Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse

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Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse
Image illustrative de l'article Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse
Le Château de la Madeleine.
Catégorie UICN V (paysage terrestre/marin protégé)
Identifiant 12340
Pays France
Région Île-de-France
Département Yvelines, Essonne
Ville proche Chevreuse
Coordonnées 48° 40′ 08″ N 1° 58′ 50″ E / 48.66883485, 1.98044561 ()48° 40′ 08″ Nord 1° 58′ 50″ Est / 48.66883485, 1.98044561 ()  
Superficie 633,21 km2
Population 109 000 habitants
Création 11 décembre 1985
19 janvier 1999 Révision
5 novembre 2011 Extension
Administration Fédération des parcs naturels régionaux de France
Nombres de communes 51

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse

Le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse est un parc naturel régional situé en région parisienne, le long et aux alentours de la vallée de Chevreuse (partie amont vallée de l'Yvette), de la forêt de Rambouillet et du plateau du Hurepoix.

Présentation[modifier | modifier le code]

Située à une vingtaine de kilomètres de Paris, la haute vallée de Chevreuse demeure l'une des principales régions d'Île-de-France à dominante rurale.

Le Parc se caractérise par une alternance de plateaux où se pratique la culture, et de vallées où coulent l'Yvette, la Rémarde, la Mauldre et leurs affluents. Cette région possède un important patrimoine historique : châteaux, églises, manoirs, fortifications féodales.

Partie intégrante du grand massif forestier de la forêt de Rambouillet qui constitue 40 % de son territoire, 90 % de l'espace y est occupé par des forêts, des espaces naturels ou des exploitations agricoles.

De nombreux sentiers (dont des sentiers de grande randonnée) sillonnent le Parc et permettent de partir à pied à la découverte des sites. Notamment, le chemin Jean Racine relie Chevreuse à l'abbaye de Port-Royal des Champs.

Le château de la Madeleine, forteresse médiévale construite sur les hauteurs du village de Chevreuse, abrite la Maison du Parc où peuvent être obtenues toutes les informations utiles pour la visite du parc. Cet espace, d'architecture moderne, a été intégré à l'intérieur du château.

Chiffres[modifier | modifier le code]

Le Parc couvre 633 km². Il regroupe un total de 110 000 habitants[1], répartis dans 51 communes des Yvelines et de l'Essonne (département)[2].

Espaces boisés 47%, espaces agricoles 37%, espaces artificialisés 13%, eau 1%, autres milieux naturels 3%.

Les 43 communes des Yvelines sont : Auffargis, Bazoches-sur-Guyonne, Bonnelles, Les Bréviaires, Bullion, La Celle-les-Bordes, Cernay-la-Ville, Châteaufort, Chevreuse, Choisel, Clairefontaine-en-Yvelines, Dampierre-en-Yvelines, Les Essarts-le-Roi, Galluis, Gambais, Gambaiseuil, Grosrouvre, Hermeray, Jouars-Pontchartrain, Lévis-Saint-Nom, Longvilliers, Magny-les-Hameaux, Mareil-le-Guyon, Méré, Le Mesnil-Saint-Denis, Les Mesnuls, Milon-la-Chapelle, Montfort-l'Amaury, Le Perray-en-Yvelines, Poigny-la-Forêt, La Queue-les-Yvelines, Raizeux, Rambouillet (partiellement), Rochefort-en-Yvelines, Saint-Forget, Saint-Lambert-des-Bois, Saint-Léger-en-Yvelines, Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Saint-Rémy-l'Honoré, Senlisse, Sonchamp, Le Tremblay-sur-Mauldre, Vieille-Église-en-Yvelines.

Les 8 communes de l'Essonne sont : Boullay-les-Troux, Courson-Monteloup, Fontenay-les-Briis, Forges-les-Bains, Gif-sur-Yvette (partiellement), Gometz-la-Ville, Janvry, Saint-Jean-de-Beauregard (partiellement).


Histoire[modifier | modifier le code]

Le parc a été créé en décembre 1985 ; c'était le premier parc naturel régional d'Île-de-France.

Son idée, bien antérieure, est née de la préoccupation des élus devant la baisse du nombre d'exploitations agricoles et les projets de constructions non concertée de chalandonnettes dans les années 70, notamment un lot de 2 500 logements sur les communes de Senlisse, Les Essarts-le-Roi et Dampierre-en-Yvelines et un autre lot de 1 200 dans le secteur de Roche Couloir à Chevreuse et encore 2 500 autres dans le bois de Méridon.

