Bullion
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| Bullion | |
| Hôtel de ville | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Île-de-France |
| Département | Yvelines |
| Arrondissement | Arrondissement de Rambouillet |
| Canton | Canton de Saint-Arnoult-en-Yvelines |
| Code Insee | 78120 |
| Code postal | 78830 |
| Maire Mandat en cours |
Blandine Le Texier-Jault 2008-2013 |
| Intercommunalité | sans |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 93 m (mini) – 178 m (maxi) |
| Superficie | 20,9 km² |
| Population sans doubles comptes |
1 799 hab. (1999) |
| Densité | 86 hab./km² |
Bullion est une commune française, située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France.
Les habitants sont les Bullionnais.
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune de Bullion se situe à environ 15 km à l'est de Rambouillet et 30 km au sud-sud-ouest de Versailles.
Le territoire de la commune de Bullion fait partie du Parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse et se situe dans l'extrémité est de la forêt de Rambouillet.
La commune comporte les hameaux de Moutiers, Longchêne, Les Carneaux et les lieux-dits de Ronqueux, La Claye, La Boulaye, La Grouaille, le Moulin de Béchereau, Gué d'Aulne, La Galetterie, La Picardie, Haumont.
Les communes limitrophes de Bullion sont Choisel au nord-nord-est, Pecqueuse au nord-est, Bonnelles à l'est, Rochefort-en-Yvelines au sud, Saint-Arnoult-en-Yvelines au sud-sud-ouest, Clairefontaine-en-Yvelines au sud-ouest, La Celle-les-Bordes à l'ouest et Cernay-la-Ville au nord-nord-est.
La commune est traversée par la route départementale 149 qui mène à Dampierre-en-Yvelines vers le nord et à Rochefort-en-Yvelines vers le sud ainsi que par la route départementale 132 qui mène à Bonnelles vers l'est et vers Saint-Arnoult-en-Yvelines au sud-ouest.
[modifier] Histoire
Tout au long de son histoire, la commune se trouve dénommée, selon les divers écrits, Bualo (615), Budalo (1085), Boolon, Boelon au XIIème siècle, Boeleium au XIIIème siècle, Boullon ou Boulon au XVème siècle (peut-être ne s'agit-il, pour certaines dénominations, que de simples coquilles de copistes).
"Le village est arrosé par la petite rivière dite de la Celle prenant sa source au-dessus de la Celle-les-Bordes et descendant par Bandeville, Saint-Cyr-sous-Dourdan, pour aller se jeter dans la Remarde, et pour le hameau de Moutiers par la petite rivière de Sainte-Anne, prenant ses sources dans les bois de Moutiers et dans la fontaine de Sainte-Anne à Moutiers". C'est ainsi que l'abbé Vitry, curé de Bullion, présente le village dans une note adressée en 1869 à la Société Archéologique de Rambouillet.
Bullion se trouvait à l'époque gallo-romaine à proximité de l'ancienne voie gauloise reliant Lutèce à Carnotum et passant par Limours, Bonnelles, Rochefort, Saint-Arnoult puis par la voie romaine allant de Dreux à Corbeil par Vieille-Église, La Celle-les-Bordes, Bonnelles, Rochefort, Limours, Briis et Arpajon. Faut-il en conclure l'existence du village de Bullion dès cette époque ? En 1903, Monsieur Ledeuil d'Enquin mettait au jour dans une carrière une sépulture renfermant vases de verre, poteries de terre rouge, haches et lances, fers, bague, etc, qu'il datait de l'époque gallo-romaine. Monsieur Toussaint, dans son répertoire archéologique de Seine-et-Oise, estime que par son mobilier funéraire et en particulier par les armes, cette tombe date plutôt de l'époque franque que de l'époque gallo-romaine.Situé à la limite du Gatinais et du Pays Chartrain,Bullion faisait partie,sous les deux premières races(Francs et Carolingiens),du Pagus Stamppensis et de l'ancienne cité des Carnutes;il dépendait par conséquent du diocèse de Chartres et du doyenné de Rochefort.Une première mention de son existence nous est donnée en l'an 615.Bertrand,évêque du Mans de 586 à 623,renouvelle en effet par son testament la donation qu'il avait faite de sa propriété"villa" de Bualo en faveur de son arrière petit neveu Leuthrannus,le jour de ses noces.Sans doute,le hameau passa-t-il,comme la plupart des villages alentour,dans le domaine royal.Son histoire sera alors liée à celle de la région environnante et du pays d'Etampes qui,au début du Xème siècle,furent ravagés et totalement dévastés par Rollon et ses normands.En 911,le traité de Saint Clair sur Epte mettait