Dangu

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Dangu
L'église Saint-Jean-Baptiste.
L'église Saint-Jean-Baptiste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gisors
Maire
Mandat
Gilles Delon
2014-2020
Code postal 27720
Code commune 27199
Démographie
Gentilé Dangerois
Population
municipale
597 hab. (2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 12″ N 1° 41′ 51″ E / 49.2533333333, 1.697549° 15′ 12″ Nord 1° 41′ 51″ Est / 49.2533333333, 1.6975  
Altitude Min. 40 m – Max. 101 m
Superficie 7,97 km2
Localisation

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Dangu est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Les habitants de Dangu se nomment « Dangerois » par attraction probable du mot danger.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve dans les Acta SS Ord. S. Benedict., saec IV, pars II, p. 127 mention de « Dangut » : Pago Vilcasino, villa quae Dangut nominatur. Dangud en 1141, Dangutium en 1150[1].

Albert Dauzat et Charles Rostaing qui se basent sur les noms du type Dampsmesnil (Dom maisnil en 1051 - 1066), Danjeau (Donjolium vers 1040) ou Danjoutin (Dampnum Justinum en 1317) considèrent qu'il s'agit d'un nom basé sur dominus « saint » ou « maître, seigneur » suivi d'un anthroponyme obscur[2].

François de Beaurepaire quant-à-lui[1] propose *dunum acutum, composé de l'élément gaulois dunum « hauteur, agglomération », puis « forteresse sur une hauteur », suivi du latin acutum « aigu ». Il s'agirait d'une forme préromane des types toponymiques Montaigu. Ce terme correspond bien à la localisation de Dangu au pied d'un coteau dominant la vallée de l'Epte.

Historique[modifier | modifier le code]

Xe siècle[modifier | modifier le code]

« Le premier château de Dangu [en bois sur motte castrale] fut probablement édifié au Xe siècle »[3].

XIe siècle[modifier | modifier le code]

  • « En 1077, Guillaume Crespin, baron de Dangu, veuf d'Eve l'Aiguillon, épousa Agnès de Trie, veuve de Guillaume Martel de Bacqueville; c'est la première fois qu'il est question dans l'histoire des seigneurs de Dangu. (Nobiliaire du Beauvaisis)» [4].

Guillaume le Roux reprend possession d'une partie des châteaux du Vexin, dont celui de Neaufles et de Dangu qu'il fait fortifier. En 1097, il fait construire la forteresse de Gisors par Robert II de Bellême, qui dirige alors les opérations militaires (et avait été pardonné d'avoir participé, en 1088, au complot visant à renverser Guillaume le Roux au profit de Robert Courteheuse). « Les historiens du temps appellent [alors] les châteaux de Neaufles et de Dangu "Gisortii appenditiia castella" »[3].
Guillaume le Roux, accompagné de son frère Henri Ier Beauclerc, attaque le domaine royal de Philippe Ier de France mais échoue au cours de trois campagnes successives dans Vexin face à Louis VI, dit Le Gros, fils du roi de France. Ainsi, par exemple, Guillaume d'Évreux mène en 1097 une campagne contre le roi Philippe Ier de France dans le Vexin.
Après la prise de Jérusalem (8 juillet 1099), Robert Courteheuse revient en Normandie. Le duc de Normandie récupère son duché sans opposition, mais il arrive toutefois quelques semaines trop tard. Guillaume le Roux est mort un mois auparavant (tué d’une flèche en plein cœur lors d’une chasse en forêt… accident ou complot ?) et leur frère Henri Ier Beauclerc en a profité pour s'emparer de la couronne d'Angleterre (1100).

XIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • « Le château [de Dangu] se composait au XIIe siècle d’un donjon et d’une double enceinte ; la seconde, circulaire, entourant le donjon, formée de hautes et épaisses murailles flanquées de tours et protégée par un fossé ; la première, moins forte, ayant la forme d’un arc de cercle, dont les extrémités venaient s’appuyer au sud-ouest sur la seconde. Deux portes donnaient accès de l’extérieur dans la première ; l’une, du côté du village, regardait l’église Saint-Jean ; l’autre lui étant opposée, regardait l’occident et donnait sur la campagne. Cette enceinte renfermait les bâtiments d’habitation et les magasins. De cette enceinte, on parvenait à la seconde, qui la dominait, en traversant un fossé sur un pont-levis, et en pénétrant par une porte pratiquée dans une grosse tour carrée ; on se trouvait alors dans la cour ou place d’armes du château. Les bâtiments d’habitation s’appuyaient sur la muraille circulaire qui la protégeait au milieu, et sur une éminence artificielle ou motte s’élevait le donjon, dont la masse imposante dominait les deux enceintes, les autres bâtiments, le village et toute la campagne voisine. De sa plate-forme, on apercevait les murs fortifiés de Gisors et son château, les tours de Neaufles, de Bouri, de Courcelles et de Gamaches[3].

