La forza del destino

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La Force du destin

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La forza del destino
La Force du destin
Image décrite ci-après
Rosa Ponselle et Enrico Caruso dans La forza del destino

Genre opéra
Nbre d'actes 4
Musique Giuseppe Verdi
Livret Francesco Maria Piave
Langue
originale
Italien
Sources
littéraires
Don Álvaro o La fuerza del sino de Ángel de Saavedra, duc de Rivas
Durée
approximative
environ 210 minutes
Dates de
composition
1862
Création 10 novembre 1862
Théâtre Impérial,
Saint-Pétersbourg Drapeau de la Russie Russie
Versions successives
Représentations notables
Personnages
  • Le marquis de Calatrava (basse)
  • Donna Leonora, sa fille (soprano)
  • Don Carlo di Vargas, son fils (Baryton)
  • Don Alvaro, amant de Leonora, (ténor)
  • Preziosilla, jeune bohémienne (mezzo-soprano)
  • Padre Guardiano, franciscain (basse)
  • Fra Melitone, franciscain (baryton)
  • Curra, camériste de Leonora (soprano)
  • Un alcade (basse)
  • Maître Trabucco, muletier puis marchand ambulant (ténor)
  • Un chirurgien militaire espagnol (ténor)
  • Un grainetier espagnol (basse)
Airs
  • « E pellegrina ed orfana » - Leonora, Acte I
  • « Son Pereda son ricco d'onore » - Don Carlo, Acte II,Scène1
  • « Sono giunta ! . . . Madre, pietosa Vergine » - Leonora, Acte II, Scène 2
  • « Al suon del tamburo » - Preziosilla, Acte II, Scène 1
  • « La vita è inferno . . . O tu che in seno agli angeli » - Don Alvaro, Acte III
  • « Morir! Tremenda cosa! . . . Urna fatale del mio destino » - Don Carlo, Acte III, Scène 1
  • « Pace, pace mio Dio ! » - Leonora, - Acte IV, Scène 2

La forza del destino (en français La Force du destin) est un opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi, sur un livret en italien de Francesco Maria Piave, créé le 10 novembre 1862 au théâtre impérial de Saint-Pétersbourg, puis, dans une version révisée, à la Scala de Milan le 27 février 1869.

Genèse[modifier | modifier le code]

En janvier 1861, Verdi répond à une demande du tsar Alexandre II de Russie, adressée par l'intermédiaire du ténor Enrico Tamberlick. Après avoir initialement envisagé un projet d'opéra sur Ruy Blas, il accepte, le 3 juin 1861, le drame de Rivas, Don Alvaro o la fuerza del sino, que lui soumet le théâtre impérial.

Le livret est confié à Francesco Maria Piave, et la partition composée entre juin et novembre 1861.

Création[modifier | modifier le code]

En décembre 1861, Verdi se rend à Saint-Pétersbourg pour les premières répétitions. La maladie de la soprano Emma La Grua prévue pour la création du rôle de Leonora et l'impossibilité de trouver une cantatrice à la hauteur pour reprendre le rôle amène Verdi à envisager de rompre le contrat qui exige que ses œuvres soient chantées par les artistes de son choix. Finalement, un accord est trouvé pour un report à la saison suivante. Après six semaines de répétitions, au cours desquelles il parachève l'orchestration de l'opéra, celui-ci est créé le 10 novembre 1862 et connaît un triomphe de plusieurs semaines.

L'œuvre commence un tour d'Europe avant que Verdi n'en opère une profonde refonte, après la mort de Rivas : Piave étant entré en agonie, le livret est remanié par Antonio Ghislanzoni et la seconde création de l'œuvre a lieu le 27 février 1869 à la Scala de Milan. Dans cette seconde version, Verdi tend à plus de vraisemblance (remaniant notamment le final de Rivas, qui lui avait toujours déplu) et modifie de nombreux détails d'orchestration qui font toutefois regretter le caractère « pré-moussorgskien » de la version originale. Il gomme également tout ce qui pourrait rappeler son style ancien, ainsi que ses concessions au bel canto.

