Neaufles-Saint-Martin

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Neaufles-Saint-Martin
Croix Percée
Croix Percée
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Andelys
Canton Gisors
Maire
Mandat
Jean-Pierre Fondrille
2014-2020
Code postal 27830
Code commune 27426
Démographie
Population
municipale
1 188 hab. (2011)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 41″ N 1° 43′ 26″ E / 49.2781, 1.7239 ()49° 16′ 41″ Nord 1° 43′ 26″ Est / 49.2781, 1.7239 ()  
Altitude Min. 41 m – Max. 101 m
Superficie 9,07 km2
Localisation

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Neaufles-Saint-Martin

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Neaufles-Saint-Martin

Neaufles-Saint-Martin est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Nelpha en 855, Nialfa en 872, Nielfam en 1028 - 1033[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 856, Charles le Chauve réunit à Neaufles les grands du royaume afin d'organiser une riposte aux attaques vikings. Le château était alors déjà existant, probablement en bois.

Neaufles est situé au bord de la Lévrière (affluent de l'Epte, rivière choisie en 911 dans le traité de Saint Clair sur Epte comme limite de la Normandie. Ces nouvelles frontières font de Neaufles une place stratégique dans l'organisation des défenses, l'Epte voyant progressivement ses rives se couvrir de châteaux (neufs ou reconstruits)...

Du nord au sud :

Le château est ainsi reconstruit en 1097 par Robert de Bellême, pour Guillaume le Roux (calcaire et silex).

En 1196, la signature du traité de Gaillon rend Gisors et le Vexin normand à la couronne de France. C'est ensuite sous le règne d'Henri IV que le château de Neaufles fut démantelé, seul le donjon subsistant (la fameuse "Tour", dite Tour de la Reine Blanche, en mémoire à la reine Blanche de Navarre, seconde épouse du roi Philippe VI de France, qui y est décédée le 5 octobre 1398).

La tour fut malheureusement à nouveau dégradée sous Mazarin (en 1647), qui avait organisé le grand arasement de toutes les forteresses qui auraient pu nuire à la souveraineté royale. Les restes que l'on peut en voir mesurent une vingtaine de mètres de hauteur pour 13,60 mètres de diamètre, avec de puissants murs épais de près de trois mètres.

La légende veut que cette tour soit reliée par un souterrain au fameux château de Gisors. Cette légende est renforcée par la présence sur la commune d'une "croix monumentale" en calcaire, dite "croix percée", sculptée au milieu du XIIe siècle.

Aujourd'hui, la base de la Tour est très endommagée, par les recherches de l'hypothétique souterrain ou par la récupération des pierres de construction. Située dans un pâturage privé, la Tour est interdite d'accès.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason Parti au 1) de gueules à la croix percée du lieu de type celtique d'or, au 2) de sable à la tour ronde du lieu d'or ajourée du champ posée sur une terrasse cousue d'azur ; le tout sommé d'un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or rangées surmontées d'un lambel d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Pierre Ambroise Singeot   Propriétaire



    Jean Pierre Fondrille    
    Abel Marie Le Père    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 188 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
617 656 892 820 914 903 977 942 898
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
849 837 762 740 717 736 754 863 863
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
895 874 865 786 841 788 653 656 693
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
644 604 799 803 931 1 035 1 144 1 159 1 188
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Neaufles Saint Martin - croix percée (3).jpg


  • La Croix Percée, croix de chemin inscrite aux Monuments Historiques le 8 mai 1926. Cette croix romane pourrait dater du XIe siècle.
  • Des vestiges de château fort des IXe, XIe et XIIe siècles, motte, fossé et donjon sont inscrits aux Monuments Historiques depuis 1926.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, lien OCLC?), p. 149
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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