Philippe Auguste profite de la situation pour négocier avec Jean sans Terre, le frère cadet de Richard, qui n'est pas pressé de voir ce dernier revenir (espérant récupérer la couronne anglaise grâce au soutien de Philippe, il lui prêtera hommage en 1194).
« Le lundi 12 avril 1193, […] Philippe Auguste vint prendre position avec des forces considérables, sous les murs de Gisors, du côté de Trie. Gisors et son château reconnaissaient alors pour commandant en chef Gilbert, seigneur de Wascoeuil, en qui le roi d’Angleterre avait toute confiance. […] Quand la nouvelle de l’emprisonnement de Richard fut parvenue sur les bords de l’Epte, le sire de Wascoeuil fit proposer à Philippe-Auguste de lui livrer Gisors et ses dépendances, moyennant un prix dont on ignore aujourd’hui et la quotité et même la nature. […] Le château de Neaufle et tout le Vexin normand passèrent également sous domination française »[1].

  • 1194 - Richard Coeur de Lion est libéré en février 1194 contre un premier versement de cent mille marcs d’argent que sa mère, Aliénor d'Aquitaine, réussit à rassembler péniblement. Il part en Angleterre, pardonne son frère et récupère son trône. Dès mai 1194, il repart en Normandie combattre Philippe Auguste.
  • 1194 à 1199 - Durant plusieurs années de guerre, Richard Cœur de Lion parvient à redresser la situation et à défendre efficacement la Normandie contre Philippe-Auguste. Dangu est au cœur de nombreux conflits :
    • « Plusieurs épisodes considérables des guerres de Philippe-Auguste et de Richard Cœur de Lion se passèrent sous les murs de Dangu. La prise de Dangu, en 1196, par Philippe-Auguste ; la tradition de Dangu à Richard par Guillaume Crespin, en 1197 ; la seconde prise de Dangu par Philippe-Auguste ; la capitulation de la garnison française après la bataille de Courcelles, et la rentrée de Richard dans Dangu ; la troisième prise de Dangu par Philippe Auguste, tels sont les principaux événements dont Dangu fût le théâtre de 1196 à la paix de 1199 »[3].
    • « Vers la fin de septembre 1198, Richard s’étant emparé des châteaux de Gamaches et de Dangu, établit son quartier général dans cette dernière place. Le dimanche, 27 du même mois, il traversa l’Epte et se rendit devant le château de Courcelles, dont il somma Robert, commandant de cette forteresse, de lui ouvrir les portes. Sur le refus de celui-ci, il ordonna l’assaut, et la place, bien que défendue avec vigueur, fut emportée de vive force et livrée aux flammes. Le vainqueur mena ensuite ses troupes contre le château de Bouri, dont il s’empara également, et le soir il revint, chargé de butin, à Dangu.»[1]
    • En 1199, Philippe Auguste reprend le château de Dangu. « Il accorda, pour une rançon de cinquante marcs d'argent la vie et les membres, ainsi que la possession de leurs chevaux et de leurs armes, aux chevaliers qui se trouvaient dans la forteresse : il y mit garnison et la fortifia.»[8]. « Dès lors, la place perdit son intérêt par l'absorption de la Normandie par le Capétien. Mais ce fut l'une des plus disputées de la frontière de l'Epte»[6].

XIIIe et début du XIVe siècle[modifier | modifier le code]

1200 à 1337 – À la suite de la paix signée entre Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion, un calme relatif s’installe le long de l’Epte jusqu’au début de la guerre de Cent Ans (1337-1453). Pendant que Richard fait bâtir au-dessus de la ville des Andelys l'énorme Château-Gaillard pour fermer l'accès à la capitale normande et suppléer à tous les châteaux perdus de la vallée de l'Epte ; Philippe-Auguste fit ajouter l'une de ces grosses tours rondes (tour du Prisonnier) au château de Gisors qui perdit alors son rôle militaire et devint une prison royale.