En 1967, Philippe Saint-Marc fonde le Comité de sauvegarde de la vallée de Chevreuse. Avec le soutien des élus, le conseil général rachète les terrains et empêche des constructions massives. En 1973, c'est la vente de 1 372 ha sur 8 communes par le duc de Luynes à la banque Lazard qui provoque la révolte ; la mobilisation fait avorter le projet spéculatif et les terres sont rachetées par divers intervenants. Durant cette mobilisation le Comité et d'autres personnes fondent l'Union des amis du parc, qui organise en 1975 sa première fête du Parc.

Dès 1972, 12 communes unissent leurs efforts pour créer un Parc naturel régional, qui reçoit l'année suivante le soutien du Conseil général des Yvelines puis du Conseil régional le 19 juin 1979. L'organisme chargé de concevoir sa Charte est fondé en février 1981. Malgré les retards de l'État qui envisage le passage de l'autoroute A12 dans la zone, le syndicat mixte de réalisation est créé le 20 juin 1984. En décembre 1985, 19 communes fondatrices voient enfin la naissance officielle du Parc, 23e PNR de France.

Contrairement à d'autres parcs de province qui luttent contre un dépeuplement du territoire, le Parc de la Haute Vallée de Chevreuse tente de maîtriser la pression urbaine et ne pas devenir une zone dortoir. Il s'engage par ailleurs dans la reconquête de la qualité des eaux, crée 250 km de sentiers balisés et entame un inventaire des patrimoines locaux.

Le Président actuel du Parc est Yves Vandewalle, conseiller général des Yvelines et ancien maire de Lévis-Saint-Nom.

Sonchamp a fait partie du Parc de 1985 à 1999 et fait à nouveau parti du Parc depuis 2011. Ponthévrard a fait partie du parc de 1995 à 1999. Le parc était composé de 21 communes pendant la première décennie des années 2000.

Le conseil régional d'Île-de-France, par délibération du 27 juin 2007[3], a lancé la procédure de révision de la Charte et identifié un périmètre d'étude pour le Parc. Ce périmètre comprenait 77 communes dont les 21 communes qui faisaient déjà partie du Parc, 39 autres communes des Yvelines et 17 communes de l'Essonne[4] : Adainville, Angervilliers, Bazoches-sur-Guyonne, Boullay-les-Troux, Bourdonné, Briis-sous-Forges, Condé-sur-Vesgre, Courson-Monteloup, Émancé, Fontenay-les-Briis, Forges-les-Bains, Galluis, Gambais, Gambaiseuil, Gazeran, Gif-sur-Yvette, Gometz-la-Ville, Grandchamp, Grosrouvre, Hermeray, Janvry, Jouars-Pontchartrain, La Boissière-École, La Hauteville, La Queue-les-Yvelines, Le Perray-en-Yvelines, Le Tartre-Gaudran, Le Tremblay-sur-Mauldre, Les Bréviaires, Les Essarts-le-Roi, Les Mesnuls, Les Molières, Le Val-Saint-Germain, Limours, Mareil-le-Guyon, Méré, Mittainville, Montfort-l'Amaury, Orcemont, Orphin, Pecqueuse, Poigny-la-Forêt, Ponthévrard, Raizeux, Rambouillet, Saint-Arnoult-en-Yvelines, Saint-Cyr-sous-Dourdan, Saint-Jean-de-Beauregard, Saint-Hilarion, Saint-Léger-en-Yvelines, Saint-Martin-de-Bréthencourt, Saint-Maurice-Montcouronne, Saint-Rémy-l'Honoré, Sainte-Mesme, Sonchamp, Vaugrigneuse

Le Parc était chargé de la mise en œuvre de la procédure de révision. Pour élaborer la nouvelle charte, il s'est appuyé en particulier sur le bilan évaluatif de l'action du Parc depuis 1999, le diagnostic territorial (établi pour le périmètre d'étude), des inventaires complémentaires et les fruits de la concertation.

Finalement, le décret étendant le Parc a 51 communes a été publié le 5 novembre 2011 au Journal Officiel[2]. La superficie du parc est passée de 250 à 633 km² ; la population de 46 000 à 109 000 habitants.

Quelques sites célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gif Infos n°373, pp. 16-17, décembre 2011.
  2. a et b Agrandissement du Parc : le décret est publié ! (Site du Parc, le 14 novembre 2011).
  3. Délibération CR 62-07
  4. Carte du périmètre d'étude pour l'agrandissement du Parc

Lien externe[modifier | modifier le code]