Georges de Villebois-Mareuil
| Georges de Villebois-Mareuil | |
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| Naissance | 22 mars 1847 Nantes, Royaume des Français |
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| Décès | 5 avril 1900 (à 53 ans) Boshof, Colonie du Cap Mort au combat |
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| Grade | Colonel |
| Conflits | Guerre franco-allemande de 1870 Seconde Guerre des Boers |
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Georges Henri Anne Marie Victor, comte de Villebois-Mareuil, né le 22 mars 1847 à Nantes et mort à Boshof, en Afrique du Sud, le 5 avril 1900, est un militaire français. Il reste principalement connu pour son engagement aux côtés des Boers contre l'armée britannique lors de la deuxième Guerre des Boers.
Sommaire |
Origines [modifier]
La famille Villebois-Mareuil prétendait avoir été anoblie par le roi Philippe-Auguste sur le champ de bataille de Bouvines en 1214, être originaire du Périgord et s'être implantée en Mayenne[1]. En réalité, il s'agit d'une famille de robe parisienne qui sera connue pour son engagement dans la Ligue durant les guerres de religion[2]. Ensuite, elle s'est établie en Anjou au milieu du XVIIe siècle, occupant des offices de robe et militaires.
Georges descendait d'un éphémère gouverneur de la Guyane en 1788.
Jeunesse [modifier]
Georges de Villebois-Mareuil est le fils de Félix de Villebois et de Marie Léonie de Cornulier. Il passa son enfance au château de Bois-Corbeau situé sur la commune de Saint-Hilaire-de-Loulay (Vendée), et au château de la Guenaudière, à Grez-en-Bouère. Son frère, Christian de Villebois-Mareuil, fut maire de cette dernière commune, et député de la Mayenne.
En 1863, alors qu'il n'avait que 16 ans, il obtint son baccalauréat.
Carrière d'officier [modifier]
En 1865, il est admis à l'école militaire de Saint-Cyr. Sorti sous-lieutenant en 1867, officier de l'infanterie de marine, il est envoyé en Cochinchine, où il sert comme officier d'ordonnance du gouverneur qui était aussi son oncle.
Revenu en France en novembre 1870 alors que le pays est en guerre contre la Prusse et que le Second Empire s'est effondré, il prend le commandement d'une compagnie de chasseurs à pied à Tours, alors siège du gouvernement provisoire. Il est envoyé avec l'armée de la Loire pour défendre Blois en janvier 1871, où il se distingue et est blessé lors des combats dans les faubourgs de la ville.
Promu capitaine, il entre en 1877 à l'École de guerre d'où il sort onzième de sa promotion. Il effectue par la suite l'essentiel de sa carrière dans les colonies d'Afrique entre 1881 et 1893. Il participe ainsi à la campagne de Tunisie avant d'être nommé chef d'état-major de la division d'Alger et d'être promu au grade de colonel, ce qui fait de lui, à 45 ans, le plus jeune colonel de l'armée française.
En 1893, il a la douleur de perdre son épouse. En 1895, n'ayant pas obtenu de pouvoir participer à l'expédition de Madagascar, il s'engage à la Légion étrangère de Sidi-bel-Abbès, laquelle était en partance pour Madagascar. Après six mois de commandement, il demeure maintenu sur place à Sidi-bel-Abbès. Furieux, il décide de quitter l'armée.
En 1896, désormais rendu à la vie civile, Villebois-Mareuil fonde l'Union des Sociétés régimentaires. Entre 1896 et 1899, il publie des essais militaires et se lance en politique. Séduit par les idées de Charles Maurras, il est alors l'un des fondateurs de l'Action française.
La guerre des Boers [modifier]
Échaudé par l'affaire de Fachoda et dans l'espoir de laver l'affront fait à la France par l'Empire britannique, il s'enrôle aux côtés des Boers en 1899 lors du déclenchement de la seconde Guerre des Boers.
Il débarque en Afrique australe le 22 novembre 1899 à Lourenço Marquès dans la colonie portugaise du Mozambique. Il rejoint le Transvaal où il est nommé chef d'état-major du général Piet Joubert. Il participe alors à la bataille de Colenso. Admiratif devant le courage des Boers, il est néanmoins dubitatif sur leur organisation militaire, déplorant « l'anarchie » et « l'individualisme ombrageux et indiscipliné » des combattants, responsables de « sacrifices inutiles ».
Le président Paul Kruger nomme Villebois-Mareuil au commandement de plusieurs unités de la Légion des étrangers. Mais, pris au piège par l'armée britannique en surnombre, il est tué le 5 avril 1900 à Boshof au nord de la colonie du Cap. Les Britanniques lui rendent les honneurs militaires avant de l'enterrer sur les lieux de la bataille.