1325 - Fondation de la chapelle Saint-Jean (référence ?).

« Vers le milieu du treizième siècle, il n'y avait à Dangu qu'une seule cure et une seule église; Jean Crespin, au commencement du quatorzième siècle, en fit construire une autre, qui fut dédiée par l'evêque de Bethléem, et placée sous l'invocation de Saint Jean; on y voyait autrefois le tombeau de Pierre de Ferrières, qui fut détruit au moment de la Révolution, ainsi que l'église de Saint-Aubin, qui remontait au dixième siècle »[4].

XIVeXVe siècle : guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

  • 13371453 - La guerre de Cent Ans couvre la période de 116 ans pendant laquelle s’affrontent la France et l’Angleterre lors de nombreux conflits, entrecoupés de trêves plus ou moins longues. On retrouve quelques mentions de Dangu lors de cette période.
  • vers 1350 - « Au milieu du XIVe siècle, craignant les attaques des Anglais, Jacques de Bourbon remit son château [de Dangu] en état. Il fit construire la Tour Bourbon, qui terminait au sud-ouest les corps de logis du château et renfermait le beffroi des heures et le cabinet des archives »[3].
  • « Les Anglais s’emparèrent du château de Dangu pendant la guerre de Cent Ans »[3].
  • 1er février 1419 - « Durant la guerre de Cent Ans, la Normandie était anglaise. Les seigneurs normands devaient se plier à leurs volontés, et servir pour le roi d’Angleterre. Certains acceptèrent de plein gré, d’autres forcés. Ceux qui ne voulurent pas se virent dépossédé de leurs terres et prérogatives. Le roi Henri V d'Angleterre distribue des biens confisqués aux seigneurs normands, à des nobles anglais ou normands qui les avaient ralliés. La redevance demandée […] était ridicule et dérisoire, et cela ne fit qu’augmenter les ressentiments pour les occupants anglais en Normandie.

Richart Wideville le 1er février 1419 : Henry V lui donne les terres de Préaulx, Dangu et Nauville, à la charge de payer un cor de chasse, à Rouen. » [9].

  • 18 décembre 1439 – « On avertit les capitaines de Mante et Creilg de venir servir le roy au secours et recouvrance de la place de Dangu »[10].
    Ce fait consigné dans l'une des notes de la chambre des comptes des Archives de Rouen est très intéressant. Charles VII était Roi de France à cette date, et remportait depuis quelques années nombre de victoires décisives sur les Anglais. Si on en croit le vicomte d’Arlincourt, Charles VII en personne se serait déplacé en personne à Dangu pendant la guerre de Cent Ans : « Quatre rois combattirent sous les murs assiégés de Dangu, à différentes époques : Louis VI, Philippe-Auguste, Richard Cœur de Lion et Charles VII »[11]. Est-ce vraiment le cas à cette date, ou a-t-on demandé aux capitaines de Mantes et de Creil de se rendre à Dangu pour libérer le château au nom de Charles VII ?
  • 27 août 1449 - Guillaume Chenu, capitaine de Pontoise, libère Dangu des Anglais au nom du roi de France Charles VII.
  • « En 1449, le château de Dangu était sans garnison ; Guillaume Chenu, gouverneur de Pontoise, repris sans coup férir le château de Dangu ; la garnison anglaise obtint de se retirer librement »[3].
  • Jean Chartier, probablement né au début du XVe siècle à Bayeux, écrit à propos de cet événement[12]: « Chapitre 186 – De la reddiction du chastel de Dangu au roy de France. Ledit jour de samedy, oudit an [samedi 27 août 1449], Guillaume Chenu, cappitaine de Pontoise, avec un certain nombre de gens de guerre, alla courir devant le chastel de Dangu, et là somma, au nom du roy, devant le portail dudit chastel, le cappitaine, nommé Portingal, qui dedens estoit pour les Anglois, de rendre ladite place en l’obéissance du roy. À quoy ce cappitaine, oyant nouvelles de jour en jour comment tout le pays se rendoit au roy et la recognoissance que faisoient tous les habitans d’iceluy pays au roy comme à leur souverain seigneur, désirant à leur exemple et voulant aussi luy obéir, et sachant de vray luy estre impossible de résister au roy, ni à sa puissance, fit composicion avec ledit Chenu parmy rendant ladite place, c’est à sçavoir, que ledit cappitaine et ses compaignons gens de guerre s’en iroient francs et quictes tous leurs biens où bon leur sembleroit. Et ainsi s’en départirent, en mectant ladite place ès mains dudit Chenu pour le roy. Lequel Chenu leur promit qu’il ne feroit ou porchasseraoit aucun dommage ès corps ne ès biens à aucun de tous les gens retirez dans ce lieu. Et pource que lesdits Angloys ne pouvoient pas bien emporter leurs biens, ils en vendirent et débitèrent partie sur le lieu, à qui les voulut acheter, selon qu’il leur estoit permis. Et partant demoura ce chastel en l’obéissance du roy, lequel y commit et ordonna un cappitaine pour la garde d’iceluy ».
  • « La famille de Ferrières rentra en possession de la baronnie de Dangu aussitôt que les Anglais en eurent été chassés, le roi Charles VII la rendit à Jean de Ferrières, fils de Gauvin. Guillaume de Ferrières succéda à son père, en 1454; il épousa Jacqueline du Fayel, dont il eut entre autres enfants Pierre de Ferrières, deuxième du nom; ce fut ce dernier qui, au commencement du seizième siècle, fit construire le château actuel » [4] (second château qui n'existe plus à ce jour).
  • 1490 – Fondation de la chapelle Notre-Dame-de-la-Motte (tombeaux détruits à la Révolution).

