Huppe fasciée

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Huppe fasciée
 Upupa epops
Upupa epops
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Bucerotiformes
Famille Upupidae
Genre Upupa
Nom binominal
Upupa epops
Linnaeus, 1758
Répartition géographique
Upupa epops distribution.png

     /    habitat permanent
     /    zone de nidification
     /    zone d’hivernage

Statut de conservation IUCN :

LC  : Préoccupation mineure
Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'IUCN.

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La Huppe fasciée (Upupa epops) est une espèce d'oiseau, l'une des trois représentantes de la famille des Upupidae et du genre Upupa. Une autre espèce, la Huppe africaine Upupa africana a longtemps été considérée comme une sous-espèce de la Huppe fasciée. Ces espèces sont parfois placées par certains auteurs dans leur propre ordre, les Upupiformes.

On trouve la Huppe fasciée dans les régions chaudes et tempérées de l'Ancien Monde. Elle fréquente la campagne ouverte parsemée de zones de terre nue ou d'herbe rase, de préférence plantée d'arbres âgés.

Sommaire

[modifier] Sous-espèces de la Huppe fasciée

D'après The Howard and Moore Checklist of the Birds of the World (3e édition) et Alan P. Peterson :

sous-espèces séparées 

[modifier] Position systématique[1]

Traditionnellement classée dans l'ordre des Coraciiformes, la classification de Sibley & Monroe classa la famille des Upupidae dans l'ordre, nouveau, des Upupiformes. Depuis, le COI l'a intégrée dans l'ordre des Bucerotiformes.

[modifier] Étymologie

Du latin upupa, origine onomatopéique tirée de son chant (« houp-oup-oup »), qui lui a valu son nom dans beaucoup de langues et dialectes, par exemple en anglais (hoopoe), en italien (upupa), en hollandais (weide-)hop etc. De même, elle est appelée « bout bout » dans le centre de la France. Elle est aussi nommée « pue pue » dans certaines régions, allusion à la mauvaise odeur de son nid. Le qualificatif « fascié » fait référence aux rayures noires et blanches de son plumage (huppe, ailes et rectrice).

[modifier] Caractéristiques

  • Longueur : 26-32 cm (bec : 5-6 cm)
  • Envergure : environ 45 cm
  • Poids : 60-80 g
  • Longévité : 11 ans

La huppe fasciée est un oiseau de taille moyenne, au plumage orangé (femelle légèrement plus terne), barré de noir et blanc sur les ailes et la queue. Elle possède une huppe érectile et un long bec mince et recourbé. Ses ailes sont larges et arrondies, et ses pattes courtes mais puissantes.

[modifier] Galerie de photos

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[modifier] Alimentation

Essentiellement insectivore, la huppe capture la grande majorité de ses proies au sol. Diverses espèces d'insectes (scarabées, grillons, fourmis, courtilières, chenilles, larves diverses, etc.) et de petits invertébrés (mille-pattes, limaces, escargots dont elle casse la coquille) figurent à son menu, mais elle recherche spécialement les insectes colonisant les bouses et déjections de mammifères, qu'elle capture avec son long bec recourbé. Il lui arrive aussi de capturer de temps en temps des insectes en vol ou sur ou dans le bois-mort.

[modifier] Reproduction et élevage des jeunes

La huppe va nicher dans un trou d'arbre ou de rocher. Elle occupe parfois certaines constructions (bergeries, fermes et même des pavillons modernes), ainsi que les nichoirs artificiels et fréquemment d'anciennes loges de pics mais se contente souvent d'une anfractuosité ou l'ouverture se réduit à une simple fissure. Si on approche la main du nid, les petits se retournent et défèquent en direction de l'intrus ! De plus les déjections que les parents n'enlèvent pas font fuir les prédateurs de par leur odeur. Le petit pour manger lance le morceau de nourriture en l'air et en ouvrant le bec l'avale.

En Europe, la huppe fait une, parfois deux couvées par an.

[modifier] Migration

Les huppes européennes migrent en général jusqu'à l'Afrique tropicale pour passer la mauvaise saison. L'hivernage est accidentel en France, les rares cas signalés concernent probablement des oiseaux blessés ou affaiblis.

En France, son arrivée est précoce, enregistrée dès la fin février dans le Sud, en mars ou avril dans les régions plus septentrionales. Mais elle quitte nos latitudes dès qu'elle a terminé sa nidification, au mois d'août et plus rarement en septembre.

[modifier] Protection

La huppe est protégée par la loi en France et dans la plupart des pays européens. Elle n'est pas recherchée par les chasseurs, même si certains en tuent parfois (illégalement) dans certains pays, comme en Roumanie et à Malte.

Par contre, elle est plus souvent capturée en Afrique du Nord, où certaines parties de son corps sont utilisées pour des pratiques médicales et "magiques".

