Aida

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Aida
Image décrite ci-après
« Immenso Fthà ! »
Le « Tout puissant Ptah » invoqué par le chœur du finale.
Statue du dieu égyptien trouvée à Thèbes.
XVIIIe dynastie égyptienne, règne d'Aménophis III.
Musée égyptien de Turin.

Genre Opéra
Nbre d'actes 4
Musique Giuseppe Verdi
Livret Antonio Ghislanzoni
Langue
originale
Italien
Sources
littéraires
Auguste-Édouard Mariette
Dates de
composition
1870-1871
Création 24 décembre 1871
Opéra Khédival
Le Caire Drapeau de l'Égypte Égypte
Représentations notables
Personnages
  • Amneris, fille du roi d'égypte (mezzo-soprano)
  • Aïda, esclave éthiopienne au service d'Amneris (soprano)
  • Amonasro, roi d'Éthiopie, père d'Aïda (baryton)
  • Radamès, capitaine égyptien (ténor)
  • Ramphis, grand prêtre égyptien (basse)
  • Le roi d'Égypte (basse)
  • La grande prêtresse (soprano)
  • Un messager (ténor)
  • Prêtres et prêtresses, ministres, capitaines, soldats, fonctionnaires, esclaves et prisonniers éthiopiens, peuple égyptien (chœur)

Aida (Aïda en français, pour respecter la diphtongue italienne) est un opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi, sur un livret d'Antonio Ghislanzoni d'après une intrigue d'Auguste-Édouard Mariette, créé le 24 décembre 1871 à l'Opéra Khédival du Caire.

Genèse[modifier | modifier le code]

Commandé par le khédive égyptien, Ismaïl Pacha, pour les fêtes d'inauguration du canal de Suez, il a été représenté pour la première fois au nouvel opéra du Caire construit pour l'occasion[1]. L'archéologue Mariette avait fourni l'idée et suivi de près le travail de mise en scène, afin que le spectacle soit conforme à ce que l'on savait de l'ancienne Égypte[2]. Craignant un échec, il retira son nom avant la première.

Verdi n'était pas très favorable à une création en Egypte car le public ne serait pas populaire (pas d’Egyptiens) et allait être constitué par une sorte d'aristocratie à l'allure mondaine.[réf. souhaitée]

« Mais, si ce malheureux opéra devait quand même voir le jour, pour l'amour du ciel, pas de réclames, pas ces chichis qui sont pour moi une humiliation suprêmement humiliante. Oh, tout ce que j'ai vu à Bologne et ce que j'entends maintenant à Florence me soulève le coeur ! Non, non... je ne veux pas de Lohengrinades. Plutôt le feu !! »

Il n'y participe pas et se consacre à la représentation d'Aida à Milan deux mois plus tard.

Création[modifier | modifier le code]

Verdi ne désirait pas, à l'origine, écrire d'ouverture pour son opéra, mais un simple prélude orchestral ; Il composa tout de même une ouverture de type « pot pourri » qu'il décida finalement de ne pas faire exécuter à cause de — dit-il — sa « prétentieuse insipidité ».

Aïda eut énormément de succès lors de sa première au Caire le 24 décembre 1871. Les costumes, accessoires et la mise en scène avaient été assurés par Auguste Mariette. N'ayant pas assisté à cette première, Verdi ne fut pas satisfait par ce succès parce que la salle n'était composée que de dignitaires invités, de politiciens et de critiques, mais d'aucun membre du grand public. Il a donc considéré la première européenne, à la Scala de Milan, le 8 février 1872, comme la véritable création.

Le rôle d'Aïda avait été écrit pour Teresa Stolz qui l'interpréta à Milan.

Interprètes de la création[modifier | modifier le code]

Costume de la grande prêtresse à l'Opéra Garnier.