On prétend que « a chapelle de Notre-Dame de la Motte, ou de Recouvrance, placée dans le parc du château [...] fut bâtie par Guillaume de Ferrières, pour accomplir un voeu qu'il avait fait à la sainte Vierge, dans un grand danger. Voici ce que la tradition et Bérée de Courpont racontent : Un jour que le seigneur de Ferrières se promenait, chevauchant devant son château, il rencontra une très jolie fille qui gardait des dindons, à laquelle il fit des propositions déshonnêtes, qu'elle repoussa brutalement; le comte, outré, voulut avancer sur elle; mais elle frappa le cheval avec la gaule qui lui servait à chasser les dindons, et le força à s'éloigner. Le seigneur, rentré au château, fit lacher sa meute sur cette jeune fille, qui fut déchirée vivante et dévorée. L'année suivante, jour pour jour, Guillaume de Ferrières passait à cheval à l'endroit même où la scène dont nous venons de parler avait eu lieu ; tout à coup son cheval s'emporte, le jette à terre et le traîne, le pied pris dans l'étrier, jusqu'à environ deux cent cinquante pas de là ; dans ce danger extrême, le comte fit voeu de bâtir une chapelle à la sainte Vierge, à l'endroit où son cheval s'arrêterait. Le cheval s'arrêta ou fut arrêté, à l'endroit où est aujourd'hui la chapelle de la Motte ; Guillaume de Ferrières y fut inhumé et elle sert aujourd'hui de sépulture à la famille Lagrange »[4].

On notera que cette histoire est souvent rapportée, mais qu'au moins un détail historique est incohérent... En 1490, deux ans avant la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, donc il est impossible que la jeune fille en question eut été gardienne de dindons...

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Françoise de Ferrières, sœur de Pierre de Ferrières, deuxième du nom; « dame et héritière de Dangu, épousa, vers 1500, Ferry, seigneur d'Aumont et de Méru. De ce mariage naquit Louise d'Aumont, qui céda Dangu, par échange, au connétable Anne de Montmorency, aux termes de deux contrats des 14 octobre et 27 novembre 1554, à la charge de droits envers la duchesse de Férare, comtesse de Gisors » [4].
  • « En 1567, le donjon du château de Dangu fut abattu » [6]. A ce propos, on peut lire qu'«à la mort du connetable de Montmorency, la terre de Dangu passa à Guillaume, seigneur de Thoré, son cinquième fils, qui fit abattre le donjon, niveler les fossés, démolir les murs d'enceinte, et percer de larges fenêtres. Le château ne se composa plus que d'un grand corps de logis, ayant la forme d'un immense fer à cheval, terminé par une tour à chaque bout, et ayant au centre une tour carrée qui servait d'entrée »[4].
  • En 1590, le château de Dangu fut attaqué, le village pillé et incendié. Deux citations au moins appuient ce fait, bien que le commanditaire de l'attaque reste incertain :

- « En 1590, le duc de Maine envoya de Gisors des troupes qui battirent le château [de Dangu] avec deux pièces d’artillerie ; il fut pillé et incendié»[3].

