Hirondelle de fenêtre

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Delichon urbicum
 Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum)
Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum)
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Hirundinidae
Genre Delichon
Nom binominal
Delichon urbicum
Linnaeus, 1758
Synonymes
  • Hirundo urbica (Protonyme)
  • Delichon urbica
Répartition géographique

     /    Zones de nidification
     /    Zones d'hivernage

Statut de conservation IUCN :

LC  : Préoccupation mineure
Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'IUCN.

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L'Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) est une espèce de passereau de la famille des Hirundinidae. Elle niche souvent, comme son nom l'indique, au-dessus d'une fenêtre ou dans les gîtages d'une charpente

Sommaire

[modifier] Description

De loin, on la distingue de l'Hirondelle de cheminée par son croupion blanc pur, par une queue moins fourchue et sans filets, plus que par ses habitudes et lieux de vol. Au sol où elle se pose rarement, ou sur les toits, ses pattes courtes et emplumées de blanc lui donnent une allure également caractéristique.

Les mâles sont d'un noir plus brillant (avec reflets métalliques) que les femelles. Les juvéniles présentent un plumage parfois grisâtre sur les flancs.

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[modifier] Chant

Ses cris doux et régulier ("tchirp" "tshirrip", répété) diffèrent de ceux de l'hirondelle rustique. Le chant est généralement produit par le mâle depuis l'intérieur du nid (babil).

[modifier] Répartition et habitat

L'hirondelle de fenêtre se rencontre dans toute l'Eurasie et la moitié de l'Asie (sauf dans l'extrême nord de la Sibérie) et en Afrique du Nord-Ouest. Contrairement à sa cousine "rustique", elle n'a pas colonisé l'Amérique (ou elle en a disparu ?).

On pense que les ancêtres de nos hirondelles de fenêtre nichaient en colonies dans les falaises qu'elles ont quittées au profit des architectures humaines, d'ailleurs on en trouve encore nichant dans les anfractuosités de parois rocheuses dans les régions les plus sauvages.

Elle est plus urbaine et niche plus volontiers en montagne que l'hirondelle rustique . Elle vit autour des nids en période de reproduction ou se rassemble en dortoir dans les arbres hors de cette période. Elle revient tous les ans dans son nid d'origine

[modifier] Liste des sous-espèces

  • Delichon urbicum lagopodum (Pallas, 1811)
  • Delichon urbicum merdionale (Hartert, 1910)
  • Delichon urbicum urbicum (Linnaeus, 1758)

[modifier] Comportements

Le vol de l'hirondelle de fenêtre est plus souple, planant et lent que celui de l'hirondelle rustique.

Par beau temps, elle vole à très haute altitude mais revient rapidement au nid pour nourrir les petits. En cas de danger, un individu peut alerter la colonie. La nuit, les individus d'un nid peuvent subitement (rêve ?) ou suite à un bruit se mettre à piailler pour quelques secondes ou quelques minutes. Elles frôlent le sol ou l'eau qu'elles peuvent toucher du bout des ailes ou de leur ventre. Il arrive qu'elles se posent au sol, sur le sable humide par exemple. Exceptionnellement elles pénètrent dans une pièce d'habitation, quelques secondes avant d'en ressortir.

Un toilettage soigneux, avec remise en ordre et lissage des plumes est effectué au lever du soleil à proximité du nid avant les grands vols (quand les petits grandissent, les oiseaux sont très serrés dans le nid). Les relations familiales et sociales sont très développées, notamment entretenues par la communication (chant), la construction en commun de nids et la chasse en groupe. C'est à ce moment qu'on voit parfois des hirondelles semblant manger dans les fientes accumulés dans les gouttières, comportement qui reste à interpréter (consommation d'insectes attirés par cette manne ?).

[modifier] Reproduction

Les deux parents maçonnent un nid hémisphérique avec des boulettes de boue prélevée au bord de l'eau à proximité, ou sous la pluie, mélangée à de la salive (qui pourrait aussi avoir un rôle désinfectant outre la consolidation et le collage des boulettes avec la paroi et entre elles). Il semble que l'hirondelle puisse volontairement mélanger à cette terre le mucus ou suc de vers de terre qu'elle presse. La paroi du nid peut être renforcée d'herbes, de pailles ou d'algues à proximité de l'océan. La mère forme le nid et parfois en polit l'intérieur par le frottement de ses plumes. Le nid est garni d'une couche plus ou moins importante de plumes. Les nids sont construits en groupe de nids, et en coopération. Il est protégé de la pluie, généralement sous une corniche ou inséré dans un élément d'architecture (contre une moulure ou une poutre par exemple). On en trouve aussi sous un surplomb rocheux ou dans des anfractuosités dans les zones non anthropisées. Le nid est pourvu d'une petite ouverture circulaire ou ovale tournée vers le haut qui en rend l'accès difficile pour les autres oiseaux.

La ponte débute en mai avec 3 à 5 œufs blancs couvés par le couple durant environ 14 jours. Les oisillons s'envolent après trois ou 4 semaines. La moitié des couples semble produire une seconde nichée, généralement limitée à 2 ou 3 oisillons.

[modifier] Régime alimentaire

Insectivore strict. Cette espèce chasse beaucoup à haute altitude, son régime est mal connu.

[modifier] Menaces

En plus des menaces listées dans l'article consacré aux hirondelles, cette espèce est particulièrement sensible au fait que les bâtiments modernes, souvent lisses (verre, acier, béton...), sont moins adaptés pour l'accueillir, même si l'architecture dite à "Haute Qualité Environnementale (HQE), commence lentement à chercher à intégrer la biodiversité sur et autour du bâti, tout en gérant les contraintes liées à la faune sauvage (c'est l'objet d'un projet de Quinzième cible HQE).

Sa propension à nicher au-dessus des portes et des fenêtres, en jetant par dessus le nid les fientes des oisillons rend la convivialité avec l'Homme parfois délicate (problème facilement résolu par la pose d'un plateau sous le nid (voir photo ci-contre).

Enfin, depuis 2004, les peurs suscitées par la grippe aviaire ont incité des personnes à détruire des nids ou nichées. D'une part ces actes sont strictement interdits, d'autre part c'est probablement inutile dans la mesure où les hirondelles ne font pas partie des espèces à risque (le commerce et l'élevage des volailles et canards sont de loin la première source de risque). Enfin, ces actes s'avèrent contre-productifs puisque les hirondelles sont des prédateurs très efficaces contre les moustiques et mouches qui sont des porteurs fréquents de maladies transmissibles dangereuses.

[modifier] Liens externes

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