Réception[modifier | modifier le code]

La critique[modifier | modifier le code]

Le public[modifier | modifier le code]

Représentations successives[modifier | modifier le code]

La création en Italie eut lieu le 8 février 1872 au Teatro alla Scala de Milan.
Le 2 octobre 2010, une représentation pharaonique s'est déroulé au Stade de France à Paris. Quelque 67 000 spectateurs étaient venus assister à l'évènement.

Interprètes de la production de Milan[modifier | modifier le code]

Argument[modifier | modifier le code]

L'opéra, situé à Memphis et à Thèbes au temps des pharaons, met en scène l'intrigue amoureuse entre une esclave éthiopienne (Aïda) et un officier égyptien (Radamès), contrariée par le conflit armé opposant leurs deux peuples.

Acte I[modifier | modifier le code]

Bref prélude : dans un tempo lent, des violons divisés jouent pianissimo le thème d'Aïda. C'est un très beau thème timide et aérien qui dépeint la douceur du personnage. Vient ensuite aux violoncelles d'abord puis à tout l'orchestre une sinistre phrase descendante symbolisant les vindicatifs prêtres qui seront une des clés de voûte de l'intrigue (notamment Ramphis). Les deux thèmes très contrastés s'opposent jusqu'au climax : un fortissimo général où se mêlent les deux thèmes : Aïda se révolte contre son sinistre destin où les prêtres et la fatalité la précipiteront. Cependant l'orchestre déjà diminue d'intensité et le prélude se termine dans le calme. D'après la brochure « L'Avant-Scène Opéra » consacrée à Aida, il semble que Verdi ait, un instant, voulu remplacer son prélude par une ouverture (qui aurait donc simplement introduit l'ambiance de l'action et n'aurait contenu ni leitmotives ni résumé musical de l'histoire). Cela aurait été dommage étant donné la beauté de ce prélude.

  • Premier tableau

Une salle du palais royal, le grand-prêtre Ramphis confie au jeune capitaine Radamès que l'armée éthiopienne s'apprête à envahir la vallée du Nil et à menacer Thèbes. Il lui apprend aussi que la déesse Isis a déjà désigné celui qui commandera l'armée égyptienne pour arrêter l'ennemi. Resté seul, Radamès rêve d'être ce chef et de vaincre l'agresseur. Il pourra aussi demander, en récompense, Aïda, l'esclave éthiopienne d'Amneris, fille du pharaon. Radamès aime secrètement Aïda, mais il ignore que celle-ci est la fille du roi d'Éthiopie, Amonasro. Éprise de Radamès, entre Amneris, suivie d'Aïda. Devant le trouble de cette dernière à la vue de Radamès, elle devine le sentiment qui existe entre les deux jeunes gens. En proie à la jalousie, elle questionne son esclave pour connaître la vérité, puis la menace. Un messager apporte une terrible nouvelle : la ville sacrée de Thèbes est menacée par l'armée éthiopienne, commandée par le redoutable Amonasro. « Mon père ! » s'écrie Aïda, mais personne ne l'entend dans l'émotion générale. Conformément au choix de la déesse Isis, le Roi désigne Radamès pour diriger l'armée égyptienne dans un rythme martial de marche militaire. Amneris clame à Radamès qu'il doit revenir vainqueur, cri repris par toute l'assistance, y compris Aïda. Restée seule, cette dernière se reproche d'avoir souhaité une victoire, synonyme de défaite pour son père et pour sa patrie.

  • Second tableau

Le temple de Vulcain, à Memphis. Après les chants et les danses des prêtres et des prêtresses, Ramphis invoque le dieu Ptah et remet solennellement à Radamès le glaive sacré, emblème de son commandement.

