Forges-les-Bains

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Forges-les-Bains
L’hôtel de ville.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Palaiseau
Canton Limours
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Limours
Maire
Mandat
Marie Chabrier
2014-2020
Code postal 91470
Code commune 91249
Démographie
Gentilé Forgeois
Population
municipale
3 748 hab. (2011)
Densité 257 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 41″ N 2° 05′ 59″ E / 48.6280443, 2.0998532 ()48° 37′ 41″ Nord 2° 05′ 59″ Est / 48.6280443, 2.0998532 ()  
Altitude Min. 92 m – Max. 169 m
Superficie 14,58 km2
Localisation

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Liens
Site web forges-les-bains.fr

Forges-les-Bains[1] (prononcé [fɔʁʒ lɛ bɛ̃ ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à trente-deux kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Forgeois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Forges-les-Bains en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 11,0 % 161,07
Espace urbain non construit 5,6 % 81,05
Espace rural 83,4 % 1 215,90
Source : Iaurif[3]

La commune de Forges se trouve dans le Hurepoix, région située au sud de l'agglomération parisienne, majoritairement entre les vallées de l'Orge et de l'Yvette. La commune de Forges présente de vastes espaces ruraux. Certains de ces espaces sont boisés et s'apparentent à ceux du massif de Rambouillet. Les essences retrouvées sont celles de ce massif : chênes, hêtres, frênes, ainsi que des châtaigniers en grand nombre. Le reste des espaces ruraux est à usage agricole ; les cultures céréalières (blé, orge, maïs), oléo-protéagineuses (colza), et fourragères (pois, féveroles) constituent l'essentiel des productions locales.

Forges-les-Bains est située à trente-deux kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame[4], point zéro des routes de France, vingt-cinq kilomètres au sud-ouest d'Évry[5], quatorze kilomètres au sud-ouest de Palaiseau[6], douze kilomètres au nord-ouest d'Arpajon[7], treize kilomètres au sud-ouest de Montlhéry[8], treize kilomètres au nord-est de Dourdan[9], vingt-deux kilomètres au nord-ouest d'Étampes[10], vingt-quatre kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais[11], vingt-huit kilomètres à l'ouest de Corbeil-Essonnes[12], trente-sept kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les parties nord et centrale de la commune sont parcourues par la Prédecelle, cours d’eau traversant Limours et alimentant la Rémarde, et par un ruisseau affluent le « Petit Muce », dit « Petit Mucé » ou « Petit Musse » selon les auteurs. Le confluent des deux cours d'eau est constitué de prairies humides (les prés d'Ardillières), un espace naturel sensible. Au sud de la commune, le ru de la Gloriette traverse le hameau de Malassis puis se dirige vers le château de Bissy. Le ru appartient au bassin versant de la Rémarde. Deux étangs situés au sud de la commune (Baleine et Brule-Doux) font l'objet d'un arrêté de protection de biotope.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le point le plus bas de la commune est située à quatre-vingt douze mètres d'altitude et le point culminant à cent soixante neuf mètres[14]. La commune présente des dénivellations importantes pour la région parisienne, correspondant aux dépressions des ruisseaux cités plus haut. Les sols sont essentiellement argileux et argilo-limoneux sur les plateaux et les dépressions de la Prédecelle et du Petit Muce, avec des affleurements sableux en particulier à l’ouest et au sud de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Forges-les-Bains sont Limours du nord-ouest au nord-est, Briis-sous-Forges à l'est, Vaugrigneuse au sud-est, Angervilliers au sud et sud-ouest et la commune yvelinoise de Bonnelles à l'ouest. Les communes avoisinantes notables sont : Gif-sur-Yvette, Saint-Rémy-lès-Chevreuse et Dourdan.

