Saint-Pierre-de-Maillé

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Saint-Pierre-de-Maillé
Vue générale de la commune.
Vue générale de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Saint-Savin
Intercommunalité Communauté de communes des Vals de Gartempe et Creuse
Maire
Mandat
Jean-Pierre Joseph
2014-2020
Code postal 86260
Code commune 86236
Démographie
Gentilé Maillois
Population
municipale
894 hab. (2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 47″ N 0° 50′ 40″ E / 46.67972, 0.844444 ()46° 40′ 47″ Nord 0° 50′ 40″ Est / 46.67972, 0.844444 ()  
Altitude Min. 67 m – Max. 147 m
Superficie 74,89 km2
Localisation

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Saint-Pierre-de-Maillé est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-de-Maillé se situe à l'est de la Vienne, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Châtelleraut et 45 km au nord-est de Poitiers.

La commune est à proximité du parc naturel régional de la Brenne, à environ 7 km à l'ouest.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par les rivières Gartempe et Anglin.

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

  • Mardelle
  • Coupelle
  • Pérusse
  • Le Village du Bois
  • Lussais
  • La Rivière
  • Villiers
  • Les Droux
  • Les Liboureaux

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pleumartin Vicq-sur-Gartempe Angles-sur-l'Anglin Rose des vents
Archigny N Lurais
O    Saint-Pierre-de-Maillé    E
S
La Puye La Bussière Mérigny
Nallier

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales :

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châtellerault situé à 30 km.

Aéroport[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Poitiers-Biard situé à environ 50 km.

Sentier de randonnées[modifier | modifier le code]

Plusieurs parcours de balades et randonnées balisés par la communauté des Vals-de-Gartempe et Creuse existent. Il comptent différents niveaux de difficultés et possibilités de déplacements (pédestre, équestre ou cycliste).

Population[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Maillois[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Tous les âges sont représentés dans ce village baigné par la Gartempe. Le dolmen des Mazaires et la grotte aurignacienne des Cottets nous plongent dans la préhistoire.
  • L'époque gallo-romaine transparaît à travers les restes de la Via Poitiers-Châteauroux. On remarquera d'intéressantes sculptures à l'école ainsi que le fût d'une colonne d'un ancien temple à l'église.
  • En 1945, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté : c’est le sapin de la place de l’Étoile[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un bureau de poste[3].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2006 Michel Amerand    
2006 2008 Jacky Lejeune    
2008 en cours Jean-Pierre Joseph[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 894 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 167 2 132 1 836 2 078 3 014 2 158 2 161 2 225 2 300
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 294 2 221 2 191 2 061 1 968 1 954 1 899 1 924 1 879
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 767 1 704 1 711 1 578 1 623 1 566 1 555 1 530 1 435
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 385 1 284 1 092 1 011 959 915 920 920 894
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


La densité de population de la commune est de 12 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).

La chute démographique constatée s’inscrit dans un vieillissement des populations du sud-est du département. C’est aussi une problématique qui s’inscrit dans une région plus vaste qui impacte les départements voisins : ainsi, si la part des + 60 ans dans le département de la Vienne atteint 23,2%, il est de 32,7% dans le département de la Creuse, 29% dans le département de l’Indre et 26,3% pour le département de la Charente[7].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'essentiel de l'économie de la commune réside dans l'agriculture.

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[8], il n'y a plus que 43 exploitations agricoles en 2010 contre 57 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[9].

Les surfaces agricoles utilisées ont paradoxalement augmenté de 8 % et sont passées de 4 393 hectares en 2000 à 4 780 hectares en 2010 dont 546 sont irrigables[8]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[9].

41 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 17 % pour les oléagineux (colza et tournesol), moins de 1 % pour les protéagineux, 25 % pour le fourrage et 13 % reste en herbes. En 2000,3 hectares (1 en 2010) étaient consacrés à la vigne[8].

22 exploitations en 2010 (contre 27 en 2000) abritent un élevage important de bovins (3 519 têtes en 2010 contre 3 274 têtes en 2000)[8]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[10].

12 exploitations en 2010 (contre 19 en 2000) abritent un élevage d'ovins (1 196 têtes en 2010 contre 1 482 têtes en 2000)[8]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[10]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300[11].