Acte II[modifier | modifier le code]

  • Premier tableau

Dans ses appartements, Amneris attend avec impatience le retour de Radamès qui a vaincu les Éthiopiens. Même la danse des petits esclaves maures ne parvient pas à la distraire de ses pensées. Sa jalousie est ravivée par l'arrivée d'Aïda. Voulant savoir si son esclave aime Radamès, elle lui annonce brutalement la mort de ce dernier. Le désespoir d'Aïda est éloquent. Amneris révèle alors à Aïda que Radamès est vivant, puis laisse éclater sa fureur devant sa joie. L'écho lointain d'une sonnerie de trompettes, annonçant le retour de l'armée égyptienne, met fin à l'affrontement entre les deux femmes.

  • Second tableau

La grande place de Thèbes. Le peuple salue chaleureusement l'arrivée du souverain accompagné d'Amneris, Ramphis et Aïda. Précédées par la célébrissime marche des trompettes (passage le plus connu de l'opéra), les troupes égyptiennes défilent devant le Roi. Le défilé se termine par l'arrivée de Radamès, porté en triomphe. Le Roi rend hommage au sauveur de la patrie et s'engage à exaucer ses désirs. Radamès obtient tout d'abord que soient amenés les prisonniers. Aïda reconnaît son père parmi les captifs. À mi-voix, Amonasro lui ordonne de ne pas le trahir, puis implore la clémence des vainqueurs. Il reçoit l'aide de Radamès qui demande la libération des prisonniers. Tenant ses engagements et malgré la mise en garde de Ramphis, le Roi gracie les captifs et accorde la main de sa fille au chef victorieux. Alors qu'Amneris laisse éclater sa joie, Radamès et Aïda sont désespérés, tandis qu'Amonasro rumine sa vengeance. Ce morceau d'ensemble se termine par le rappel de la marche des trompettes qui conclut théâtralement le deuxième acte.

La Marche des trompettes
Immédiatement, cet air connu aussi sous le nom de marche triomphale dépassa le succès de l'opéra, lui-même très grand. Si ses accents martiaux le firent reprendre (jusqu'à aujourd'hui) par la plupart des armées européennes et au delà, il fit l'objet de deux détournements. Le premier, quelques années après sa création, par les partisans de l'unité italienne qui en firent leur hymne de ralliement ; le second par les pacifistes qui, en retour, y rajoutèrent des paroles, évidemment apocryphes :

« Toujours retentissez trompettes solennelles,
Mais ne chantez plus le feu, la mort, les vainqueurs
Unis dans une longue étreinte fraternelle.
Faisons régner la paix, l’amour au fond des cœurs
Au sein de nos cités,
Les peuples vont chanter
Leur chant de liberté
Chantez ! Chantez! »

Acte III[modifier | modifier le code]

L'introduction de seize mesures est une pure merveille : une exotique et douce mélodie de flûte accompagnée par des quintes et octaves à vide des cordes en harmoniques dépeint la nuit sur le Nil et sur ses berges.

L'acte commence sur les bords du Nil, près d'un temple d'Isis. Accompagnée de Ramphis, Amneris vient invoquer la protection de la déesse Isis avant son union avec Radamès. Elle pénètre dans le temple, suivie du grand-prêtre. De son côté, Aïda attend Radamès, qui lui a donné rendez-vous dans ce même lieu. Elle évoque avec nostalgie le souvenir de son pays natal. Elle est interrompue par l'arrivée d'Amonasro, qui a surpris le secret de sa fille et entend l'exploiter. En effet, les Éthiopiens ont repris le combat et s'apprêtent à affronter à nouveau l'armée égyptienne conduite par Radamès.

Attisant la jalousie d'Aïda, tout en lui faisant miroiter la patrie retrouvée, Amonasro essaie de convaincre sa fille d'utiliser son emprise sur Radamès pour que celui-ci lui révèle la route suivie par son armée. Devant le refus horrifié d'Aïda, Amonasro maudit sa fille, la renie et la traite d'esclave des pharaons. Brisée, Aïda finit par céder. En entendant Radamès arriver, Amonasro se cache. Radamès renouvelle ses déclarations d'amour et Aïda lui demande de fuir avec elle en Éthiopie. Devant les hésitations de Radamès, Aïda lui déclare froidement qu'il ne l'aime pas. Qu'il aille donc rejoindre Amneris ! Oubliant sa patrie et son devoir, Radamès décide alors de suivre Aïda.

