Thomas Mulcair

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Thomas Mulcair
Thomas Mulcair en 2011
Thomas Mulcair en 2011
Fonctions
Chef de l'opposition officielle du Canada
En fonction depuis le 24 mars 2012
(2 ans, 5 mois et 27 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouverneur David Lloyd Johnston
Premier ministre Stephen Harper
Législature 41e
Prédécesseur Jack Layton
7e chef du Nouveau Parti démocratique
En fonction depuis le 24 mars 2012
Prédécesseur Jack Layton
Député d'Outremont à la Chambre des communes du Canada
En fonction depuis le 17 septembre 2007
Élection 17 septembre 2007
Réélection 14 octobre 2008
2 mai 2011
Législature 39e, 40e et 41e
Prédécesseur Jean Lapierre
Ministre de l'Environnement du Québec
29 avril 200327 février 2006
Gouvernement Jean Charest
Prédécesseur André Boisclair
Successeur Claude Béchard
Député de Chomedey à l'Assemblée nationale
12 septembre 199421 février 2007
Élection 12 septembre 1994
Réélection 30 novembre 1998
14 avril 2003
Législature 35e, 36e et 37e
Prédécesseur Lise Bacon
Successeur Guy Ouellette
Biographie
Nom de naissance Thomas J. Mulcair
Date de naissance 24 octobre 1954 (59 ans)
Lieu de naissance Ottawa (Canada)
Parti politique Nouveau Parti démocratique
Parti libéral du Québec
Diplômé de McGill
Profession Avocat

Thomas J. Mulcair (né le 24 octobre 1954 à Ottawa[1]) est un avocat et un homme politique canadien. Il est le chef du Nouveau Parti démocratique et le chef de l'opposition officielle à la Chambre des communes du Canada depuis le samedi 24 mars 2012. Député de la circonscription fédérale d'Outremont, il siège à la Chambre des communes depuis septembre 2007, après avoir été député libéral à l'Assemblée nationale du Québec pour la circonscription de Chomedey, de 1994 à 2007, et ministre de l'Environnement du Québec de 2003 à 2006.

Le fonds d'archives de Thomas J. Mulcair est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Ottawa en 1954, deuxième des dix enfants (6 garçons et 4 filles)[3] d'Harry Mulcair et de Jeanne Hurtubise[4], Thomas J. Mulcair passe son enfance à Hull, puis à Chomedey, au Québec. À la maison, comme ses frères et sœurs, il parle anglais avec son père, de langue maternelle anglaise et français avec sa mère de langue maternelle française[5]. Il étudie les sciences sociales au collège Vanier, puis entre à la faculté de droit de l'université McGill, où il obtient un baccalauréat en droit civil (B.C.L.) et un baccalauréat en common law (LL.B.)[1].

Il exerce d'abord sa profession, puis participe à de la traduction juridique. Il enseigne au campus de Québec du Collège régional Champlain, ainsi qu'à l'Université du Québec à Trois-Rivières[6]. Expert en causes linguistiques, il est notamment sollicité par le Conseil de la langue française et l'organisation Alliance Québec[1].

À partir de 1983, il est président du Conseil scolaire catholique anglophone (English Speaking Catholic Council)[1]. De 1985 à 1987, il est réviseur juridique au ministère du Procureur général du Manitoba[1].

En 1987, le gouvernement Bourassa le nomme président de l'Office des professions du Québec, un poste qu'il occupe jusqu'en 1993[1]. À partir de 1995, il a le titre d'associé du cabinet d'avocats Lambert, Cormier[1].

Thomas Mulcair est marié depuis 1975[5] avec Catherine Pinhas, une psychologue française[5] avec laquelle il a eu deux fils[7]. Par sa mère, il est l'arrière-arrière-petit-fils d'Honoré Mercier[3] et descend aussi du premier ministre Chauveau[8]. Il a la double nationalité canadienne et française, cette dernière acquise grâce à sa femme[9],[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Au Parti libéral du Québec[modifier | modifier le code]

Thomas Mulcair est élu député du Parti libéral du Québec dans la circonscription électorale de Chomedey lors de l'élection générale québécoise de 1994. Il est réélu en 1998 et 2003. Sous le gouvernement de Jean Charest, il est notamment porte-parole libéral en matière de justice et de commerce, ainsi que leader adjoint de l'opposition officielle. Après le référendum de 1995, malgré la conclusion de l'enquête ad hoc d'Allan B. Gold (ex-juge en chef de la Cour d’appel du Québec) rejetant l'allégation, Mulcair maintient que la compilation des votes était frauduleuse : que le camp du OUI faisait annuler indûment des bulletins de votes des partisans du NON[10].

Jean Charest le nomme ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs en 2003. Il fait la promotion d'une politique environnementale saine et appuie fermement le protocole de Kyōto[11]. Toutefois, il s'oppose à certains projets gouvernementaux comme la centrale du Suroît et la privatisation d'une partie du parc national du Mont-Orford.

En raison de ses divergences d'opinions personnelles avec le premier ministre québécois, il n'entrevoit d'autre choix que de quitter le cabinet provincial en février 2006, suite à un remaniement ministériel. Le premier ministre Jean Charest nomme Claude Béchard au poste de ministre de l'Environnement, et offre à Mulcair le poste de ministre responsable des Services gouvernementaux[12]. Mulcair décline l'offre, et redevient simple député.

Le 20 février 2007, il annonce qu'il ne se représentera pas à l'élection générale québécoise de 2007[13],[14].