Rose des vents Limours Limours Limours Rose des vents
Bonnelles N Briis-sous-Forges
O    Forges-les-Bains    E
S
Angervilliers Angervilliers Vaugrigneuse

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Forges-les-Bains, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé, caractérisé par des hivers frais, des étés doux et des précipitations également réparties sur l'année. Les températures moyennes relevées à la station départementale de Brétigny-sur-Orge s'élèvent à 10,8 °C avec des moyennes maximales et minimales de 15,2 °C et 6,4 °C. Les températures réelles maximales et minimales relevées sont de 24,5 °C en juillet et 0,7 °C en janvier, avec des records établis à 38,2 °C le 1er juillet 1952 et -19,6 °C le 17 janvier 1985. La situation en grande banlieue de la commune entraîne une moindre densité urbaine et une différence négative de un à deux degrés Celsius avec Paris. De même, la présence de rivières et de champs cause la formation de brumes et brouillards qui grèvent l'ensoleillement, établi à 1 798 heures annuellement, soit cinquante de moins que la capitale. Avec 598,3 millimètres de précipitations cumulées sur l'année et une répartition approximative de cinquante millimètres par mois, la commune est arrosée dans les mêmes proportions que les autres régions du nord de la Loire.

Données climatiques à Forges-les-Bains.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[15],[16].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est reliée aux communes voisines de Limours, Briis-sous-Forges, Fontenay-lès-Briis, et Arpajon par des navettes d'autocar. Elle est aussi desservie par les lignes 04 et 06 de la société de transport Transdev Rambouillet. La gare autoroutière de Briis-sous-Forges, unique en France, permet aussi aux Forgeois de rejoindre le centre d'activité de Courtabœuf ou les gares de Dourdan, Massy-Palaiseau et Massy-TGV. La partie sud est traversée par l'autoroute A10 et la ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Paris et Massy-TGV à Tours, ou Le Mans, Rennes et Nantes.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Forges-les-Bains: le bourg, vu du sud.

L’habitat est constitué du bourg, et de nombreux hameaux, tels ceux d’Ardillères, de Bajolet, de Bois d’Ardeau, de Chardonnet, de Pivot, et de Malassis.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la commune est liée à l'existence dès l'époque gallo-romaine de « petites maisons », forgiae en latin, à cet endroit cité au XIIe siècle[17]. La commune fut créée en 1793 avec le simple nom de Forges. Avec la présence de sources thermales, le nom de la commune fut modifié en 1861, à la suite d'une requête déposée auprès de Napoléon III en 1860[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative Général Leclerc

Les premières traces de peuplement à Forges remontent de façon sûre à l’époque gallo-romaine. Elles revêtent la forme d’une « baignoire », sorte de petite piscine ou d’installation de bains, souvent présente dans les villas gallo-romaines luxueuses. Forges, située entre la région habitée par les Carnutes et les Stampiens (Étampes), est peuplée par les Forgeois, qui sont des Parisii.

Aux IXe et au Xe siècles, Forges subit comme toute la région les invasions normandes. La famine, et l’épidémie d’ergot de seigle décime la population. Aux XIe et XIIe siècles, un des premiers seigneurs de Forges, Tévin, devient un proche du roi Louis VI « le gros », et fait dont de l’église de Forges à l’abbaye de Longpont appartenant à l’ordre de Cluny. En 1140, Forges devient le lieu d’une importante foire, le jour de l’Assomption. Le XIVe siècle accable Forges. Les Anglais envahissent la région, puis la peste noire décime la population en deux occasions. Au XVe siècle, la dépopulation est importante, mais un certain calme revient. Les activités agricoles se redéveloppent. Le XVIe et XVIIe siècles voient des visites royales à Forges ou aux environs : François Ier est probablement venu y chasser, Louis XIII y consulter son médecin, seigneur de Vaugrigneuse. Au XVIIIe siècle la région devient un lieu de villégiature et de promenade. Les voies de communication se développent. L’époque révolutionnaire semble marquée par des troubles limités à Forges.

