (1998) (Série postdesign: Lo specchio di Saffo)
  • Miroir "Enterprise", pour Memphis (1998) (Série postdesign: Lo specchio di Saffo)
  • Miroir "La grande triade", pour Memphis (1998) (Série postdesign: Lo specchio di Saffo)
  • Miroir en métal laqué "Più o meno Iside", pour Memphis (1998) (Série postdesign: Lo specchio di Saffo)
  • Miroir en métal laqué "Specchio grande", pour Memphis (1998) (Série postdesign: Lo specchio di Saffo)
  • Miroir en plexiglas "Ambuja", à Memphis (1998) (Série postdesign: Lo specchio di Saffo)
  • Douche "Megaplan", pour Kaldewei (1998)
  • Baignoire "Centro Duo Ovale", pour Kaldewei (1998)
  • Longue lampe "Gala" (2000) à Memphis (Série postdesign: Mobili Lunghi)
  • Petite lampe carré "Jagati", pour Memphis (2000) (Série postdesign: Mobili Lunghi)
  • Bibliothèque en deux morceaux "Kantha", pour Memphis (2000) (Série postdesign: Mobili Lunghi)
  • Meuble CD mobile "Kapota", pour Memphis (2000) (Série postdesign: Mobili Lunghi)
  • Miroir carré "Mahapatti", pour Memphis (2000) (Série postdesign: Mobili Lunghi)
  • Vitrine en verre "Padma", pour Memphis (2000) (Série postdesign: Mobili Lunghi)
  • Lampe "Pattica", pour Memphis (2000) (Série postdesign: Mobili Lunghi)
  • Lampe "Upana", pour Memphis (2000) (Série postdesign: Mobili Lunghi)
  • "Scatole segrete" en une édition limitée pour NUMA (2003)
  • Table "Tavole" en étain et en verre soufflé, en séries limitées, pour la NUMA (2004)
  • Le projet "La cucina sapiente e la tavola contenta", pour Serafino Zani (2004)
  • Couverts "Cinque Stelle", pour Serafino Zani (2004)
  • Lampe "Abat-Jour" , pour B & B Italia (2005)
  • Ligne de casseroles en acier "Grand Hotel" Cuisine, pour Serafino Zani (2005)
  • Collection "Offerta", pour Serafino Zani (2006)
  • Baignoire "Mega Duo Ovale", pour Kaldewei (2006)
  • Ligne de batteries de cuisine antiadhésives "Bon Appetit", de Serafino Zani (2007)

Réalisations en verre pour Venini[modifier | modifier le code]

  • Sculpture de lumière Colonna di luce
  • Sculpture de lumière Pavillon
  • Plafond Firenze
  • Verre soufflé et fait main Medusa' (édition limitée)
  • Verre soufflé et fait main Goburam rosso (édition limitée)
  • Composition en marbre et verre soufflé fait main Marito e moglie (édition limitée)
  • Verre soufflé et fait main Yemen
  • Coupe en verre soufflé fait main Puzzle

Réalisations en architecture[modifier | modifier le code]

  • Le magasin Fiorucci (1980)
  • Showroom Esprit, à Düsseldorf (1985)
  • Showroom Esprit, à Zurich (1985)
  • Showroom Esprit, à Hambourg (1985)
  • Immeuble en copropriété avenue de Rome, à Marina di Massa (1985)
  • Showroom Alessi, à Milan (1987)
  • La maison Wolf, Ridgway, Colorado (1985)
  • Images Erg Petroli (1988)
  • Le bar Zibibbo, à Fukuoka (1989)
  • La maison Olabuenaga, à Maui (1989)
  • La maison Cei a Empoli (1991)
  • La maison Bischofberger à Zurich (1991)
  • La maison Yuko, à Tokyo (1992)
  • La galerie du Musée d'art contemporain, à Ravenne (1992)
  • La maison Ghella, à Rome 1993)
  • La maison Green, à Londres (1993)
  • Bureaux pour la cimenterie, à Merone (1993)
  • Motoryacht Amazon Express (1994)
  • Golf club and Resort, Zhaoqing (1994)
  • Intérieur de l’aéroport de Milan-Malpensa (1994)
  • Constructions préfabriquées en acier (1994)
  • La maison Nanon, à Lanaken (1995)
  • La maison Van Impe, à Sint-Lievens-Houtem (1996)
  • Plan d’urbanisme pour Inchon, en Corée (1997)
  • Les salles d'attente Alitalia (1997)
  • Etnoteam à Milan (1999)
  • Village à Singapour (2000)
  • Ile à Roppongi à Tokyo (2004)
  • Salle de sport à Nanjing (2004)

Galerie photographique[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Domus, Domus,‎ 1970 [détail de l’édition] Milan, no 499, 710.
  2. Classiques Phaidon du design, Phaidon,‎ 2007 [détail de l’édition], III, 710.
  3. "Etorre Sottsass Jr '60/'70", HYX,‎ 2006 [détail de l’édition], 295.
  4. Italy : The New Domestic Lanscape, The museum of Modern Art,‎ 1972, New York [détail de l’édition].
  5. Le Nouveau design italien, Terrail,‎ 1991 [détail de l’édition].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. V., Ettore Sottsass : de l'objet fini à la fin de l'objet, Musée des arts décoratifs, Paris, 1976
  • G. Sambonet, Ettore Sottsass: mobili e arredamenti, Mondadori, Milano 1985
  • Barbara Radice, Ettore Sottsass, Electa, Milano, 1993
  • Hans Höger, Ettore Sottsass Jr. Designer, Artist, Architect, Wasmuth, Tübingen/Berlino 1993
  • F. Ferrari, Ettore Sottsass: tutta la ceramica, Allemandi, Torino, 1996
  • Ettore Sottsass Jr : « Mi dicono che sono cattivo » (avril 1973), in Ettore Sottsass (éd.) Scritti 1946-2001, Vicenza, Neri Pozza, 2002
  • Barbara Radice et Milco Carboni, Etorre Sottsass métaphores, Skira/Seuil, 2002
  • Milco Carboni, Etorre Sottsass Jr '60/'70, HYX, Orléans, 2006
  • Andrea Branzi, Qu’est-ce que le design, Gründ, Paris, 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

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