Ablis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ablis
L'église St-Pierre
L'église St-Pierre
Blason de Ablis
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Saint-Arnoult-en-Yvelines
Intercommunalité Communauté de communes Contrée d'Ablis-Porte des Yvelines
Maire
Mandat
Jean-Louis Barth
2014-2020
Code postal 78660
Code commune 78003
Démographie
Gentilé Ablisiens
Population
municipale
3 260 hab. (2011)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 57″ N 1° 50′ 08″ E / 48.51588, 1.8356648° 30′ 57″ Nord 1° 50′ 08″ Est / 48.51588, 1.83566  
Altitude Min. 132 m – Max. 164 m
Superficie 25,92 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Yvelines

Voir sur la carte administrative des Yvelines
City locator 14.svg
Ablis

Géolocalisation sur la carte : Yvelines

Voir sur la carte topographique des Yvelines
City locator 14.svg
Ablis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ablis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ablis
Liens
Site web Ablis.fr

Ablis est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position d'Ablis dans les Yvelines
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune d'Ablis se trouve dans la pointe sud des Yvelines, à 13 kilomètres au sud de Rambouillet, chef-lieu d'arrondissement et à 49 kilomètres au sud-ouest de Versailles, la préfecture du département. C'est l'une des six communes des Yvelines appartenant à la région naturelle de la Beauce. L'habitat est groupé dans le bourg d'Ablis, dont le noyau ancien s'est étendu par de nombreux lotissements pavillonnaires, et dans le hameau de Mainguérin, situé à trois kilomètres environ au nord d'Ablis. Plusieurs fermes isolées parsèment le plateau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le seul cours d'eau notable est la Rémarde[1] qui porte dans la commune le nom de « ru de Perray »[2]. C'est une petite rivière de 19,1 kilomètres de long qui se jette dans la Voise, affluent de l'Eure. Son cours d'abord orienté nord-sud depuis la limite intercommunale avec Sonchamp, bifurque brusquement vers l'ouest juste au nord de la ville d'Ablis[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Ablis est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet)[4]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

Les hameaux de la commune sont Ménainville, Guéherville, Mainguérin, Long Orme, Boinville-le-Gaillard et Gourville

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont : Prunay-en-Yvelines à l'ouest, d'Orsonville au sud, de Sonchamp au nord-est et Saint-Martin-de-Bréthencourt à l'est.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Les communications routières sont assurées principalement par deux routes nationales, la RN 10, qui est orientée nord-sud depuis Rambouillet et bifurque à hauteur d'Ablis vers l'ouest en direction de Chartres, et par la RN 191 qui s'en détache en direction du sud-est (son tracé est confondu avec celui de la RN 10 vers le nord). La commune est également traversée par l'autoroute A 11 (l'Océane) qui passe selon un axe est-ouest immédiatement au nord de la ville. Un échangeur doté d'une barrière de péage permet les communications avec les RN 10 et 191. Cette dernière donne accès à l'A10 à dix kilomètres environ au sud-est de la ville. La RN 10 est traitée en voie express à 2x2 voies entre l'échangeur autoroutier au nord et la sortie d'Ablis vers l'ouest. Plusieurs routes départementales (D101, D168, D177, D988) assurent les communications avec les communes voisines.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les Gares SNCF les plus proches de la commune sont :

La commune était autrefois desservie par la ligne Paris - Chartres par Gallardon qui fut déclassée en 1953.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 05, 11, 18, 23, 25 et 26 de la société de transport Transdev Rambouillet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ablees, Abluyes, Abbluyez, Ableiae au XIe siècle, Abluis au XIIIe siècle, Ablusius au XIVe siècle, Ablys en 1668, sont des déclinaisons de la racine gauloise able[5].

Le nom d'« Ablis » pourrait provenir d'un nom propre gallo-romain, Apilius.

Toutefois on a proposé également le gaulois aval "pomme" à cause d'une attestation ancienne Avallocium.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Ablis

Les armes d'Ablis se blasonnent ainsi :
D'azur à gerbe de blé d'or sommée de deux tourterelles affrontées également d'or, le tout accompagné en chef d'une étoile d'argent, ce blason appartient aux armoiries de la famille Poncet de la Rivière, membre du Parlement de Paris (juge), en faveur duquel la terre d'ABLIS est érigée en comté en 1658.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site d'Ablis est habité depuis l'époque gallo-romaine car le village est situé sur les voies romaines Chartres-Lutèce et Beauvais-Orléans.

On suppose qu'Ablis est le lieu de la bataille d'Avollocium de 574 entre Chilpéric, roi de Neustrie, et Sigebert, roi d'Austrasie[6].

