Line Beauchamp

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Line Beauchamp
Fonctions
Députée de Bourassa-Sauvé
30 novembre 199814 mai 2012
Prédécesseur Nouvelle circonscription
Successeur Rita de Santis
Ministre de la Culture et des Communications
29 avril 200318 avril 2007
Ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs
18 avril 200710 août 2012
Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport
11 août 201014 mai 2012
Prédécesseur Michelle Courchesne
Successeur Michelle Courchesne
Vice-première ministre du Québec
7 septembre 201114 mai 2012
Prédécesseur Nathalie Normandeau
Successeur Michelle Courchesne
Biographie
Date de naissance 24 février 1963 (51 ans)
Lieu de naissance Salaberry-de-Valleyfield,
Drapeau : Québec Québec
Parti politique Parti libéral du Québec
Diplômé de Université de Montréal

Line Beauchamp, née le 24 février 1963 à Valleyfield, est une femme politique québécoise. Elle fut la députée libérale de la circonscription de Sauvé puis de Bourassa-Sauvé à l'Assemblée nationale du Québec du 30 novembre 1998 au 14 mai 2012. Elle fut tour à tour ministre de la Culture et des Communications du 29 avril 2003 au 18 avril 2007, ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du 18 avril 2007 au 10 août 2012 et ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport à partir du 11 août 2010 ainsi que vice-première ministre du Québec à partir du 7 septembre 2011[1]. Devant l'impasse de la grève étudiante québécoise de 2012, elle démissionne de ses fonctions de ministre et de deputée le 14 mai 2012[2]. En janvier 2013, elle fonde son entreprise en conseil stratégique et réalise divers mandats auprès de clients dans les secteurs, entre autres, de la culture, de l'éducation, de l'immobilier et des services professionnels. Elle est également chroniqueuse invitée pour le Journal de Montréal.

Depuis le 22 septembre 2014, elle occupe les fonctions de représentante du gouvernement du Québec au sein de la délégation permanente du Canada à l'UNESCO.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Valleyfield, Line Beauchamp obtient, en 1985, son baccalauréat en psychologie à l'Université de Montréal. De 1984 à 1985, elle est adjointe à l'enseignement au sein de cette même institution, puis, en 1987, devient directrice d'Info-croissance, une association de protection des consommateurs dans le domaine des psychothérapies, de la croissance personnelle et des sectes. Entre 1991 et 1993, Line Beauchamp occupe le poste de directrice générale de la station de radio101,5 CIBL-FM. En 1993, elle devient directrice générale de Pro-Est, la Société de promotion et de concertation socioéconomique de l'Est de Montréal, jusqu'en 1998. Entre 1989 et 1998, Line Beauchamp a été membre de différents conseils d'administration dont l'Association coopérative d'économie familiale du Centre de Montréal (1989-1993), la Corporation de développement de l'Est (1993-1997), le Collège de Maisonneuve (1995-1998) et la Régie des installations olympiques (RIO) (1996-1998), en plus d'être membre du Réseau des gens d'affaires de l'Est (1993-1998).

En 2013 et 2014, elle a fait partie des conseils d'administration de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, de la Fondation les Petits-trésors de l'Hôpital Rivière-des-Prairies, de la Fondation Père-Ménard, de Zoofest et du Mondial des jeux.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections générales québécoises de 1998, Line Beauchamp remporte la victoire dans la circonscription de Sauvé. Élue sous la bannière du Parti libéral du Québec, elle siège dès lors dans l'opposition officielle, le Parti québécois étant au pouvoir (gouvernements de Lucien Bouchard et de Bernard Landry). Elle est la porte-parole de l'opposition officielle en matière de culture et de communication. Elle fait notamment partie des députés chargés de mener des missions diplomatiques en Belgique, en Catalogne et en Europe.

Réélue lors du scrutin général de 2003, Line Beauchamp devient, le 29 avril 2003, ministre de la Culture et des Communications à la suite de l'élection du Parti libéral du Québec. À partir du 18 février 2005, elle occupera également le poste de ministre responsable de la région de Montréal.

Au cours de son mandat au ministère de la Culture et des Communications, Line Beauchamp est impliquée dans plusieurs dossiers : le programme Placement culture, un programme de soutien au mécénat pour le milieu culturel, le plan d'action "Pour mieux vivre de l'art" qui se veut une mesure d'amélioration des conditions socioéconomiques des artistes et des créateurs québécois, le Fonds du patrimoine culturel québécois, l'injection de 10 millions de dollars récurrents en soutien au cinéma québécois et elle contribue à la ratification de la Convention pour la diversité des expressions culturelles par l'UNESCO.

