Line Beauchamp

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Line Beauchamp
Line Beauchamp en 2010.
Line Beauchamp en 2010.
Fonctions
Députée de Bourassa-Sauvé
30 novembre 199814 mai 2012
Prédécesseur Nouvelle circonscription
Successeur Rita de Santis
Vice-première ministre du Québec
7 septembre 201114 mai 2012
Prédécesseur Nathalie Normandeau
Successeur Michelle Courchesne
Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport
11 août 201014 mai 2012
Prédécesseur Michelle Courchesne
Successeur Michelle Courchesne
Biographie
Date de naissance 24 février 1963 (51 ans)
Lieu de naissance Salaberry-de-Valleyfield,
Drapeau : Québec Québec
Parti politique Parti libéral du Québec
Diplômé de Université de Montréal

Line Beauchamp, née le 24 février 1963 à Valleyfield, est une femme politique québécoise et principale antagoniste de la grève étudiante. Elle fut la députée libérale de la circonscription de Bourassa-Sauvé à l'Assemblée nationale du Québec du 30 novembre 1998 au 14 mai 2012. Elle fut ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport à partir du 11 août 2010 ainsi que vice-première ministre du Québec à partir du 7 septembre 2011[1] .

Devant l'impasse de la grève étudiante québécoise de 2012, elle démissionne de ses fonctions de ministre et de deputée le 14 mai 2012[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Valleyfield, Line Beauchamp obtient, en 1985, son baccalauréat en psychologie à l'Université de Montréal. De 1984 à 1985, elle est adjointe à l'enseignement au sein de cette même institution, puis, en 1987, devient directrice d'Info-croissance, une association de protection des consommateurs dans le domaine des psychothérapies, de la croissance personnelle et des sectes. Entre 1991 et 1998, Line Beauchamp est tour à tour directrice générale de la station de radio CIBL-FM (1991-1993), membre du Réseau des gens d'affaires de l'Est (1993-1998) et membre des conseils d'administration du Cégep de Maisonneuve (1995-1998) et de la Régie des installations olympiques (RIO) (1996-1998).

Lors des élections générales québécoises de 1998, Line Beauchamp remporte la victoire dans la circonscription de Sauvé. Élue sous la bannière du Parti libéral du Québec, elle siège dès lors dans l'opposition officielle, le Parti québécois étant au pouvoir (gouvernements de Lucien Bouchard et de Bernard Landry). Elle fait notamment partie des députés chargés de mener des missions diplomatiques en Belgique, en Catalogne et en Europe.

Réélue lors du scrutin général de 2003, Line Beauchamp devient, le 29 avril 2003, ministre de la Culture et des Communications. Ainsi, elle doit gérer le dossier de la Grande Bibliothèque du Québec. À partir du 18 février 2005, elle occupera également le poste de ministre responsable de la région de Montréal.

Dans les semaines précédant l'élection générale de 2007, Line Beauchamp est nommée directrice de la campagne électorale du Parti libéral du Québec. Le jour du scrutin, elle remporte une troisième victoire dans sa circonscription. Un peu plus de trois semaines plus tard, elle est nommée ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, d'autres députés se voyant confier les postes de ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la région de Montréal.

Lors du remaniement ministériel d'août 2010, elle devient ministre de l'Éducation en remplacement de Michelle Courchesne qui passe au Conseil du Trésor.

Le 7 septembre 2011, à la suite de la démission de Nathalie Normandeau, Beauchamp devient la 15e vice-première ministre du Québec[3].

Au cours du printemps 2012, en tant que ministre de l'Éducation, elle est au cœur de la grève étudiante contre la hausse des droits de scolarité. Cette grève est la plus longue grève étudiante de l'histoire du Québec.

L'impasse de la crise étudiante l'amène à démissionner de son poste de députée de Bourassa-Sauvé, de ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport et de Vice-première ministre du Québec le 14 mai 2012, après 13 semaines de manifestations, en touchant une indemnité de départ de $150,000[4]. En conférence de presse, elle affirmait qu'elle ne faisait « plus partie de la solution »[2], un geste qu'elle décrit comme son « ultime compromis »[5].

Controverses[modifier | modifier le code]

En 2009, Line Beauchamp accueille chez elle Domenico Arcuri un membre du crime organisé à l'occasion d'une activité de financement pour son parti. Le scandale qui s'ensuivra la forcera à déclarer qu'elle prendrait « toutes les précautions » pour ne pas se retrouver de nouveau dans une situation semblable. Selon Donato Tomassi, ex-organisateur libéral et père de l’ancien ministre de la Famille, "elle n'ignorait pas l’identité du présumé mafieux ayant participé à son activité de financement." [6] Line Beauchamp a refusé de déclarer si les 2 995 $ versés par M. Arcuri à l'occasion de cette activité bénéfice avaient été remis au Directeur général des élections (DGE). Le Parti libéral du Québec refusa de rendre l'argent en soutenant que "le don respecte la loi sur le financement des partis politiques"[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Presse canadienne, « Line Beauchamp devient vice-première ministre », Le Soleil,‎ 7 septembre 2011 (lire en ligne).
  2. a et b Radio-Canada, « Line Beauchamp démissionne », Société Radio-Canada,‎ 14 mai 2012 (lire en ligne)
  3. Radio-Canada, « Remaniement à Québec : Line Beauchamp prend du galon », Radio-Canada (consulté le 7 septembre 2011)
  4. Québec : une ministre démissionne, Le Figaro, 14 mai 2012.
  5. LeMonde.fr, « Fronde étudiante au Québec : la ministre de l'éducation démissionne », Le Monde,‎ 14 mai 2012 (lire en ligne)
  6. Les politiciens « ont peur de leur ombre », Le Devoir, 11 mai 2012.
  7. « Je ne le referais pas », dit Beauchamp, La Presse, 2 mai 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]