Au début du XIXe siècle, Forges compte 750 habitants environ. La famille Robert de Saint-Vincent achète le château en 1819. Forges échappe à l’épidémie de choléra de 1832. Dans la deuxième partie du XIXe siècle, la physionomie de la commune change : une nouvelle mairie, de nouvelles routes, et trois lavoirs sont construits au bourg et dans les hameaux. Le train arrive aussi à proximité, à Limours. La commune de Forges accueille encore plus de visiteurs venus « prendre les eaux » (voir plus bas). Forges subit ensuite une occupation militaire, celle des troupes prussiennes des forces coalisées qui pillent la commune lors de la guerre de 1870. L’établissement thermal ferme ses portes aux curistes à la fin du XIXe siècle. La guerre de 1914-1918 emporte 41 Forgeois, sur une population d’environ 1 000 personnes, mais n’a affecté aucun des bâtiments du village. Durant la Seconde Guerre mondiale, lors de l’exode, la population de Forges quitte en masse le village. L’armée allemande occupe le château de Pivot, la mairie actuelle, le château d'Ardilliéres et le château de Forges transformé en atelier de réparation de véhicules. En 1943 et en 1944, la résistance s’organise : elle est rattachée au réseau Vengeance de Dourdan. Le village est libéré par les Forces américaines installées à proximité et par la 2e division blindée du général Leclerc le 23 août 1944.

Les eaux de Forges[modifier | modifier le code]

La première guérison liée aux eaux de Forges date de 1809, mais leur véritable renommée attendra encore une quinzaine d’année. L’eau de Forges soignait notamment la scrofule, mais aussi les rhumatismes chroniques et l’excitabilité nerveuse. L’établissement thermal recevait aussi bien les indigents que les célébrités. Il a ainsi été fréquenté par des Russes, dont un tsar et le comte de Tolstoy, cousin de l’écrivain célèbre (Tolstoï). Sa popularité est telle que l’établissement refuse des curistes faute de place d’hébergement. L’établissement ferme ses portes en 1890. On continue à vendre de l’eau de Forges en bouteilles, sous forme d’eau minérale ou de limonade. L’exploitation cessera définitivement lors de l’occupation allemande (1940). Il reste du passé thermal le nom de Forges-les-Bains, que la commune avait demandé dans une requête déposée auprès de Napoléon III en 1860. À noter qu'une autre commune nommée Forges est une ville d'eau ; il s'agit de Forges-les-Eaux en Normandie.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 748 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
726 674 773 816 859 884 897 856 821
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
784 822 791 797 849 841 981 1 050 1 088
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 060 1 066 1 061 1 023 932 955 1 016 1 010 939
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
920 1 164 1 374 2 017 2 757 3 229 3 610 3 651 3 711
2011 - - - - - - - -
3 748 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L’analyse comparée des pyramides des âges de Forges Les Bains et du département de l’Essonne ne révèle pas de disparités flagrantes. On note simplement que les tranches d'âges les plus jeunes sont un peu plus représentées sur le territoire communal qu'elles ne le sont en Essonne.

Pyramide des âges à Forges-les-Bains en 2009 en pourcentages[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,1 
2,3 
75 à 89 ans
3,9 
11,1 
60 à 74 ans
10,0 
23,0 
45 à 59 ans
23,5 
22,3 
30 à 44 ans
23,3 
19,1 
15 à 29 ans
17,1 
22,3 
0 à 14 ans
22,1 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Forges-les-Bains est rattachée au canton de Limours, représenté par le conseiller général Nicolas Schoettl (NC), lui-même intégré à l'arrondissement de Palaiseau et à la quatrième circonscription de l'Essonne, représentée par le député Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP). Le conseil municipal actuel comporte vingt-sept membres, dont le maire, Marie Chabrier et huit adjoints. Au niveau intercommunal, Forges-les-Bains adhère à la communauté de communes du pays de Limours. La commune est représentée dans plusieurs syndicats intercommunaux, tels ceux chargés de la collecte et du traitement des ordures ménagères, de l'adduction d'eau potable, de l'hydraulique et de l'assainissement. Forges les Bains a été partie prenante à la réflexion concernant la révision de la charte et l'extension du périmètre du parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse, dont la commune fait maintenant partie.

L'Insee attribue à la commune le code 91 3 13 249[22]. La commune de Forges-les-Bains est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 102 498. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[23].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[24].
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 2001 Robert Beauparrain    
2001 2008 Christian Crouzel PS  
2008 2014 Antoine Lestien DVD[Note 3]  
2014 en cours Marie Chabrier SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

Référendums :

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de Forges-les-Bains sont rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire de l'école maternelle Jean de La Fontaine et de l'école élémentaire du Petit Muce[41].