- « En 1590, le duc de Mayenne, qui tenait Gisors, envoya des troupes, sous le commandement du baron de Contenant, pour s'emparer de Dangu. Deux pièces d'artillerie furent mises en batterie, et eurent bientôt fait une brèche au château, qui fut pris d'assaut; les ligueurs ne se retirèrent qu'après avoir pillé le village et y avoir mis le feu »[4].

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • En 1597, Madeleine de Montmorency épousa Henri de Luxembourg, auquel elle apporta en dot la terre de Dangu. « De ce mariage naquirent deux filles, Marguerite et Marie, qui, en 1641, échangèrent la seigneurie de Dangu contre la principauté de Mortagne en Saintonge, appartenant à François Sublet, seigneur de Noyers, surintendant des bâtiments royaux, et secrétaire d'Etat. C'est lui qui fit achever le Louvre, où il installa l'imprimerie royale. Il aimait beaucoup Dangu, qu'il se plut à embellir. Il fit jeter un pont en pierres sur l'Epte, fit paver la rue qui sépare les deux anciennes paroisses de Saint-Aubin et de Saint-Jean. Après la mort de Richelieu, qui avait été son protecteur, François Sublet tomba en disgrâce, et se retira à Dangu, où il mourut après avoir fondé le couvent des Carmélites à Gisors, le 28 octobre 1645 »[4].
  • 1641 - « Sublet, seigneur de Noyers, acquit Dangu en 1641, embellit et orna le château.»[3]. Charles Errard décore le château (second château qui n'existe plus aujourd'hui).
  • « Un arrêt du parlement de Rouen, du 16 juin 1663, annula l'échange fait entre mesdames de Montmorency-Luxembourg et François Sublet, et ordonna la restitution de la terre de Dangu à François-Henri de Montmorency, qui avait intenté contre Guillaume Sublet, fils de François, l'action de clameur lignagère »[4].
  • « On assure que la veuve de Henri II de Montmorency, qui fut décapité à Toulouse, sous le ministère du cardinal de Richelieu, se retira à Dangu, où elle vécut dans la retraite, et porta le deuil toute sa vie. On ajoute que Louis XIII, lui ayant écrit pour lui annoncer qu'il irait lui rendre visite, en compagnie de son ministre, elle fit la réponse suivante : "Le roi sera reçu à Dangu avec tous les honneurs dus à la majesté d'un roi de France; mais quant au cardinal, je ferai placer sous le pont-levis douze barils de poudre, auxquels je ferai mettre le feu quant il passera, afin de l'envoyer au ciel, où il devrait être depuis longtemps." Le roi vint seul à Dangu »[4].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • « A la mort de François-Henri de Montmorency-Luxembourg, arrivée à Versailles, en 1695, la seigneurie de Dangu passa à son fils Charles-François-Frédéric, qui la vendit, le 7 juin 1714, à Louis-Guillaume Jubert, marquis de Bouville, intendant d'Orléans, puis conseiller d'Etat, qui lui-même la laissa à son petit-fils, le marquis de Bouville. [...] La famille de Bouville conserva peu de temps cette seigneurie, car elle fut vendue le 31 août 1781, avec les terres de Gisancourt, Montbine, Beausséré et autres lieux, à M. Louis-Auguste Letonnelier, baron de Breteuil, alors ambassadeur de France à Vienne »[4].
  • C'est M. Louis-Auguste Letonnelier, baron de Breteuil, « qui mit de niveau les divers bâtiments qui formaient le fer à cheval. Il restaura et embellit à grands frais le château, les jardins et le parc, qu'il fit entourer de murs; il fit construire l'acqueduc qui amène l'eau de Vesly au château, ainsi que le chemin qui, de Dangu, va s'embrancher au Mont de Magny, sur la route de Gisors à Paris, aooelée aujourd'hui route du Baron, en mémoire de son fondateur. »[4].
  • « Les travaux les plus considérables [sur le château de Dangu] furent exécutés par le baron de Breteuil à la fin du XVIIIe siècle. Il mit de niveau les différents bâtiments qui formaient le fer à cheval ; il fit abattre la partie de la muraille fortifiée qui, vers le nord-ouest, fermait le château, et la convertit en un mur à hauteur d’appui.»[3]
  • « M. de Breteuil, auquel le roi avait accordé le droit de battre monnaie, avait installé un atelier de monnayage dans les caves et dépendances de son château; et, il y a quelques années [en 1867], on en voyait encore les traces »[4].
  • « Lorsque la révolution éclata, M. de Breteuil fut forcé d'émigrer, et il ne dut son salut qu'à un habitant de Beausséré, nommé Pierre Prarière, qui vint, au milieu de la nuit, le prévenir qu'il allait être arrêté; il se hâta de fuir, et, à peine avait-il quitté son château, qu'une troupe de forcenés y pénétrait et le mettait au pillage »[4].
  • « La terre de Dangu fut confisquée en 1792, et déclarée propriété nationale; pendant plusieurs années, le château servit de prison à des soldats anglais, qui achevèrent de le dévaster; ils arrachèrent les lambris pour les brûler, et descellèrent les plombs et ferrailles pour les vendre »[4].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • « En 1802, M. le marquis de Talhouët reçut la propriété de Dangu en compensation de ses biens, que l'État avait fait vendre, perce qu'à tort il avait été considéré comme émigré. Lorsque M. de Breteuil rentra en France, M. de Talhouët, mu par un sentiment de délicatesse fort honorable, lui remir, de son propre mouvement, une somme assez importante pour l'indemniser de la perte de sa propriété »[4].
  • « A la mort de M. de Talhouët, la terre de Dangu fut attribuée an partage à sa fille, Madame la comtesse Joseph de Lagrange, par acte de 1810. En 1849, les enfants de cette dame ayant procédé au partage des biens de sa succession, le château et les propriétés de Dangu échurent à M. Joseph-Barthélemy-Frédéric, comte de Lagrange, officier de la Légion d'honneur, membre du conseil général de l'Eure pour le canton de Gisors, député du Gers, l'éleveur intelligent et habile qui est à la tête du sport français »[4] [citation de 1867].
  • « Depuis [le XVIIIe s], M. de Lagrange a embelli le château et les jardins ; il ne reste presque plus de vestiges de l’ancien manoir féodal.»[3]
  • En 1871, le château de style néo-classique, est incendié lors des combats du Siège de Paris.
  • En 1876, il est restauré par l'architecte Lambert. En 1884, le duc Pozzo di Borgo acquiert le domaine de Dangu qui comprend des parties fortifiées anciennes et un édifice médiéval dit "ancien château" (second château).
  • L’histoire de l'actuel château de Dangu (troisième château) commence... à Saint-Cloud, au XVIIIe siècle. De style néoclassique, il s’appelle alors Montretout. Mais Madame de Pompadour, favorite de Louis XV, le surnomme « Mon Très Tout ». Puis il appartient au Baron de Breteuil, ministre de Louis XVI, qui fut le premier à apporter la pomme de terre en France et qui la mit en culture dans le Vexin.