fin à leur pillage et"les asiles"(donjons et châteaux)désormais inutiles servirent aux seigneurs contre le roi et le peuple;c'est le début de la féodalité rendue encore plus puissante par l'hérédité des fiefs.C'est ainsi que se constituèrent les seigneuries de Montfort puis de Rochefort en Yvelines.Dès le début du XIème siècle en effet,les Yvelines entraient en composition de trois domaines:celui des seigneurs de Montfort,celui du seigneur ou comte de Rochefort qui avait le sud-est de la forêt avec Rochefort et Saint Arnoult et beaucoup d'autres endroits situés en dehors des Yvelines à l'est et au nord de Rochefort,et enfin le domaine royal d'Yveline ou prévôté de Saint Léger.Le cartulaire de Saint Rémy des Landes,paroisse de Clairefontaine,dit ceci relativement au nom de Bullion:"Monseigneur de Bullion cognu de tout le monde à cause de sa surintendance dans les finances de sa majesté,ne fut pas à peine seigneur de la Paroisse de Boullon qu'il en changea le nom et lui fit porter le sien et présent s'y est-il que personne ne l'appelle plus autrement".Bullion ne doit en effet son nom qu'à Claude de Bullion,originaire de Mâcon,qui,en 1611,se rendait acquéreur de la seigneurie de Boullon.Le 5 mars 1482,Jean de la Motte,écuyer,se trouve en possession de la terre et seigneurie de Boullon.Il avait pour femme Mathurine Lecomte.Le 6 septembre 1489 il fit l'acquisition du fief,terre et seigneurie de Guédonne,paroisse de Bullion,de Jean Belin,tailleur en robes,demeurant à Paris,puis,le 22 décembre 1494,du fief terre et seigneurie de Longchêne,d'Antoine Davelluys,seigneur de Beauvilliers et de Longchêne,chambellan du Roy.Le 17 janvier 1495,il prend le titre de seigneur des Carnaux et de Boullon et meurt en 1509.Les arrières-arrières petites filles de Jean de la Motte,Marguerite et Sydoyne de Vendômois,devaient,par contrat passé devant Bideault,Notaire àParis,vendre à Claude de Bullion,conseiller du roy,la seigneurie de Boullon.Le 26 juin 1611,celui-ci acquiert donc le château,les terres et seigneuries de Boullon et des Carneaux avec haute et basse justice et devient Seigneur de Bullion,car c'est ainsi,selon la décision du nouvel acquéreur,que se nommera son nouveau domaine.La seigneurie devait appartenir à ses descendants jusqu'à la Révolution.Les titulaires en furent les Ducs d'Uzès à partir du mariage de Charles Emmanuel de Crussol d'Uzès,le 13 mars 1706,avec Anne-Marie-Marguerite de Bullion,arrière petite fille du conseillier du Roy. Les registres de baptêmes de la paroisse de la fin de l'année 1734 nous dressent"un inventaire de tous les titres,papiers et contrats qui sont actuellement dans le coffre fort de l'église de Bullion",dont la septième liasse concernant les biens de l'église et de la paroisse renferme plusieurs dossiers:le dossier numéro 1,qui nous intéresse plus particulièrement,fait mention(d'une dotation faite le 1 janvier 1061 par Claude Vallet).En 1061 donc,devait s'élever au milieu du village une église du XIème siècle,sans doute à la place de l'édifice actuel.Il s'ensuit que la paroisse existait dès cette époque.Rien ne nous permet d'affirmer son existence au-delà de cette date.L'abbé Gautier,dans son "Poullié du diocèse de Versailles"de 1876,date lui aussi la paroisse de Bullion,alors Boeleium,du XIème siècle.Ce pouillé(tableau des bénéfices dépendants d'un diocèse)nous apprend,ainsi que ceux de Chartres de 1272,1351,de la fin du XVème siècle et de 1738,que la paroisse et l'église de Bullion,sous le vocable de Saint-Vincent,appartenaient dès leur fondation au diocèse de Chartres,au grand Archidiaconé et au Doyenné de Rochefort.Il y est précisé que le patron en était Saint-Vincent et que le présentateur en était le grand Archidiacre.Le pouillé de 1272 fait état de 150 paroissiens,celui de 1738 mentionne 300 communiants.La cure,supprimée à la révolution,fut rétablie en l'an XII(1804).Nous connaissons par les registres paroissiaux conservés depuis 1557,les noms des curés de Bullion.Ces dignes personnages n'ont guère laissé de souvenirs.Pierre Enfert,curé depuis 1711,se fit une bien mauvaise réputation après s'être fait remarquer vers 1740 dans l'histoire des faux sorciers de Dourdan:"Quant au sire d'Enfer,c'était un vieux fou qui recevait chez lui une foule de bergers et de vauriens,et était le scandale de sa paroisse et la désolation de ses supérieurs...".
