Grigny (Rhône)

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Grigny
Parc-manoir
Parc-manoir
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Givors
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Xavier Odo
2014-2020
Code postal 69520
Code commune 69096
Démographie
Gentilé Grignerots[1]
Population
municipale
9 094 hab. (2011)
Densité 1 582 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 33″ N 4° 47′ 26″ E / 45.6091666667, 4.79055555556 ()45° 36′ 33″ Nord 4° 47′ 26″ Est / 45.6091666667, 4.79055555556 ()  
Altitude Min. 152 m – Max. 245 m
Superficie 5,75 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la mairie

Grigny est une commune française, située au sud du département du Rhône en région Rhône-Alpes. Les habitants de Grigny, appelés Grignerots ou Grignerotes, représentent 9094 personnes au 1er janvier 2014, sur un territoire de 575 hectares constitué de 42 % d'espaces verts.

Façade arrière de l'Hôtel de Ville de Grigny

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Grigny est située au sud de Lyon et au bord du Rhône. Si les infrastructures routières, fluviales et ferroviaires la raccordent aux grandes métropoles régionales, Grigny entretient son caractère de ville à la campagne en protégeant un patrimoine naturel de qualité. Au sud du département du Rhône, Grigny se situe à la périphérie de trois départements, le Rhône, l’Isère et la Loire. La Ville de Grigny se situe à environ 17 km de Lyon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Grigny est une ville d’eau car elle s’étend le long de la rive droite du Rhône, tout en étant traversée par les rivières affluentes du fleuve, à savoir le Garon et le Mornantet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait de grigne, une variété de pierre calcaire[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Grigny est habité depuis la préhistoire, ainsi qu’en témoignent les objets façonnés découverts sur divers lieux. Les vestiges historiques, concentrés pour l’essentiel en centre-ville remontent pour les plus anciens au XIIe siècle et pour les plus récents au XVIIe siècle. Par ailleurs, son château du XVIIe siècle est richement décoré de peintures murales de la même époque et dont la quantité et la qualité de conservation sont uniques en Rhône-Alpes[réf. nécessaire].

Salle des Brocarts, ancienne chambre de Jeanne du Clapier - Hôtel de Ville de Grigny

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Façade avant de l'Hôtel de Ville de Grigny
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avril 2014 en cours Xavier Odo Divers droite Conseiller communautaire du Grand Lyon
1992 avril 2014 René Balme PCF puis apparenté PCF
puis PG puis FDG
Conseiller communautaire du Grand Lyon
mars 1977 1992 Roger Tissot PCF  
1965 1977 Robert Malfroy Divers droite  
1959 1965 Auguste Veyret n.r  
1958 1959 Louis Planchon n.r  
1955 1958 Adrien Dutartre n.r  
1953 1955 Jacques Reboul n.r  
1952 1953 Jean Fayard n.r  
1947 1952 Emile Malfroy n.r  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

L'existence de populations à Grigny semble remonter à l'époque préhistorique par les « trouvailles du Vieux Port » constituées d'objets de l'âge du Bronze. Un dénombrement de la fin du XVIIe siècle comptabilise 120 familles dans le district.

La population grignerote est historiquement marquée par le chemin de fer et la seconde guerre mondiale. Le tracé approuvé par l'ordonnance royale de 1827 traverse Grigny. « Les emplois créés arrivèrent à point nommé pour absorber la main d’œuvre locale que la vigne et la chapellerie, sur le déclin, ne pouvaient plus employer » écrit Édouard Brenot (source : "150 ans de chemin de fer Grigny-Badan"). Un fort apport de main d’œuvre extérieure est nécessaire, au point que la population quadruple en un siècle. De 893 habitants en 1819, Grigny passe à 3 547 habitants en 1921. La vie change à Grigny avec la construction de nombreux nouveaux logements, d'une nouvelle école et la création d'un dispensaire, d'un Économat et de la Société coopérative de consommation.

Autres réalisations spécifiques au monde cheminot, la protection mutuelle, les jardins du cheminot, le club sportif et l'union des artistes. La construction du triage de Badan implique, néanmoins, la disparition de la zone la plus fertile et la seule labourable de la Commune, ses seules terres céréalières. Enfin, c'est l'événement ferroviaire qui a permis au Grignerot d'expérimenter la communauté d'intérêt et la lutte sociale. Les controverses sur le tracé et sur le triage, par exemple, ont donné lieu à l'expression de ces communautés d'intérêt populaire ; la revendication de nouveaux droits sociaux de la part des cheminots est un autre exemple.

Environ 80 associations sportives, culturelles, caritatives, socio-culturelles et institutionnelles sont dénombrées. Elles engagent la moitié de la population grignerote.


Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 094 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
989 928 959 904 1 325 1 395 1 370 1 639 1 690
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 916 1 778 1 898 1 827 1 992 2 162 2 147 2 136 2 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 494 2 486 2 958 3 600 4 296 4 616 4 356 4 077 5 073
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
6 028 7 994 10 177 8 108 7 498 7 873 8 477 8 563 9 094
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La ville de Grigny s'est placée « Zone hors AGCS ».

L'activité économique la plus répandue est le secteur commerce, transports, services divers, suivie de la construction, puis du secteur administration publique, enseignement, santé, action sociale et enfin de l'industrie.

Le taux d'activité des Grignerots âgés de 15 à 64 ans est de 74,2 % (72,1 % dans le Rhône). Les employés et ouvriers sont à part quasiment égale 40,4 % ; les professions dites intermédiaires 12,1 % ; les cadres et intellectuels supérieurs 3,4 % ; les artisans, commerçants et chefs d'entreprise 2 % ; les agriculteurs exploitants 0,2 %.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Avec 42% d'espaces verts sur le territoire, les sites naturels classés côtoient un patrimoine historique remontant au Moyen Âge. Des réalisations plus contemporaines issues des différents symposiums de sculpture sont également disposées dans la ville.

La place du bourg au début du XXe siècle.

La SCOF/cité des artistes, la M@ison de Grigny, la médiathèque Léo Ferré, les évènements organisés au sein de la Rotonde de Grigny et bientôt la maison de santé, sont des lieux emblématiques de la ville ; La m@ison de Grigny, née sous l’impulsion de René Balme, maire de Grigny à partir de 2002, est aujourd'hui un pôle ressource du Grand Lyon pour les usages publics de l’Internet et du multimédia. L’association assume également des missions pour la Région Rhône-Alpes, l’État et entretient des relations internationales.

Galerie reliant le château à l'église entre 901 et 1902

Le château occupé par Jeanne de Clapier au XVIIe siècle est aujourd'hui devenu l'Hôtel de Ville, doté d'une salle d'exposition et des fameuses peintures murales que l'on peut visiter sur rendez-vous tout au long de l'année ou lors des Journées européennes du patrimoine.

Il existe toujours, près de la gare de triage de Badan, une cité SNCF datant des années 1930, témoignant de l’activité cheminote qui caractérise Grigny depuis plus de 150 ans. Dans les années 1990, la municipalité a commandé une étude visant à réhabiliter ce secteur et a participé à la rénovation des façades des rues Couriot, Cordier, Darcy et Pressensé ; ce qui lui vaut, en 1997, de gagner le prix « Choisissez vos couleurs ».

On notera également la présence d'une tour de traille à proximité du Rhône, qui à l'époque, permettait de traverser le fleuve dans une embarcation, le bac à traille, en se déplaçant le long d'un câble (la « traille »).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Regroupement[modifier | modifier le code]

En novembre 2005, les communes de Givors et de Grigny ont soumis leur candidature à l'adhésion au Grand Lyon après consultation de la population pour Givors, par délibération du conseil municipal à Grigny. Le conseil communautaire a voté son accord à ces candidatures. Les deux villes ont rejoint le Grand Lyon le 1er janvier 2007.

TIC et Logiciel libre[modifier | modifier le code]

La ville de Grigny soutient et utilise les logiciels libres[5].

  • utilisation d'environnement de travail libre pour le personnel
  • utilisation de logiciels libres dans les applications web centrales (internet, intranet)
  • sensibilisation et accompagnement aux logiciels métier
  • amélioration de logiciels libres en interne

La ville de Grigny est adhérente à l'association APRIL (l'April est une association qui a pour but la promotion et la défense du logiciel libre dans l'espace francophone).

Depuis plusieurs années, la ville expérimente sur l'une de ses écoles élémentaires "pilote" l'accompagnement des enseignants sur le logiciel libre Eduriver (Dotriver).

La m@ison de Grigny, en partenariat avec la Ville, organise des ateliers de sensibilisation à la pratique du "libre" tout au long de l'année.

En 2012, les services municipaux ont travaillé au développement d'un web tv dédiée, développée avec le système Open source Clip Bucket (Pakistan). La même année la Ville a obtenu 4@ au label Ville Internet (maximum 5@)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr, consulté le 29/09/2008
  2. Jean Coste, Dictionnaire des noms propres : toponymes et patronymes de France : quelles origines, quelles significations ?, Armand Colin,‎ novembre 2006, 701 p. (ISBN 2200269692), p. 470
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Article du site lyoncapitale.fr : « À Grigny, on est libre ! »

Liens externes[modifier | modifier le code]