La forza del destino
La Force du destin
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| La forza del destino La Force du destin | |
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Rosa Ponselle et Enrico Caruso dans La forza del destino
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| Genre | opéra |
|---|---|
| Nbre d'actes | 4 |
| Musique | Giuseppe Verdi |
| Livret | Francesco Maria Piave |
| Langue originale |
Italien |
| Sources littéraires |
Don Álvaro o La fuerza del sino de Ángel de Saavedra, duc de Rivas |
| Durée approximative |
environ 210 minutes |
| Dates de composition |
1862 |
| Création | 10 novembre 1862 Théâtre Impérial, Saint-Pétersbourg |
| Versions successives | |
| Représentations notables | |
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| Personnages | |
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| Airs | |
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La forza del destino (en français La Force du destin) est un opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi, sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, créé le 10 novembre 1862 au théâtre impérial de Saint-Pétersbourg, puis, dans une version révisée, à la Scala de Milan le 27 février 1869.
Sommaire |
Genèse [modifier]
En janvier 1861, Verdi répond à une demande du tsar Alexandre II de Russie, adressée par l'intermédiaire du ténor Enrico Tamberlick. Après avoir initialement envisagé un projet d'opéra sur Ruy Blas, il accepte, le 3 juin 1861, le drame de Rivas, Don Alvaro o la fuerza del sino, que lui soumet le théâtre impérial.
Le livret est confié à Francesco Maria Piave, et la partition composée entre juin et novembre 1861.
Création [modifier]
En décembre 1861, Verdi se rend à Saint-Pétersbourg pour les premières répétitions. La maladie de la soprano Emma La Grua prévue pour la création du rôle de Leonora et l'impossibilité de trouver une cantatrice à la hauteur pour reprendre le rôle amène Verdi à envisager de rompre le contrat qui exige que ses œuvres soient chantées par les artistes de son choix. Finalement un accord est trouvé pour un report à la saison suivante. Après six semaines de répétitions, au cours desquelles il parachève l'orchestration de l'opéra, celui-ci est créé le 10 novembre 1862 et connaît un triomphe de plusieurs semaines.
L'œuvre commence un tour d'Europe avant que Verdi n'en opère une profonde refonte, après la mort de Rivas : Piave étant entré en agonie, le livret est remanié par Antonio Ghislanzoni et la seconde création de l'œuvre a lieu le 27 février 1869 à la Scala de Milan. Dans cette seconde version, Verdi tend à plus de vraisemblance (remaniant notamment le finale de Rivas, qui lui avait toujours déplu) et modifie de nombreux détails d'orchestration qui font toutefois regretter le caractère "pré-moussorgskien" de la version originale. Il gomme également tout ce qui pourrait rappeler son style ancien, ainsi que ses concessions au bel canto.
Interprètes de la création [modifier]
| Rôle | Type de voix | Version de Saint Pétersbourg 10 novembre 1862 |
Version de Milan 27 février 1869 |
|---|---|---|---|
| Le marquis de Calatrava | Basse | Meo | Giuseppe Vecchi |
| Donna Leonora, sa fille, | Soprano | Caroline Barbot | Teresa Stolz |
| Don Carlo di Vargas, son fils | Baryton | Francesco Graziani | Luigi Colonnese |
| Don Alvaro, amant de Leonora | Ténor | Enrico Tamberlick | Mario Tiberini |
| Preziosilla, jeune bohémienne | Mezzo-soprano | Constance Nantier-Didiée | Ida Benza |
| Padre Guardiano, franciscain | Basse | Gian Francesco Angelini | Marcel Junca |
| Fra Melitone, franciscain | Baryton | Achille De Bassini | Giacomo Rota |
| Curra, camériste de Leonora, | Soprano | Osea Legramanti | Ester Neri |
| Un Alcade | Basse | Ignazio Marini | Luigi Alessandrini |
| Maître Trabuco, muletier puis marchand ambulant | Ténor | Geremia Bettini | Antonio Tasso |
| Un chirurgien militaire espagnol | Ténor | Alessandro Polonini | Vincenzo Paraboschi |
| Un grainetier espagnol | Basse | Buccolini | |
| Chef d'orchestre | Giuseppe Verdi, Eduardo Baveri | Eugenio Terziani | |
| Chef de chœur | Zirilli | ||
| Décors | Andreas Leonhard Roller | Carlo Ferrario | |
| Costumes | Calvert, Natalie Pétroff, Stoliaroff | Serafino De Candia, Giovanni Pessina |
Représentations successives [modifier]
Réception [modifier]
La critique [modifier]
Le public [modifier]
Argument [modifier]
L’action se joue en Espagne et en Italie au milieu du XVIIIe siècle.