L'élevage de caprins a connu une baisse :1 192 têtes en 2000 répartis sur 4 fermes contre 875 têtes en 2010 répartis sur 5 fermes[8]. C’est encore un des troupeaux non négligeables de caprins du département de la Vienne (74 500 têtes en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres[10]. Cette forte baisse est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou- Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50% des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution des structures de production caprine a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite et encouragé l’adaptation structurelle des élevages restant[12]. La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44 %[11]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC « Chabichou du Poitou » et « Sainte Maure de Touraine » pour les fromages produits[12].

Les élevages de volailles se sont maintenus au cours de cette décennie: 480 têtes réparties sur 22 fermes en 2000 pour 216 têtes réparties sur 11 fermes en 2010[8].

Commerce[modifier | modifier le code]

La maison de Pays - Val ’ Expo-Terroir et création commercialise les produits d'artisans des environs, avec essentiellement une mission de promotion, sans être vraiment rentable[13].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède[14] une école élémentaire publique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Petite chapelle votive située sur la rive gauche de la Gartempe
  • La Maison de Pays qui propose une large exposition des produits de l'artisanat et du terroir.
  • Le Camping le Grand Pré, situé aux abords de la Gartempe.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La grotte de la Guittière est une zone classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Elle s’ouvre sur un coteau de la rive gauche de la Gartempe, à l’aplomb du château de la Guittière.

La grotte de la Guittière se présente comme une cavité de taille importante mais peu fréquentée. Cela lui permet d’accueillir une population de chauves-souris. Avec un effectif hivernant maximal de 100 individus, le Grand Rhinolophe est l’espèce de chauve-souris la plus importante du site. Les autres espèces présentes sur le site – le Petit Rhinolophe, le Grand Murin, le Murin à moustaches, le Murin de Daubenton et le Murin à oreilles échancrées – ne présentent que des effectifs très faibles ou qui ne fréquentent pas la grotte chaque hiver.

L’animal est protégé au niveau national comme les autres espèces fréquentant le site. La sauvegarde dépend donc du comportement des hommes qu'ils soient agriculteurs, touristes ou promeneurs.

Activités festives[modifier | modifier le code]

  • Site nature pour des activités de plein-air à Puygirault (escalade...).
  • Troupe de théâtre Les Maillanbus.
  • Fête du 15 août : course cycliste et brocante.
  • Batterie Fanfare de Bel-air (classé en promotion nationale en 2009 confirmé en 2011).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Marchelidon de la paroisse de St-Phèle (1717) pionnier québécois en 1736.
  • Saint André-Hubert Fournet (1752-1834) - Prêtre, fondateur des Filles de la Croix.
  • Marie Besnard (1896-1980), poursuivie pour de multiples empoisonnements, est originaire de Saint-Pierre-de-Maillé. Elle a grandi au lieu-dit "les Liboureaux" que l'on avait appelé ainsi puisque c'était la couche du bourreau du village voisin : Angles-sur-l'Anglin.

Photographies[modifier | modifier le code]

Vue du barrage de la Gartempe à Saint-Pierre-de-Maillé depuis le pont, avenue Louis Raison.
Vue du barrage de la Gartempe à Saint-Pierre-de-Maillé depuis le pont, avenue Louis Raison.
Vue de Saint-Pierre-de-Maillé depuis la rive gauche de la Gartempe.
Vue de Saint-Pierre-de-Maillé depuis la rive gauche de la Gartempe.
Statue du Sculpteur Louis Dideron appelée par les Maillois Emilienne, située sur la place de l'Etoile depuis 1971.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 226.
  3. Site de La Poste, Particulier, Utiliser nos outils pratiques, Services de localisation, Un bureau de poste lire (consulté le 22 août 2012).
  4. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture de la Vienne.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. Etude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  8. a, b, c, d, e, f et g Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  9. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  10. a, b et c Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  11. a et b Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  12. a et b Agreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005
  13. Anthony Bonnet, « Les paniers pas très garnis des maisons de Pays », Centre Presse, 7 août 2010, p. 2.
  14. Site officiel de l'académie de Poitiers.
  15. « Notice no IA00046434 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Notice no IA00045822 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Notice no PA00105705 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Notice no IA00045848 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Notice no IA00045851 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Notice no IA00045843 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Notice no IA86000063 », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]