Au Nouveau Parti démocratique[modifier | modifier le code]

Ensuite, il rejoint le Nouveau Parti démocratique du Canada[15], puis devient candidat de ce parti lors d'une élection partielle dans la circonscription fédérale d'Outremont. Le jour du scrutin (17 septembre 2007), il remporte la victoire, infligeant la défaite au candidat libéral Jocelyn Coulon par près de 20 points de pourcentage, le taux de participation étant de 37 % [16],[17]. Il devient ainsi le deuxième député de l'histoire du NPD à être élu au Québec[18]. Peu de temps après son élection, Mulcair se voit confier les fonctions de chef adjoint du NPD et de lieutenant de Jack Layton pour le Québec[19]. Il est réélu lors de l'élection générale de 2008 et celle de 2011. Le 26 mai 2011, il est nommé leader parlementaire de l'opposition officielle, en plus de conserver son poste de chef adjoint du NPD[20].

Thomas Mulcair, lors d'un débat des candidats à la direction du NPD en 2012

Le 13 octobre, il devient un candidat de l'élection à la direction du Nouveau Parti démocratique de 2012[21]. Le 24 mars 2012, au quatrième tour du scrutin, il est élu chef du NPD avec 57,2 % des voix, l'emportant sur Brian Topp[22],[23].

Le 14 septembre 2012, il devient membre du Conseil privé de la Reine pour le Canada, à l'instar de la plupart des autres chefs de l'Opposition officielle. Il aura ainsi droit au titre « l'Honorable » à vie[24].

Positions Politiques[modifier | modifier le code]

Soutien apporté à Israël[modifier | modifier le code]

Mulcair est un ardent défenseur de l'État d’Israël.[25] Lors d'un Gala tenu à Montréal en 2009, Mulcair a affirmé qu'il était "un ardent défenseur d’Israël en toutes circonstances.” [25] Le 22 Juillet 2014, Mulcair a publié un bulletin[26] durant lequel il réaffirmait son soutien total à Israel lors de l'Opération Bordure Protectrice de 2014. Mulcair est également fortement opposé au mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël qu'il a qualifié comme étant "absolument inacceptable". [27]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Thomas J. Mulcair, Biographie, notice biographique sur le site de l'Assemblée nationale du Québec, consulté le 15 février 2012.
  2. Fonds Thomas J. Mulcair (P782) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  3. a et b Alec Castonguay, « Thomas Mulcair : l'homme fort d'Outremont - Page 4 », dans L'Actualité, le 19 mai 2011.
  4. Hurtubise : ce patronyme est parfois écrit Hurtibise
  5. a, b, c et d Anne Pélouas, "Thomas Mulcair, Marathonien de la politique canadienne", supplément Géo & Politique, p. 8, Le Monde, dimanche 17 et lundi 18 mars.
  6. « À propos de Thomas Mulcair », sur le site officiel de Thomas Mulcair, consulté le 28 septembre 2007.
  7. « À propos de Thomas Mulcair », sur le site thomasmulcair.npd.ca consulté le 28 septembre 2007.
  8. « Thomas Mulcair », sur zonecousinage.com, page consultée le 11 février 2011.
  9. « Canada : l'opposition se choisit un leader pour affronter les conservateurs », dans L'Express, le 24 mars 2012.
  10. Robin Philpot, « Je me souviens du Thomas Mulcair, Libéral », dans L'aut'journal, le 22 avril 2011.
  11. « Montréal 2005 — Kyoto : Mulcair place la barre haut », Le Devoir,‎ 5 décembre 2005 (lire en ligne).
  12. « Bachand arrive, Mulcair et Reid évincés », par Radio-Canada, le 28 février 2006, consulté le 28 septembre 2007.
  13. Thomas Muclair, « Mulcair ne sera pas candidat libéral aux prochaines élections », dans Communiqué CNW, 20 février 2007 [lire en ligne].
  14. Presse canadienne, « Thomas Mulcair se retire de la vie politique », dans La Presse, le 20 février 2007 [lire en ligne].
  15. Michel Corbeil, « Mulcair joint les rangs du NPD », dans Le Soleil, le 19 avril 2007 [lire en ligne].
  16. « Thomas Mulcair, Denis Lebel et Eve-Mary Thaï Thi Lac sont élus », sur Canoë, le 17 septembre 2007, consulté le 19 septembre 2007.
  17. « Élections Canada : Circonscriptions ».
  18. Le premier ayant été Phil Edmonston, en 1990.
  19. « Mulcair monte en grade », dans La Presse, le 27 septembre 2007, consulté le 27 septembre 2007.
  20. « Cabinet fantôme », sur le site du NPD.
  21. La Presse canadienne, « Thomas Mulcair confirme sa candidature à la direction du NPD », dans Le Devoir du 13 octobre 2011, consulté le 15 février 2012.
  22. Marie Vastel, « Chefferie du NPD : Thomas Mulcair l'emporte au terme d'un vote mouvementé », dans Le Devoir du 24 mars 2012.
  23. « Canada : Mulcair élu de l'opposition », dans Le Figaro du 25 mars 2012.
  24. Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair assermenté au Conseil privé, 14 septembre 2012.
  25. a et b http://www.cjnews.com/canada/new-ndp-leader-strongly-backs-israel
  26. http://www.ndp.ca/news/statement-ndp-leader-tom-mulcair-situation-middle-east
  27. http://www.theglobeandmail.com/globe-debate/what-gaza-tells-us-about-canadian-politics/article19946283/

Articles connexes[modifier | modifier le code]