Mais la menace la plus sérieuse réside dans l'industrialisation de l'agriculture (disparition du pâturage extensif, remembrements, destruction des vieux arbres, usage systématique des pesticides). Depuis 1950, elle a disparu de la limite nord de son aire de répartition (Benelux, pays scandinaves) et a vu ses effectifs régresser dans plusieurs pays, dont la France (en particulier au nord de la Loire), mais aussi la Turquie et la Russie. Depuis 1990, les populations sont cependant stables (et parfois en augmentation) dans la majorité des pays d'Europe centrale et orientale, de la Suisse à la mer Noire.

Localement, la pose de nichoirs a pu permettre la conservation de l'espèce, voire son retour dans des régions où elle avait disparu, comme en Suisse romande.

[modifier] Culture

[modifier] Db

G22

Le hiéroglyphe représentant la huppe correspond au son db(3). Probablement, 'db' est dérivé d'un nom ancien 'db3' pour l'oiseau : "celui qui bloque (avec du limon)", c'est-à-dire qui bloque le trou du nid creusé dans un arbre. Dans l'écriture hiéroglyphique du mot 'db.t' ("brique d'adobe"), le signe d'une huppe est presque obligatoire, le mot dérivant du même verbe "bloquer" (Drs. Carles Wolterman, égyptologue). [réf. nécessaire]

Elle est assez souvent représentée dans l'art égyptien ancien[2]. Elle est peinte dans des paysages, en vol, posée au sol ou plus souvent perchée dans un arbre (sycomore) ou dans des papyrus.

Une paroi de la tombe de Khnoumhotep II à Beni Hassan (XIIe dynastie) représente un acacia avec cinq oiseaux dont une huppe (en bas, à gauche). De nombreux papyri modernes, vendus sous le nom d'«arbre de vie», s'inspirent de cette peinture censée symboliser les cinq âges de l'Homme (elle pourrait être une forme que prend l'âme humaine, après la mort[3]).

Comme dans un des bas-reliefs du mastaba de Ptahhotep à Saqqarah (Ve dynastie), elle est aussi souvent associée à un jeune garçon qui la tient par les ailes.

À l'époque ptolémaïque, certaines statuettes[4] représentent Harpocrate, dieu enfant, tenant une huppe à l'aigrette repliée comme une pointe.

Au Ve siècle, le lettré Horapollon, dans ses Hieroglyphica, présente la huppe comme un modèle de piété filiale[5]. Le nom égyptien tardif qwqwpd, transcrit koukouphas en grec ancien, a donné celui de Saint Cucufa. Cet nom est derive probablement du nom de l'oiseau dans le Bible: duchifat

[modifier] الهدهد الهدهد (hudhud : nom arabe de la huppe)

Dans les pays arabes[6], elle est considérée comme une protection contre le mauvais œil. Dans le Coran (Sourate XXVII : Les fourmis, 20-27), la huppe est la messagère du Roi Salomon à la Reine de Saba.

C'est un des oiseaux, personnage principal, de La Conférence des Oiseaux, un recueil de poèmes médiévaux en langue persane publié par le poète Soufi Iranien Farid Al-Din Attar en 1177. Sur l'illustration ci-contre, la huppe est au centre, à droite.

Selon Ibn cAbbâs, qu’Allah les agrée, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a interdit de tuer quatre animaux : l’abeille, la fourmi, la huppe et la pie grièche. Rapporté par Abû Dâwûd dans le chapitre du comportement (5267) et Ibn Mâjah dans le chapitre de la chasse (3223) avec une chaîne de rapporteurs authentique.

[modifier] דוכיפת (khīfat : nom hébreu de la huppe)

Le Lévitique (XI, 13-19) la déclarant impure, elle ne peut donc être consommée[6]. Elle a cependant été choisie en 2008, comme oiseau national de l'état d'Israël.

[modifier] Puput

Puput est le nom occitan (et catalan) de la huppe.

[modifier] Héraldique

La huppe est représentée dans le blason de quelques villes d'Europe centrale et orientale :

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[modifier] Liens externes

[modifier] Autres liens

[modifier] Bibliographie

  • BEAMAN M. & MADGE S., Guide encyclopédique des oiseaux du paléarctique occidental, Nathan, Paris, 1998.
  • CABARD P. & CHAUVET B., L’Étymologie des noms d'oiseaux, Belin, 2003.
  • GÉROUDET P. (mise à jour par CUISIN M.), Les passereaux d'Europe, Delachaux et Niestlé, Lausanne & Paris, 1998 (4e édition, tome 1).
  • HOYO J. DEL, ELLIOTT A. & SARGATAL J., Handbook of the birds of the WorldVol 6 : Mousebirds to Hornbills, Lynx Edicions, Barcelone, 2000.

[modifier] Notes et références

  1. Handbook of the birds of the World — Vol 6
  2. KEIMER (Ludwig) Quelques remarques sur la huppe (Upupa epops) dans l'Égypte ancienne
  3. KEIMER p.317
  4. KEIMER, 1) Musée du Caire et 2) Musées Royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles p.305-306
  5. Orapollo - I Geroglifici, BUR, Milan, 1996, p. 145
  6. a et b CABARD P. & CHAUVET B., L’Étymologie des noms d'oiseaux

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