Durant le Moyen Âge, Ablis appartient à la châtellenie de Bréthencourt propriété de Gui Ier de Rochefort avant d'être la propriété des familles d'Auneau puis de Gallardon

Le village est fortifié mais cela ne l'empêche pas pendant les guerres de religion, d'être occupé le 16 décembre 1562 par l'armée protestante en marche sur Chartres. Les chefs de l'armée (Condé et Coligny) y décident de changer de stratégie et de marcher sur Dreux, ce qui débouchera sur la bataille de Dreux.

En 1629, le seigneur d'Ablis est Pierre Poncet de la Rivière, baron de Presles, auditeur des comptes et conseiller d'État.

En février 1658, Pierre Poncet de la Rivière fait ériger Ablis en comté. En 1764, après la mort du dernier comte d'Ablis, la seigneurie passa à Madame de Carcado puis à Louis-Alexandre Le Sénéchal de Carcado-Molac.

La ville est saccagée et incendiée par les Allemands en 1870 en représailles à une attaque de francs-tireurs.

La commune fut desservie par la ligne de chemin de fer Paris-Chartres par Gallardon qui ne fut jamais totalement achevée mais fonctionna entre 1917 et 1939 avant d'être totalement déclassée.

En 1934, création de la coopérative agricole de céréales.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maire actuel
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours Jean-Louis Barth DVG Conseiller Général
Réélu en 2008 et 2014[7]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[8] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 30 1,76
Marine Le Pen (FN) 312 18,35
Nicolas Sarkozy (UMP) 465 27,35 842 49,04
Jean-Luc Mélenchon (FG) 130 10,64
Philippe Poutou (NPA) 165 9,71
Nathalie Arthaud (LO) 13 0,76
Jacques Cheminade (SP) 1 0,06
François Bayrou (MoDem) 144 8,47
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 31 1,82
François Hollande (PS) 520 30,59 875 50,96
Inscrits 2067 100,00 2068 100,00
Abstentions 327 15,82 244 11,80
Votants 1740 84,18 1824 88,20
Blancs et nuls 40 2,30 107 5,87
Exprimés 1700 97,70 1717 94,13

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 260 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 150 790 809 966 901 903 964 1 009 964
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
970 934 1 001 898 883 879 965 1 006 1 008
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
991 985 996 950 981 958 986 1 099 1 014
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 034 1 100 1 115 1 367 2 033 2 705 3 142 3 260 3 260
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (12,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,9 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 24 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 12,5 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 24,9 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 25 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 13,4 %).
Pyramide des âges à Ablis en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,2 
3,0 
75 à 89 ans
4,7 
9,3 
60 à 74 ans
7,5 
20,5 
45 à 59 ans
19,5 
24,0 
30 à 44 ans
25,0 
18,1 
15 à 29 ans
17,2 
24,9 
0 à 14 ans
24,9 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture (culture céréalière).
  • Zone d'activités près de l'échangeur de l'A11.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Deux écoles: école maternelle Jean de la Fontaine et l'école élémentaire Léonard de Vinci

Sports[modifier | modifier le code]

  • Handball, basket ball, football, escalade, gymnastique, cours de danse

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre-Saint-Paul : église remontant au XIe siècle, clocher du XIIe siècle, nef agrandie au XVIIe.
  • Ancienne abbaye Saint-Épain-saint-Blaise : bâtiment du XVIe siècle et prieuré du XIIe siècle, deux tourelles en poivrières. Ce prieuré bénédictin fondé en 1115 par Geoffroy de Praelles dépendait de l'Abbaye Notre-Dame de Josaphat[13].
  • Vieil hôtel du Heaume où aurait séjourné Guillaume le Conquérant.
  • Ancien hospice fondé au XIIe siècle, bâtiment du XVIIe siècle.
  • Ancienne chapelle Sainte-Madeleine du XIIe siècle.
  • Ferme fortifiée datant de la fin du Moyen Âge à Long-Orme, lieu-dit dépendant de la commune d'Ablis

Activités festives[modifier | modifier le code]

fête du village durant 3 jours, avec fête foraine ainsi qu'un feu d'artifice suivi du défilé de char avec la reine d'Ablis

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Geoffroy d'Ablis, mort entre 1316 et 1319 à Lyon, religieux dominicain, inquisiteur célèbre, grand pourfendeur de cathares.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Rémarde sur le site du SANDRE
  2. Carte topographique au 1/25000 n° 2116E « Auneau », IGN
  3. Cette rivière ne doit pas être confondue avec son homonyme, la Rémarde qui prend sa source dans la commune voisine de Sonchamps et coule vers l'est en direction de l'Essonne.
  4. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  5. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 238.
  6. L'Histoire d'Ablis
  7. « Résultats de l'élection municipale de 2014 à Ablis », sur http://www.leparisien.fr (consulté le 23 juin 2014)
  8. Ministère de l'Intérieur - Yvelines (Ile-de-France), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Ablis » (consulté le 23 juin 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  11. « Évolution et structure de la population à Ablis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 avril 2011)
  12. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 avril 2011)
  13. Prieuré Saint-Epain- Saint-Blaise