[modifier] Administration
| Date d'élection | Identité | Parti |
|---|---|---|
| Les données antérieures à 2001 ne sont pas encore connues. | ||
| mars 2001 | Jean-Claude Van Hauwe | UMP |
[modifier] Démographie
| 1851 | 1901 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 852 | 627 | 643 | 738 | 1 303 | 1 293 | 1 703 | 1 799 |
| Nombre retenu à partir de 1982 : Population sans doubles comptes | |||||||
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Claude de Bullion, seigneur du lieu en 1611.
- Robert Paragot, alpiniste chevronné, est né à Bullion en 1927. La municipalité a donné son nom à la salle polyvalente communale ainsi que le nom de Makalu, un sommet himalayen qu'il a vaincu en 1971, à une des rues du village.
[modifier] Transports et communications
[modifier] Réseau routier
[modifier] Desserte ferroviaire
[modifier] Bus
Veolia Rambouillet 04 29
[modifier] Patrimoine et autres sites
- L'église Saint-Vincent Saint-Sébastien, construite initialement au Xe a subi des transformations successives jusqu'au XVIe siècle et est aujourd'hui classée monument historique.
Située au centre du village,sur une sorte de promontoire,et bien orientée,l'église,précédée d'un porche en bois surélevé de quelques marches,affecte la forme générale d'un rectangle de 31,50m sur 16m,terminé à l'est par un chevet demi-circulaire de trois mètres de rayon.Un pignon couronne la façade occidentale percée de trois portes et clocher carré,couvert d'une flèche d'ardoise,s'élève au-dessus du collatéral nord.Les trois portes de la façade donnent accès aux trois nefs d'inégale largeur;la nef centrale et les deux collatéraux,voûtés de façon différente et menant au choeur puis à l'abside et aux deux chapelles flanquant le choeur au nord et au sud.La nef centrale est voûtée d'un berceau brisé lambrisé à entraits apparents;le bas-côté gauche d'un berceau plein cintre(ajout moderne)et le collatéral sud de croisées d'ogives.Relié à la nef par cinq arcades(dont une seule en tiers-point)le collatéral nord diffère totalement du bas-côté sud qui,lui s'ouvre sur la nef centrale par quatre arcades brisée reposant sur des piliers octogonaux.Le choeur rectangulaire couvert d'une voûte d'ogives à liernes et tiercerons s'ouvre à l'est sur l'abside,et au nord et au sud,par de larges arcs en anse de panier,sur deux chapelles à croisées d'ogives.Ces parties oriantales de l'église paraissent d'un même style et d'une époque beaucoup plus tardive que le reste de l'édifice.Quant aux matériaux employés,ils varient du moellon baignant dans un épais mortier et recouvert d'enduit dans les parties nord et ouest,à la pierre appareillée du collatéral sud,du choeur,de l'abside et des chapelles latérales.Le bois est présent dans les charpentes,la voûte de la nef et le porche d'entrée abritant la façade;la tuile plate fut employée pour la couverture(l'ardoise du clocher est due à une restauration moderne).Une nef accostée de deux collatéraux plus étroits,deux chapelles,le choeur qui précède l'abside demi-circulaire,le tout constitue un plan très simple rappelant le type basilical des premières églises chrétiennes que les architectes carolingiens reprirent pour leurs propres édifices et léguèrent à l'art roman.L'église de Bullion est un exemple de cette survivance du vieux plan latin dans les édifices chrétiens.Simplicité du plan,sobrité de l'architecture,mais grande variété dans les divers éléments constitutifs du monument due aux constructions et reconstructions d'époques successives.L'église montre en effet de nos jours une certaine hétérogénéité qui ne manque pas de frapper.Si reconstructions et restaurations de ces temps derniers ont fait disparaître l'harmonie d'ensemble du premier édifice,il est cependant possible d'imaginer quel plan et quel aspect il présentait au XIème siècle.De toutes les parties de l'église,celle du nord paraît la plus ancienne.L'élévation latérale de la nef avec ses lourds massifs barlongs et ses fenêtres hautes irrégulières,les petites baies du bas-côté,l'absence de voûte sur le collatéral,le décor inexistant,le matériau lui-même(moellon liés entre eux par un mortier de chaux et de sable auquel on a ajouté de la brique pilée qui lui donne cette couleur rose,et moyen appareil pour les archivoltes