Après le cycle élémentaire, les élèves rejoignent en général le collège Michel Vignaud situé à Limours. Le lycée de secteur est le lycée Jules-Verne, situé également à Limours. Compte tenu des options choisies, les lycéens Forgeois peuvent aussi se rendre au lycée des Ulis ou à celui de Dourdan. Ces trois lycées sont des établissements publics. Le plus proche lycée privé se trouve à Palaiseau.

Le plus proche établissement d'enseignement supérieur est l'université de Paris-sud (Paris XI) à Orsay.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie de l'activité de cabinets de médecins généralistes, de dentistes et d'auxiliaires de santé (masseur, kinésithérapeute, sage-femme, orthophoniste et infirmière). La maison de santé pluridiscipliaire "Le Jariel" a été inaugurée en 2013. Elle accueille plusieurs de ces professionnels.

L'hôpital de Bligny, un ancien sanatorium situé à environ 5 kilomètres, sur la commune de Fontenay-les-Briis, possède des services de cardiologie et de pneumologie réputés, ainsi que des services de gériatrie et de soins palliatifs.

Les autres hôpitaux à proximité sont l'hôpital de Dourdan, l'hôpital d'Orsay et l'hôpital de Longjumeau.

Aucune installation industrielle relevant de la directive communautaire dite « directive Seveso » ne se situe sur le territoire de la commune.

Située au sud-ouest de l'agglomération parisienne, et bénéficiant du régime de vent d'ouest/sud-ouest dominant, Forges-Les-Bains se trouve en général hors des zones polluées du bassin parisien. La pollution la plus sensible, en cas de vent de secteur nord ou nord-est, ou en condition anticyclonique chaude, reste la pollution par l'ozone, comme l'indique le capteur atmosphérique de Sonchamp. L'autre source de pollution provient du trafic autoroutier (autoroute A10/A11) et du trafic aérien vers l'aéroport de Paris-Orly.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les services publics regroupent les services municipaux, l'agence postale[42], les écoles maternelle et primaire, et un centre d'accueil de la ville de Paris.

Collège et lycée se situent à Limours (voir section ad hoc).

Les services fiscaux sont regroupés à Limours et à Palaiseau.

Les transports publics sont assurés par une entreprise privée, la SAVAC située à Chevreuse, sous la responsabilité du service transport de la communauté de communes du pays de Limours et avec le soutien financier du conseil général de l'Essonne.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Forges-les-Bains n'a développée aucune association de jumelage.

Vie quotidienne à Forges-les-Bains[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La vie culturelle à Forges repose en grande partie sur l'activité associative.

Trois associations regroupent des Forgeois sensibles aux questions de nuisances sonores et routières, à la qualité de vie locale, à la préservation des espaces naturels sensibles.

ATTAC organise une fois par an une conférence sur un thème économique, social ou environnemental.

Une troupe de théâtre, les tréteaux ivres, forme et fait jouer des acteurs amateurs. L'académie de musiques modernes (AMM) propose des cours de chant et d'instruments. Elle organise aussi des stages de formation à un genre musical donné (blues, jazz, etc.) et des master classes où interviennent des musiciens professionnels.

Différents spectacles sont proposés au centre culturel, dont le festival rock zicaforges, le tremplin musical Tremplin Les Bains, des récitals de piano et de clarinette, des soirées poésie ou conte. Un salon des artistes forgeois s'y tient également une fois l'an.

L'ensemble des activités est présentés sur le site internet « animation-culture » de la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un stade de plein air d'un gymnase multisports récent qui porte le nom d'Alice Milliat, une militante de la reconnaissance du sport féminin au niveau international. Elle bénéficie de l'existence de clubs ou d'autres installations sportifs :

  • Clubs de judo, tennis, football et pétanque.
  • Le Golf de Forges-les-Bains, 18 trous.
  • Les millomètres, épreuve annuelle de course à pied.
  • Marche de printemps, marche populaire annuelle.
  • Rallye VTT détente annuel.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge.

La paroisse catholique de Forges-les-Bains est rattachée au secteur pastoral de Limours et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge[43], bâtiment édifié sur une chapelle du XIe siècle, et dont construction s'est terminée au XIIIe siècle.

Médias[modifier | modifier le code]

L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.

