Saint-Hilaire-sur-Benaize

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Saint-Hilaire-sur-Benaize
L'église Saint-Hilaire.
L'église Saint-Hilaire.
Blason de Saint-Hilaire-sur-Benaize
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre
Arrondissement Le Blanc
Canton Bélâbre
Intercommunalité Communauté de communes Marche occitane - Val d'Anglin
Maire
Mandat
Serge Bégon
2014-2020
Code postal 36370
Code commune 36197
Démographie
Population
municipale
358 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 46″ N 1° 04′ 32″ E / 46.5627777778, 1.0755555555646° 33′ 46″ Nord 1° 04′ 32″ Est / 46.5627777778, 1.07555555556  
Altitude Min. 82 m – Max. 146 m
Superficie 32,61 km2
Localisation

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Saint-Hilaire-sur-Benaize est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud-ouest[1] du département, à la limite avec le département de la Vienne. Elle est située dans la région naturelle de la Brenne, au sein du parc naturel régional de la Brenne.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Mauvières (2 km), Liglet (6 km), Concremiers (6 km), Bélâbre (7 km), Béthines (8 km), Le Blanc (8 km), Châteauroux (55 km), La Châtre (70 km) et Issoudun (82 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : la Couture, la Mallatière et le Breuil.

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par les rivières Anglin[2] et Benaize[2]. Le confluent de ces deux cours d'eau est sur le territoire de la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales[3] : 53, 53A, 53B, 88 et 975.

La ligne du Blanc à Argenton-sur-Creuse via Saint-Benoît-du-Sault passait par le territoire communal, une gare (Saint-Hilaire) desservait la commune. La gare ferroviaire la plus proche est la gare d'Argenton-sur-Creuse[3], à 43 km.

La commune n'est pas desservie par des dessertes de bus.

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[3], à 71 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays : Vallée de la Creuse et de l'Anglin[2].

L'ancienne gare ferroviaire.
L'ancienne gare ferroviaire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour L’Union[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1819, la commune a absorbé celle voisine de La Vaudieu ; cette dernière, peuplée de 127 habitants au recensement de 1806, avait porté provisoirement, au cours de la Révolution française, le nom de L’Orme[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement du Blanc, du canton de Bélâbre, de la première circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Marche occitane - Val d'Anglin.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jean-Charles Thibault[6],[7]  ? Retraité
mars 2014 en cours Serge Bégon[8]  ?  ?
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 358 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
794 858 717 918 1 010 998 927 984 996
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 031 1 005 1 006 993 997 1 009 1 206 927 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
902 907 897 765 716 655 670 608 554
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
518 463 365 329 293 303 352 358 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Pouligny-saint-pierre[11].

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas de lieu d'enseignement[12], mais dépend du RPI[12] : Concremiers - Saint-Hilaire-sur-Benaize. Le collège public (Les Ménigouttes) de secteur[13] se trouve au Blanc. Les lycées publics de secteur[13] se trouvent au Blanc (lycée polyvalent Pasteur) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise-Pascal).