De 1896 à 1899, le duc Pozzo di Borgo acquiert le château de Montretout et le fait déplacer vers son domaine de Haute-Normandie [13]. L'architecte Louis Dauvergne remonte et modifie la construction d'origine, désormais appelée "Nouveau Château", réhaussant le comble et ajoutant un étage aux ailes. Le paysagiste Achille Duchêne modifie le parc en créant des alignements en rapport avec la nouvelle construction.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1944 - Vers l'aube du 30 août, une poignée de résistants débusquait un important détachement au repos à Dangu, 250 hommes contre 15. L'arrivée des premiers chars anglais vint fort à propos pour prendre en charge les si nombreux prisonniers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Émile Bouveret sans étiquette retraité du bâtiment
1983 1995 Charles Pozzo di Borgo    
1974 1983 François Chatelard    
1972 1973 Michel Moya    
1959 1971 Jean Quervet    
1947 1959 Lucienne Puissant    
1946 1947 Eugène Guilbert    
1925 1945 Émile Clovis Ducardonnet    
1920 1925 Henri Pineau    
1893 1919 Alexandre Langlois    
1884 1893 Paul Auguste Bourret    
1876 1884 Auguste Guilmin    
1874 1875 Romain Dalleré    
1872 1873 Gabriel Hebert    
1861 1871 Romain Dalleré    
1856 1860 Louis Reverdi    
1849 1855 Jean Auguste Laumond    
1841 1848 Joseph Barthélemy de Lagrange    
1831 1840 Augustin Devé    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 597 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
528 517 498 567 552 653 613 571 631
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
597 586 538 471 436 547 476 428 450
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
417 458 442 411 401 413 368 385 390
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
412 394 519 515 610 589 578 576 597
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Vestiges du château du XVe siècle, modernisé au XIXe siècle.
  • Ancien château du XVIIIe siècle (de Montretout), transporté de Saint-Cloud à Dangu ; restes des châteaux antérieurs (motte) : ancien château, perspectives nord/sud et ouest (Monuments historiques).
  • Anciennes maisons du XVIe siècle