Feignant la crainte, Aïda lui demande quel chemin prendre pour éviter son armée. Tombant dans le piège, Radamès indique que les troupes égyptiennes passeront par les gorges de Napata. Sortant de sa cachette, d'où il a tout entendu, Amonasro révèle sa véritable identité à un Radamès anéanti par l'effroyable erreur qu'il vient de commettre. Il encourage Radamès à ne pas réfléchir davantage et à le suivre avec sa fille en Éthiopie où il aura amour et trône ; mais Amneris qui, elle aussi, a surpris la conversation, fait irruption avec les prêtres et accuse Radamès de trahison. Amonasro se précipite pour la poignarder, mais Radamès l'en empêche et, après avoir couvert la fuite d'Aïda et de son père, se rend à Ramphis. Dans la brève coda, violemment scandée en accords vigoureux, on peut presque voir le geste impérieux du prêtre ordonnant l'arrestation de Radamès.

Acte IV[modifier | modifier le code]

  • Premier tableau

Une salle du palais royal, à Memphis. Amneris craint pour la vie de Radamès, qu'elle aime toujours malgré sa trahison. Elle fait appeler le prisonnier et lui promet d'obtenir sa grâce s'il justifie sa conduite et s'engage à ne plus jamais revoir Aïda. Radamès refuse et les gardes le conduisent dans le souterrain où il sera jugé par les prêtres.

Débute alors la fameuse scène du jugement, typique des opéras de Verdi. Elle commence par l'évocation fortissimo du thème des prêtres signifiant qu'ils tiennent leur proie qui ne peut plus s'échapper. Ce thème sous sa nouvelle forme ressemble beaucoup à une marche funèbre en l'honneur de l'ancien chef des armées.

Restée seule, Amneris entend la voix de Ramphis demander, à trois reprises, à l'accusé de se disculper. À chaque fois, la demande est précédée par un triple appel à Radamès par Ramphis aussitôt suivis par trois coups de trombone reprenant les notes chantées par le Grand Prêtre ; Radamès se tait sur un roulement ppp de grosse caisse. Puis, les prêtres l'accusent de trahison et Amnéris implore inutilement la clémence des dieux. À chaque itération, les voix des prêtres montent d'un demi-ton, accentuant l'angoisse de la scène. Ayant gardé le silence, Radamès est condamné à périr emmuré vivant dans la crypte, châtiment réservé aux traîtres.

Après avoir vainement supplié les prêtres, Amneris les maudit avant de sortir, désespérée, sur une terrible et inapaisable coda répétée trois fois par un orchestre fulminant.

  • Second tableau

L'intérieur du temple de Vulcain et sa crypte. Radamès se lamente sur son sort. Il ne reverra plus Aïda. Son attention est soudain attirée par un gémissement. Sur un accompagnement de quinze graves fatals aux basses, Il découvre que c'est Aïda, qui s'est introduite secrètement dans la crypte pour y mourir avec celui qu'elle aime. Aïda et Radamès unissent leurs voix dans un ultime duo d'amour de plus en plus doux, tandis qu'Amneris, la voix étouffée par le chagrin, implore la paix éternelle pour Radamès au milieu d'un chœur de louanges à l'adresse du dieu Ptah. Le rideau tombe lentement sur la mort d'Aïda dans les bras de Radamès alors que l'orchestre s'évanouit peu à peu dans le silence.