et les piedroits des arcades et pour certaines parties du mur),tout cela amènerait à dater l'édifice d'une époque assez ancienne."Rhuis XIème siècle,Saint-Léger-aux-Bois(1050),Vignory(1049),ont aussi leurs piles barlongues dénuées de chapitaux,et cette disposition,signe réel d'antiquité,est également observée dans l'église de Château-Landon entièrement du XIème siècle.Comme à Juziers,ces piles rectangulaires prennent naissance au sol sans l'intermédiaire d'aucune base:nu et rectangulaire,lourd et trapu,c'est le simple pilier des des basiliques carolingiennes rencontré à Montiérender au Xème siècle.Ce type de support en usage général dans les églises rurales pendant toute la période du XIème siècle,est encore employé par beaucoup d'architectes au XIIème siècle,selon un parti hérité du pilier carré de la Basse-Oeuvre de Beauvais.Dans la plupart des nefs antérieures à la mi-XIIème siècles,et non voûtées,ces piles sont reliées entre elles par des arcs en plein cintre.Au rouleau simple et nu dont malheureusement un enduit cache les claveaux,ceux de Bullion reposent sans l'intermédiaire de chapiteaux ni d'impostes sur ces piles barlongues qui ne sont en fait,comme à Saint-Vaast-de-Longmont,que des portions de muraille réservées dans le mur goutterot.Leur grande section due à l'épaisseur des murs dans lesquels ils sont percés,leur profil rectangulaire à un seul rang de claveaux,leurs arêtes dépourvues de mouluration,sont une présomption d'archaïsme.
- La commune de Bullion peut s'enorgueillir de posséder quatre lavoirs sur son territoire, dont les trois premiers sont alimentés par une source d'eau :
- le lavoir des Valentins, proche du ruisseau du Cousin
- le lavoir de la rue Saint-Vincent dans le bourg
- le lavoir du hameau de Moutiers
- le lavoir du hameau de Longchêne, situé en bordure d'une mare
- Mis à part celui de Longchêne quelque peu à l'abandon et, à tout le moins, moins bien entretenu, les autres ont bénéficié d'une restauration récente et sont réellement admirables.
- Le site, appelé prieuré Sainte-Anne Sainte-Scariberge, où se trouve le lavoir de Moutiers mérite une attention particulière : à proximité immédiate de la chapelle Sainte-Anne, se trouvent une fontaine, un lavoir et un abreuvoir : voir ci-dessous, les images du site ainsi que le panneau explicatif.
- L’ancienne ligne de chemin de fer Paris-Chartres par Gallardon serpentait le territoire de la commune. Il en reste encore quelques ouvrages d'art, notamment des ponts remarquables par la hauteur de leurs voûtes et l’utilisation de matériaux tels que la pierre meulière et le grès. En fait, seule la section entre Massy (Essonne) (ex-Seine-et-Oise à l'époque) et Chartres (Eure-et-Loir) fut opérationnelle de mai 1930 à septembre 1939. L'exploitation fut abandonnée en raison du faible trafic et de la guerre.
- L'hôpital de pédiatrie et de rééducation de Bullion se trouve à proximité du hameau de Longchêne et est, comme son nom l'indique, un établissement spécialisé qui accueille des enfants de la naissance à 17 ans pour des soins de suite, de rééducation diététique ou fonctionnelle et de réadaptation. Les bâtiments, assez distants les uns des autres, sont situés dans un parc immense, arboré et fleuri à profusion. L’établissement fut créé en 1933.
- Anecdote : À Bullion, la fête du village (créée en 1966) ne dure ni un jour (ou deux) comme dans la majeure partie des communes de France, mais quatre : ce sont les localement célèbres 4 jours de Bullion, du jeudi de l'Ascension au dimanche qui suit. Les joyeux « fêtards » du cru ont laissé leur nom à la place des Patagons en raison de leur capacité à festoyer durant des jours et de la vie de « Patachons » qu'on leur supposait.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
[modifier] Notes et références
[modifier] Liens externes
- Historique détaillé de Bullion
- Bullion sur le site du parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse
- Bullion sur le site patrimoine-de-france.org
- Bullion sur le site culture.gouv.fr (inventaire général du patrimoine culturel)
- Vue aérienne de la commune de Bullion sur le site de l'IAURIF
- Bullion sur le site de l'INSEE
- Plan de Bullion sur Google Maps
[modifier] Galeries
- Le site de Moutiers
- Autres vues