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château d’Aigues-Joignant : au confluent de la Benaize et de l’Anglin, comme l’explicite son nom « eau qui joignent », appartenait à l’origine à la seigneurie de Cors tenue par les Sénebaud. Aux environs de 1130, un membre de la famille donne son fief à l’abbaye de l’Étoile, récemment installée en Poitou. Deux incendies le ravagent au XVIe siècle, le prieuré est, à cette époque, totalement remanié. L’ancienne chapelle a fait place à un bâtiment rectangulaire avec terrasse et le logis principal a été augmenté d’un étage et décoré d’ornements néo-Renaissance comme les meneaux ou les créneaux. Il est flanqué de deux tours rondes qui ne paraissent pas remonter au-delà du XVIe siècle. La grosse tour ouest abrite une belle salle gothique voutée d’ogives.
  • Château des Ajoncs : il appartenaient au milieu du XIXe siècle à la famille Thomassin. En 1870, Oscar Thomassin légua la propriété, avec des moyens financiers, à la commune de Saint-Hilaire pour fonder un hospice. Celui-ci fonctionna de 1884 à 1937. D’ordonnance symétrique, le château se compose d’un corps de logis présentant curieusement quatre ouvertures en rez-de-chaussée, alors que le premier étage comporte cinq travées. Au centre de celui-ci la porte fenêtre centrale s’ouvre sur un vaste balcon. À chaque extrémité du corps de logis, en légère avancée et reliées au corps central par une petite aile, s’élèvent deux tourelles à toit en poivrière flanquées de pavillons dont l’une abrite une petite chapelle.
  • Château de Céré : sur la rive droite de la Benaize, est classé monument historique depuis 1987 le château fort. Celui-ci est composé de quatre tours entourant un logis. L’une d’elle « la tour à la lanterne » a encore des croisillons de bois datant du XIIIe siècle. Cette tour renferme un oratoire orné de fresques classé monument historique depuis 1923. Les tours de ce château servaient à gardé des gués de la Benaize.
  • Château de la Brosse : il est le monument le plus ancien de Saint-Hilaire-sur-Benaize, son donjon carré date du XIIe siècle, il gardait le gué du même nom qui permettait de traverser la Benaize. Ce château a servi d’école à partir de 1851. L’école laïque de filles demeura jusqu’en 1920 dans ce château.
  • Château de Forges : il se compose d’un donjon rectangulaire flanqué de quatre grosses tours, entouré d’une enceinte dotée de tours d’angle et d’une chapelle. Les premières constructions pourraient remonter au XIe siècle. Il ne s’agissait au départ que d’un « hostel » non fortifié, dépendant de la seigneurie du Blanc. Au XIIe siècle, la rivalité qui éclate entre les Plantagenêt (roi d’Angleterre, ducs d’Aquitaine et de Normandie et comtes d’Anjou) et les Capétiens transforme la bande sud du Berry en zone frontière. On voit alors les châteaux les plus anciens se doter de système de défense. En 1442 par lettres patentes, Charles VII autorise Jean de Poix à fortifier et remparer Forges. La classique maison forte à quatre tours d’angles, est donc dotée, sur trois cotées, d’une enceinte renforcées de tours circulaires.
  • Église Saint-Hilaire : elle est située sur la place. Elle fut construite aux XIe siècle, XIIIe et XIXe siècles et fut restaurée en 1801 et subit des remaniements de 1840 à 1901. En 1895 cette église possède une cloche de bronze du poids de 450 kg portant la date de 1528 elle fut classée monument historique, le 13 mai 1944. La chapelle date du XIe siècle puisqu’en 1092 Pierre II évêque de Poitiers fit donation aux bénédictins de Saint-Savin de plusieurs églises dont celle de Saint-Hilaire. Au XIIIe siècle est construit la nef et la porte d’entrée et au XVIe siècle fit l’apparition du porche et du clocher. Le chœur datant du XIe siècle est éclairé par quatre ouvertures romanes, très étroites. Une très ancienne statue de bois, placée dans le porche aurait été restaurée, après la Révolution, cachée au-dessus de la voûte ainsi qu’un Christ en bois. Le clocher subit une réfection en 1991. À l’extérieur se trouvent de nombreux contreforts, une curieuse sculpture sur l’un deux et un cadran solaire au-dessus de la porte secondaire. La pierre des morts qui servaient à poser le cercueil ne sert plus, mais est toujours présente près de l’église.