Ses restes furent exhumés en 1971 pour être enterrés au cimetière militaire de Maggersfontein, où ils se trouvent toujours.
Hommages [modifier]
Le collège Villebois-Mareuil, un complexe sportif à Château-Gontier, une avenue de Montaigu (Vendée) ainsi qu'une avenue de Nice (Alpes-Maritimes) portent son nom. Sa statue domine la place de la Bourse de Nantes en Loire-Atlantique. Des rues ont reçu son nom à Paris, Lyon ; Angers, Aubervilliers, Beauvais, Blois, Corbeil-Essonnes, Courbevoie, Bois-Colombes, Chalon-sur-Saône, Champigny-sur-Marne, Colombes, Dijon, Enghien-les-Bains, Gennevilliers, La Roche-sur-Yon (une impasse), Le Vésinet, Les Sables-d'Olonne, Nice, Rennes, Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Saint-Malo, Saint-Nazaire, Saint-Quentin, Vincennes. Rennes possède un boulevard et un square Villebois Mareuil.
Une chanson fut composée en son honneur par Théodore Botrel qui dit:
| A Villebois de Mareuil | To Villebois de Mareuil |
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| Sa Mort est une apothéose
Un example à suivre Demain; Il meurt pour une belle Cause, La Gloire au front, l'Épée en main. Au milieu des Boèrs Il dort pour toujours ! Nos vivats, grâce au Vent qui passe Trouveront son lointain cercueil; Saluons à travers l'Espace Le vaillant Villebois-Mareuil. |
His death is a grand finale
An example he'll remain He died for a just cause With Glory in his smile, a sword in his fist Amongst his Boers An eternal rest he takes To us of the living wind that blows Find his distant grave Greetings from afar Our own Valiant Villebois-Mareuil |
Divers [modifier]
Son personnage apparaît dans la série de télévision Pour tout l'or du Transvaal de Claude Boissol.
Son caractère exalté et romanesque fut l'une des nombreuses sources d'inspiration pour le personnage de Cyrano, dans Cyrano de Bergerac. En effet Edmond Rostand l'avait bien connu, car il était un cousin de Paule Estrangin, la femme de Villebois-Mareuil.[3].
Publications [modifier]
- Études militaires. Notre frontière des Alpes. Catinat, Berwick, Vauban, Bugeaud, Paris, J. Gervais, 1885, 24 p.
- L'armée russe et ses chefs en 1888, Paris, Librairie moderne, 1888, 297 p.
- Le maréchal de Moltke, Paris, Librairie moderne, 1888, 271 p.
- George Simmy [pseudonyme de Villebois-Mareuil], Sacrifiés, Paris, Charpentier, 1891, 320 p.
- Carnet de campagne du colonel de Villebois-Mareuil, préface d'Eugène-Melchior de Vogüé, Paris, Société d'éditions littéraires et artistiques, 1902, 315 p.
Bibliographie [modifier]
- G. Félix, Le colonel de Villebois-Mareuil et la guerre sud-africaine, Tours, Alfred Cattier, [1ère édition : 1901], 288 p.
- Un ancien lieutenant du colonel de Villebois Mareuil [Olivier d'Etchegoyen], Dix mois de campagne chez les Boers, Paris, Calmann-Lévy, [1901], 267 p.
- Un type d'officier français contemporain. Le colonel de Villebois-Mareuil, Bibliothèque universelle, tiré à part de la Bibliothèque universelle des sciences, belles-lettres et arts (1900)
- Bernard Lugan, Villebois-Mareuil, le La Fayette de l'Afrique du Sud, Monaco, Éd. du Rocher, 1990, 325 p.
- Annette Keaney, Le Lion et le sanglier. Deux héros de la Guerre des Boers : Paul Kruger et Georges de Villebois-Mareuil, Paris, Editions France-Empire, 1991, 294 p.
- Roy Macnab, The French Colonel. De Villebois-Mareuil and the Boers, 1899-1900, Oxford, 1975, 270 pages.
Notes et références [modifier]
- Selon Godefroy baron de Villebois-Mareuil dans son "Histoire généalogique de la maison de Villebois-Mareuil" Angers Germain et Grassin 1909. Dès cette époque, le baron Henry de Woelmont de Brumage qualifiait cette prétention de fantaisiste et disait détenir les preuves qu'il s'agissait d'une famille marchande "tenant boutique" à Paris au XVI° siècle
- François de Boisdeffre : [1]
- Roy Macnab op. cit. et François de Boisdeffre : "Seize familles autour des Montalembert d'Essé" lulu.com 2010