A Séville, l’histoire d’amour entre Leonora di Vargas et Don Alvaro tourne au tragique lorsque ce dernier tue accidentellement le père de la jeune fille, le marquis de Calatrava. Craignant la vengeance de son frère, Carlo, Leonora se réfugie au couvent de Hornachuelos, alors qu’Alvaro s’engage dans l’armée espagnole en Italie, au Sud de Rome. Il y sauve la vie d’un adjudant qui n’est autre que Carlo, mais ils ne se reconnaissent pas tout de suite. Blessé plus tard lors des combats, Alvaro récupère, mais une fois la vérité révélée, le duel entre les deux hommes est évité de peu. Alvaro, retourne en Espagne. Cinq ans plus tard, Carlo retrouve son ennemi devenu homme d’église à l’ermitage de Hornachuelos. Cette fois, Alvaro se défend et blesse mortellement Carlo, ne pouvant cependant empêcher ce dernier de poignarder sa propre sœur.
(copié de fomalhaut.overblog.org avec l'autorisation de l'auteur)
Acte I [modifier]
Acte II [modifier]
Acte III [modifier]
Acte IV [modifier]
Analyse [modifier]
Orchestration [modifier]
L'orchestration de la Forza del destino correspond aux standards traditionnels de l'orchestration verdienne, à savoir :
- 2 flûtes (jouant aussi en piccolo),
- 2 hautbois,
- 2 clarinettes (la seconde clarinette jouant aussi la clarinette basse),
- 2 bassons ;
- 4 cors,
- 2 trompettes,
- 3 trombones,
- 1 cimbasso (dont le pupitre est aujourd'hui tenu par le trombone basse) ;
- Percussions : timbales, tambour, grosse caisse,
- 2 harpes,
- 1 orgue,
- Les cordes.
À cet ensemble orchestral ordinaire, il faut ajouter une musique "de scène" composée pour 6 trompettes et 4 tambours.
Commentaires [modifier]
Réutilisation dans d'autres œuvres [modifier]
Un air célèbre de cet opéra a également été repris pour les films Jean de Florette et Manon des Sources de Claude Berri et dans le téléfilm La Maîtresse du président de Jean-Pierre Sinapi. Il constitue également l'essentiel de la bande musicale de "Folle à Tuer" de Yves Boisset avec Marlène Jobert et Michael Lonsdale.
Annexes [modifier]
Notes et références [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Michel Pazdro, Jean-François Labie, Elisabeth Giuliani, Jean-Michel Brèque, Gilles de Van, Alberto Moravia, Jean Cabourg, Georges Voisin, Christophe Capacci, Elisabeth Giulian, André Tuboeuf, La forza del destino dans L'Avant-Scène Opéra, Éditions Premières Loges, Paris, 1989, 160 p. (ISBN 2-84385-103-3)
- Roland Mancini, La forza del destino dans Guide des opéras de Verdi, Jean Cabourg, directeur de la publication, Fayard, collection Les indispensables de la musique, Paris, 1990, pp. 45-95 (ISBN 2-213-02409-X)
- Harrewood, La forza del destino, dans Tout l'opéra, de Monteverdi à nos jours (Kobbé), Robert Laffont, Collection Bouquins, 1993, pp. 411-415 (ISBN 2-221-07131-X)
- Piotr Kaminski, La force du destin dans Mille et un opéras, Fayard, collection Les indispensables de la musique, Paris, 2004, pp. 1616-1617 (ISBN 978-2-213-60017-8)
Sources [modifier]
- Istituto nazionale di studi verdiani
- Ouvrages cités
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Portale Verdi (it) (livret en ligne)
- Istituto nazionale di studi verdiani (Version de Saint-Pétersbourg) (it) et (en)
- Istituto nazionale di studi verdiani (Version de Milan) (it) et (en)
- Blog de David Fomalhaut
- Présentation de l'oeuvre par le chef Philippe Jordan