Dans les semaines précédant l'élection générale de 2007, Line Beauchamp est nommée directrice de la campagne électorale du Parti libéral du Québec. Le jour du scrutin, elle remporte une troisième victoire dans sa circonscription. Un peu plus de trois semaines plus tard, elle est nommée ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.


Durant son mandat à titre de ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp a fait adopter la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection et a proposé une nouvelle politique québécoise de gestion des matières résiduelles qui, notamment, bannit l'enfouissement des matières organiques et encourage la filière de la biométhanisation. Elle intensifie les efforts du gouvernement du Québec dans la lutte aux changements climatiques en proposant une réduction de 20 % des émissions de GES au Québec en 2020 par rapport à 1990. Dans la foulée, elle annonce l'adoption des normes californiennes pour les véhicules au déplaisir du gouvernement fédéral canadien et des constructeurs automobiles, et fait adopter la loi sur le marché du carbone. Elle fait reconnaître de nouvelles aires protégées et de nouveaux parcs nationaux et permet au Québec d'atteindre la cible de 8 % de protection de son territoire. Durant l'été 2007, elle gère l'épineux dossier des algues bleues en proposant un plan d'action doté d'un budget de plus de 100 millions de dollars.

Lors du remaniement ministériel d'août 2010, elle devient ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, en remplacement de Michelle Courchesne qui passe au Conseil du Trésor. Le 7 septembre 2011, à la suite de la démission de Nathalie Normandeau, Line Beauchamp devient la 15e vice-première ministre du Québec[3].

Dès les premières semaines de son mandat au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp fait adopter le bulletin unique et préside un Forum sur les enfants avec des handicaps et des difficultés d'adaptation et d'apprentissage (EHDAA). Elle obtient un budget de 350 millions de dollars pour la construction de nouvelles écoles et classes, propose l'achat de tableaux blancs interactifs pour l'ensemble des classes et amorce un plan sur 5 ans pour l'implantation obligatoire de l'apprentissage intensif de l'anglais en 6e année.

Au cours du printemps 2012, en tant que ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, elle est au cœur de la grève étudiante contre la hausse des droits de scolarité. Cette grève est la plus longue grève étudiante de l'histoire du Québec. L'impasse de la crise étudiante l'amène à démissionner de son poste de députée de Bourassa-Sauvé, de ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport et de Vice-première ministre du Québec le 14 mai 2012, après 13 semaines de manifestations. En conférence de presse, elle affirmait qu'elle ne faisait « plus partie de la solution »[2], un geste qu'elle décrit comme son « ultime compromis »[4] pour la résolution de la crise.

Controverses[modifier | modifier le code]

En 2009, Line Beauchamp participe à un petit-déjeuner de financement pour le Parti Libéral du Québec, où est présent Domenico Arcuri, membre du crime organisé. Le scandale qui s'ensuivra la forcera à déclarer en chambre : « M. le Président, je veux ici affirmer en cette Chambre que je ne connais pas l'individu en question et qu'encore aujourd'hui, moi, personnellement, je ne pourrais pas le reconnaître. » Elle déclare également qu'elle prendrait « toutes les précautions » pour ne pas se retrouver de nouveau dans une situation semblable.

Selon Donato Tomassi, ex-organisateur libéral et père de l’ancien ministre de la Famille, « elle n'ignorait pas l’identité du présumé mafieux ayant participé à son activité de financement. » [5] Le Parti libéral du Québec refusa de rendre l'argent en soutenant que « le don respecte la loi sur le financement des partis politiques.  »[6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Presse canadienne, « Line Beauchamp devient vice-première ministre », Le Soleil,‎ 7 septembre 2011 (lire en ligne).
  2. a et b Radio-Canada, « Line Beauchamp démissionne », Société Radio-Canada,‎ 14 mai 2012 (lire en ligne)
  3. Radio-Canada, « Remaniement à Québec : Line Beauchamp prend du galon », Radio-Canada (consulté le 7 septembre 2011)
  4. LeMonde.fr, « Fronde étudiante au Québec : la ministre de l'éducation démissionne », Le Monde,‎ 14 mai 2012 (lire en ligne)
  5. Les politiciens « ont peur de leur ombre », Le Devoir, 11 mai 2012.
  6. « Je ne le referais pas », dit Beauchamp, La Presse, 2 mai 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]