Christine St-Pierre

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Christine St-Pierre
Christine St-Pierre au Forum mondial de la langue française (juillet 2012)
Christine St-Pierre au Forum mondial de la langue française (juillet 2012)
Fonctions
Députée de l'Acadie
En fonction depuis le 26 mars 2007
Prédécesseur Yvan Bordeleau
Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
18 avril 2007septembre 2012
Prédécesseur Line Beauchamp
Successeur Maka Kotto
Ministre des Relations internationales et de la Francophonie
23 avril 2014
Prédécesseur Jean-François Lisée
Biographie
Date de naissance 10 juin 1953 (61 ans)
Lieu de naissance Saint-Roch-des-Aulnaies,
Drapeau : Québec Québec
Parti politique Parti libéral du Québec
Diplômé de Université de Moncton
Profession Journaliste

Christine St-Pierre (10 juin 1953 - ) est une journaliste et femme politique québécoise.

Après avoir été, pour la télévision de Radio-Canada, courriériste parlementaire à Québec puis à Ottawa, ensuite correspondante à Washington, elle est, depuis 2007, la députée libérale de la circonscription d'Acadie à l'Assemblée nationale du Québec et la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine de 2007 à 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Saint-Roch-des-Aulnaies, le 10 juin 1953, Christine St-Pierre étudie au Cégep de La Pocatière ainsi qu'en sciences sociales (1972-1976) à l’Université de Moncton, puis fait carrière en journalisme à la Société Radio-Canada, pendant plus de trente ans[1].

En 1992, elle devient courriériste parlementaire à l'Assemblée nationale du Québec puis à Ottawa pour la Société Radio-Canada de 1997-2001. En 2001, la journaliste devient correspondante à Washington. Avant de faire le saut en politique, elle redevient courriériste parlementaire à la Chambre des Communes à Ottawa pour la Société Radio-Canada (2005-2007).

Elle se porte candidate pour le Parti libéral du Québec lors des élections de 2007 dans la circonscription d'Acadie[2]. Le 26 mars 2007, Christine St-Pierre est élue députée de l’Acadie. Le Premier ministre Jean Charest lui confie la responsabilité du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine ainsi que de l’application de la Charte de la langue française le 18 avril 2007, lors de la formation du premier Conseil des ministres paritaire de l'histoire du Québec. Elle a été reconduite dans ce poste le 18 décembre 2008.

Depuis le début de son mandat comme ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre s'est intéressée au patrimoine, notamment en ce qui a trait à la modernisation de la Loi sur les biens culturels et à l'augmentation des sommes investies dans la restauration du patrimoine religieux. Elle a également utilisé pour la première fois depuis 40 ans, le droit de préemption d'une ministre de la Culture pour la préservation de la vocation de la bibliothèque Saint-Sulpice de Montréal.

La ministre St-Pierre a aussi fait de l’amélioration des conditions de vie des femmes une priorité en proposant un amendement à la Charte des droits et libertés du Québec, afin d'y inclure la notion d'égalité entre les hommes et les femmes.

Controverses[modifier | modifier le code]

En septembre 2006, elle soulève la surprise de la communauté journalistique en publiant dans La Presse une lettre appuyant la mission canadienne en Afghanistan. Elle sera suspendue pour un moment par Radio-Canada[3].

Dans l'un des premiers dossiers majeurs la concernant, elle a reçu des critiques lorsqu'elle a dressé un portrait rassurant du français à Montréal en se basant sur un rapport dont la méthodologie est discutable[4].

Lors de son entrée en fonctions, elle a critiqué la décision de Mario Dumont de conserver comme membre de l'exécutif de son parti Jean-François Plante[5].

Au mois de septembre 2013, elle s'est excusée d'avoir dit "va chier" (à voix basse) à l'intention de la première ministre Pauline Marois, lors d'un débat à l'Assemblée Nationale[6].

En juillet 2014, elle accuse son prédécesseur aux Relations internationales, Jean-François Lisée, d'avoir utilisé des fonds publics lors de missions internationales, afin d'aller rendre visite à sa femme et ses enfants en France. L'ex-ministre Lisée a réfuté ces allégations, qualifiant ses propos « d'atteinte à sa réputation » et a demandé à Christine St-Pierre de se rétracter, sans quoi il l'a poursuivrait en justice pour diffamation[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie au site du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
  2. Alexandre Shields, « Les recrues de Charest: une journaliste de la SRC et une animatrice », Le Devoir,‎ 15 février 2007 (lire en ligne).
  3. Nathaëlle Morissette, « Radio-Canada réprimande la journaliste Christine St-Pierre », La Presse,‎ 8 septembre 2006 (lire en ligne).
  4. Antoine Robitaille, « Loi 101: deux petites pages pour soutenir les prétentions de St-Pierre », Le Devoir, Montréal,‎ 19 janvier 2008 (lire en ligne)
  5. Cabinet de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Mario Dumont déçoit les femmes. 2 mai 2007 [lire en ligne]
  6. Martin Ouellet et Jocelyne Richer, « Christine St-Pierre doit s'excuser après avoir insulté Pauline Marois », La Presse,‎ 24 septembre 2013 (lire en ligne).
  7. Louis Gagné, « Lisée poursuivra Christine St-Pierre si elle ne se rétracte pas », TVA,‎ 15 juillet 2014 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]