Analyse[modifier | modifier le code]

Orchestration[modifier | modifier le code]

Orchestre en fosse d'Aida
Cordes
Premiers violons, seconds violons, altos,

violoncelles, contrebasses, 2 harpes

Bois
1 piccolo jouant la 3e flûte, 2 flûtes

2 hautbois, 1 cor anglais,

2 clarinettes si bémol, 1 clarinette basse,

2 bassons

Cuivres
4 cors, 2 trompettes

3 trombones, 1 cimbasso

Percussions
Timbales, triangle,

cymbales, tam-tam, grosse caisse

Musique de scène
2 harpes, 6 trompettes thébaines, 4 trompettes, 4 trombones, grosse caisse, banda

Commentaire[modifier | modifier le code]

On peut être surpris du comportement d'Amnéris au quatrième acte : son père est le pharaon, qui a droit de vie et de mort sur ses sujets. Alors pourquoi n'invoquerait-elle pas la grâce de son père en faveur de Radamès, bientôt condamné ?

La raison est simple, cela serait inutile : les prêtres sont les véritables gouvernants du pays et tiennent le pharaon sous leur coupe car ce sont les représentants de la loi et les « ministres du ciel » pour reprendre une réplique d'Amnéris.

D'ailleurs, nous l'avons bien vu au deuxième acte : lorsque Ramphis exige que Aida et son père restent ici, le pharaon cède (« a tuo consiglio cedo ») car que pourrait-il faire d'autre ? s'opposer est impossible, le pharaon ne peut donc rien faire car il dépend des prêtres.

Dans l'Histoire réelle, cela a toujours été ainsi : les prêtres gouvernaient le pharaon qui devait se soumettre à leur autorité. Ainsi Amenophis IV a-t-il dû batailler ferme et restaurer l'autorité royale pour imposer le culte du dieu Aton et son règne s'est achevé dans une atmosphère de complot. Son successeur, Toutânkhamon a dû lui aussi subir, pendant son court règne, la pression des prêtres tout-puissants.

Annexes[modifier | modifier le code]

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Cabourg, Jean-Marcel Humbert, Jean-Louis Dutronc, Jean-Michel Brèque, Georges Farret, Jean de Solliers, Patrice Henriot, Bernard Dort, Rita de Letteriis, Michel Orcel, Jean-François Labie, Wieland Wagner, Alain Chastagnol, Piotr Kaminski, Pierre Flinois, Jacques Gheusi, Claire Collart et Josée Bégaud, Aida dans L'Avant-Scène Opéra, Éditions Premières Loges, Paris, 2001, 151 p. (ISBN 978-2-84385-002-8)
  • Michel Orcel, "Un opéra cathare et une messe", in Verdi. La vie, le mélodrame, Grasset, Paris, 2001.
  • Sylviane Falcinelli, Aida dans Guide des opéras de Verdi, Jean Cabourg, directeur de la publication, Fayard, collection Les indispensables de la musique, Paris, 1990, pp. 1009-1080 (ISBN 978-2-213-02409-7)
  • Piotr Kaminski, Aida dans Mille et un opéras, Fayard, collection Les indispensables de la musique, Paris, 2004, pp. 1625-1630 (ISBN 978-2-213-60017-8)
  • Edward W. Said, Culture et Impérialisme, chapitre 2-IV: l'empire à l’œuvre : Aïda de Verdi. (traduction en français de Paul Chemla), Éditions APIC - 2010 pour l'Algérie

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En réalité, le théâtre avait été inauguré le 1er novembre 1869, par une représentation de Rigoletto de Verdi, et le canal le 17 novembre suivant. Prévue pour janvier 1871, la création d'Aïda fut retardée en raison du siège de Paris où Mariette se trouvait bloqué avec les décors et les costumes. Cité par Roland de Candé dans Les Chefs-d'œuvre de la musique.
  2. Robert Solé, L'Égypte, passion française, réédition poche Points (5 août 2009). (ISBN 978-2-7578-1419-2 et 978-2757814192)

Source[modifier | modifier le code]

  • Istituto nazionale di studi verdiani