Économie[modifier | modifier le code]

L’activité professionnelle locale est essentiellement de type artisanal, ou liée à la présence de quelques PME (petites et moyennes entreprises) et à celle de l'agence d'un grand transporteur routier.

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 1999, on comptait 1 540 Forgeois(es) en activité, la commune présentant alors un taux de chômage de l'ordre de 6 %. De nombreux Forgeois (75 % des actifs) travaillent dans le secteur tertiaire, dans les zones d'activités voisines : les Ulis, Courtabœuf, Massy, ou dans la cité scientifique Orsay-Saclay-Gif. Le revenu moyen annuel par famille s'établit autour de 36 000 euros.

En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 469 €, ce qui plaçait la commune au 521e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au 49e rang départemental[44].

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Forges-les-Bains 2,0 % 12,7 % 10,9 % 28,6 % 25,4 % 20,4 %
Zone d’emploi d’Orsay 0,2 % 3,7 % 36,2 % 26,2 % 21,4 % 12,3 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Forges-les-Bains 5,3 % 16,2 % 6,7 % 9,4 % 16,9 % 11,5 %
Zone d’emploi d’Orsay 1,0 % 13,4 % 3,8 % 18,1 % 30,5 % 5,4 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[45],[46],[47]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Commune rurale de l'agglomération parisienne, Forges-les-Bains présente 85 % de son territoire couverts par des espaces agricoles et des forêts. Les paysages, tels ceux de la vallée maréchal ou de la plaine des graviers, sont caractéristiques du Hurepoix.

Les bois communaux et une partie ds espaces agricoles ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles (ENS) par le conseil général de l'Essonne[48]. Forges est d'ailleurs l'une des communes de l'Essonne possédant le plus d'espaces classés en ENS.

Le massif forestier situé au nord-est de celui de Rambouillet est essentiellement composés de feuillus, et il est traversé par de nombreux chemins de promenade à usage local (dits PR) ainsi que par le chemin de grande randonnée (GR) numéro 11 (dit du grand tour de Paris).

Plusieurs zones d'intérêt écologiques existent tels les prés humides d'Ardillières, et les étangs Baleine et Brule-Doux situés dans les bois de Bajolet, qui font l'objet d'un arrêté de protection de biotope, principalement en raison de la nature acide et humide du site, et de la présence d'espèces végétales rares.

La carrière d'argile de Bajolet est en phase de remblaiement et pourrait à terme devenir une réserve ornithologique.

La commune de Forges-les-Bains a été récompensée par une fleur au concours des villes et villages fleuris[49]. Elle s'est également investie dans le programme Phyt'Eaux Cités, programme de prévention des pollutions par les produits phytosanitaires.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le château de Forges-les-Bains du XVIIe et XVIIIe siècles a été inscrit aux monuments historiques le 13 août 1963[50].

  • Église du XIIe siècle.
  • Fermes fortes et lavoirs
  • Belles maisons de maître

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Forges-les-Bains :

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Forges-les-Bains.

La commune de Forges-les-Bains ne dispose pas de blason. Elle dispose cependant d’un logotype, figuré à droite de ce cartouche.