  • Prieuré Saint-Hilaire : il est situé entre la rive gauche de la Benaize et une charmille. Celui-ci relevait, sans doute dès le XVe siècle, de l’importante abbaye bénédictine de Déols. Aux constructions d’origine qui regroupent la maison et des communs construits en équerre, est venu s’ajouter un bâtiment annexe qui porte la date de 1764. Le logis principal est un bâtiment rectangulaire flanqué de trois tours. La tour principale, arasée, indique l’entrée alors que la tour est renfermait un oratoire. Seules de petites ouvertures rectangulaires viennent percer le rez-de-chaussée surmonté, au XXe siècle, d’un étage sous combles et doté de plusieurs lucarnes.
  • Logis Saint-Hilaire : ce sont deux bâtiments organisés autour d’une cour presque fermée : un ensemble construit et modifié du XVe siècle au XVIIe siècle dans l’esprit du siècle précèdent. Les ouvertures sont du XVIIe siècle : côté cour un chien assis flanqué de deux oculi, côté jardin, quatre oculi. On ne sait rien sur ce bâtiment avant le XIXe siècle. Le mur bas qui entoure le logis doit être la base des fortifications du château initial.
  • Chapelle.
  • Monument aux morts.
  • Lanterne des morts.
  • Domaine de Bois Ménard : il s’élève sur un coteau qui domine l’Anglin. Le premier seigneur en est Joachim Roubault en 1427, et qui deviendra maréchal de France en 1461. En 1525, la famille Delesgue en est propriétaire. En 1618, Antoine Mornet achète le fief. La famille le conservera jusqu’en 1767 où, par mariage, il parvint à la famille Augier de Crémiers. Durant toute son histoire, Bois Ménard n’a cessé d’être modifié. La maison principale est composée de deux bâtiments accolés par un seul angle. Le premier, au sud, présente des angles arrondis. Il est construit sur une ancienne cave au murs épais et percés de niches, ce qui pourrait laisser penser à une chapelle. Le deuxième corps du logis a également été très modifié. Le premier étage, datant du XVIIIe siècle et percé de larges baies, tranche avec l’ancien rez-de-chaussée et ses petites ouvertures. Malgré ces nombreuses reconstructions, le domaine conserve toute son unité grâce à l’utilisation de matériaux et de lucarnes identiques, ainsi que de belles toitures à quatre pans.
  • La Vaudieu : c'est le vestige d’une ancienne commanderie de l’ordre de Malte, qui comptait aussi autrefois une chapelle. Une belle porte gothique signale un bâtiment de l’ancien prieuré. On y trouve aussi une croix avec le buste de saint Jean.
  • Grottes de Saint-Hilaire : elles furent découvertes en 1875 et étaient les plus riches de la région en éléments naturels. Stalactites et stalagmites y étaient remarquables. Pendant longtemps elles se visitèrent librement, et chacun voulait emporter une petite pierre en souvenir ; elles furent ainsi très abîmées. Les entrés de la grotte de Saint-Hilaire sont aujourd'hui situées sur des propriétés privées. Ces grottes n'ont jamais été visitées dans leurs entièretés.
  • Moulin de Ségère : il est aujourd’hui une propriété privée. Ce moulin à eau possède à ses côtés la rivière de l’Anglin avec de magnifiques chutes d’eau et en face une île privée.
  • Croix Charles.
  • Fontaine de Fontigon.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Hilaire-sur-Benaize Blason D'or à une crosse de sable, au dragon de gueules brochant ; chaussé engrêlé d'azur chargé de deux poissons courbés d'argent affrontés en pal.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a, b, c, d et e Site du Géoportail : Saint-Hilaire-sur-Benaize, consulté le 15 décembre 2013.
  3. a, b et c Site de ViaMichelin : Saint-Hilaire-sur-Benaize, consulté le 14 décembre 2013.
  4. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne,‎ 2002 (lire en ligne).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - La Vaudieu », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 10 décembre 2012) .
  6. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  7. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  8. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Pouligny-Saint-Pierre, consulté le 15 août 2014.
  12. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Carte des communes sans écoles et regroupement pédagogique intercommunaux (RPI), consulté le 18 août 2012.
  13. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.