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste d'origine romane classée par les Monuments historiques : nef du XIIe siècle remaniée au XVIe siècle, chevet du XIIIe siècle, chœur voûté au XIIIe siècle, clocher, porche* à arcades reposant sur des colonnes doriques XVIe siècle, chapelle sud* 1589 à 3 absides (vitrail), crypte, statues d'apôtres des XVIe/XVIIe siècles, boiseries du XVIIIe siècle, bas-relief du XVIIIe siècle, tabernacle du XVIIe siècle, cénotaphe du XIXe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance.

Sites[modifier | modifier le code]

  • Vallée de l'Epte
  • Étang de l'Aulnay

Ressources et productions[modifier | modifier le code]

Pâturages, céréales, lin, betterave, fourrage, pommes de terre, entreprise "Forges de Trie-Château".

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Foire-à-tout : le premier week-end de mai
  • Fête communale : le premier dimanche suivant le 24 juin
  • Pèlerinage de Notre-Dame-de-Recouvrance : le 8 septembre
  • Salles pour séminaires au château de Dangu et à la « Maison du Village ».
  • Pêche, chasse, baignades, club nautique.
  • Camping-caravaning municipal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Le Roman de Renart[modifier | modifier le code]

« Le Roman de Renart est un recueil de récits médiévaux français des XIIe et XIIIe siècles ayant pour héros des animaux agissant comme des humains. Ce n'est pas un roman à proprement parler, mais un ensemble disparate de récits en octosyllabes de diverses longueurs et composés par différents auteurs, appelés dès le Moyen Âge « branches » ; on en dénombre 25 à 27 de 300 à 3 000 vers, soit quelque 25 000 vers. La branche I, la plus ancienne (v. 1170) est attribuée à Pierre de Saint-Cloud. Dès le XIIIe siècle, les branches sont regroupées en recueils, apportant une certaine unité. » [16]

Dans ce recueil, on retrouve un poème comique, « De Renart et de Piaudoué ». Il s’agit d’une tenson (forme de chanson des troubadours) entre un ménestrel, Renart, et un clerc, Piaudoué (qui, d’ailleurs, pourrait bien être Piau d’oue, c’est-à-dire « peau d’oie »[17]).

Ce poème est parfois attribué à Je(h)an Renart en personne (XII - XIIIe siècle) ; Jean Renart qui pourrait être le pseudonyme littéraire de l’évêque de Liège, Hugues de Pierrepoint (1200-1229) [18]. D'autres considèrent que son auteur est incertain. Toutefois, on a au moins la certitude que l’action se déroule dans l’ancienne province de l’Île de France du fait des noms de lieu cités (Dammartin, Laon, Mantes, Nogent, Senlis, etc.) [19]

Renart, j’ai un livre vécu
De tes ancisseurs et léu
Du père ta mère Gascot
Qui se combati à dant Gu ;
Si trestost comme il fu vaincu
On li fist dire le mal mot ;
Proière puis mestier n’i ot,
Qu’il fut pendus à un seul mot
Au saint où il vouez se fu.
De combatre se tint por sot,
Qu’au darrenier sa goule sot
Combien son cul pesant li fu.