Logotype de Forges-les-Bains.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcelle Petit, Forges-les-Bains : Son histoire, son église, ses hameaux, t. I, Soleil natal,‎ janvier 1991 (ISBN 978-2-905270-47-4)
  • Marcelle Petit, Forges-les-Bains : Les seigneurs, les eaux, l'hôpital, la famille Tolstoï, t. II, Soleil natal,‎ janvier 1993 (ISBN 978-2-905270-48-1)
  • Marcelle Petit, Forges-les-Bains : Forges au XXe siècle, les Temps modernes, t. III, Soleil natal,‎ janvier 1995 (ISBN 978-2-905270-79-5)
  • Marcelle Petit, Forges-les-Bains : L'avenir de Forges, t. IV, Soleil natal,‎ janvier 1995 (ISBN 978-2-905270-80-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. a, b et c Cette qualification politique établie par la préfecture de l'Essonne est contestée par la municipalité[25].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Forges-les-Bains dans le Code officiel géographique sur le site de l'Insee. Consulté le 01/08/2012.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr
  3. Fiche communale d'occupation des sols en 2008 sur le site du l'Iaurif. Consulté le 11/11/2010.
  4. Orthodromie entre Forges-les-Bains et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 16/09/2012.
  5. Orthodromie entre Forges-les-Bains et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 16/09/2012.
  6. Orthodromie entre Forges-les-Bains et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 16/09/2012.
  7. Orthodromie entre Forges-les-Bains et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 16/09/2012.
  8. Orthodromie entre Forges-les-Bains et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 16/09/2012.
  9. Orthodromie entre Forges-les-Bains et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 16/09/2012.
  10. Orthodromie entre Forges-les-Bains et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 16/09/2012.
  11. Orthodromie entre Forges-les-Bains et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 16/09/2012.
  12. Orthodromie entre Forges-les-Bains et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 16/09/2012.
  13. Orthodromie entre Forges-les-Bains et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 16/09/2012.
  14. Données géographiques sur Géoportail. Consulté le 21/02/2013..
  15. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur le site de lameteo.org (consulté le 9 août 2009)
  16. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur infoclimat.fr (consulté le 18 août 2009)
  17. « Fiche de Forges-les-Bains sur le site du Quid. » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Consulté le 04/03/2010.
  18. a et b Notice communale sur la base de données Cassini. Consulté le 10/03/2009.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  20. Pyramide des âges à Forges-les-Bains en 2009 sur le site de l'Insee. Consulté le 01/08/2012.
  21. Pyramide des âges de l’Essonne en 2008 sur le site de l’Insee. Consulté le 07/07/2012.
  22. Fiche communale sur le site de l'Insee. Consulté le 07/01/2010.
  23. Fiche entreprise de la commune de Forges-les-Bains sur le site verif.com Consulté le 14/04/2011.
  24. Liste des maires successifs sur la base de données mairesgenweb.org Consulté le 27/05/2009.
  25. (fr) Antoine Lestien (maire de Forges-les-Bains), « Compte rendu du conseil municipal du 27 novembre 2008 », forges-les-bains.fr,‎ 27 novembre 2008, p. 6 (lire en ligne)
  26. Résultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 16/03/2008.
  27. Résultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 16/03/2008.
  28. Résultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 08/05/2012.
  29. Résultats de l'élection législative 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 16/03/2008.
  30. Résultats de l'élection législative 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 16/03/2008.
  31. Résultats de l'élection législative 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 21/06/2012.
  32. Résultats de l'élection européenne 2004 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 16/03/2008.
  33. Résultats de l'élection européenne 2009 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 23/07/2009.
  34. Résultats de l'élection régionale 2004 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 16/03/2008.
  35. Résultats de l'élection régionale 2010 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 30/03/2010.
  36. Résultats de l'élection cantonale 2008 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 10/03/2008.
  37. Résultats de l'élection municipale 2008 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 21/01/2013.
  38. (fr) « Les Résultats des élections municipales 2008 : Forges-les-Bains », sur Les Échos (consulté le 3 mai 2010)
  39. Résultats du référendum 2000 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 23/07/2009.
  40. Résultats du référendum 2005 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 16/03/2008.
  41. Liste des écoles sur le site de l'Inspection académique de l'Essonne. Consulté le 14/09/2010.
  42. Coordonnées de l'agence postale de Forges-les-Bains sur le site de La Poste. Consulté le 15/05/2011.
  43. Fiche de la paroisse sur le site officiel du diocèse. Consulté le 08/11/2009.
  44. Résumé statistique national sur le site de l’Insee. Consulté le 26/10/2009.
  45. %5CCOM%5CDL_COM91249.pdf Rapport statistique communal sur le site de l'Insee. Consulté le 31/05/2010.
  46. %5CDL_ZE19901143.pdf Rapport statistique de la zone d'emploi d'Orsay sur le site de l'Insee. Consulté le 30/05/2010.
  47. Rapport statistique national sur le site de l'Insee. Consulté le 05/07/2009.
  48. Carte des ENS de Forges-les-Bains sur le site du conseil général de l'Essonne. Consulté le 07/02/2013.
  49. Palmarès des villes et villages fleuris sur le site officiel de l'association. Consulté le 21/02/2013.
  50. « Notice no PA00087915 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 04/03/2010.