Interprètes de la création[modifier | modifier le code]

Rôle Type de voix Version de Saint Pétersbourg
10 novembre 1862
Version de Milan
27 février 1869
Le marquis de Calatrava Basse Meo Giuseppe Vecchi
Donna Leonora, sa fille, Soprano Caroline Barbot Teresa Stolz
Don Carlo di Vargas, son fils Baryton Francesco Graziani Luigi Colonnese
Don Alvaro, amant de Leonora Ténor Enrico Tamberlick Mario Tiberini
Preziosilla, jeune bohémienne Mezzo-soprano Constance Nantier-Didiée Ida Benza
Padre Guardiano, franciscain Basse Gian Francesco Angelini Marcel Junca
Fra Melitone, franciscain Baryton Achille De Bassini Giacomo Rota
Curra, camériste de Leonora, Soprano Osea Legramanti Ester Neri
Un Alcade Basse Ignazio Marini Luigi Alessandrini
Maître Trabuco, muletier puis marchand ambulant Ténor Geremia Bettini Antonio Tasso
Un chirurgien militaire espagnol Ténor Alessandro Polonini Vincenzo Paraboschi
Un grainetier espagnol Basse Buccolini  
Chef d'orchestre   Giuseppe Verdi, Eduardo Baveri Eugenio Terziani
Chef de chœur     Zirilli
Décors   Andreas Leonhard Roller Carlo Ferrario
Costumes   Calvert, Natalie Pétroff, Stoliaroff Serafino De Candia, Giovanni Pessina

Représentations successives[modifier | modifier le code]

Réception[modifier | modifier le code]

Première partition bilingue éditée à St Petersbourg

La critique[modifier | modifier le code]

Le public[modifier | modifier le code]

Argument[modifier | modifier le code]

L’action se joue en Espagne et en Italie au milieu du XVIIIe siècle.

A Séville, l’histoire d’amour entre Leonora di Vargas et Don Alvaro tourne au tragique lorsque ce dernier tue accidentellement le père de la jeune fille, le marquis de Calatrava. Craignant la vengeance de son frère, Carlo, Leonora se réfugie au couvent de Hornachuelos, alors qu’Alvaro s’engage dans l’armée espagnole en Italie, au Sud de Rome. Il y sauve la vie d’un adjudant qui n’est autre que Carlo, mais ils ne se reconnaissent pas tout de suite. Blessé plus tard lors des combats, Alvaro récupère, mais une fois la vérité révélée, le duel entre les deux hommes est évité de peu. Alvaro, retourne en Espagne. Cinq ans plus tard, Carlo retrouve son ennemi devenu homme d’église à l’ermitage de Hornachuelos. Cette fois, Alvaro se défend et blesse mortellement Carlo, ne pouvant cependant empêcher ce dernier de poignarder sa propre sœur.

Acte I[modifier | modifier le code]

Acte II[modifier | modifier le code]

Acte III[modifier | modifier le code]

Acte IV[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Orchestration[modifier | modifier le code]

L'orchestration de la Forza del destino correspond aux standards traditionnels de l'orchestration verdienne, à savoir :

  • 2 flûtes (jouant aussi en piccolo),
  • 2 hautbois,
  • 2 clarinettes (la seconde clarinette jouant aussi la clarinette basse),
  • 2 bassons ;
  • 4 cors,
  • 2 trompettes,
  • 3 trombones,
  • 1 cimbasso (dont le pupitre est aujourd'hui tenu par le trombone basse) ;
  • Percussions : timbales, tambour, grosse caisse,
  • 2 harpes,
  • 1 orgue,
  • Les cordes.

À cet ensemble orchestral ordinaire, il faut ajouter une musique « de scène » composée pour 6 trompettes et 4 tambours.

Commentaires[modifier | modifier le code]

Réutilisation dans d'autres œuvres[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Pazdro, Jean-François Labie, Elisabeth Giuliani, Jean-Michel Brèque, Gilles de Van, Alberto Moravia, Jean Cabourg, Georges Voisin, Christophe Capacci, Elisabeth Giulian, André Tuboeuf, La forza del destino dans L'Avant-Scène Opéra, Éditions Premières Loges, Paris, 1989, 160 p. (ISBN 2-84385-103-3)
  • Roland Mancini, La forza del destino dans Guide des opéras de Verdi, Jean Cabourg, directeur de la publication, Fayard, collection Les indispensables de la musique, Paris, 1990, pp. 45-95 (ISBN 2-213-02409-X)
  • Piotr Kaminski, La force du destin dans Mille et un opéras, Fayard, collection Les indispensables de la musique, Paris, 2004, pp. 1616-1617 (ISBN 978-2-213-60017-8)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Istituto nazionale di studi verdiani
  • Ouvrages cités

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]