(De Renart et de Piaudoué, page 45, vers 157-168 [19])

En 1887, la Société royale des antiquaires de France suggère que « peut-être faudrait-il lire Dant Gu pour Dangu, commune normande voisine de Gisors où, quelque combat judiciaire aurait eu lieu. D’un autre côté, Dant Gu, le Seigneur de Gu, porterait un nom bien extraordinaire. Il faut pourtant accepter Gu pour le vainqueur, ou Dangu pour le lieu de combat. » [20]

En 1935, Rita Lejeune reprend cette hypothèse : « « se combattre à Dant Gu » devait être une expression proverbiale. Dangu, on le sait, joua un rôle important dans la conquête de Normandie par Philippe-Auguste ; il fut le théâtre de plusieurs batailles. » [21]

Les œuvres de Lavoisier. Observations d'histoire naturelle faites en Normandie en 1765[modifier | modifier le code]

En 1765, Antoine Lavoisier, père de la chimie moderne, signale que le long de la vallée de l'Epte, de Gisors à Dangu, on trouve « une craie appelée craon ou crayon [qui] contient beaucoup d'échinites silicifiées et un grand nombre de cailloux ». Il poursuit en expliquant avoir « examiné avec soin une coupe près de Dangu [...] : le crayon était dans le fond ; les silex y étaient par rognons rangés sur des lignes horizontales ; nous y trouvâmes plusieurs echinites silicifiées. Près Dangu est un autre petit endroit appelé le Noyer, auprès duquel se trouve une tuilerie. La terre qu'on emploie se tire d'une fouille peu profonde ; c'est une glaise noirâtre. On y trouve du bois pourri, de petits cristaux de gypse parallélépipédiques et quelques grains de succin rougeâtres ».

Il est amusant de constater que cette observation de « bois pourri » par Antoine Lavoisier n'était pas anecdotique ; puisqu'en 2000, une « étude systématique du gisement de Dangu, traitant du bois d'angiospermes silicifiés », a été achevée par le Muséum national d'histoire naturelle de Paris [22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, 1981. p. 100.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 240a
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Leopold Delisle et Louis Passy, Mémoires et notes de M. Auguste Le Prevost pour servir à l’histoire du département de l’Eure, éd. Hérissey, t. II, 1864.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Charpillon. Gisors et son canton. Eure. Statistique et histoire. Ed. Delcroix, Les Andelys. 1867
  5. Orderic Vital, Histoire de Normandie, éd. Guizot, livre VIII, tome III, p. 249.
  6. a, b et c Châteaux forts et féodalité en Île de France, du XIe au XIIIe siècle. André Châtelain. Ed. Creer, 1983, 507 p., p. 186.
  7. Charpillon. Dictionnaire historique, géographique, statistique de toutes les communes de l'Eure. Delcroix, 1868.
  8. Grande chronique de Matthieu Paris par A. Huillard-Bréholles, Ed. Paulin, 1840
  9. Dépossession des seigneurs Normands en faveur des seigneurs Anglais ou pro-Anglais. - Histoire-Généalogie - La vie et la mémoire de nos ancêtres
  10. Bulletin monumental ou collection de mémoires et de renseignements sur la statistique monumentale de France par M. de Caumont. 1854. « Notes adressées à M. de Caumont sur une collection de titres normands provenant de la chambre des comptes par Mr. Léopold Delisle – 20 mai 1854 ». Archives de Rouen, page 445.
  11. Ismalie ou la mort et l’amour. Roman poëme par M. le Vicomte d’Arlincourt. Ed. Ponthieu. Paris, 1828. Page 229.
  12. « Chronique de Charles VII, Roi de France par Jean Chartier ». Nouvelle édition revue sur les manuscrits par Vallet de Viriville. Tome II. Ed. Jannet. 1858. Pages 112-113.
  13. http://www.chateaudangu.com/
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  16. Wikipédia
  17. Mémoires de Société nationale des antiquaires de France, Maximilien de Béthune de Sully, Pierre Mathurin de L'Ecluse des Loges, Jaques Barrillot, Jaques François Barrillot, J Roguin. Ed. Barrillot et fils, 1837.
  18. [PDF]Jehan Renart, Le Lai de l'ombre
  19. a et b Le Roman du Renart – Supplément, variantes et corrections d'après les manuscrits de la Bibliothèque du roi et de la bibliothèque d’Arsenal par P. Chabaille. Paris : Silvestre, 1835
  20. Mémoires et dissertations sur les antiquités nationales et étrangères publiés par la société royale des antiquaires de France, tome III, Paris, 1837.
  21. L'œuvre de Jean Renart; contribution à l'étude du genre romanesque au Moyen Âge, Rita Lejeune, 470 p., 1935.
  22. Sakala

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]